Creusées par les géants de glace, les vallées glaciaires sont reconnaissables par leur forme en auge ou en U. Et en se retirant, les glaciers ont parfois donné naissance à des lacs proglaciaires. Le genre de spots dont on raffole quand il fait chaud ! Voici une sélection de cinq randos pour combiner fraîcheur et découverte d’un extraordinaire patrimoine géologique.

Lacs d'Arsine (Hautes-Alpes) : la plus sauvage
Pour aller découvrir les lacs d’Arsine, deux options. La première longe longuement la Romanche avant de s’engager en rive droite dans une montée permettant de rejoindre le "Pas d’Anna Falque". La légende locale raconte qu'après être allée au bal malgré la désapprobation de sa mère, elle aurait été enlevée au pied des lacets du sentier par une jument, probablement envoyée par le Malin pour la punir. La montée s’adoucit alors peu à peu jusqu’à l’entrée dans le Parc National des Écrins avant d’arriver aux lacs, d’une beauté à couper le souffle. Autre option : passer par le sentier des Crevasses à partir du col du Lautaret. Un itinéraire divisant la distance et le dénivelé par deux… qui peut toutefois s’avérer vertigineux. Et sur lequel on vous déconseille de vous engager par temps de pluie, puisqu’il s’agit d’un parcours à flanc traversant d’impressionnantes ravines.
Distance : 19 km
Dénivelé : 850 D+
Difficulté : moyenne

Cirque de Saint-Même (Isère/Savoie) : la plus photogénique
Prendre comme objectif les cascades du cirque de Saint-Même est une excellente façon d'aborder la découverte du massif de la Chartreuse. À deux pas de Grenoble et de Chambéry, cet écrin creusé dans les roches des montagnes est une destination prisée pour son incroyable atmosphère, car aux pieds de falaises, s’écoulent de très photogéniques chutes d’eau. Une ambiance digne d’un film fantastique, au cœur de la réserve naturelle nationale des Hauts de Chartreuse. Un espace essentiel pour la préservation de la biodiversité qui abrite une trentaine d’espèces végétales rares et plus de 150 animaux protégés. Il ne vous restera plus qu’à ouvrir bien grand les yeux (et les oreilles) pour en profiter pleinement.
Distance : 8 km
Dénivelé : 360 D+
Difficulté : facile

Lac du Grand Méan (Savoie): la plus dépaysante
Aller au lac glaciaire du Grand Méan, c’est bien plus qu’une randonnée… C'est une véritable plongée dans l’univers de la haute montagne. Après avoir remonté l’Arc, le sentier s’enfonce dans les spectaculaires gorges de la Reculaz, jusqu’à la cascade du même nom. De là, il faut ensuite traverser le pont romain. L’itinéraire se fait alors plus sauvage – si bien qu'en été, vous pourrez très probablement croiser des bouquetins. De pierriers en dalles rocheuses, vous progresserez au cœur du Cirque des Evettes, sous le regard des glaciers de l’Albaron et de la Grande Ciamarella, avant d’arriver face au lac glaciaire du Grand Méan, que l’on compare tantôt à un petit bout de Groenland ou de Patagonie. Notamment parce qu’une falaise de glace tombe directement dans le lac à la surface duquel flottent de petits icebergs du glacier. Quelques blocs s’en détachent parfois dans un vacarme assourdissant. Dépaysant !
Distance : 14 km
Dénivelé : 1000 D+
Difficulté : difficile

Cirque du Fer-à-Cheval (Haute-Savoie) : la plus spectaculaire
Le Fer-à-Cheval, c’est un immense cirque de deux kilomètres de diamètre délimité par d’imposantes falaises de calcaire d’où jaillissent de nombreuses cascades. On en dénombre douze l’été, et plus d’une trentaine au printemps à la fonte des neiges ! Un lieu d’exception faisant désormais partie d’une réserve naturelle protégée. Vous aurez peut-être la chance de découvrir plusieurs bouquetins accrochés aux falaises vertigineuses, et, plus bas dans les pierriers, des marmottes qui se chauffent au soleil. Côté paysage, vous ne serez absolument pas déçus : vous serez entourés, tout au long de votre randonnée, par des géants de roches tels que le Pic de Tenneverge (2989 m) ou la Tour de Prazon (2929 m) qui dominent le cirque de toute leur hauteur.
Distance : 9,3 km
Dénivelé : 330 D+
Difficulté : facile

Glacier Blanc (Hautes-Alpes) : la plus accessible
C’est l’un des bijoux du Pays des Écrins. Si au XIXe siècle, il ne formait qu’un avec son voisin, le glacier Noir, tous deux plongeant à l’époque dans la vallée de Vallouise, le réchauffement climatique a fortement accéléré le recul de ces géants. Ce qui a eu pour conséquence leur séparation. Le front du Glacier Blanc se situe aujourd’hui à 2300 mètres d’altitude et est facilement accessible par un sentier balisé depuis le célèbre Pré de Madame Carle. C’est également le chemin emprunté par les alpinistes en route pour l’ascension de la Barre des Écrins (4100 m), d’où le glacier prend sa source. On vous conseille particulièrement de passer une nuit au pied de ce géant, au refuge du Glacier Blanc. Rien de tel pour longuement profiter de cette vue exceptionnelle et d’une nuit sous les étoiles.
Distance : 5 km
Dénivelé : 721 D+
Difficulté : facile
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