Deux affaires d’exhibitionnisme agitent le massif de Tribeč, en Slovaquie, un coin prisé des randonneurs pour ses forêts épaisses et les ruines du château médiéval de Gýmeš. Dans l’une, un homme nu, cagoulé et brandissant un sextoy fixé au bout d’un bâton surprend les randonneuses, sans gestes agressifs. Dans l’autre, l’exhibitionniste passe à des démonstrations sexuelles explicites. Depuis 2020, ces rencontres inopinées et inquiétantes ont été signalées à plusieurs reprises aux autorités locales.
Les sentiers de randonnée du massif de Tribeč, en Slovaquie, sont-ils encore sûrs ? La question se pose après un fait divers rapporté début août par la presse locale. Selon le site Noviny, deux randonneuses ont croisé un homme nu, cagoulé et muni d’un bâton sur lequel était fixé un sextoy, alors qu’elles se rendaient aux ruines du château médiéval de Gýmeš. « Il a jailli des buissons, c’était complètement inattendu. Il se tenait devant nous et nous a demandé si nous étions seules », raconte l’une d’elles.
Elle poursuit : « Il avait une cagoule, un bâton, et dessus… un godemichet. On a eu peur, mais il nous a dit qu’il s’excusait et qu’il ne voulait pas nous effrayer. Il nous a demandé notre chemin, expliquant que, comme c’était lundi, il pensait ne croiser personne. » L’homme assure qu’il adopte ce comportement pour « se détendre en pleine nature ». Problème : lorsque les deux randonneuses reprennent leur marche, elles réalisent qu’il les suit. Elles ne se laissent pas intimider, se retournent et l’interpellent pour prendre une photo de lui. L’homme accepte… avant de disparaître dans les bois.
Exhibitionnisme et masturbation
L’incident se produit le 3 août 2025. Depuis, la police de Nitra a ouvert une enquête pour infraction à l’ordre public, rapporte le site Mynitra. Et pour cause : ce n’est pas un cas isolé. Des faits similaires ont été signalés à plusieurs reprises depuis 2020. Selon les témoignages, deux hommes différents sévissent. L’un, autour du château de Gýmeš, n’a montré aucun signe d’agressivité. L’autre, sur les berges du Váh, à seulement cinquante kilomètres de là, adopte en revanche un comportement sexuel explicite devant ses victimes.
Le fantôme de Šaľa. C’est ainsi que les habitants surnomment l’agresseur de cette petite ville posée sur les rives du Váh. Là, un homme cagoulé et nu surgit sur les berges pour surprendre les marcheuses, avant d’exhiber des gestes explicites. Si le mode opératoire rappelle celui du château de Gýmeš, les témoins décrivent une corpulence différente. De quoi laisser penser qu’il s’agit bien de deux affaires distinctes.
Dix plaintes officielles
L’un des cas les plus récents concerne une adolescente de 16 ans qui se promenait près de la rivière. « Tout à coup, il était là, portant un masque, en train d’adopter un geste obscène », raconte-t-elle à TV Noviny. « J’ai immédiatement commencé à courir et il s’est lancé à ma poursuite », poursuit la jeune femme, qui a finalement réussi à rejoindre un groupe de personnes pour se mettre en sécurité.
À Šaľa, de nombreuses femmes ont partagé des expériences similaires décrivant un homme caché dans les buissons le long des pistes cyclables et des sentiers de jogging fréquentés. D’après le site The Slovak Spectator, le chef adjoint de la police municipale Miroslav Martinček avance avoir reçu dix plaintes officielles, rien que cette année. « Ce problème réapparait dès que les températures augmentent », assure le policier.
À Šaľa, de nombreuses femmes racontent avoir croisé un homme tapi dans les buissons, le long des pistes cyclables et des sentiers de jogging les plus fréquentés. Selon The Slovak Spectator, le chef adjoint de la police municipale, Miroslav Martinček, fait état de dix plaintes officielles rien que cette année. « Ce problème réapparaît dès que les températures augmentent », constate-t-il.
D’autres affaires en Espagne ou en France
Malheureusement, le phénomène ne se limite pas à la Slovaquie. En Espagne et au Portugal, plusieurs femmes ont signalé des agressions sexuelles ou des faits d’exhibitionnisme sur les chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Depuis 2023, la police portugaise a enregistré cinq plaintes.
Certains se souviendront aussi d’un cas français, en 2013. En Dordogne, un enseignant se promenait nu en forêt lorsqu’il a été aperçu par une promeneuse et son petit-fils. Poursuivi en justice, il a finalement été relaxé : l’enquête a conclu à une pratique de « naturisme en liberté » sans intention sexuelle. Au contraire, surpris, il avait même tenté de fuir… et s’était blessé en cherchant à se cacher.
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