Le corps de Nirmal Purja, plus connu sous le nom de « Nims Dai », a été retrouvé et sa mort confirmée ce samedi 1 août, après deux jours de recherches consécutives à l'avalanche qui a balayé la voie reliant les camps 2 et 3 du Broad Peak, sommet culminant à 8 051 m d’altitude à la frontière entre la Chine et le Pakistan. Les circonstances exactes de l'accident qui a coûté la vie à neuf autres alpinistes restent à éclaircir, mais la disparition de l'ancien soldat des forces spéciales britanniques met brutalement fin à l'une des carrières les plus extraordinaires, les plus controversées aussi, de l'histoire de l'himalayisme. En quelques années, ce Népalais de 43 ans devenu star mondiale avait pulvérisé les records, changé durablement la place des alpinistes népalais dans l'imaginaire collectif et bâti autour de son nom un véritable empire commercial. Jusqu'à devenir lui-même un personnage plus grand que nature.
Pendant des années, Nims Dai a construit sa réputation autour d'une promesse simple : « ramener tout le monde vivant ». Dans chacune de ses conférences, dans son autobiographie, sur le site d'Elite Exped, l'agence qu'il avait fondée en 2017, revenait la même idée. La montagne resterait toujours dangereuse, mais le risque pouvait être anticipé, organisé, réduit. Son passé militaire lui avait appris qu'une mission ne s'improvise jamais et son métier de guide lui imposait d'en faire une règle absolue.
L'homme qui répétait que la sécurité était sa priorité absolue vient pourtant de trouver la mort sur une montagne qu'il connaissait bien, emporté par une avalanche survenue entre les camps 2 et 3 du Broad Peak (8 051 m ). Quelques jours plus tôt encore, rien ne laissait penser que cette ascension serait la dernière. Le Broad Peak n'était même pas prévu dans son programme initial. Arrivé au Pakistan avec l'ambition de gravir le Gasherbrum II, dont il avait atteint le sommet sans oxygène supplémentaire le 21 juillet, il avait finalement décidé d'ajouter un deuxième 8 000 à son expédition. Une décision fidèle à son tempérament, toujours repousser un peu plus loin les limites qu'il s'était lui-même fixées.
Cette fois encore, un record était en ligne de mire. Il ne lui serait plus resté que le Cho Oyu pour devenir le premier alpiniste à gravir deux fois les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres sans oxygène supplémentaire, nouvelle étape de son ambitieux « Hat Trick Project », destiné à réaliser trois fois l'intégralité des quatorze 8 000. Une obsession du défi permanent qui résume sans doute mieux que tout le personnage. Car Nims Dai n'était pas seulement un immense himalayiste, il était devenu un phénomène multifacettes. Un ancien Gurkha passé par les forces spéciales britanniques, un guide de haute altitude transformé en entrepreneur, un héros célébré par un film Netflix, un auteur à succès, un conférencier recherché et, dans le même temps, l'une des figures les plus clivantes de l'alpinisme contemporain. Rarement un homme aura autant fasciné qu'agacé. Rien pourtant dans son parcours, ne semblait le destiner à une telle trajectoire.
« Ce n'est pas comme si j'étais né avec des crampons aux pieds »
Nirmal Purja naît le 25 juillet 1983 à Dana, un petit village de l'ouest du Népal perché à environ 1 600 mètres d'altitude. Contrairement à l'image parfois véhiculée d'un enfant des montagnes promis naturellement aux plus hauts sommets de la planète, il rappellera souvent qu'il n'a pas grandi au pied de l'Everest. « Ce n'est pas comme si j'étais né avec des crampons aux pieds », écrira-t-il plus tard dans son autobiographie. La montagne ne constitue alors ni une vocation ni un horizon, Son modèle est ailleurs.
Comme son père avant lui et ses deux frères aînés, il rêve des Gurkhas, ces soldats népalais servant sous la Couronne britannique et réputés dans le monde entier pour leur endurance et leur discipline. Très jeune, il nourrit une autre ambition, plus surprenante : devenir une sorte de « Robin des Bois du Népal ». Non par goût du pouvoir, expliquera-t-il, mais parce qu'il imaginait pouvoir utiliser l'autorité conférée par l'uniforme pour aider les plus pauvres de son pays.
Il rejoint d'abord les Gurkhas avant de franchir une étape que peu imaginent alors possible, intégrer les SBS, les Special Boat Service, les forces spéciales de la Royal Navy britannique. Il devient le premier Népalais à rejoindre cette unité d'élite, réputée parmi les plus exigeantes au monde. Seize années sous uniforme, dont une décennie au sein des forces spéciales, façonnent définitivement sa manière d'aborder le danger. « J'ai appris à anticiper toutes les éventualités », expliquera-t-il plus tard à Outside. « Cela m'a donné une vision d'ensemble indispensable pour conduire ce genre de projet. » Cette culture de la préparation deviendra sa marque de fabrique.
Au sein des SBS, il se spécialise également comme trauma medic, chargé d'intervenir au plus près des combats. Une expérience qui lui sera précieuse en Himalaya, où il participera au fil des années à plusieurs opérations de secours en très haute altitude, parfois au détriment de ses propres objectifs sportifs. Chez lui, la performance ne se conçoit jamais totalement sans responsabilité envers les autres. Le plus étonnant reste pourtant à venir.
« L’homme qui voulait nager jusqu’à la lune », ironise Redbull
Lorsque ses camarades britanniques découvrent qu'il n'a jamais mis les pieds sur l'Everest, beaucoup pensent à une plaisanterie. Pour eux, un Gurkha est forcément un homme des sommets. Or le plus haut du monde se trouve à près de deux semaines de voyage de son village natal, et son ascension coûte une fortune. Nims Dai n'en a tout simplement pas les moyens. C’est à 29 ans, seulement, qu’il effectue son premier trek jusqu'au camp de base de l'Everest. Et sa première expérience au-dessus de 8 000 mètres n'arrive qu'en 2014, sur le Dhaulagiri. En 2016, il gravit son premier Everest. Et trois ans plus tard, il bouleverse plus d'un demi-siècle d'histoire de l'himalayisme. À 36 ans, un âge où beaucoup de grands himalayistes ont déjà construit l'essentiel de leur carrière, lui s'apprête à réaliser ce que la plupart des spécialistes jugent alors irréalisable : gravir les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres en moins de sept mois. Le projet porte un nom qui, à l'époque, fait sourire autant qu'il intrigue : Project Possible.
La plupart des observateurs n'y croient pas. Les critiques pleuvent. Gravir les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres en moins de sept mois ? L'idée paraît absurde. Le record appartient alors au Coréen Kim Chang-ho, qui a mis plus de sept ans à compléter la liste. Même certains de ses partenaires doutent discrètement de la faisabilité d'un tel défi. Red Bull compare son ambition à celle d'un homme qui voudrait « nager jusqu'à la Lune ». D'autres parlent d'un coup de communication destiné à faire parler d'un guide encore largement inconnu en dehors du petit monde himalayen. L'intéressé, lui, ne doute jamais. C’est l’une de ses forces. Cette certitude agace autant qu'elle impressionne. Elle tient autant de son tempérament que de sa formation militaire. Pour Nims Dai, une mission ne se discute pas, elle se prépare, puis elle s'exécute. A ses yeux la plupart des limites ne sont que des conventions admises par ceux qui n'ont jamais essayé de les dépasser.
« C'est facile d'être assis à une table et de critiquer ce que je fais »,
Pendant un peu plus de six mois, il enchaîne les expéditions. Annapurna, Dhaulagiri, Kangchenjunga, Everest, Lhotse, Makalu... Les hélicoptères remplacent parfois les longues approches. L'oxygène supplémentaire est utilisé. Les équipes sont organisées avec une efficacité presque militaire. Les critiques pleuvent aussitôt. Certains lui reprochent de transformer l'himalayisme en opération commando. D'autres dénoncent un usage intensif des hélicoptères ou de l'oxygène qui viderait son exploit de sa substance. Il n’en a cure. Lui répond toujours de la même manière : « C'est facile d'être assis à une table et de critiquer ce que je fais », expliquait-il alors à Outside. « Ceux qui me reprochent l'oxygène ne se plaignent pourtant pas d'utiliser les cordes fixes que nous avons installées. » Le débat ne cessera plus jamais.
Mais pendant que les discussions enflamment les réseaux sociaux, Nims Dai continue d'avancer. Le 29 octobre 2019, au sommet du Shishapangma, il boucle son défi en six mois et six jours. L'une des plus vieilles frontières de l'himalayisme vient de tomber. Au-delà du record lui-même, l'image fait le tour du monde. Un Népalais mène une équipe essentiellement népalaise et impose son nom au sommet d'une discipline dont les héros étaient jusque-là presque exclusivement occidentaux. Pendant des décennies, les Sherpas n’étaient que les hommes de l'ombre de l'himalayisme. Guides, porteurs, ouvreurs de voie, ils rendaient possibles les exploits des autres, sans jamais en être les héros. Nims Dai renverse cette hiérarchie, non sans mal. Dans ses livres, ses conférences, comme dans ses interviews, il rappelle inlassablement que si un Occidental avait réalisé la même chose, l'exploit aurait reçu une reconnaissance bien supérieure.
Nims Dai et ses « Special Forces of High Altitude Mountaineering »
Son succès devient alors celui de toute une génération. Il revendique des équipes entièrement népalaises et met systématiquement en avant ses compagnons de cordée, les présente comme ses « Special Forces of High Altitude Mountaineering ». Une formule qui résume sa manière de diriger : esprit de corps, discipline, confiance absolue dans le collectif.
Très concrètement, au sein d'Elite Exped, il fait le choix de former lui-même une nouvelle génération de guides de très haute altitude. Plusieurs deviendront ensuite détenteurs de records à leur tour. Il revendique également des rémunérations très supérieures aux standards habituels de la profession, expliquant qu'un guide expérimenté ne devait plus être considéré comme une simple main-d'œuvre interchangeable mais comme un expert dont les compétences avaient une valeur.
Sa réussite transforme également le modèle économique des agences népalaises. Longtemps, les grandes expéditions himalayennes avaient été pilotées depuis l'Europe ou les États-Unis. Elite Exped démontre qu'une agence fondée et dirigée par des Népalais peut attirer une clientèle internationale prête à payer plusieurs dizaines de milliers de dollars pour gravir les plus hauts sommets du monde. Le guide devient alors entrepreneur. Puis homme d'affaires. Son agence multiplie les offres haut de gamme, attire célébrités, chefs d'entreprise, familles royales et aventuriers fortunés. Plus tard, elle proposera même des ascensions de l'Everest accélérées grâce à des protocoles de pré-acclimatation, réduisant fortement la durée de séjour en Himalaya.
Un film Netflix, une biographie à succès et… des attaques en règle
En parallèle, Nims Dai devient un personnage médiatique. Netflix s'empare de son histoire avec 14 Peaks : Nothing Is Impossible. Le documentaire, produit notamment par Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi, révèle son parcours à un public infiniment plus large que celui des seuls passionnés d'alpinisme. Le succès est mondial.
Quelques mois plus tard paraît son autobiographie, Au-delà du possible. Le livre éclaire un personnage plus complexe que son image publique. Derrière l'assurance presque provocatrice, on découvre un homme façonné par la pauvreté, le sens du devoir et une fidélité presque viscérale à ceux qu'il considère comme les siens. On comprend surtout que la montagne n'a jamais constitué sa véritable obsession. Son obsession, c'était la mission. Et les défis. À peine un record achevé, il en imaginait déjà un autre.
Reste qu’à mesure que les records s'accumulent, l'image de Nims Dai évolue. Et pas toujours pour le meilleur. Le guide discret des débuts devient une personnalité mondiale. Les sponsors affluent, les conférences se multiplient, son compte Instagram rassemble plusieurs millions d'abonnés. Son nom devient une marque à part entière. De quoi lui assurer une certaine sécurité à lui, l’alpiniste qui avait hypothéqué sa maison pour financer en partie son projet Impossible. Mais cela ne lui vaut pas que des amis. Dans le petit monde de l'himalayisme, certains supportent mal son style. Son goût pour les déclarations provocatrices, son assurance parfois jugée excessive, sa communication omniprésente ou encore sa manière de présenter certains exploits alimentent régulièrement les débats.
Les critiques ne portent pas seulement sur la forme. Ses expéditions commerciales, notamment sur l'Everest, sont parfois accusées de contribuer à l'augmentation de la fréquentation des plus hauts sommets. D'autres lui reprochent de multiplier les défis à très forte exposition médiatique, au risque de brouiller la frontière entre aventure et performance commerciale. Mais Nims Dai assume. À ses yeux, il ne fait que rendre l'alpinisme plus transparent. Les critiques existent depuis toujours, explique-t-il, mais les réseaux sociaux leur donnent désormais une caisse de résonance mondiale. Il refuse surtout de s'excuser d'avoir réussi. « Les gens parlent parce que je fais des choses qu'ils pensaient impossibles », répond-il souvent.
Les polémiques se multiplient
Pendant longtemps, Nims Dai a pourtant semblé intouchable. Chaque nouvel exploit renforçait son aura. Mais en 2023 son image se fissure sérieusement. La première onde de choc vient d'une enquête publiée par le New York Times, qui rapporte les accusations de plusieurs femmes affirmant avoir subi des violences sexuelles ou des comportements inappropriés de la part du guide népalais. Certains sponsors le lâchent. Nims Dai conteste fermement l'ensemble de ces accusations et engage une procédure en diffamation. L'affaire devient rapidement mondiale, divisant profondément le milieu de la montagne. D'un côté, certains estiment que ces témoignages ne peuvent être ignorés. De l'autre, plusieurs proches du guide dénoncent un procès médiatique mené avant toute décision de justice.
Quelques mois plus tard, une nouvelle polémique éclate autour de l'ascension hivernale du K2 réalisée en 2021. Plusieurs alpinistes remettent publiquement en cause certains aspects de la communication entourant cette première historique, notamment la manière dont avaient été présentés les rôles respectifs des différents membres de l'équipe. Là encore, Nims Dai se défend vigoureusement et affirme avoir toujours cherché à mettre en avant le travail collectif des grimpeurs népalais.
Ces controverses n'effacent pas ses exploits, mais chaque nouvelle expédition est désormais accueillie autant avec admiration qu'avec scepticisme. Ses publications sur les réseaux sociaux donnent lieu à des débats passionnés. Certains voient toujours en lui le plus grand ambassadeur de l'alpinisme népalais ; d'autres l'accusent d'avoir transformé la montagne en outil de promotion personnelle. L'intéressé, fidèle à lui-même, ne change pourtant jamais de ligne. Il continue de communiquer presque quotidiennement, de se lancer de nouveaux défis et de défendre sa vision de l’alpinisme. Dans plusieurs interviews accordées à Outside, il répète que la réussite dérange, que les critiques font partie du prix à payer lorsque l'on sort du cadre et que son objectif reste inchangé, montrer au monde ce dont les alpinistes népalais sont capables.
Il se dit imperméable aux critiques, mais enchaîne les projets pour rappeler qu’il n’est ni un imposteur, ni un showman. Il signe alors la première ascension hivernale du K2 sans oxygène, et enchaîne les quatorze 8 000 sans oxygène supplémentaire. Dernier défi en date, annoncé peu avant le drame, ce Hat Trick Project, sans doute le plus ambitieux de tous, qui devait le conduire à gravir trois fois les quatorze plus hauts sommets de la planète. C'est finalement ce projet qui l'aura ramené au Pakistan, où tout s'est arrêté.
Un alpiniste hors norme, toujours prêt à porter secours en montagne
Toutes ces critiques, fondées ou pas, n'effacent pas ce que beaucoup de guides reconnaissent volontiers, ses compétences techniques. Sur le terrain, même certains de ses détracteurs soulignent son incroyable efficacité en très haute altitude. Son endurance est hors norme, sa capacité à évoluer rapidement au-dessus de 8 000 mètres impressionne jusqu'aux plus grands himalayistes. Son expérience militaire lui permet d'organiser des équipes avec une rigueur rarement observée dans ce milieu.
Cette maîtrise s'illustre également lors de plusieurs opérations de secours qui feront le tour du monde. En mai 2019, en pleine tentative de Project Possible, il participe au sauvetage spectaculaire du grimpeur malaisien Wui Kin Chin sur l'Annapurna. Quelques jours plus tard, il contribue à secourir un autre alpiniste en difficulté sur le Kangchenjunga. Au fil des années, Elite Exped interviendra dans de nombreuses évacuations en très haute altitude. Ces opérations renforcent une image que Nims Dai revendique volontiers, celle d'un guide qui ne cherche pas seulement à atteindre les sommets mais aussi à ramener ses clients en sécurité.
Sécurité, c'est probablement le mot qui revient le plus souvent lorsqu'il parle de son métier. L'ancien membre des SBS explique régulièrement que sa véritable différence ne réside pas dans ses performances physiques mais dans sa capacité à anticiper les problèmes. Il insiste sur la préparation, les scénarios de secours, les décisions prises en amont. Dans ses expéditions, rien ne doit être laissé au hasard, dit-il. Mais les avalanches font partie des rares dangers contre lesquels l'expérience ne garantit jamais une protection absolue. Même les meilleurs savent qu'il existe en montagne une part irréductible d'incertitude. Son accident, qui a également couté la vie à neuf autres alpinistes, en est la preuve. Comme Lionel Terray, Anatoli Boukreev, Ueli Steck, David Lama ou Hilaree Nelson avant lui, Nims Dai rejoint la longue liste des grands alpinistes disparus là où ils avaient choisi de vivre.
Dans son héritage, l’immense mérite d'avoir ouvert la voie aux alpinistes Népalais
Sa mort laisse également une autre interrogation. Que deviendra Elite Exped ? En moins de dix ans, l'agence s'était imposée comme l'un des acteurs majeurs de l'himalayisme commercial. Sa réputation reposait largement sur son fondateur. Beaucoup de clients venaient autant pour gravir un sommet que pour partir avec Nims Dai lui-même. L'entreprise dispose toutefois d'atouts solides. Au fil des années, Nims Dai avait constitué autour de lui une équipe de guides népalais parmi les plus expérimentés de l'Himalaya. Plusieurs sont devenus des références internationales. L'agence continuera sans doute d'exister. Mais elle devra désormais démontrer qu'elle peut survivre à celui qui incarnait son identité.
Reste que l'héritage de Nims Dai va bien au-delà du business et des records, il aura aussi montré qu'un Népalais pouvait s’imposer sur la scène de l’alpinisme international sans attendre la validation des alpinistes occidentaux. On continuera longtemps à discuter de son usage de l'oxygène, de ses méthodes, de son sens de la communication ou de ses luxueuses expéditions commerciales, mais une chose paraît aujourd'hui difficilement contestable, Nims Dai est parvenu à entrer dans la légende de l’alpinisme et à redonner une fierté immense à toute une génération de guides népalais.
Les dates qui ont changé sa vie
1983 Naissance à Dana, dans l'ouest du Népal
2003 Intégration au sein de l'unité des Gurkhas
2009 Premier Népalais admis au sein des Special Boat Service (SBS), les forces spéciales de la Royal Navy
2014 Premier sommet de plus de 8 000 mètres, le Dhaulagiri
2017 Création de son agence, Elite Exped
2019 Project Possible : les quatorze 8 000 en six mois et six jours.
2021 Première ascension hivernale du K2 par une équipe entièrement népalaise.
2022 Sortie mondiale du documentaire 14 Peaks : Nothing Is Impossible sur Netflix.
2023 Publication de son autobiographie Au-delà du possible en français.
2025 Démarrage en avril du Hat Trick Project, destiné à gravir trois fois les quatorze 8 000, dont deux fois sans oxygène supplémentaire.
2026 Disparition le 30 juin à 43 ans sur le Broad Peak lors de la tentative qui devait le rapprocher de son dernier défi.
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