S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
  • Aventure
  • Alpinisme & Escalade
Alpinisme

Voici comment Sean Villanueva O’Driscoll, l’alpiniste belge, a réussi l’incroyable traversée du Fitz Roy

Traversée du Fitz Roy par Sean Villanueva O’Driscoll

La rédaction La rédaction

  • 17 février 2021
  • 9 minutes

Sean, c’est le genre de pote qu’on aimerait bien avoir. Non seulement on serait trop fier de côtoyer l’auteur d’une première mondiale – l’escalade en solitaire des sept aiguilles du Fitz Roy, en Patagonie qu’il a baptisée « le Moonwalk Traverse »- mais en plus on serait sûr de passer un bon moment avec ce Belge qui a oublié de se prendre au sérieux. Pourtant il le pourrait sans mal si l'on en juge par son exploit réalisé avec les moyens du bord. Une approche quasi minimaliste, à l'image de cet alpiniste hors normes.

Traversée du Fitz Roy par Sean Villanueva
(Rolo Garibotti)

Qu’a-t-il fait exactement ? 

Sean Villanueva O’Driscoll, 40 ans, a gravi en solitaire les sept aiguilles du Fitz Roy dans les Andes - un massif situé à la frontière entre le Chili et l’Argentine, culminant à 3 400 mètres - avec une simple corde et des rations « maison ». Le tout en six jours, du 5 au 10 février. Autrement dit, pour ceux qui apprécient les chiffres : 5 km de parcours, 4000 mètres de dénivelé positif, difficulté 7a. 

  • Aguja ('spear') de l’S 2330m
  • Aguja Saint-Exúpery 2558m
  • Aguja Rafael Juárez 2558m
  • Aguja Poincenot 3108m 
  • Aguja Kakito 2800m
  • Cerro Fitz Roy 3359m
  • Val de Bois
  • Aguja Mermoz 2558m
  • Aguja Guillaumet 2579m

Un parcours de santé combinant du big wall, de l'escalade de glace et la traversée de crêtes vertigineuses. En clair, un périple exigeant des compétences de haut niveau. D’autant qu’il l’a réalisé en solo, ce qui n’est pas la moindre des difficultés quand on sait que le seul précédent est signé Alex Honnold et Tommy Caldwell. C’était en 2014, dans le sens inverse, et … en duo. D’où le nom que Sean donnera à son exploit : le "Moonwalk". "En référence au pas de danse où l'on a l'impression d'avancer mais où l'on recule en fait. C'est aussi à cause des paysages et de l'atmosphère étonnants, et parce que c'est le contraire de ce que Tommy et Alex ont fait », dira-t-il à son retour.

Traversée du Fitz Roy par Sean Villanueva
(Sean Villanueva O’Driscoll)

Pourquoi c’est un exploit ?

Pour ceux qui auraient encore un doute sur la portée de cette première, il suffit d’écouter Alex Honnold, commentant à « Planet Mountain » sa propre traversée du massif réalisée avec Tommy Caldwell, 7 ans plus tôt, du 12 au 16 février 2014 (quasiment jour pour jour par rapport à Sean), mise en image dans l’incontournable "Fitz Traverse" : "C'est fou la longueur de cette traversée - même si nous nous déplacions assez rapidement par rapport aux normes habituelles, nous avions l'impression de nous trainer. C'est juste très, très long. Je n'avais jamais fait quelque chose de pareil. Ça suppose une immersion totale pendant cinq jours. Ce qui est vraiment long pour rester concentrés. Même les longs solos ne prennent que quelques heures, et là, ça n’a rien à voir. »

Sean aura mis, lui, un jour de plus, mais il était seul. Ce qui change la donne comme le souligne sur Instagram l’Américain Colin Haley, pour qui les Andes n'ont pas de secret :

"Il ne fait aucun doute qu'il s'agit de l'ascension en solitaire la plus impressionnante jamais réalisée en Patagonie, et je ne peux m'empêcher de me demander si ce n'est pas simplement l'ascension la plus impressionnante tout court jamais réalisée en Patagonie à ce jour « (…). Pour une traversée comme celle-ci, c’est beaucoup plus long et fatiguant que de grimper avec un partenaire. Sur le terrain le plus "facile", il a certainement fait du free-soloing, mais même là, ça veut dire porter un sac comprenant des crampons, un sac de couchage, une tente, un réchaud, de la nourriture et du carburant pour plusieurs jours, des vêtements, etc. Ca demande beaucoup de temps et d’énergie. Je serais curieux de savoir comment il a réussi à ne pas manquer de corde et de matériel, car il est beaucoup plus difficile de transporter tout cela seul qu'avec un partenaire. Enfin, le fait d'être en solo sur ce type de sommets est assez intense psychologiquement, et vivre une telle intensité pendant plusieurs jours d'affilée est définitivement la preuve d’une force mentale exceptionnelle. Bien sûr, on peut dire que Sean a "eu de la chance" avec une fenêtre de super beau temps, mais c'est le cas de toutes les grandes ascensions de style alpin qui ont été faites en Patagonie. Et il est difficile de dire qu'il a "eu de la chance" étant donné qu'il y est depuis plus d'un an... Le beau temps et les bonnes conditions sont des conditions préalables aux grandes ascensions en Patagonie, mais vous ne savez pas quand le beau temps arrivera, et quand il arrive, vous devez être complètement préparé physiquement et mentalement pour en profiter, parce que vous savez que vous pourriez attendre encore un an ou deux avant qu'une telle opportunité se présente à nouveau. »

Comment tout a failli capoter

De la chance, l’alpiniste en aura eue, en tous cas du côté de la météo, en effet, mais plutôt que de chance, parlons plutôt de sens des opportunités. Ou de l’art de transformer les obstacles en atouts. Une philosophie que semble parfaitement maîtriser Sean.

En mars 2020, l’alpiniste se trouve en Argentine quand, devant la pandémie, le pays ferme ses frontières et annule les vols vers l’Europe. Nicolas Favresse, son partenaire d'escalade, parvient à partir comme prévu. Pas Sean. « En fait, si j'avais vraiment voulu, j'aurais pu rentrer en Europe en contactant l'ambassade, mais tout cela m'a semblé beaucoup trop compliqué. Les choses allaient mal en Europe, et j'étais dans l'un des plus beaux endroits de la planète ! Je me sentais comme un enfant enfermé dans un immense terrain de jeu. », explique-t-il à "Rock and Ice".

Le projet de la traversée avait bien germé dans sa tête, mais c’est plutôt avec son partenaire, Nicolas Favresse, qu’il l’avait envisagé. Pourtant, au cours des longues nuits d’hiver l'idée fait son chemin : pourquoi pas le tenter en solo ? « C'était une idée irréaliste et plutôt décourageante, mais je me suis dit que ça ne faisait pas de mal d'en rêver et de regarder le topo pour voir si je pouvais y arriver. », raconte-t-il. « Et je me suis mis à y croire vraiment. En étant réaliste, je pensais qu'il me faudrait dix jours, mais il est extrêmement rare d'avoir dix jours de beau temps, alors j'ai décidé de voir si cela tiendrait sur une fenêtre de six jours. Six jours de beau temps, c'est aussi assez rare. Du coup, tout cela restait très hypothétique, sachant qu’il y avait peu de chance que cela arrive ». Mais la chance sera au rendez-vous. Et Sean saisira l’opportunité. On connait le résultat …

Pourquoi il n’en avait parlé à personne 

A l’automne dernier, Sean - qui comptait déjà à son actif dans la zone l’escalade de Saint-Exupéry, Poincenot, Fitz-Roy, Mermoz et Guillaumet - fait quelques essais et réussit les deux premiers sommets de son futur parcours (Aiguille de l’S et Saint-Exupéry), mais la météo est mauvaise, il doit redescendre.  Pourtant, il ne se décourage pas et continue de prendre des notes et d’étudier le topo. Arrive la fameuse fenêtre météo – six jours en plein dans sa date d’anniversaire ( 40 ans ) – Il se sent prêt, mais pas question d’annoncer son projet. « J'étais convaincu que personne ne me comprendrait, qu’on me prendrait pour un fou », dit-il. Seuls deux amis très proches, des locaux connaissant bien la région, sont mis dans la confidence :  "Je leur ai juste dit que j'allais commencer sur Ag de l'S et qu’après je verrais jusqu'où je pouvais aller. », se souvient-il.

Comment il s’est entraîné : du bloc et du chant

A priori aucun secret dans l’entraînement de Sean : de la course à pied, du hangboard, du bloc et de l’escalade sportive, des pompes, des tractions, des étirements, du yoga. La base, à laquelle il a quand même ajouté quelques exercices personnels : port de troncs d'arbre, nage en eau froide, tai-chi, chi-gong, méditation et, plus inattendu, du jardinage, de la musique, du chant, des repas sains, de bonnes nuits de sommeil et un travail sur la visualisation.

Comment il s’est équipé : un sac bien trop lourd

"Il est parti seul, avec une simple corde, ses rations et sa flûte irlandaise », a-t-on pu lire dans la presse à l’annonce de son exploit. C’est résumer un peu vite son équipement, mais force est de constater que Sean a joué la simplicité car il a dû faire avec les moyens du bord, comme il l’explique à "Rock and Ice".

« J’avoue que je ne me suis pas trop pris la tête pour préparer mon sac, au fond, ça n’avait pas beaucoup d’importance », raconte-t-il. « Ce qui compte, c’est la motivation, la volonté, la détermination ». Je gardais en tête qu’à l'époque, les gens faisaient des choses incroyables et que leur matériel était loin d'être aussi léger et efficace que celui d'aujourd'hui. Or en passant plus d'un an ici au lieu des trois mois prévus, beaucoup de mon équipement personnel était usé. Au final, j'ai emprunté une grande partie de l'équipement et des vêtements de cette traversée à des alpinistes locaux ! »

Dans son sac : 10 jours de nourriture. Végane, bien sûr. Sean est connu pour partager ses recettes de curry vert avec ses abonnés sur Instagram. Il prépare d’ailleurs lui-même ses rations lorsqu’il part en expédition. Y compris ses gâteaux d’anniversaire. Le 7 février, lorsqu’il a franchi le Fitz Roy, pour célébrer ses 40 ans, il s’est offert sept petits gâteaux : un pour chacun des sept sommets !

Pour son petit-déjeuner et dîner, il a donc préparé lui-même principalement de la purée de pommes de terre et de la polenta avec des légumes secs, du fromage, des champignons secs, des épices, du sel, des épinards lyophilisés, 1/2 litre d'huile d'olive. « Je n'ai pas préparé mes repas à l'avance car j'ai pensé qu'il serait plus sympa de cuisiner et d'ajouter ce que je voulais sur place », dit-il. Et au déjeuner : des noix, des fruits secs, du fromage à pâte dure.

Son matériel : le strict minimum

  • Une veste de montagne
  • Un pantalon imperméable
  • Une veste en duvet (grade 7)
  • Une sous-couche
  • Une Nano air jacket
  • Deux T-shirts respirants
  • Un pantalon respirant 
  • Trois paires de chaussettes
  • Quelques caleçons
  • Un sac de couchage en duvet
  • Des chaussures d'approche (Kalipe)
  • Des chaussons d'escalade 
  • Une tente
  • Un tapis de sol
  • Un sac à dos et son sursac
  • Des crampons en aluminium
  • Un piolet (Gully)
  • Une vis à glace
  • Une corde de 60 m 
  • Un double rack et des mousquetons à vis 
  • Un harnais
  • Six longes
  • Cinq dégaines
  • Trois poulies micro-traction
  • Du papier toilette, une brosse à dents, une frontale
  • Et sa flute !

Sean finira son périple avec quatre jours de nourriture, 250 millilitres d'huile d'olive et … une seule feuille de papier toilette, sa grande préoccupation semble-t-il. « Je n’ai pas pesé mon sac. Mais il était certainement trop lourd pour que je puisse grimper avec. », conclut-il à son retour sans pour autant s’appesantir sur ses déboires. « Je n’ai pas vraiment pris le chemin le plus efficace tout le temps, j’ai fait quelques erreurs d'itinéraire ». Des chutes de pierres abiment sa seule corde dès le premier jour, mais il s’en débrouillera avec les moyens du bord. De même que, seul au sommet du Fitz Roy sur de la glace à 50 degrés, il trouvera un peu léger son équipement réduit à des crampons en aluminium, son piolet et sa vis à glace. "A la réflexion, des pointes en acier auraient sans doute étaient plus sures », conclut-il.

Traversée du Fitz Roy par Sean Villanueva
(Marc Thunis)

Le secret de sa réussite ?

Originaire de Bruxelles, Sean Villanueva O'Driscoll n’est pas vraiment né les crampons au pied. C’est au plat pays qu’il commence l’escalade à 13 ans, en salle. Mais très vite, il se met à la falaise avant de s’attaquer aux "big walls". A 40 ans, on l’a vu grimper dans l’Himalaya, sur le Mont-Blanc, dans les Rocheuses aux États-Unis, au Mexique. Sans parler bien sûr de ses ascensions au Groenland qui lui valent un Piolet d’Or en 2010 ( il en tirera un film : "Dodo's delight"). Ce solo n’est donc, au final, que l’aboutissement d’un long cheminement personnel. Sur le plan technique mais aussi philosophique. Dans son projet, aucune recherche de performance ou de record. « Je l’ai fait pour passer du temps seul là-haut, vivre le moment présent, profiter de l'expérience. C’est une vraie thérapie mentale », explique-t-il. « Et parce que cela n'avait jamais été fait et que cela semblait être une vraie aventure. » Loin de vouloir donner des leçons, l’alpiniste explique qu’il voudrait tout simplement « montrer qu’on peut accomplir des exploits avec peu de choses : une simple corde et des biscuits faits maison. »

Quand on lui demande à quoi tient son succès, ce grimpeur modeste et bon vivant répond : « A Mère Nature, à tous mes amis et partenaires d'escalade ici à El Chalten (Argentine), et à mon principal partenaire d'escalade, Nicolas Favresse, avec qui j'ai partagé de nombreuses aventures et qui a contribué à fait de moi le grimpeur que je suis aujourd'hui. »

Sean, qui aura donc passé plus d’un an à El Chalten dans une caravane, se considère comme un citoyen du monde et on ne s’étonnera pas que là-bas, la communauté de grimpeurs l’ait adopté. Pendant les longs mois d’hiver on l’a vu très occupé par ses cours de langues en ligne, sa pratique de la cornemuse irlandaise, une autre de ses passions, quand il ne joue pas de la flute. C’est d’ailleurs de l’acoustique en altitude que parlera Sean à l’issue de son périple : « 'Really good whistle acoustics on those peaks.' », raconte son sponsor, Patagonia.

"Sans la musique", a-t-il confié à Scarpa, un autre de ses sponsors, "quand la météo se gâtait, j'aurais dû me contenter de rester assis, à attendre sur mon portaledge, ce qui vous vide vraiment de toute motivation et énergie. Alors que jouer de la musique vous aide à vous rappeler qu'il est essentiel de vivre l'expérience dans son ensemble, de profiter du moment présent et de comprendre que la prochaine étape n'est pas le plus importante. Puis, quand la météo se met au beau, vous vous sentez vivant".

Quel aura donc été son principal obstacle au cours de ses 6 jours en solo ? « moi-même », répond le grimpeur, qui loin d’être épuisé à son arrivée le 10 février, confiait : ‘J’aurais bien continué encore un peu ».

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

Charles Dubouloz réussit en solitaire sa glaçante Trilogie hivernale

Charles Dubuloz Pic D'Ossau

La rédaction La rédaction

  • 27 février 2026
  • 2 minutes

Dire qu’il a de la suite dans les idées est un euphémisme ! Après plus de quatre semaines d’attente pour trouver le bon créneau météo – les Pyrénées ont connu quasiment 40 jours de neige consécutif – l’alpiniste vient de boucler sa Trilogie hivernale avec la voie « Ouest / Nord Ouest » du Pic D’Ossau situé à 2 884 m d’altitude. Ne lui reste plus qu’à enfourcher son vélo pour rejoindre Annecy. Trois jours en selle en perspective, mais vent dans le dos cette fois. De quoi boucler ce qui pourrait bien être son…

Thèmes :
Alpinisme
Lire cet article

Himalaya : le business des « premières ascensions », ou comment flatter son ego

sommet du Ri Peak Speed Dawa

La rédaction Outside.fr Marina Abello Buyle

  • 13 février 2026
  • 3 minutes

Oui, il reste, dans l’Himalaya, des sommets sur lesquels personne n’a encore planté de drapeau. Mais, signe des temps, les voilà réduits par certaines agences à des produits marketing destinés à des « touristes » en mal d’émotions fortes et de likes. Quoi de mieux en effet qu’une « première » pour booster votre ego et les rangs de vos followers ? Peu importe parfois l’intérêt réel du sommet, pourvu que personne ne l’ait foulé avant vous ! Un nouveau business qui, de l’Himalaya aux Andes, fait de plus en plus d’adeptes. Depuis la première…

Thèmes :
Alpinisme
Himalaya
Népal
Société
Lire cet article

Portrait d’un guide aimé de tous : Thomas Vialletet, emporté avec son client sur le Mt Cook

Mount Aoraki Thomas Vialletet

La rédaction La rédaction

  • 2 décembre 2025
  • 6 minutes

Quelques semaines avant sa mort sur le plus haut et le plus dangereux sommet de Nouvelle-Zélande, survenue le 25 novembre, le guide haut-alpin Thomas Vialletet se réjouissait d’avoir réalisé l’arête Est. Des Ecrins à La Grave, puis de Chamonix aux Southern Alps néo-zélandaises, cet ancien membre de l’ENAM avait fait de la transmission sa ligne de vie. Retour sur le parcours d’un professionnel aussi estimé pour son expertise que pour son extrême gentillesse. « Merci pour tous ces bons moments passés avec toi du côté de La Grave ou comme…

Thèmes :
Alpinisme
Drame
Guide de haute montagne
Nouvelle-Zélande
Lire cet article

Piolets d’Or 2025 : d’un versant à l’autre, trois grandes traversées primées, les Américains en force

Piolets d'or 2025

La rédaction La rédaction

  • 29 octobre 2025
  • 4 minutes

Parmi les 74 ascensions majeures réalisées en 2024 nominées, le jury vient de trancher : trois réalisations en style alpin, comme le veut la règle, trois leçons d’engagement absolu. Avec deux projets américains et le retour du duo Livingstone–Česen, déjà lauréat en 2019. Chaque automne, les Piolets d’Or distinguent les ascensions jugées les plus significatives de l’année précédente. Pour cette édition 2025, les sept membres du jury ont eu fort à faire pour départager les 74 réalisations sélectionnées. Au final, trois seulement décrochent le précieux trophée. Kaqur Kangri (6 859 m, Népal) :…

Thèmes :
Alpinisme
Piolets d'or
Lire cet article

Népal : pour échapper au couvre-feu, les alpinistes tentent de fuir vers les sommets

Camp de base Népal

La rédaction La rédaction

  • 15 septembre 2025
  • 3 minutes

Suspension de permis d’ascension, permis invalidés ou 8 000 toujours accessibles, situation divergente selon les territoires… Les expéditions en cours au Népal sont confrontées à la grave crise politique qui secoue le pays. Depuis le début du mois, le Népal est traversé par un fort vent contestataire. La répression des manifestations des lundi 8 et mardi 9 septembre 2025 a causé la mort de 72 personnes tandis que l’armée et un couvre-feu ont imposé le calme dans les rues de Katmandou et sur les grands axes du pays. Les touristes…

Thèmes :
Alpinisme
Everest
Népal
Lire cet article

À 86 ans, l’infatigable Carlos Soria retourne dans l’Himalaya pour achever son ascension du Manaslu (8 163 m)

Carlos Soria

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria

  • 11 septembre 2025
  • 5 minutes

Figure de l’Himalaya, l’alpiniste espagnol Carlos Soria s’apprête à défier une nouvelle fois l’Himalaya. A 86 ans. Son objectif : retourner au Manaslu (8 163 m), au Népal, pour célébrer le cinquantenaire de la première ascension espagnole de ce sommet mythique, réalisée en 1975. Expédition à laquelle il avait pris part sans parvenir à atteindre le sommet. Cinquante ans plus tard, Carlos veut refermer ce chapitre inachevé. Mais derrière ce projet, il y a bien plus qu’une simple commémoration : une trajectoire de vie hors normes, un esprit de résistance et une philosophie simple…

Thèmes :
Alpinisme
Himalaya
Manaslu
Lire cet article

States of Elevation : Kilian Jornet a lancé son défi américain sur la mythique « LA Freeway »

Kilian Jornet States of Elevation étape 1

La rédaction La rédaction

  • 5 septembre 2025
  • 4 minutes

Après avoir annoncé début août son projet « States of Elevation » — relier à pied et à vélo l’ensemble des fourteeners des États-Unis continentaux —, Kilian Jornet vient de s’élancer, apprend-on ce vendredi 5 septembre. Sa première étape, bouclée en un peu plus de 21 heures, l’a mené sur la redoutable « LA Freeway », un enchaînement de 24 sommets du Colorado dont le Longs Peak, premier 14er de son périple. Le 6 août dernier, nous annoncions le nouveau grand défi de Kilian Jornet : traverser les 48 États continentaux américains (hors Alaska…

Thèmes :
Alpinisme
Kilian Jornet
Ultra Cyclisme
Ultra Trail
Lire cet article

« States of Elevation » : le nouveau défi de Kilian Jornet pour relier tous les 14ers (sommets de plus de 4267 m) des États-Unis

Kilian Jornet Grand Paradiso

La rédaction La rédaction

  • 6 août 2025
  • 3 minutes

Après ses impressionnants défis dans les Pyrénées et les Alpes, Kilian Jornet met le cap sur l’Ouest Américain et ses fameux 14ers ou « fourteeners » — sommets de plus de 14 000 pieds. Un classique qui devrait l’amener à faire près d’une centaine d’ascensions et à traverser 48 États à pied et à vélo (en dehors d’Hawaï et de l’Alaska). Et ce, en autonomie totale. De quoi parcourir chaque jour l’équivalent d’une étape du Tour de France et d’un marathon — l’altitude et les terrains techniques en plus. Au-delà de la…

Thèmes :
Alpinisme
États-Unis
Kilian Jornet
Ultra Cyclisme
Ultra Trail
Lire cet article

Qu’est-ce que PEAK, le nouveau jeu d’escalade phénomène ?

Peak

Maxime Dewilder Maxime Dewilder

  • 1 juillet 2025
  • 2 minutes

L’ascension du jeu vidéo PEAK est inarrêtable ! Sorti le 16 juin 2025, le titre des studios Aggro Crab et Landfall Interactive cumulait déjà 2 millions de vente après neuf jours sur la plateforme Steam. Un véritable phénomène de mode pour ce jeu d’escalade indépendant et un succès retentissant pour la petite équipe de développeurs, très loin des grosses structures du marché du jeu vidéo. Le trailer de lancement du jeu PEAK Des alpinistes style cartoon s’entraident afin d’atteindre le sommet d’une montagne. Un objectif simple et compréhensible par quiconque a…

Thèmes :
Alpinisme
Escalade
Jeu Vidéo
Montagne
Lire cet article

Balin Miller, une « tête brûlée » en solo sur le Denali

Balin Miller

Maxime Dewilder Maxime Dewilder

  • 23 juin 2025
  • 2 minutes

Piercing dans le nez, tatouage de squelette avec des piolets sur le bras et tignasse blonde, Balin Miller cultive son image d’excentrique de la grimpe. Sur son compte Instagram, l’Américain de 23 ans poste des photos de ses fesses debout dans la neige ou de lui avec des glands dans le nez, le tout entre des photos de cascades de glace et de sommets vertigineux. Derrière le vernis espiègle, celui qui se qualifie, sur la page de présentation de son sponsor Millet, de « bruyant » et « turbulent » mais aussi de « déterminé »,…

Thèmes :
Alpinisme
Aventure
Escalade
Lire cet article

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications