Pris au piège par les mauvaises conditions climatiques, deux cordées de deux alpinistes, italiens et coréens, ont trouvé la mort sur le mont Blanc, vient d'informer ce mardi 10 septembre le PGHM de Chamonix. Les secours les recherchaient depuis samedi dernier et espéraient encore hier les trouver vivants, à condition qu'ils aient pu s'abriter.
Les quatre alpinistes - deux Italiens et deux Coréens - retrouvés morts d'épuisement ce mardi en début d’après-midi, étaient partis dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 septembre depuis le refuge des Cosmiques. Ils entendaient rejoindre le sommet du mont Blanc par la voie des Trois Monts. Leur disparition avait été signalée samedi en fin d'après-midi au PGHM. Un responsable du commandement du PGHM avait précisé au "Dauphiné libéré" qu’il avait été possible de « localiser et d'échanger brièvement au téléphone avec les deux Italiens qui se trouvaient en face nord du mont Blanc à 4 600 mètres d’altitude », avant que la conversation ne soit interrompue. Mais depuis trois jours les conditions météo empêchaient les secours d'effectuer des recherches.
Après un tentative de décollage, avortée ce mardi matin à cause du mauvais temps, l’annonce d'une amélioration cet après-midi laissait entrevoir un espoir de relancer les secours et de les retrouver vivants, si tant est que les alpinistes aient pu trouver un moyen de s'abriter. Le Mont-Blanc s’est effectivement découvert et les hélicoptères de la gendarmerie de Chamonix et d’Annecy et celui de la sécurité civile ont pu décoller et rapidement localiser les deux cordées à l’issue d'un premier survol."On avait une bonne idée de l’endroit où ils pouvaient être, on savait sur quel itinéraire ils étaient, à quelles altitudes ils étaient. Alors dès qu’on a pu survoler la zone, on l’a fait", assure le commandant du PGHM de Chamonix, Etienne Rolland, contacté par l’AFP.
Hélas, c’est sans vie que les secours ont retrouvé les quatre alpinistes aujourd’hui, « au sommet de la dernière pente sommitale, », annonce le PGHM. « D’abord la cordée de deux Coréens, et à proximité immédiate, les Italiens », est-il précisé.
Ces accidents alourdissent encore un bilan estival déjà lourd sur le massif. On se souvient qu'un alpiniste de 52 ans est décédé dans la nuit du 23 au 24 août à samedi sur la voie du Mont Blanc, victime d’une chute de pierres dans le couloir du Goûter. Le 23 août, un alpiniste de 67 ans trouvait la mort lors d’une chute dans une crevasse alors qu’il descendait par la face nord avec un compagnon de cordée. Quelques jours plus tôt, le 21 août, deux Espagnols de 26 et 27 ans faisaient une chute mortelle de plusieurs centaines de mètres au sommet du mont Blanc du Tacul (4 248 m), au niveau du pilier Gervasutti. Enfin, fin juin, un trentenaire polonais a trouvé la mort en dévissant dans ce même couloir du Goûter à 3,500 m d’altitude.
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