Passées les fêtes de fin d’année, la saison des rhumes et des grippes refait son apparition. Les cas de grippe et RVS (virus respiratoire syncytial) augmentent, et même le Covid-19 revient en force. Si nous avons été particulièrement prudents ces dernières années face à la circulation des virus, la vie a, depuis, repris son cours. Et malgré toutes les précautions, tomber malade est parfois inévitable. Si c'est votre cas, mais que vous ne souhaitez pas interrompre votre entraînement, réfléchissez-y à deux fois. Cela pourrait affecter votre rétablissement et, dans certains cas, aggraver votre état.
Courir quand on est malade peut être contre-productif. Nez bouché, toux persistante... vous ignorez ces symptômes et pensez encore qu’une fièvre ou un rhume peuvent être évacués par la transpiration. Prudence ! Continuer de courir dans cet état peut ralentir votre guérison.
Si vous envisagez de courir alors que votre système immunitaire est au plus bas, voici trois informations capitales à connaître avant de vous lancer sur les sentiers.
Ne courez pas si vous avez de la fièvre
La règle générale est de ne pas s'entraîner lorsque vous présentez des symptômes au niveau ou en dessous du cou (mal de gorge, toux, courbatures) et surtout si vous avez de la fièvre. Rassurez-vous, si vous couvez un rhume, votre progression ne sera pas entravée par un jour de repos. Et même plusieurs jours n'affecteront pas votre niveau de forme. Notez qu'en dessous de dix, vous ne perdrez probablement pas votre forme physique.
On peut comprendre que stopper votre routine d’entraînement ne soit pas simple. Surtout si sa mise en place vous a beaucoup coûté ou si vous êtes au beau milieu d’un cycle important. Mais courir avec de la fièvre est particulièrement dangereux en raison de la perturbation de la régulation de la température et de l'équilibre des fluides. De plus, la fièvre diminue la force musculaire, la capacité aérobie et la coordination.
« En s’adaptant à votre course, votre corps doit changer de rythme, ce qui le soumet à un stress important, en particulier au niveau du cœur », explique le Dr Carrie Jaworski, médecin spécialiste en médecine du sport. « Cela ne provoque pas nécessairement une myocardite, mais le cœur est soumis à un stress supplémentaire et doit travailler plus dur, ce qui peut entraîner une arythmie et d'autres troubles cardiaques ».
Mangez, buvez et adoptez les bons réflexes en matière de nutrition
Il est très facile de se déshydrater lorsqu'on est malade. Votre corps brûle des calories et utilise ses réserves métaboliques pour combattre l'infection. C'est particulièrement vrai si vous avez de la fièvre.
Si vous êtes trop fatigué, remplissez plusieurs bouteilles d'eau à la fois, préparez-vous une bonne quantité de tisane et veillez à boire tout au long de la journée. Bien sûr, si vous ne pouvez même pas sortir de votre lit, vous ne pourrez probablement pas courir de sitôt. Mais ceux d'entre vous qui ne présentent que des symptômes légers ou qui reprennent la course à pied après une semaine ou deux d'arrêt, veilleront à bien s'hydrater avant de partir.
L'ajout de vitamine C et de zinc à votre régime alimentaire par le biais d'aliments qui en sont riches, peut également contribuer à renforcer votre système immunitaire. « Certaines études ont démontré l’efficacité du zinc pour accélérer la guérison », explique le Dr Carrie Jaworski. Et même si ces études sont encore relativement récentes, cela ne peut pas faire de mal de manger des aliments riches en zinc pour améliorer la qualité de votre récupération.
Les aliments riches en vitamine C :
- Poivrons rouges et verts
- Oranges et jus d'oranges
- Pamplemousses
- Brocolis
- Fraises
- Choux de Bruxelles
- Jus de tomate
- Choux
- Choux-fleurs
- Pommes de terre
Aliments riches en zinc :
- Huîtres
- Crabe
- Côtelettes de porc et longe de porc
- Haricots cuits
- Graines de citrouille
- Yogourt
- Noix de cajou
- Pois chiches
Quand devez-vous consulter votre médecin ?
Si les symptômes d'un rhume ou d'une grippe persistent, consultez votre médecin. Si des symptômes cardiaques apparaissent pendant que vous courez, c'est aussi le signe que vous devez consulter un spécialiste. « Si vous commencez à avoir le souffle court - plus que lorsque vous êtes fatigué ou essoufflé après l'effort - ou si vous avez des palpitations cardiaques (des battements de cœur bizarres ou une sensation irrégulière dans la poitrine, qu'il s'agisse d'une douleur thoracique ou de battements de cœur irréguliers), une respiration sifflante, arrêtez-vous et allez-vous faire examiner », exhorte le Dr Jaworski.
Enfin et surtout, écoutez votre corps. Il n'y a aucune honte à ralentir !
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