Les températures commencent à tomber, la neige pointe son nez ici ou là, mais ce n’est pas encore l’hiver, pas de quoi s’affoler au niveau organisation à la veille d’une rando ? Au contraire, l’automne peut être trompeur et la météo vous surprendre. Passage en revue des erreurs les plus fréquentes chez les randonneurs à la mi-saison… et des solutions qui s’imposent.
Chaque année, on a tous un peu de mal à gérer l’entrée dans l’automne. Ce n'est pas qu’on déteste bivouaquer quand les températures chutent ou qu’on ait oublié l’art et la manière de superposer les couches, mais en cette saison les changements sont constants : dans la même journée, on peut se retrouver face à une chaleur estivale ou aux premières neiges, de sorte qu'il n'existe pas vraiment de stratégie infaillible pour préparer au mieux une longue sortie. Reste néanmoins quelques règles de base à connaître afin d'éviter les erreurs les plus courantes, histoire de tirer le meilleur de votre rando.
1 Emporter sa grosse doudoune... et laisser à la maison son sac de couchage bien chaud
En randonnée en altitude, les températures automnales peuvent chuter radicalement la nuit, passant de douces à carrément glaciales. Cela veut-il que vous devez emporter une énorme polaire et toute une panoplie de couches intermédiaires supplémentaires ? Pas nécessairement. Car en cette saison, les jours étant de plus en plus courts, la plupart des randonneurs avisés sont déjà emmitouflés et bien au chaud dans leur tente bien avant que la température ne descende pendant la nuit. À moins que votre itinéraire ne vous fasse traverser un col de montagne ou toute autre zone de haute altitude où vous pourriez être confronté à des conditions météorologiques imprévisibles et dangereuses, prévoyez plutôt d’emporter une couche intermédiaire moyenne, de dîner tôt avec des aliments riches en calories, et de vous coucher avant que le mercure ne pique du nez.
Dès lors, s'il y a une chose sur laquelle vous ne devez pas lésiner, c'est un sac de couchage chaud. Vous pourriez survivre à une nuit d'automne glaciale, emmitouflé dans un sac d'été, mais vous frissonneriez probablement trop pour pouvoir dormir et bien récupérer. Alors investissez dans un sac léger trois saisons, à moins que vous ayez l’assurance de pouvoir dormir bien au chaud en refuge.
2 Oublier ses gants
Des gants : voilà l'accessoire qu'il ne faudra pas oublier à la maison. Rappelons en effet que lorsque vous êtes confronté au froid, vos doigts font partie des premières parties de votre corps à se refroidir, car votre système circulatoire détourne automatiquement le sang chaud vers votre torse : réflexe de survie ! La perte de sensibilité au niveau des doigts peut commencer par une simple gêne et rapidement devenir un problème de sécurité lorsque, les doigts gourds, vous commencez à avoir du mal à manipuler votre équipement, bâton, piolet, ou piquet de tente. Il n'est pas nécessaire d'emporter votre grosse paire de moufles de ski : des gants légers ou des moufles en polaire de bonne qualité devraient être plus que suffisants.
3 Négliger de prendre une protection solaire
On sait tous qu'il faut se protéger contre le soleil pendant les jours les plus chauds de l'été, et la plupart d'entre nous ont appris qu’en hiver il faut aussi veiller à protéger sa peau pendant les mois les plus enneigés. Mais s'il est vrai que vous ne courez pas les mêmes risques pendant les journées plus courtes de l'automne que pendant les périodes de canicule estivales, vous pouvez toujours souffrir de sérieux coups de soleil pendant l'intersaison. Alors, si vous n'avez pas encore pris l'habitude de vous protéger tout au long de l'année, c'est le moment de le faire. Gardez un écran solaire minéral solide à portée de main, et pensez à mettre une couche à manches longues qui vous protègera également des UV.
4 Se dire qu'un réchaud ne sert à rien
Bien sûr vous pouvez profiter de l’automne pour vous habituer aux températures basses en commençant, notamment, par manger froid. Mais il faut savoir quand ressortir son réchaud. Et à moins que vous soyez un adepte de l’ultra light, glissez dans votre sac de quoi vous préparer le soir une soupe revigorante et une tasse de thé chaude au réveil. Ca change la vie, vraiment !
5 Ne pas vérifier l'état des sources d’eau de votre parcours
Supposer qu'une source d'eau qui coule en été coule toujours en automne est une erreur que commettent trop de randonneurs. En octobre ou novembre, les ruisseaux et les sources qui ont coulé depuis la fonte des neiges peuvent commencer à s'assécher, même dans des zones notoirement très arrosées, le réchauffement climatique ayant quelque peu changé la donne aujourd'hui. Si vous comptez sur eux pour remplir votre gourde, vous risquez d'avoir à faire de longs kilomètres avant d’apaiser votre soif. La solution la plus sûre ? Pas une appli, non, mais tout simplement le bon vieux contact humain : demandez à quelqu'un qui s'y connaît et qui est sur place. Appelez le service des parcs, un gardien de refuge ou un association locale de randonneurs, ils vous indiqueront les sources d'eau sur lesquelles vous pourrez compter le long de votre itinéraire. Utiles aussi parfois, les commentaires les plus récents postés sur les sites spécialisées ou sur les réseaux sociaux. Enfin, dans le doute, si les sources se sont taries pendant l’été. Prévoyez d'emporter une gourde de plus, bien s'hydrater étant vital.
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