Depuis 15 ans, notre collaborateur, Josh Watson, teste des VTT. Il a déjà rédigé plus de 30 articles extrêmement détaillés passant au crible les cycles les plus performants du marché. Mais au final, nous confie-t-il, son préféré reste le hardtail, pour son prix abordable, sa polyvalence et sa simplicité.
Après avoir eu en main quantité de VTT, dont des modèles parmi les meilleurs du moment, j’avoue que j’ai un faible pour le hardtail. Pourquoi ? Parce qu’il offre un rapport incomparable entre sa simplicité et ses capacités. En piloter un me donne un sentiment de fierté que je n’ai jamais ressenti sur aucun autre vélo.

Cela dit, le pilotage d’un hardtail n'est pas si évident, bien plus exigeant qu'un tout suspendu. Vous ne pouvez pas laisser le vélo vous guider, vous devez choisir les lignes les plus douces tout en donnant, ici ou là, un petit coup de pédale. La vitesse vous aidera dans les passages un peu chauds, mais ça nécessite un engagement constant. En fait, il n'y a pas de place pour la paresse en hardtail !
Aucun autre VTT ne grimpe aussi bien sur les sentiers de Santa Fe, la ville où je vis au Nouveau Mexique, qu'un hardtail. Il est aussi à l’aise en forêt qu’en ville : avec lui, pas un coup de pédale perdu, une très faible perte d’énergie et aucun amortisseur arrière à régler. Ajoutez enfin qu’avec un pneu large, vous disposez de toute la traction nécessaire.
Et lorsque vous trouvez l’adéquation parfaite entre la géométrie du cadre et le terrain, vous commencez à prendre votre pied. Mon montage préféré ; un cadre de 29 pouces (monté en 2,6) avec 140 millimètres de débattement, un cintre de 820 mm et une tige de selle téléscopique. Je dois rouler une quinzaine de kilomètres sur la route avant de rejoindre le spot le plus sympa du coin, le Winsor Trail. Une fois au sommet, je peux m'engager sur les sentiers les plus techniques, car je connais mes limites et celles de mon vélo. Et si je veux me lancer dans un parcours plus éloignée encore de chez moi, l'hardtail fait également parfaitement l’affaire. L’été dernier, j’ai ainsi parcouru 350 kilomètres à travers le plateau d'Uncompahgre – de Telluride, dans le Colorado, à Moab, dans l’Utah – en empruntant des pistes plutôt engagées...
Mais les hardtails ne sont pas réservés qu'aux cyclistes chevronnés. Au fil des ans, j’ai aidé quantité de gens à se lancer dans le VTT, et je leur recommande souvent d’en prendre un pour s’initier à ce sport. Notamment parce qu’ils sont généralement très abordables. Vous pouvez en trouver un bon pour 1500€ environ, alors qu’un tout suspendu décent vous coûtera au moins 3000€. Et avec une fourche de 120 à 140 millimètres de débattement, presque tous les sentiers de facile à moyennement technique vous seront immédiatement accessibles. De quoi apprendre à piloter correctement un vélo, régler avec précision votre suspension et vous amuser à explorer de nouveaux spots.
Les vélos devraient restés simples. Et c’est le cas du hardtail. Dépourvu de suspension arrière, il nécessite beaucoup moins d’entretien. Je peux d’ailleurs compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai dû effectuer une réparation majeure sur le mien.
Enfin, piloter un hardtail c'est revenir aux origines du VTT. Des sensations pures, à la portée de tous. Il vous permet de vous sentir plus proche du terrain, fait de vous un meilleur pilote et nécessite un entretien minimal. Au final vous vous rendrez, sans doute, compte que c’est le meilleur vélo pour tout faire !
La suite est réservée aux abonnés
- Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
- Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
- Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€










