Depuis cet été, les randonneurs étrangers n’ont plus le droit d’accéder au terminus sud du Continental Divide Trail (CDT), l’un des trois grands « thru-hikes » américains. Les deux premiers kilomètres du sentier ne sont désormais ouverts qu’aux citoyens américains, à condition de passer un contrôle de sécurité et d’obtenir un permis délivré par l’armée.
La restriction fait suite à une décision de la Maison-Blanche prise en avril dernier : la création d’une « New Mexico National Defense Area », zone militaire temporaire de 40 000 hectares placée sous l’autorité de l’U.S. Army pour une durée de trois ans. Ce périmètre inclut le point de départ officiel du CDT, ainsi que ses 1,1 miles (1,7 km) initiaux.
Un accès réglementé
La Continental Divide Trail Coalition (CDTC) a confirmé l’information : les randonneurs américains qui souhaitent accéder au terminus doivent remplir une demande en ligne, fournir une photo type passeport et une pièce d’identité conforme aux normes fédérales (« Real ID »). Le processus prend une dizaine de minutes et la réponse arrive généralement sous quelques jours, mais elle peut s’étendre jusqu’à trois semaines. Les candidats au passé judiciaire chargé risquent un refus.
« La procédure est relativement simple », explique Danny Knoll, responsable de l’information pour la CDTC, qui a lui-même obtenu son laissez-passer. « Pour l’instant, nous n’avons pas connaissance de difficultés particulières, mais il faut dire que ce n’est pas la période la plus fréquentée du terminus. On verra vraiment l’impact en octobre-novembre, quand les randonneurs sud-nord arrivent. »
Les randonneurs étrangers exclus
La principale inquiétude de la CDTC concerne les randonneurs internationaux, souligne Knoll. En pratique, les étrangers qui rêvaient de débuter (ou de conclure) leur traversée du CDT à la borne frontière n’y auront plus accès.
La seule alternative pour atteindre le Mexique consiste à viser d’autres sections frontalières situées en dehors de la zone militaire, via un permis d’accès spécifique délivré par l’État du Nouveau-Mexique. Mais là encore, les conditions pratiques restent floues. « C’est totalement nouveau, on ne sait pas encore à quoi ressemblera la présence militaire sur le terrain », reconnaît Knoll.
Une navette déplacée, des risques légaux
Conséquence directe : la navette de la CDTC, qui reprend du service à partir du 6 octobre, ne déposera plus les marcheurs au terminus sud, mais à hauteur du mile 2,2, juste à l’extérieur de la zone militaire.
Attention : toute incursion sans permis dans la « National Defense Area » est passible de poursuites pénales, avec des amendes et même des peines de prison à la clé.
Pour suivre l’évolution des restrictions et fermetures, la CDTC met régulièrement à jour les informations sur son site officiel.
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