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Pourquoi les anti-inflammatoires peuvent aggraver vos ultras

  • 19 janvier 2026
  • 4 minutes

La rédaction Outside.fr Dan England

Ibuprofène, diclofénac, aspirine : beaucoup y ont recours pour tenir en course longue. Mais plusieurs études montrent que ces médicaments n’épargnent ni les reins, ni l’intestin, ni l’inflammation globale. Décryptage avec des médecins, chercheurs et ultra-traileurs. Et focus sur les alternatives plus sûres à privilégier. Près de 70 % des coureurs de la Western States 100 prenaient de l’ibuprofène avant et/ou pendant la course. C’est ce qu’a observé David Nieman – professeur à l’Appalachian State University et spécialiste reconnu de l’immunologie de l’exercice – en étudiant pendant cinq ans les participants de cette épreuve. Lui-même coureur de longue distance ( il a bouclé 58 marathons et ultratrails ), il avait été frappé par le nombre de marathoniens et d’ultra-traileurs extrêmement courbaturés après leurs courses. Il s’était alors demandé comment ils géraient la douleur. Ce qu’il a découvert à l’issue de son étude sur la Western States 100 a de quoi inquiéter. Ces athlètes ne présentaient pas moins de dommages musculaires que les autres, mais davantage d’inflammation systémique, de toxines dans le sang et de troubles de la fonction rénale. « La prise d’anti-inflammatoire ne faisait qu’aggraver les choses », résume David Nieman.  Car les AINS agissent en bloquant la production de prostaglandines, ce qui réduit la douleur et l’inflammation, mais diminue aussi le flux sanguin vers les reins. En situation d’effort prolongé, de déshydratation et de stress thermique – typiques de l’ultra – cette combinaison peut devenir problématique. Le risque le plus sérieux reste donc l’atteinte rénale, parfois associée à la rhabdomyolyse, une dégradation massive des fibres musculaires. Ces cas demeurent rares, mais potentiellement graves, surtout lorsque l’organisme est déjà poussé dans ses retranchements. Des produits « facilitant la performance » mais classés non dopants Ces inquiétudes ont d’ailleurs conduit l’UTMB World Series à interdire en 2021 les AINS en course et dans les 24 heures précédentes, avant de s’aligner à nouveau sur les règles de l’Agence mondiale antidopage (AMA), qui ne considère pas…

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