S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
  • Santé
Santé

Plus d’exercice = Moins de risque de cancers, c’est prouvé

On s'en doutait un peu mais il apparait qu'une bonne condition physique peut vous protèger contre certains types de cancers.

Alex Hutchinson Alex Hutchinson

  • 14 juin 2019
  • 5 minutes

Ce n’est pas un miracle et ce n’est pas non plus un secret, mais quand les études sérieuses le confirment, il faut le rappeler : le lien entre condition physique et risque de cancer est incroyablement fort, explique notre journaliste santé. Comme à son habitude, il a décortiqué les travaux scientifiques les plus récents: les conclusions sont bluffantes, notamment pour les cancers du poumon et pour le cancer colorectal.

L’une des premières choses qu’on devrait enseigner à "l’école de journalisme de la santé", si une telle école existait, ce serait de traiter avec la plus grande prudence les découvertes sur la prévention du cancer. Les malades et leurs proches ont désespérément besoin d’espoir, et monter en épingle la dernière découverte chez les souris ou les effets d’on ne sait quel champignon amazonien sur la maladie serait à la fois contraire à la déontologie et terriblement cruel.

Il n’empêche qu’un tweet récent de Marcas Bamman, chercheur en cancérologie à l’Université de l’Alabama à Birmingham, a attiré mon attention et je pense que le partager en vaut la peine. Il n’y est pas question de miracle et ce n’est même pas un scoop : il semblerait que la bonne forme physique protégerait contre certains types de cancer. En revanche, ce qui est à souligner ce sont les données massives qui quantifient à quel point la condition physique fait une différence.

Le tweet de Bamman mettait en avant une nouvelle étude publiée dans la revue Cancer par une équipe de recherche de l’Université Johns Hopkins et du Centre de Santé Henry Ford du Michigan. L’équipe du Centre Henry Ford avait à sa disposition les données provenant de près de 70 000 patients à qui on avait prescrit des tests à l’effort entre 1991 et 2009, un examen médical qui donne une mesure assez précise de la santé cardiorespiratoire. (Note méthodologique : ces chercheurs signalent l’aptitude en "équivalents métaboliques" — en anglais : Metabolic Equivalent of Task, MET-, définis comme le rapport de la dépense énergétique liée à l’activité physique sur le métabolisme de base. Le test évalue combien de METs on peut atteindre sur le tapis roulant avant l’épuisement. Pour ceux qui sont familiarisés avec le terme, ce qui est mesuré, sous une autre forme, c’est le Volume d’Oxygène Maximum ou VO2max, c’est-à-dire, la quantité maximale d’oxygène que le corps consomme lors d’un effort intense par unité de temps.)

Les chercheurs ont retracé l’évolution ultérieure de ces patients pour déterminer l’effet du niveau de forme physique sur l’évolution globale de la santé. Pour ce faire, ils ont croisé les données du Centre Henry Ford avec celles de la Sécurité Sociale – à travers un outil statistique sur la mortalité similaire à la base du CépiDc  français. Rien de nouveau, encore une fois. Le lien positif entre forme physique et longévité a été démontré scientifiquement il y a quelques années. On apprenait dans cette autre étude que plus un sujet était en forme, plus il était susceptible de vivre longtemps. Cela paraît évident, certes, mais l’étude est opportunément apparue à un moment où l’on polémiquait tous azimuts sur les risques supposés d’un excès d’exercice. Et, à ce sujet, l’étude Johns Hopkins-Henry Ford ne révèle aucun effet négatif, même aux niveaux les plus élevés de condition physique.

77 % moins de risques

La nouvelle étude sur le cancer a analysé les données de 49 143 patients âgés de 40 à 70 ans chez qui on avait réalisé un dépistage de cancer du poumon et colorectal. Pendant la période de suivi, on a diagnostiqué 388 cas du premier et 220 cas du deuxième. Les sujets touchés ont ensuite été divisés en quatre groupes en fonction de leur condition physique. Après ajustement en fonction d’autres facteurs de risque tels que l’âge et le sexe, il apparaissait que ceux du groupe le plus en forme avaient 77 % moins de risques de développer un cancer du poumon et 61 % moins de risque de développer un cancer colorectal.

C’était une tendance claire et sans ambiguïté, dans laquelle chaque degré de bonne condition physique apportait un avantage supplémentaire. Le graphique ci-dessous montre le risque relatif de cancer du poumon pour les quatre groupes de niveau de forme (le chiffre 0,23 dans le groupe le plus en forme correspond à une réduction de 77 % du risque par rapport au groupe le moins en forme) :

(Cancer)

Les quatre groupes de forme physique correspondaient à des niveaux inférieurs à 6 METs, 6 à 9 METs, 10 à 11 METs et 12 METs ou plus. Pour faire une conversion approximative en VO2max, on multiplie par 3,5, ainsi, 12 METs correspondent à peu près à 42 ml/min/kg. C’est très bien pour quelqu’un de plus de 40 ans, mais ce n’est pas non plus signe d’une forme olympique. Quelques 10 000 des sujets de l’étude ont atteint ce seuil.

Une autre bonne nouvelle ressort des conclusions de l’étude. Chez les personnes ayant développé l’un ou l’autre des cancers, une meilleure condition physique semble avoir un effet protecteur supplémentaire, qui les rendrait moins susceptibles de succomber à la maladie pendant la période de suivi. Les personnes du groupe le plus en forme, souffrant d’un cancer du poumon ou colorectal, étaient respectivement 44 % et 89 % moins susceptibles de mourir pendant la période de l’étude que celles du groupe le moins en forme.

24 km de course à pied par semaine

Ces résultats soulèvent deux questions clés. La première : pourquoi la bonne condition physique est un facteur de protection contre le cancer ? Eh bien, les chercheurs l’ignorent, mais leur liste de possibilités inclut " l’amélioration de la fonction respiratoire, la diminution du temps de transit intestinal, une meilleure réponse immunitaire, ou la réduction de l’inflammation systémique".

La deuxième question, étroitement liée, est de savoir dans quelle mesure on peut la modifier. " Une bonne forme physique diminue le risque de cancer" n’est pas la même chose que "L’exercice diminue le risque de cancer". Selon certaines estimations, notre VO2max est déterminée à environ 50 % par nos gènes plutôt que par notre hygiène de vie. Cela entraîne une certaine ambiguïté dans les résultats. Le lien entre forme physique — c’est-à-dire le VO2max de chacun — et le risque de cancer est-il une conséquence directe de la capacité de notre corps à fournir rapidement de l’oxygène à nos muscles ? Si c’est le cas, ceux qui ont un VO2max relativement élevé grâce à la génétique ont de la chance. Mais on peut penser aussi que le lien entre la bonne forme physique et un moindre risque de développer un cancer viendrait du fait que la plupart des personnes avec un VO2max élevé font beaucoup d’exercice. Et, dans ce cas, avoir un VO2max élevé ne protège pas contre le cancer si on ne fait pas assez d'exercice et qu’on ne bénéficie pas des divers avantages qui s’y rattachent.

Dans ce sens, il convient de noter que d’autres études telles que la National Runners' Health Study avaient déjà établi des liens entre activité physique et cancer. À partir d’une analyse englobant 92 000 coureurs et marcheurs sur plusieurs décennies, les personnes courant plus de 24 km par semaine avaient 76 % moins de risques de développer un cancer du rein que ceux qui font moins de 8 kilomètres hebdomadaires, une analyse similaire a révélé une réduction de 40% du risque de cancer du cerveau. (Autre note méthodologique : dans ces études, comme dans celle d’Hopkins-Ford, des analyses de sensibilité ont été effectuées.  On a exclu les personnes ayant reçu un diagnostic de cancer, dans les premières années suivant leur inscription, pour éviter le problème de causalité inverse: la prise en compte des personnes déjà malades non encore diagnostiquées qui feraient moins d’exercice ou dont les résultats au test de condition physique seraient inférieurs précisément à cause de la maladie.)

Mis à part ces ambiguïtés, l’essentiel à retenir est qu’une bonne condition physique diminue le risque de cancer et que la meilleure façon de l’améliorer est de faire de l’exercice. Vous le saviez sans doute, mais peut-être que, comme moi, vous ignoriez l’importance du lien exercice-cancer. Des scientifiques du monde entier cherchent à l’heure actuelle à décoder quelle combinaison moléculaire ou génétique cause le cancer dans le but d’en trouver la cure. Chacune de leurs avancées donnera lieu à des manchettes optimistes dans la presse. Bien entendu, j’espère, comme nous tous, qu’ils trouveront bientôt ce qu’ils cherchent. Mais en attendant, le seul conseil que je donnerais, puisque je ne crois pas aux miracles, c’est de faire fi du bruit médiatique et de se concentrer sur un bon programme de remise en forme.

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

Trail : comment stopper les douleurs au genou et continuer à courir longtemps

Douleurs genou trail

La rédaction La rédaction

  • 9 mars 2026
  • 4 minutes

Très fréquentes chez les coureurs, les douleurs au genou ne signifient pas forcément que la course est mauvaise pour les articulations. Dans la plupart des cas, le problème vient plutôt d’une mauvaise gestion de la charge d’entraînement, d’un manque de renforcement musculaire ou d’un changement trop brutal dans la pratique. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre l’origine de ces douleurs et continuer à courir sans se blesser. Pour beaucoup, la course à pied est bien plus qu’un simple exercice physique. Mais une douleur chronique au genou peut rapidement mettre…

Thèmes :
Entraînement
Running
Santé
Trail Running
Ultra Trail
Lire cet article

Ultra-trail : prendre un anti-inflammatoire, mauvaise idée ?

UTMB massage

La rédaction Outside.fr Dan England

  • 19 janvier 2026
  • 4 minutes

Ibuprofène, diclofénac, aspirine : beaucoup y ont recours pour tenir en course longue. Mais plusieurs études montrent que ces médicaments n’épargnent ni les reins, ni l’intestin, ni l’inflammation globale. Décryptage avec des médecins, chercheurs et ultra-traileurs. Et focus sur les alternatives plus sûres à privilégier. Près de 70 % des coureurs de la Western States 100 prenaient de l’ibuprofène avant et/ou pendant la course. C’est ce qu’a observé David Nieman – professeur à l’Appalachian State University et spécialiste reconnu de l’immunologie de l’exercice – en étudiant pendant cinq ans les participants…

Thèmes :
Dopage
Santé
Ultra Running
Ultra Trail
Lire cet article

Jamais de sport ?! Passez du canapé à l’ultra-trail en 18 mois… pour la science

0 to 100

La rédaction La rédaction

  • 28 août 2025
  • 3 minutes

Et si, en 18 mois seulement, un individu totalement inactif devenait capable de courir 100 kilomètres en montagne ? C’est l’ambitieux défi que lance aujourd’hui le projet 0 to 100, piloté par le physiologiste de l’exercice Guillaume Millet et l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Présentée jeudi 28 août à l’UTMB, l’initiative compte suivre de près 40 volontaires — 20 femmes et 20 hommes — qui passeront du statut de sédentaire absolu à celui d’ultra-trailer, avec comme objectif la CCC 2027. Une première ! Un défi inédit pour lutter contre les idées…

Thèmes :
Première
Santé
Sciences
Trail Running
Ultra Trail
Lire cet article

Inhaler du monoxyde de carbone : la nouvelle tendance des sports d’endurance ?!

Traileur Monoxyde de carbone

Alex Hutchinson Alex Hutchinson

  • 4 juin 2025
  • 5 minutes

Inhaler ce gaz toxique « à petite dose » serait comparable aux effets d’un entraînement en hypoxie – à haute altitude. En réponse au manque d’oxygène, le corps sécrète en effet de l’EPO, une hormone qui stimule la production de globules rouges. Certains scientifiques y voient un nouveau moyen d’améliorer l’endurance. Mais d’autres rappellent, à juste titre, que ce gaz est responsable de la mort de centaines de personnes par an, rien qu’en France. Un dangereux cocktail qui ravive le débat sur la prise de risque… pour gagner à tout prix. En…

Thèmes :
Cyclisme
Endurance
Santé
Sciences
Ultra Running
Ultra Trail
Lire cet article

Que se passe-t-il dans votre cerveau quand vous courez un ultra ?

Cerveau trail-running comics

La rédaction Outside.fr Lexi Miller

  • 24 avril 2025
  • 5 minutes

On ne compte plus les études sur l’impact de l’ultrarunning sur le système cardiovasculaire, les reins ou les lésions osseuses et musculaires. Mais les effets sur le cerveau sont nettement moins documentés. Or, si les conséquences négatives de cette pratique ne sont pas à négliger, il semble qu’il y ait beaucoup de positif à en tirer, selon les recherches actuelles. Privation de sommeil : le seuil des 12 heures Dès lors qu’une épreuve dépasse les 12 heures, la plupart des athlètes se retrouvent en privation de sommeil, ce qui, pendant une…

Thèmes :
Cerveau
Santé
Santé mentale
Trail Running
Lire cet article

Inflammation chronique : le sport est-il un remède ou un facteur aggravant ?

Alex Hutchinson Alex Hutchinson

  • 9 avril 2025
  • 4 minutes

Avec l’âge, l’inflammation chronique ou « inflamm’aging » s’installe peu à peu dans l’organisme. On ne parle pas ici d’inflammation aigüe liée à un traumatisme (entorse, luxation, contusion), à une lésion ou à un effort inhabituel, mais d’une inflammation de faible intensité causée par le vieillissement et impliquée dans de nombreuses pathologies : maladies cardiovasculaires, cancers, douleurs chroniques… C’est donc un enjeu de santé publique dont le sport pourrait bien ralentir les effets.  On sait que le sport provoque un pic inflammatoire à court terme. L’une des premières études scientifiques en physiologie…

Thèmes :
Santé
Sport
Lire cet article

Comment prévenir les 8 blessures les plus courantes en course à pied

blessures running

La rédaction La rédaction

  • 1 avril 2025
  • 7 minutes

Si vous courez régulièrement, vous n’échapperez probablement pas aux blessures. 65 % des coureurs sont confrontés un jour ou l’autre à une lésion aux chevilles, aux genoux ou au tibia. Pour mieux les prévenir, les diagnostiquer et les soigner voici un guide complet des problèmes les plus fréquents en course à pied. 1. Le syndrome fémoro-patellaire (genou du coureur) Le syndrome fémoro-patellaire ou genou du coureur est l’une des blessures les plus fréquentes en course à pied : elle représente 16,3 % des blessures liées au running. Cette affection provoque des…

Thèmes :
Blessure
Running
Santé
Lire cet article

Ultra trail : Que sont les cétones, ce « carburant » qui améliorerait vos performances ?

Ketone IQ

Matthew Kadey M.S. R.D. Matthew Kadey M.S. R.D.

  • 24 mars 2025
  • 6 minutes

Très populaires auprès des athlètes d’endurance, les compléments alimentaires à base de cétones – molécules produites naturellement par le foie à partir de lipides quand notre organisme manque de glucides – offriraient une meilleure résistance à l’effort, une récupération plus rapide, moins de coups de mou et une force mentale décuplée. Alléchant… mais ces produits tiennent-ils vraiment toutes leurs promesses ? Notre journaliste a mené l’enquête. Qu’est-ce que les cétones ? Les cétones sont des molécules produites par l’organisme lorsque le foie dégrade les graisses plutôt que le glucose pour…

Thèmes :
Alimentation
Santé
Sciences
Ultra Trail
Lire cet article

Yoga : 6 étirements fondamentaux pour éviter les courbatures post-entraînement

Yoga étirements

La rédaction La rédaction

  • 14 février 2025
  • 3 minutes

Inutile de vous le rappeler, la meilleure façon de relâcher vos muscles tendus, c’est de vous étirer. Après chaque entraînement, quel que soit votre sport, cela minimise le risque de courbatures et de douleurs musculaires. Pour être efficace, pas besoin d’y passer des heures, il suffit de cibler les principaux muscles et d’intégrer cette routine de 6 étirements après chacune de vos séances. Essayez de rester dans chaque posture au moins 30 à 45 secondes. Et plus si vous en ressentez le besoin. N’oubliez pas de bien respirer. 1. Posture…

Thèmes :
Bien-être
Santé
Sport
Yoga
Lire cet article

Trail running : quel type de chaussures augmente le risque de blessure ?

Chaussure trail

La rédaction Outside.fr Robbie Deckard

  • 12 février 2025
  • 2 minutes

Syndrome de l’essuie-glace, périostite et fracture de fatigue comptent parmi les blessures les plus courantes en course à pied. En cause : les impacts répétés de vos pieds sur le sol, votre posture de course, mais aussi vos chaussures affirme une récente étude scientifique. Plus le drop et le poids des chaussures sont élevés, plus le risque augmente, surtout si vous ignorez votre type d’attaque (talon, médio-pied ou avant-pied). L’étude, publiée dans la revue Frontiers in Sports and Active Living, a été réalisée auprès de 710 coureurs de différents niveaux….

Thèmes :
Équipement
Running
Santé
Trail Running
Lire cet article

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications