Notre journaliste n’est pas un athlète de haut niveau. Il mène une vie de famille normale tout en appréciant partir à l’aventure dès qu’il le peut. Un sportif lambda, comme la plupart d’entre nous, bien placé pour donner son avis sur les montres de sport qu’il teste depuis des années. Sa préférée ? La Suunto Race, qui offre le meilleur compromis entre suivi d’activité et usage quotidien. Il l’a portée non-stop à son poignet pendant six mois. À son compteur, plus de 700 km et 12 000 mètres de D+ parcourus à pied, 100 heures de yoga, 60 heures sur l’eau et dans l’eau en stand up paddle, kayak et natation. Il nous livre ici un avis éclairé.
Sur quoi la Suunto Race fait-elle vraiment la différence ?
Si la Suunto Race est devenue ma montre de prédilection, c’est pour plusieurs raisons. La première, c’est que le signal GPS démarre au quart de tour. Elle fonctionne avec tous les principaux systèmes de satellites (GPS, GLONASS, GALILEO, QZSS, BEIDOU et sur les fréquences GPS L1 et L5) et capte un signal GPS bien plus rapidement que n’importe quelle autre montre que j’ai pu tester. Quand vous avez une vie bien remplie, c’est un vrai plus. Vous ne perdez pas de temps inutilement.
La deuxième, c’est sa capacité à suivre un très large panel d’activités. Ce qui n’est pas le cas de toutes les montres. La Suunto Race peut tracker près de 100 différentes. Que vous fassiez toujours la même activité tous les jours, voire plusieurs fois par jour, ou que vous variez fréquemment, la montre – via l’application Suunto – vous indiquera votre forme physique, y compris lorsque vous enchaînez plusieurs activités différentes dans une même journée.
La troisième, c’est pour l’application de guidage. Même si la plupart du temps, je connaissais mon chemin, j’ai fait usage à plusieurs reprises de l’aide au guidage en téléchargeant préalablement des cartes topographiques spécifiques. J’ai pu définir des itinéraires et les intégrer à la montre. Elle vous indique alors le chemin précisément, virage par virage, et si vous vous perdez, elle vous renvoie à votre point de départ.
L’autonomie de la batterie est telle, que j’ai eu très peu de fois à me soucier si elle allait tomber en rade. Je la rechargeais en moyenne tous les 10 jours. Selon les statistiques officielles de Suunto, la batterie peut durer jusqu’à 26 jours pour un usage ordinaire, et jusqu’à 40 heures d’utilisation continue en mode suivi activé. Vous pouvez également tenir cinq jours en mode « Tour », dans lequel le GPS effectue un suivi avec une précision moindre.
Je portais la montre 24 h sur 24, hormis les temps de recharge. Elle a donc suivi mon sommeil et intégré les données à mon état de forme général. Ces informations sont vraiment utiles pour identifier les jours où vous êtes aptes à augmenter la charge de votre entraînement. Je mettrai tout de même un bémol au suivi du sommeil qui n’est pas aussi précis que sur d’autres montres. Les données indiquaient parfois que j’étais réveillé, alors que je dormais.
Le seul vrai problème rencontré, a été sur le suivi du taux d’oxygène dans le sang. Ce n’est pas un paramètre que je surveille régulièrement, mais assez souvent un code d’erreur apparaissait, indiquant que la montre ne pouvait pas fournir d’informations.
Au quotidien, ça donne quoi ?
L’écran AMOLED haute définition de 1,43 pouce est très grand, mais on finit par s’y habituer, même si les poignets les plus fins pourront le trouver un peu imposant (une version plus compacte, la Race S, existe). Regarder sa montre, même dans les moments difficiles, devient un plaisir. Grâce à la technologie Amoled, l’écran offre autant de luminosité que celui de l’Apple Watch Ultra. Je suis assez sensible à la lumière, surtout la nuit, j’ai donc grandement apprécié pouvoir régler la luminosité en fonction de ma sensibilité, avec un mode d’affichage très discret qui limite l’éblouissement lorsque l’on consulte l’heure dans l’obscurité.
À la maison, j’ai remplacé l’alarme de mon téléphone par celui de la montre. J’ai pu dormir loin de mon smartphone et améliorer la qualité de mes nuits. La fonction lampe torche m’a aussi été très utile pour me déplacer la nuit.
Après plusieurs mois de test intensifs, sans ménagement, la batterie n’a montré aucun signe de faiblesse. Ce qui n’est pas si fréquent. Et au bout de six mois, je n’ai vu aucune rayure, ni sur le cadran ni sur le boîtier.
Le prix de la Suunto Race est raisonnable. Pour 450 €, c’est une montre incroyable. La version en titane que j’ai pu tester coûte 100 € de plus. Soit nettement moins que pour la Suunto Vertical Titanium Solar ou d’autres modèles comparables. Pour 799 €, la Vertical offre une meilleure autonomie (jusqu’à 85 heures d’utilisation continue en mode GPS avec recharge solaire) et elle est fabriquée en Finlande, pas en Chine. Ça peut faire la différence pour certaines personnes, mais pour la plupart, comme moi, ça ne vaut pas les 300 € de plus. La Suunto Race s’est donc vite imposée dans mon quotidien.
Article publié le 22 janvier 2025, mis à jour le 7 avril 2026.
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