C'est pour leur look que notre journaliste Wes Siler a commandé sa première paire de Baldo GTX. 22 mois et des milliers de kilomètres plus tard, il confirme avoir trouvé chaussure à son pied et nous raconte pourquoi il n’arrive pas à s’en séparer.
Il y a quelques années, en naviguant sur le site web de Fjällräven, j'ai réalisé que si les pantalons de la marque était si bien mis en valeur, c’était grâce aux chaussures. Fines, techniques, discrètes et élégantes, dotées d'une tige en cuir mais aussi d'une semelle semblable à celle d'une chaussure de trail : j’ai flashé, il me fallait cette paire.
J’ai fouillé sur Google et j'ai fini par trouver une photo du shooting réalisé par Fjällräven. J’ai pu zoomer sur l'image et voir les détails de la chaussure, notamment le logo rouge en forme de cercle inscrit sur la chaussure : celui de la marque Hanwag.
J'avais déjà essayé quelques paires de Hanwag auparavant, mais elles ne se sont jamais faites à mon pied. En fait, je n’avais jamais trouvé de chaussures de randonnée qui me conviennent vraiment. Pour la rando, j'utilisais donc plutôt des chaussures de trail. J'étais alors convaincu qu'aucune chaussure de rando ne pourrait égaler le confort, l'agilité, le maintien et la légèreté d'une bonne paire de trail. Mais le problème, c'est que quand vous les portez avec un pantalon de rando, vous avez l’air ridicule.
Je me suis renseigné auprès d’amis travaillant pour des marques d’outdoor. Les chaussures qu’ils m’ont proposées n’étaient pas du tout ce que je cherchais, trop synthétiques. Ils ne comprenaient pas ce que je cherchais. Je me suis alors tourné du côté des réseaux sociaux, qui m'ont aiguillé vers la marque Lowa, dont je n’avais jamais entendu parler.
Il s'avère que le fondateur de Lowa - créée il y a 99 ans - Lorenz Wagner, était le frère du fondateur de Hanwag, Hans Wagner. Hans avait créé sa marque deux ans auparavant. Son siège social est situé dans les Alpes bavaroises et fabrique toujours ses chaussures en Allemagne et en Autriche. Et sur leur site web, j’ai trouvé exactement ce que je recherchais : une paire de rando d'aspect technique, dynamique et surtout sobre. J’ai sorti ma carte de crédit et j'ai commandé une paire de Baldo GTX à 230€.
Quelques jours plus tard, les chaussures sont arrivées. J’y ai glissé une paire de semelles Superfeet Flex et j'ai enfilé mon pantalon Fjallraven : coup de foudre immédiat !
Les boucles de serrages de l’avant-pied sont dotées de roulements à billes et d’un point de laçage X-Lacing placé au milieu de la languette pour la maintenir en position centrée. Elle ne glisse pas sur le côté lorsque vous vous déplacez. De plus, la pression des lacets n’est pas uniquement exercée sur les crochets de serrage, mais répartie harmonieusement sur l’ensemble de la languette. C’est le système de laçage le plus efficace que j’ai pu tester. Un ajustement serré - sans aucun point de pression - maintient le pied fermement contre la semelle intérieure et enveloppe parfaitement la cheville, sans laisser d’espace. Ce n'est pas la tige haute qui assure la stabilité de la cheville - elle n'offre qu'une protection contre les pierres et les intempéries - mais bien les semelle intérieure et intermédiaire.
Si jusque-là, je n’avais jamais trouvé de chaussures de rando à mon pied, c’était surtout à cause des systèmes de laçage, pas assez efficaces. Les chaussures n’étaient jamais assez serrées. Même avec des modèles correspondant à ma morphologie, ma taille, ma largeur de pieds et ma voûte plantaire, mon pied glissait à chaque fois vers l'avant en descente.
Je n’avais pas prévu de porter les Baldo GTX pour mes randonnées, uniquement pour des shootings photos et vidéos lors de mes reportages. Mais une fois mises aux pieds, je ne les ai plus quittées. Que ce soit pour des randonées d'un jour ou plus, les Baldo GTX ont été une révélation. En plus du confort et de la stabilité, le talon surélevé et la semelle extérieure Vibram offraient une adhérence et une traction parfaites, par tous les temps. En vingt-deux mois, je n’ai porté aucune autre paire.

Après des milliers de kilomètres, ma première paire de Lowas commençait à montrer des signes de fatigue. Elles ont traversé des rivières, des tempêtes de neige en haute montagne, si bien que la tige s'était usée sur les côtés. Il ne restait plus grand-chose de mes semelles. Les crampons étaient lisses et la semelle extérieure complètement usée à l’arrière. La semelle intermédiaire était apparente. Avec la nouvelle saison qui approchait, j'avais désespérément besoin d'une nouvelle paire. Et j’étais prêt à essayer un autre modèle.
Mais finalement non. Je suis tellement bien dans ces chaussures que je me suis résolu à en commander une nouvelle paire. Elles font mon bonheur. Elles sont tellement confortables, stables et offrent une telle protection, que je ne suis pas sûr de trouver mieux ailleurs. Je reste malgré tout ouvert, si vous trouvez mieux, faites-moi signe !

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