S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
  • Société
  • Environnement
Société

Transavia condamnée pour une publicité prônant la surconsommation de l’avion

Avion Transavia

La rédaction La rédaction

  • 9 mai 2022
  • 5 minutes

« 30 euros le Paris Venise », ça fait rêver le voyageur… ou s’étrangler l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), découvrant au passage le message accompagnant cette offre alléchante de Transavia, filiale low cost d’Air France : « Ne passez jamais vos week-ends au même endroit ». Saisi par l’ADEME, le Jury de Déontologie Publicitaire (ARPP) n’a pas manqué de réagir. A juste titre.

« De l'importance de la publicité dans nos comportements et nos représentations. », écrit le 4 mai Pierre Galio, chef du service consommation responsable de l’ADEME sur Linkedin, « Nous avons attaqué la publicité Transavia ci-dessous face au jury de déontologie publicitaire de l'ARPP. Le jury considère, suite à notre argumentaire : 'que cette publicité véhicule un message contraire aux principes communément admis du développement durable, consistant à modérer le recours à l’avion, en particulier pour les voyages d’agrément, et à privilégier, dans la mesure du possible, des modes de locomotion moins polluants, et qu’elle incite à des modes de consommation excessifs au sens de la Recommandation « Développement durable '.

Publicité Transavia
JDP (Jury de déontologie publicitaire)

Un jugement dont se félicite l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie qui précise dans son post qu’il « conforte une opinion qui semblera évidente pour beaucoup d'entre nous... Cela étant, outre la publicité qui pousse certes à une "surconsommation" de l'avion, le problème porte bien évidemment sur le prix 'dérisoire' (eu égard à l'offre de service proposé et aux autres modes de transport concurrents) de ces voyages. »

Le vrai coût (direct et indirect) de l’avion - dont le kérosène est exonéré de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur tout le territoire français, rappelons-le - étant en effet un des points clefs de la problématique liée à l’usage de l’avion, point qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux.

« Pourquoi ce prix est et demeure dérisoire ?" s’interroge l’un.  « Ce qui est intolérable c’est l’énorme différence de prix entre l’avion, d’une part, et les moyens de transport moins polluants, d’autre part », ajoute un autre. Car, précise l’ADEME, il n’est pas question d’interdire au plus grand nombre de voyager, comme l’insinuent certains commentaires publiés à la suite de son post, mais bien au contraire de développer les offres alternatives moins polluantes à un tarif accessible à tous, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. 

Du vélo pour faire la publicité... de l'avion !

Très choquant également, le visuel associé à cette publicité mettant clairement en scène une jeune femme à vélo ( !?!) – le moyen de locomotion de moins producteur de CO2, après la marche - dans une campagne faisant la promotion de l’avion qui est, lui, tout en haut de l’échelle des moyens de transport les plus polluants. A prendre comme une incitation à utiliser le vélo, une fois arrivé (en avion !)  à Venise, Athènes, Séville, Budapest, Amsterdam ? Ou, plus probablement, message subliminal associant avion et transport quasi neutre ? Nous penchons pour la deuxième option. Tout comme un autre internaute qui conclut : « Ils devraient mettre l'image d'un enfant en train de planter un arbre tant qu'à faire. »

Ce « détail » n’a pas non plus échappé au Jury de Déontologie Publicitaire saisi le 2 mars dernier qui souligne que « La publicité en cause, diffusée en affichage, montre une jeune femme circulant à vélo. L’image est découpée en cinq vues présentant la jeune femme dans différents lieux correspondant aux destinations concernées. A côté, sont énumérées le nom des villes (Venise, Athènes, Séville, Budapest, Amsterdam) ainsi que les tarifs applicables à chacune d’entre elles. ». L'instance conclut donc dans son avis que « La publicité Transavia pousse évidemment à multiplier les vols en avion lors de ses week-ends. » Une aberration, précise cette autorité, sachant que « l’objectif de neutralité carbone affiché depuis 2017 par le gouvernement français impose de décarboner entièrement le secteur des transports (voyageurs et marchandises). L’enjeu est de taille, puisque ce secteur est le premier émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France (30 %)". Dont 6,8% des émissions de CO2 de la France en 2019 pour le seul transport aérien (domestique et international).

Et le jury de rappeler au passage l’impact des voyages mis en valeur dans la campagne de Transavia : « les empreintes carbone des vols aller-retour pour les destinations citées sont les suivantes (sur la base du calculateur Air France et du calculateur ADEME) : Paris-Amsterdam : 57 kgeqCO2 ; Paris-Budapest : 174 à 458 kgeqCO2 ; Paris-Séville : 201 à 544 kgeqCO2 ; Paris-Athènes : 294 à 744 kgeqCO2 ; Paris-Venise : 384 kgeqCO2." Des villes qui sont toutes desservies par train depuis la France.

« En conséquence de ce qui précède, le Jury est d’avis que la campagne de publicité en cause méconnaît les règles précitées (…), écrit le jury. « La société Transavia et la société d’affichage JC Decaux ont été informées, par courriel recommandé avec avis de réception du 8 mars 2022, de la plainte dont copie leur a été transmise et des dispositions dont la violation est invoquée. Elles n’ont pas présenté d’observations. ».

Les vols low cost ont repris de plus belle

Dont acte. Mais qu'est-ce que ça change ? A ce jour et au regard du texte publié, cet avis n’a pas vocation de censure impliquant le moindre retrait ou modification de la campagne de Transavia, filiale d’Air France, compagnie nationale. Très dommage à l’heure où cette compagnie low cost, née en 2007 sur le modèle de sa grande sœur Transavia Hollande multiplient les destinations en Europe et ne semble pas prête le lever le pied. Au contraire. Un développement à moindre coût pour le consommateur certes, mais au coût maximal pour l’environnement mais aussi pour le personnel navigant, si l’on en juge par un article publié en février dernier par le magazine « Capital ».

« La petite compagnie s’est affranchie des lourdeurs de sa maison mère pour réduire ses coûts, baisser ses tarifs et remplir au mieux ses appareils. Seule la nouvelle vague de Covid pourrait la freiner. 
Et soudain, ils enfilent leurs gants en caoutchouc. Tara et Mohammad, hôtesse et steward sur le Paris-Biarritz de Transavia, ont à peine terminé d’enchaîner une soixantaine de "merci, au revoir, bonne journée" à l’adresse des passagers débarquant dans la ville basque qu’ils se muent en pros du ménage express ! Epoussetage des miettes du petit déjeuner, ceintures recroisées, cartons de sécurité vérifiés… Les réflexes s'enchaînent sur les 189 sièges vert pétant du 737-800. "Cela permet de faire des économies sur le nettoyage et surtout de repartir en moins de trente-cinq minutes vers Paris", souffle Mohammad.

Ce jour-là, le Paris-Biarritz sera leur seul aller-retour. D’habitude, ils enchaînent sur un Paris-Barcelone, Marrakech ou Faro. Et leur emploi du temps n’est pas près de se calmer. Car Transavia est sur une rampe de lancement. Ben Smith, le patron d’Air France-KLM, a décidé de propulser cette "middle-cost" alliant qualité de service et prix environ 40% inférieurs à ceux d’Air France. Seul moyen à ses yeux pour tenter de sauver la rentabilité du groupe. » Les résultats du troisième trimestre 2021 lui ont donné raison. Transavia a réalisé à elle seule 105 des 132 millions d’euros de résultat opérationnel courant de la compagnie franco-néerlandaise. " Dès que la demande est là, on retrouve le chemin de la rentabilité", clame la P-DG de Transavia, Nathalie Stubler, qui se félicite d’avoir doublé Vueling en France cette année pour passer deuxième derrière EasyJet, à égalité avec Ryanair. »


Comment calculer le bilan carbone d’un vol ?

Bien sûr l’Association internationale du transport aérien (Iata, 290 compagnies membres) a. annoncé en octobre dernier qu’elle visait  «zéro émission nette» de carbone… pour le milieu du XXIe siècle. Mais beaucoup doutent que les volontés et les moyens soient réunis pour atteindre cet objectif très ambitieux, alors en attendant, avant de réserver un vol et si vos moyens le permettent, faites donc un petit calcul, via ce simple calculateur. De quoi se focaliser peut-être sur un seul long courrier, exceptionnel et si possible sans escales, plutôt qu’une multiplication de week-ends au quatre coins de la terre.

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

Un entraîneur de l’équipe américaine d’escalade arrêté pour exploitation sexuelle de mineurs

Matthew Maddison

La rédaction La rédaction

  • 4 mai 2026
  • 3 minutes

Coach de l’équipe de vitesse au sein de USA Climbing, et membre du staff américain lors des Jeux olympiques de Paris 2024, Matthew Maddison a été interpellé fin avril dans l’Utah. Il fait désormais face à dix chefs d’accusation liés à la diffusion de contenus pédocriminels. Une affaire qui relance les interrogations sur les dispositifs de contrôle au sein des structures sportives. Matthew Maddison, 37 ans, préparateur physique et mental et manager de l’équipe américaine de vitesse au sein de USA Climbing, a été arrêté le 28 avril dans le…

Thèmes :
Escalade
Société
Lire cet article

L’UTMB Nice Côte d’Azur sous les menaces d’Eric Ciotti

UTMB Nice

La rédaction La rédaction

  • 24 avril 2026
  • 2 minutes

Annoncée sans concertation préalable selon ses organisateurs, la suppression de plusieurs événements sportifs majeurs, dont l’UTMB Nice Côte d’Azur, a pris tout le monde de court. La mesure du maire de Nice Éric Ciotti a été présenté jeudi dans son plan d’économies. Les discussions restent en cours pour l’édition 2026. Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, a présenté ce jeudi un plan d’économies visant à réduire les dépenses publiques et, à terme, la pression fiscale, en assumant le choix de « recentrer les dépenses sur les priorités des Niçois »….

Thèmes :
Politique
Société
Ultra Trail
UTMB
Lire cet article

Seconde-main dans l’outdoor : le modèle industriel qui pourrait inspirer les marques européennes

Tersus Solution

La rédaction La rédaction

  • 10 avril 2026
  • 4 minutes

Nettoyer sans eau, réparer et remettre sur le marché des équipements techniques à grande échelle reste un défi pour l’industrie outdoor. Aux États-Unis, Tersus Solutions a structuré une chaîne complète, du tri des produits usagés à leur remise en circulation, capable d’absorber des volumes importants tout en s’appuyant sur un procédé de nettoyage au CO₂. Un modèle encore peu présent en Europe, qui interroge la capacité des marques à faire de la seconde main autre chose qu’un simple concept marketing. La seconde main à l’échelle industrielle Un sac de couchage…

Thèmes :
Économie
Équipement
Seconde-main
Société
Lire cet article

Le trail, prochain terrain de jeu des paris sportifs ? 

Départ UTMB 2025

La rédaction La rédaction

  • 1 avril 2026
  • 5 minutes

Faites vos paris : qui remportera l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ? Kilian Jornet, Mathieu Blanchard ou Jim Walmsley ? À l’heure où les grandes courses de trail attirent un public toujours plus large, l’idée de voir apparaître des cotes et des paris sportifs en amont des épreuves majeures n’a plus rien de théorique. Une évolution encore marginale, mais qui interroge déjà sur les risques de dérives pour une discipline jusqu’ici largement épargnée. Ce n’est pas un secret : les paris sportifs ont profondément transformé certains sports majeurs, de la boxe aux…

Thèmes :
Société
Trail Running
Ultra Running
UTMB
Lire cet article

 Film : « Au-delà de Katmandou », loin des clichés, le vrai visage du Népal

Au-delà de Katmandou

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria

  • 6 mars 2026
  • 3 minutes

Chaque jour près de 2 000 Népalais quittent leur pays, en quête d’une vie meilleure. Beaucoup de travailleurs manuels embauchés sur les chantiers des pays du Golfe, mais aussi des ingénieurs, des diplômés ou en passe de l’être, optant pour l’Europe et l’Asie. Des jeunes surtout. Parmi eux, Jamuna, 21 ans, en partance pour le Japon, où elle espère finir ses études et décrocher un emploi. De quoi subvenir aux besoins de sa famille vivant pauvrement à 5 000 m d’altitude, à deux jours de route de Katmandou. C’est elle…

Thèmes :
Femme
Films
Himalaya
Népal
Société
Lire cet article

Pour désengorger l’Everest, Katmandou impose l’ascension préalable d’un 7 000 m… au Népal

Everest arête sommitale

La rédaction La rédaction

  • 17 février 2026
  • 4 minutes

Pour tenter l’ascension du toit du monde demain, il ne suffira plus d’un gros budget et d’une fenêtre météo. Le nouveau Tourism Bill, voté à l’unanimité début février par l’Assemblée nationale népalaise, entend imposer un passage obligé par un 7 000 mètres népalais avant d’autoriser l’accès à l’Everest. Sécurité renforcée et environnement mieux protégé, promet Katmandou qui, au passage devrait booster ses revenus touristiques. À 8 848 mètres, le sommet ne bouge pas, mais la barre d’entrée, elle, ne fait que monter.  Pour la première fois au Népal, les règles encadrant…

Thèmes :
Everest
Himalaya
Société
Lire cet article

Téléphérique de La Grave : la justice valide le permis mais les opposants relancent la bataille

Projet de Téléphérique de la Girose.

La rédaction La rédaction

  • 17 février 2026
  • 4 minutes

Le dossier du troisième tronçon du téléphérique de La Grave connaît un nouvel épisode judiciaire, sans pour autant clore un conflit engagé depuis près de sept ans. Par une décision rendue le 11 février 2026, le tribunal administratif de Marseille a rejeté le recours déposé contre le permis de construire accordé en avril 2023 pour prolonger le téléphérique existant jusqu’au Dôme de la Lauze, en survolant le glacier de la Girose, au cœur du Parc national des Écrins. Une décision défavorable aux associations environnementales et aux collectifs locaux mobilisés contre le projet, mais qui ne signe pas la fin de leur mobilisation….

Thèmes :
Environnement
La Grave
Montagne
Société
Lire cet article

Himalaya : le business des « premières ascensions », ou comment flatter son ego

sommet du Ri Peak Speed Dawa

La rédaction Outside.fr Marina Abello Buyle

  • 13 février 2026
  • 3 minutes

Oui, il reste, dans l’Himalaya, des sommets sur lesquels personne n’a encore planté de drapeau. Mais, signe des temps, les voilà réduits par certaines agences à des produits marketing destinés à des « touristes » en mal d’émotions fortes et de likes. Quoi de mieux en effet qu’une « première » pour booster votre ego et les rangs de vos followers ? Peu importe parfois l’intérêt réel du sommet, pourvu que personne ne l’ait foulé avant vous ! Un nouveau business qui, de l’Himalaya aux Andes, fait de plus en plus d’adeptes. Depuis la première…

Thèmes :
Alpinisme
Himalaya
Népal
Société
Lire cet article

« Ennemis de l’Italie » : manifester contre les JO va-t-il devenir un crime ?

Des militants de Greenpeace manifestent à Milan contre des JO sponsorisés par ENI

La rédaction La rédaction

  • 10 février 2026
  • 2 minutes

Manifester serait-il devenu un crime ? En Italie, la question ne relève plus d’un simple débat, mais d’une réalité politique assumée. À l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, la première ministre italienne, Giorgia Meloni, n’a pas hésité à violemment attaquer les manifestants anti-JO, les qualifiant notamment d’« ennemis de l’Italie ». Une rhétorique symptomatique d’un glissement autoritaire qui interroge bien au-delà des frontières transalpines. Car ce qui se joue aujourd’hui en Italie pourrait bien préfigurer ce qui attend la France à l’horizon des JO 2030. Dimanche dernier, deux jours…

Thèmes :
Jeux Olympiques
Société
Lire cet article

Comment la mafia s’est qualifiée pour les JO de Milan-Cortina 2026

JO Milano Cortina 2026

La rédaction La rédaction

  • 3 février 2026
  • 4 minutes

Cortina d’Ampezzo, station alpine chic au cœur des Dolomites, s’apprête à accueillir une partie des Jeux olympiques d’hiver de Milan–Cortina 2026 (6-22 février). À quelques jours de la cérémonie d’ouverture pourtant, la carte postale se fissure. Une enquête de The Guardian révèle l’arrestation de trois hommes soupçonnés d’avoir voulu transformer le site olympique en terrain d’extorsion. Derrière la neige et les pistes de ski, les JO 2026 attirent des appétits bien moins sportifs. Dans un contexte de travaux et de flux financiers massifs (budget de l’événement, 5,72 milliards d’euros), la région italienne…

Thèmes :
Italie
Jeux Olympiques
Société
Lire cet article

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications