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Everest

Abiral Rai, guide népalais, raconte son quotidien sur l’Everest – l’un des métiers les plus dangereux au monde

Guide Népalais Everest

Ben Ayers Ben Ayers

  • 20 mai 2024
  • 10 minutes

Chaque année se met en place sur le Toit du monde toute une organisation impliquant un vaste réseau de travailleurs népalais. Sans eux, les centaines d’alpinistes visant le sommet ne seraient rien. Cette année, environ 1 500 de ces guides, porteurs, cuisiniers, cordistes et opérateurs d’expédition sont au service des 414 clients détenteurs du permis d’ascension. Parmi eux, Abiral Rai. A 33 ans, il est guide certifié par la Fédération internationale des guides de montagne, et donc l’un des mieux formés de la zone. De retour d’une longue sortie d’acclimatation, Il nous a donné un aperçu de sa vie quotidienne sur le plus haut sommet du monde.

Jour après jour, malgré le danger, ils gravissent des falaises de la taille d’un gratte-ciel et portent de lourds sacs de matériel et de vivres. La mort fait partie de leur quotidien. Ce sont des héros méconnus : les Népalais intervenant sur l’Everest. Abiral Rai en fait partie. Il n’est pas Sherpa, c’est un Thulung Rai, l’une des nombreuses ethnies des collines de l’est du Népal. Il a grandi dans un petit village du district de Solukhumbu, dans l’est du Népal, à environ six jours de marche au sud du camp de base de l’Everest. Sa carrière en montagne a commencé à l’âge de 18 ans. Au début, il portait des chargements pour les agences de trekking dans la vallée du Khumbu : du riz, des sodas et tant d’autres fournitures indispensables aux alpinistes. Puis, il a gravi un à un les échelons de la hiérarchie du métier, jusqu’à devenir guide de montagne de haute altitude. En 2019, il a même obtenu sa certification auprès de la Fédération internationale des guides de montagne (IFMGA).

Cette année, Abiral Rai travaille comme guide VIP pour les sociétés d’expédition Climbing The Seven Summits et TAG Nepal. Sa mission :  aider son client, Blake Li, un chef d’entreprise de 29 ans originaire de Singapour, à atteindre le sommet. Nous l’avons rencontré peu après leur deuxième rotation d’acclimatation sur l’Everest, une étape indispensable pour préparer le corps à la poussée vers le sommet. 

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Jour 1 : Traverser la cascade de glace du Khumbu

Minuit : camp de base de l’Everest (5334 mètres)

Abiral Rai se réveille seul dans sa tente et prend un petit déjeuner rapide composé de porridge, d’œufs durs et de toasts. Il donne à son assistant, Tenzing Sherpa, le sac de 9 kg de matériel de haute altitude que son client a préparé la veille. Tenzing est payé au poids qu’il porte, et pour ce voyage, il a choisi de porter une double charge totalisant 31 kg. Abiral met ensuite dans son sac un sac de couchage, du matériel d’escalade et de sécurité, un matelas, de la nourriture et de l’eau. Avec Tenzing, il rejoint Blake Li, et tous trois commencent à marcher vers le sommet. Ils ne sont pas en route vers le sommet. Pas encore. Ce jour-là, ils partent pour une ascension d’acclimatation de quatre jours jusqu’au camp III, à 7162 mètres d’altitude Il fait encore nuit lorsqu’ils descendent le sentier, leurs lampes frontales éclairant le chemin jusqu’à la cascade de glace du Khumbu.

2h00 : cascade de glace du Khumbu (5486 mètres)

Abiral Rai et Blake Li atteignent la base de la fameuse cascade de glace du Khumbu, le dangereux glacier de la face sud-ouest du pic, criblé de crevasses et menacé par des blocs de glace. Là, ils chaussent tous deux des crampons et enlèvent les couches chaudes pour éviter de surchauffer et de se retrouver trempés de sueur. Evoluant rapidement, ils sont parmi les premiers à atteindre la section la plus délicate. Chaque année, les « Icefall Doctors », les experts intervenant sur cette section, établissent le parcours en constante évolution à travers le dangereux glacier. Ils divisent l’itinéraire en secteurs et attribuent à chacun d’eux un numéro allant de un à cinq.

3h30 : the « Football Ground « (5577 mètres)

Abiral Rai et Blake Li passent rapidement les secteurs 1 et 2, ne s’arrêtant qu’une fois pour boire. Ils rencontrent les premières grandes crevasses sur le secteur 3 – une énorme fissure dans la glace sur laquelle des échelles en aluminium et des cordes de sécurité ont été installées. Le Népalais franchit d’abord les échelles, puis tient fermement les cordes pour mieux soutenir son client. Après avoir franchi le troisième secteur, tous deux atteignent une zone largement ouverte de la cascade de glace, connue sous le nom de « terrain de football » (The Football Ground). Cette zone est nettement plus sure, car à l’abri de l’effondrement de la glace et des chutes de pierres. Les deux hommes peuvent enfin prendre le temps de s’y reposer une dizaine de minutes.

5h45 :  le danger est partout (5791 mètres)

Le secteur 4 de la cascade de glace présente deux dangers importants : des ponts de neige instables traversant des crevasses profondes et d’énormes séracs en suspens. Abiral marche plus vite dans cette section pour minimiser l’exposition aux avalanches. Il fait encore nuit et la température de l’air est plus froide, la glace du glacier est donc plus ferme, ce qui réduit mais n’élimine pas le risque d’avalanche. Alors que le soleil commence à se lever, ils rencontrent un groupe de 30 porteurs et grimpeurs qui attendent sous un mur vertical de glace bleue de 45 mètres de haut. Deux cordes en nylon pendent le long de la face abrupte de ce terrifiant cinquième et dernier secteur. La progression est lente, car les travailleurs chargés de lourdes charges doivent enlever leurs sacs à dos, grimper le long des cordes fixes, puis hisser leur matériel derrière eux. Après plusieurs minutes d’attente, Abiral s’accroche à l’une des cordes en nylon et utilise un « Jumar », ascendeur pour escalader la pente abrupte. Une fois arrivé au sommet, il met deux point d’ancrage dans la glace, sécurise sa propre corde guide et la fait descendre jusqu’à son client. Ce dernier monte par la corde fixe tandis que la corde guide d’Abiral ajoute un niveau de sécurité supplémentaire.

7h15 : en route vers le camp I (6065 mètres)

Passée la glace verticale, l’itinéraire se transforme en un dangereux plateau glaciaire, mitraillé par moments par des chutes de pierres. Le guide s’encorde à son client. Une sécurité en cas de chute dans une crevasse. Ils avancent aussi vite que possible dans cette section. Le soleil est encore bas dans le ciel lorsqu’ils arrivent au camp I. Là, ils trouvent leur tentes, montées plusieurs jours auparavant par d’autres membres leur équipe. Abiral décharge son matériel personnel et installe les sacs de couchage et les matelas dans la tente qu’il partagera avec Li. Il fait ensuite chauffer de l’eau sur son petit réchaud à gaz. Enfin posés, les deux hommes vont boire du thé et manger un morceau. Du reste de la journée, ils ne bougeront guère et resteront essentiellement assis à discuter avec d’autres alpinistes et à se reposer. De quoi permettre à leur corps de s’acclimater à l’altitude.

17h30 : un dîner et au lit

Abiral et son client ont passé les dix dernières heures à se reposer au camp 1 : ils se sont hydratés, ont fait de courtes promenades et ont fait de leur mieux pour éviter la lumière brûlante du soleil. L’heure du dîner arrive tôt. Il sera simple : Abiral prépare un repas lyophilisé pour Li sur son réchaud de camping. Pour lui, se sera un grand bol de purée de pommes de terre avec de la poudre de chili. Tous deux se retirent tôt dans la tente et s’endorment vers 20 heures.

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JOUR 2 : Éviter les chutes de pierres dans la vallée du silence (Western CWM)

6h00 : gruau d’avoine sherpa (6065 mètres)

Abiral se réveille dans l’obscurité et prépare un autre repas lyophilisé pour son client. Ensuite, il prépare sa propre nourriture : une grande portion de « tsampa », un aliment de base sherpa fait de farine de sarrasin grillée. L’estomac plein, les deux hommes se mettent en route. Même si la marche vers le camp II est courte – moins de trois kilomètres pour 457 mètres de dénivelé – il est plus sûr de la faire tôt le matin, avant que le soleil ne réchauffe le glacier et ne déclenche des avalanches le long de la route. Le guide préfère également marcher à des températures fraîches – la lumière directe du soleil ralentit les clients. Le même trajet peut prendre deux fois plus de temps pendant au plus chaud de la journée, sans parler des risques de coups de soleil. Abiral n’est pas très tranquille. Pendant tout leur temps de marche, il garde un œil sur les chutes de pierres qui se détachent de la face du Nuptse, sur leur droite.

9 h00 : court trajet jusqu’au camp II (6400 mètres)

Abiral et son client arrivent au camp II, sorte de petite ville animée installée au sommet d’un affleurement rocheux. L’ensemble des tentes est situé à mi-chemin de la large et spectaculaire vallée, la Western Cwm (prononcez « coom »). 300 personnes y sont déjà, dont 53 pour le seul camp de CTSS/TAG Nepal. Guides, cuisiniers, assistants et autres travailleurs s’y affairent. Abiral prépare la tente, puis lui et son client se reposent. Vers midi, ils se retrouvent dans la tente-restaurant chauffée et déjeunent.

17h00 : accélérer l’ascension

Abiral est impressionné par son client : il assure en altitude. Après en avoir discuté avec lui, il  décide donc de sauter le jour de repos au camp II et de s’aventurer plus haut sur le pic dès le lendemain matin. Les deux alpinistes dînent donc tôt, avant de retourner dans leur tente. Il n’est pas 18h30, que déjà, ils s’endorment.

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Jour 3 : Une ascension éprouvante dans l’air raréfié

3h00 : départ dans l’obscurité (6400 mètres)

Abiral prend un petit déjeuner rapide composé de porridge, de toasts et d’une omelette. Il prépare un sac léger contenant des en-cas, deux litres d’eau et son équipement d’escalade le plus chaud. Au-dessus du camp II, le terrain et la température sont plus rudes. Des bottes plus lourdes, des gants et un duvet complet s’imposent. Il s’encorde avec son client et quitte le camp à 5h30. Objectif : traverser la vallée glaciaire en direction de la face du Lhotse.

7:30 : un mur de roche et de glace (6553 mètres)

Après près de deux heures de marche, Abiral et Li atteignent la base de la face du Lhotse, un impressionnant mur de roche et de glace de 609 mètres, presque vertical menant au camp III. Ici, l’escalade nécessite à nouveau l’utilisation de jumars le long des cordes fixes. Cette année, l’Everest n’a pas reçu de fortes chutes de neige, et l’itinéraire est désormais principalement constitué de glace et de rochers. La surface dure rend l’escalade plus difficile et augmente le risque de blessures ou d’accidents mortels. Des rochers et de la glace dévalent la pente alors que les deux hommes commencent leur ascension. Ils ont commencé leur journée très tôt afin d’être sûr d’être seuls sur cette section délicate et d’éviter les fameux embouteillages de grimpeurs suivant leurs traces. C’est souvent là, sur la face du Lhotse que les photographes prennent des clichés de centaines d’alpinistes faisant la queue pour atteindre le sommet. Le Népalais sait qu’à cette altitude, la vitesse est synonyme de sécurité. La force de Li sur la ligne jumar s’avère être un atout – lors d’ascensions précédentes, le guide a dû s’attacher à des clients qui luttaient maladroitement sur la pente et les tirer vers le haut. Mais cette fois-ci, Li et lui montent au même rythme.

9h00 : arrivée au camp III (7162 mètres)

Après avoir atteint le sommet de la face du Lhotse, Abiral et Li suivent des cordes fixes sur un terrain exposé pendant encore quelques centaines de mètres pour atteindre le camp III. Un enchevêtrement de tentes – encore debout ou en lambeaux – se trouve entre les rochers, la glace et les piles de matériel. Faute de place, on voit certains s’attaquer à à la glace pour installer leurs tentes.

Abiral prend quelques photos et croque un carré de chocolat. Cette pause plaisir sera de courte durée. Sur la face du Lhotse, il aperçoit une longue file d’alpinistes, de guides et de Népalais qui commencent à gravir la section encordée. Ce groupe d’ascensionnistes va sérieusement compliquer la vie de tous ceux qui descendent. Au bout de 15 minutes, Abiral décide donc de descendre pour minimiser le temps d’attente sur les cordes. Vite équipés, le guide et son client commencent à descendre.

11h00 : embouteillage (6858 mètres)

En de nombreux endroits de la face du Lhotse, on ne trouve qu’une seule corde pour les grimpeurs qui montent et ceux qui descendent. Bien qu’ils se déplacent rapidement, Abiral et Li doivent attendre que les grimpeurs ascendants passent. Ils localisent des points d’ancrage sûrs sur les cordes à chaque passage – c’est une étape longue mais nécessaire pour assurer leur sécurité. La descente en rappel de la face ne prend que 45 minutes en l’absence de trafic, mais ce jour-là, il faut près de deux heures au groupe d’Abiral. Les deux hommes arriveront au camp II à temps pour déjeuner à midi. À 12 h 15, il commence à neiger abondamment, déposant plus de 10 cm au camp II au cours de l’après-midi. Cette nouvelle poudreuse ravit Abiral : la face du Lhotse n’en sera que plus sûre lorsqu’ils reviendront dans une semaine pour l’ascension du sommet.

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Jour 4 : Retour au camp de base

4h00 : descente anticipée (6400 mètres)

Abiral se réveille dans l’obscurité et emballe ses chaussures de haute altitude, ses gants et toute une série d’équipements dans un sac de sport qui restera au camp II jusqu’à ce qu’il revienne pour l’ascension du sommet, dans une semaine environ. Après un petit déjeuner rapide, il s’encorde avec son client et s’élance dans la neige fraîche. L’itinéraire qu’ils ont suivi il y a deux jours a disparu, ils doivent naviguer lentement et prudemment, en suivant les petits drapeaux indiquant un passage sûr à travers le terrain glaciaire. À 6h30, ils atteignent le camp I, où ils récupèrent les sacs à crottes remplis, cachés lors de la montée. Ils s’hydratent et descendent dans la cascade de glace du Khumbu.

7h00 : un dernier goulot d’étranglement (5791 mètres)

Alors qu’Abiral et son client arrivent au mur de glace vertical du cinquième secteur de la cascade de glace du Khumbu, ils rencontrent une longue file de Népalais et d’alpinistes lourdement chargés qui attendent de descendre. Il faut 45 minutes pour que l’embouteillage se résorbe. Pour gagner du temps, Abiral fixe son propre ancrage dans la glace et fait descendre son client le long de la falaise à l’aide de sa corde de guidage personnelle. Cette méthode offre à Li une sécurité supplémentaire en cas de chute. Abiral le suit rapidement, descendant en rappel le long des cordes fixes avant qu’un autre groupe monte. Alors qu’ils poursuivent leur descente, Abiral remarque que l’itinéraire de la cascade de glace a déjà beaucoup changé depuis qu’ils l’ont traversée il y a seulement deux jours. Il y a de nouvelles crevasses et de nouvelles échelles. À certains endroits, l’ancien itinéraire a disparu dans une crevasse ou a été enseveli par la chute de blocs de glace. À 10h30, les deux hommes atteignent le pied de la cascade de glace et enlèvent leurs crampons. Abiral estime qu’ils ont croisé au moins 70 clients, Sherpas et guides depuis le départ du camp II.

11h00 : enfin en sécurité (5334 mètres)

Abiral et Li se retrouvent dans l’air relativement dense du camp de base, où des boissons chaudes et un déjeuner les attendent. Le guide a maintenu un contact radio étroit avec l’équipe du camp de base tout au long de l’ascension, et tous ici savent ce qu’Abiral et Li aiment manger. Li engloutit un sandwich, des légumes bouillis, du poisson frit et une salade. Abiral mange une énorme assiette de riz et de lentilles avec du poulet. Après le déjeuner, Abiral s’occupe de la lessive et d’une douche chaude pour Li. Pas de bain en revanche pour lui-même, il pense en effet qu’à une altitude extrême, la douche affaiblit le corps. Abiral a remarqué que les autres clients et certains guides commencent à tousser légèrement à cause de l’altitude, et il ne veut rien faire qui puisse affaiblir son système immunitaire. Il retourne dans sa tente et appelle sa femme par vidéo pour l’informer qu’il est bien rentré au camp de base. Dans l’après-midi, il fait défiler ses dernières photos, met à jour son Instagram… et se prépare pour le tournoi de ping-pong clients contre guides prévu le lendemain. Dans une semaine, les deux hommes reprendront le même chemin. Mais pour le sommet cette fois. Un quotidien bien réglé… que tant de facteurs incontrôlables peuvent à tout moment mettre en péril.

Photo d'en-tête : Capture d'écran vidéo YouTube "Inside Everest"
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