Un départ en nocturne à la frontale en plein hiver, des températures polaires, du verglas, de la pluie, parfois de la neige, la SaintéLyon, cette course incontournable, au caractère particulier, à la croisée entre terre et bitume, réunissant les communautés du running et du trail revient ce week-end du 27 et 28 novembre. Pour de nombreux passionnés, c’est une introduction à l’univers de la montagne. Averses et chutes de neige seront très certainement au rendez-vous, d’après les récentes prévisions météo. Amis coureurs, voici 6 conseils de dernière minute pour réussir au mieux votre épreuve.
Après une annulation en 2020 en raison de la situation sanitaire, cette année, 17 000 coureurs sont attendus sur la ligne de départ de la SaintéLyon le 27 novembre, une course longue de 78 kilomètres (soit plus de 5 km que les années précédentes) reliant Saint-Etienne à Lyon par les crêtes des Monts du Lyonnais pour 2 040 m de D+, au point culminant situé au Signal de Saint-André-la-Côte (934 m). Une épreuve possible en solo, en relais de 2 à 4. Cinq formules sont proposées allant du 16 km (Saintétic) au 156 km (LyonSaintéLyon).
Nouveauté de cette 67e édition, la doyenne des courses en sentier se réinvente pour laisser place à 61% de sentier contre 39% de bitume. Quelques nouveautés renforcent le côté nature de ce trail nocturne, notamment les nouveaux chemins intégrés dès la sortie de Saint-Etienne, à peine trois kilomètres après le départ. Autre changement : la montée vers le Signal de Saint-André-la-Côte (934 m d’altitude) rajoutera un peu de piment à la course. N’oubliez pas, lors de ces longs efforts d’endurance, surtout quand douleurs musculaires et articulaires s’inviteront à la fête, votre meilleur allié sera votre mental.
Avant la course : faites le plein !
Parfois la neige peut s’inviter au rendez-vous, comme en 2018, rajoutant des difficultés à cette course déjà bien exigeante. Comme sur la plupart des compétitions, pas de place à l’improvisation, l'anticipation sera de mise. Avant de partir, pensez au matériel obligatoire (couverture de survie, recharges de frontale, gobelet, gants, bonnet ou tour de cou multifonctions), mangez bien et faites le plein de sommeil, un aspect capital pour vous assurer fraîcheur et motivation le jour J.
Au départ, suivez votre plan de course
Avec un traditionnel départ au milieu de la nuit, aux alentours de 23h cette année, la SaintéLyon démarre sur plusieurs kilomètres de plat. Le risque de se faire emporter dans le rythme général est grand ! D’autant que certains athlètes partiront plus vite que d’autres – notamment ceux qui sont en relais. Un conseil : suivez votre plan de course et concentrez-vous sur vos sensations, ce sont les meilleurs guides au milieu de ce mélange de stress et d’euphorie. La route est encore longue !

Alternez marche et course
Avec ses nombreux kilomètres sur bitume, difficile de catégoriser la SaintéLyon comme une course 100% trail. C’est pourquoi il serait bien tentant de courir tout le long. Pourtant, « lors des grosses montées, explique Thomas Lorblanchet, champion du monde de trail 2009, il faut se forcer à alterner entre marche et course en adoptant une routine régulière ». Il conseille également d’augmenter l’amplitude de vos pas, en se penchant en avant, voire même en s’aidant des mains sur les genoux afin d'être moins en souffrance quand le degré de la pente augmente fortement.
Des descentes moins techniques mais non moins dangereuses
Certes, il est très tentant de se laisser griser par l’euphorie des descentes, surtout que sur la SaintéLyon, elles sont moins techniques que sur les reliefs alpins. Gardez cependant à l’esprit que la nuit, le froid, la pluie voire la neige, rajoutent des difficultés non négligeables pouvant conduire à commettre des erreurs. Vigilance et anticipation seront donc de mise.

Au ravitaillement, on profite mais pas trop
En contraste avec l’environnement extérieur hostile, entre nuit, froid et effort physique intense, les ravitaillements sont de véritables zones de confort. « Je mange ce qui me fait plaisir, ce que je vais être capable d’assimiler » explique Thomas Lorblanchet. L’important, c’est d’avoir de l’énergie car plus il fait froid, plus on consomme de calories. Attention cependant : certes la chaleur, la bonne ambiance entre coureurs, la bienveillance des bénévoles sont agréables, mais veillez à ne pas y rester trop longtemps au risque de vous refroidir et d’avoir du mal à repartir, la course n’est pas finie !
On ne néglige surtout pas l'équipement
Températures polaires, pluie, neige, verglas sont souvent au rendez-vous de la SaintéLyon. « Il faut prévoir plusieurs sous-couches, vêtements techniques et de quoi bien se protéger les extrêmités, quitte à se découvrir ensuite » conseille, Emmanuel Meyssat, habitué de la course. Si vous avez une assistance, n'hésitez pas à vous changer lors des ravitaillements pour rester au sec, même si les équipements techniques sèchent très vite.
Pour davantage de conseils sur la gestion de votre course, l’ambassadeur de la 67e édition de l’Asics Sainté Lyon, Thomas Lorblanchet, champion du monde de trail 2009, vous détaille le parcours dans la vidéo ci-dessous.
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