La question est sur les lèvres des 4800 participants ayant prévu de s'élancer depuis Zermatt ou Arolla mardi soir, à 22 heures : la 24e édition de la Patrouille des Glaciers pourra-t-elle avoir lieu ? Quelles sont les conditions actuelles sur le terrain ? Quid de la dégradation météo annoncée ? Le point à quelques heures du début de cette incontournable course de ski-alpinisme suisse.
Mise à jour lundi 15 avril, à 21h10
À la suite du rapport de situation, ayant eu lieu ce soir, lundi 15 avril, vers 19 heures, l'organisation de la course a décidé d'annuler les courses Z1 (Zermatt-Verbier) et A1 (Arolla-Verbier). D'après nos informations, les courses Z2 et A2, concernant les athlètes professionnels, auront tout de même lieu ce week-end.
« La décision de lancer, de reporter ou d’annuler la course doit être purement rationnelle » a rappelé le commandant Christian Sieber dans le cadre d’une interview donnée au média suisse, Arcinfo. « En haute montagne, les conditions sont excellentes. Ici à Arolla [1998 mètres d’altitude, ndlr], tout comme à Zermatt [1620 mètres d’altitude, ndlr], la neige est lourde en ce moment. Nous devons veiller au danger d’avalanche liée à cette neige mouillée ».
Une météo instable dès le début de semaine
Une telle météo permettra-t-elle la bonne tenue des premiers départs de la Patrouille des glaciers prévus mardi soir ? Difficile à dire pour l’instant.
« La prévision sera assez délicate compte tenu d’une météo qui sera bien plus hivernale que ce qu’on a vécu le week-end dernier » précisait Lionel Peyraud, météorologue et prévisionniste, au Nouvelliste. « Plusieurs fronts froids successifs vont traverser la région alpine dès lundi et les jours suivants. Ces derniers vont encrer une masse d’air maritime polaire sur la région avec de l’air nettement plus froid et une limite pluie-neige qui va progressivement s’abaisser en dessous de 1000 mètres et qui va occasionner des chutes de neige intermittentes à fréquentes dans les Alpes. Pour la course, ce sera donc délicat par moments en termes de visibilité, au passage des cols notamment ». Une situation météo complexe, au regard du dernier bulletin météo publié par l’organisation ce lundi, à midi.
Le plus important ? Pouvoir voler en hélicoptère pour assurer les secours
« On suit la situation avec beaucoup de sérieux depuis plusieurs jours, presque heure par heure » soulignait le commandant Christian Sieber ce matin. « Nos spécialistes météo au sein de l’armée et les guides locaux sont consultés pour avoir une vue la plus précise possible de la situation ». Car le plus important pour l’organisation, en ce qui concerne la météo, c’est « de pouvoir voler en hélicoptère pour assurer les secours et le éventuelles évacuations ». À savoir que depuis le lancement de la Patrouille des Glaciers, en 1984, aucun accident grave n’a été déploré. Même si, on le sait, en montagne, le risque zéro n’existe pas.
Mais peut-être que le drame de ce printemps, à Tête Blanche, où six skieurs en pleine préparation pour la Patrouille des Glaciers avaient disparu dans les Alpes suisses, influencera-t-il la prise de décision de l’organisation ? Peut-être. Un rapport de situation est prévu ce lundi soir à 19 heures, moment où l’organisation doit annoncer le lancement ou non de la 24e édition de cette incontournable course de ski-alpinisme suisse.
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