Quelqu’un parviendra-t-il à terminer les cinq boucles de 20 miles en moins de 60 heures de la Barkley Marathons, l’une des courses les plus éprouvantes qu’il soit, organisée dans le parc d’État de Frozen Head à Wartburg, dans le Tennessee ? Difficile à dire puisque depuis la création de l'événement, en 1986, seulement 15 personnes ont réussi cet exploit. Au départ de 36e édition, lancée ce mardi matin, des grands noms du trail, dont la Britannique Jasmin Paris, le Belge Karel Sabbe, et surtout John Kelly, dernier finisher en date, sans parler de quatre Français.
Course d’ultra endurance doublée d’une course d’orientation (aucun GPS n’y est autorisé) et d’une sorte de "course au trésor" – en l’occurrence des livres cachés tout au long du parcours – la Barkley, organisée chaque année dans le parc d’État de Frozen Head à Wartburg, dans le Tennessee entretien sa terrifiante réputation et séduit chaque année plus de candidats. Las, seule une quarantaine d’heureux élus sont sélectionnés chaque année sur la base d’une lettre de motivation !
Mardi 14 mars, peu avant 10 heures, l’Américain Gary "Lazarus Lake" Cantrell a donné le départ de cette course atypique. L’année dernière, pour la quatrième fois consécutive, aucun coureur n’était parvenu à faire en moins de 60 heures les cinq boucles de 20 miles/32 km, pimentées de 20 000 mètres de dénivelé dans le parc américain de Frozen Head, dans l'est de l'État du Tennessee. Seuls cinq participants étaient venus à bout de la troisième boucle dans le délai imparti de 40 heures pour obtenir leur badge "Fun Run" dont Jasmin Paris (l’une des seules femmes à avoir réalisé cette performance). Parmi eux, ils n’étaient que trois à être passés sous la barre de 36 heures (unique condition pour pouvoir s’élancer sur le 4e tour) : Greig Hamilton, John Kelly et Karel Sabbe. Des erreurs d’orientation avaient par la suite contraint ce dernier à arrêter sur le 4e tour, alors qu’il était en première position tout le long de la course. Dernier athlète encore en lice, Greig Hamilton avait dépassé le temps limite pour commencer la 5e. Et cette année encore, le parcours est particulièrement relevé :
Côté femmes :
La Britannique Jasmin Paris, l’une des seules femmes à pouvoir battre les hommes lors des épreuves d’ultra-endurance. L’an dernier, elle était parvenue à boucler trois tours en moins de 40 heures, soit 39:49:56. Un véritable exploit – couronné par un badge très convoité, le "Fun Run". Depuis près de dix ans aucune femme n’avait réussi cette performance.
Côté hommes :
Tous les yeux sont sur John Kelly, le plus récent finisher de 2017, de retour cette année. Mais aussi sur Jared Campbell, triple vainqueur de la course (2012, 2014, 2016) ou encore sur Karel Sabbe, dentiste belge qui s’en était plutôt bien sorti l’année dernière. Sans parler, dans une autre catégorie, des Français Rémy Jégard, au départ de sa 6e Barkley, David Limousin, Guillaume Calmettes, seul Français à avoir réalisé une "Fun Run" sur la Barkley depuis sa création en 1986 soit 3 boucles en moins de 40 heures et Aurélien Sanchez.
Suivre la course
Pas de camera live sur cette épreuve qui se veut très discrète et continue d’entretenir le mystère. Pour savoir qui passe une boucle, voici les meilleures sources sur Twitter :
• #BM100
• Keith Dunn considéré comme le chroniqueur officiel de la course.
• Quelques infos aussi à glaner sur le compte du Barkley marathon.
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