En seize éditions, le High Five s’est imposé comme le « Festival de Cannes du film de ski ». La neige reste au cœur de sa programmation, mais partage désormais l’écran avec le trail, le vélo, l’escalade ou le parapente. Du 2 au 4 octobre, 77 films seront projetés à Annecy, répartis sur 18 séances. Après plusieurs années à voir toujours plus grand, le festival remet cette année le cinéma au premier plan, sans abandonner ses conférences, ses masterclass et ses rencontres. Il lance aussi son premier festival consacré à la photographie.
Cette année, la programmation du High Five Festival ne se contente pas d’aligner les grosses productions de ski. Les 18 séances annoncées réunissent 77 films, du court métrage de quelques minutes au documentaire de plus d’une heure. Ski, snowboard et freeride sont évidemment au rendez-vous, mais aussi trail, VTT, escalade, alpinisme, parapente, speed-riding, kayak, gravel, BMX ou encore kite-surf. Une diversité qui correspond assez bien à l’ambition affichée par le festival.
Le High Five remettra cette année 10 awards. Pas facile de choisir parmi une sélection aussi éclectique. La tâche reviendra au jury, composé de Pierre Vaultier, légende du snowboard français et double champion olympique, Jérôme Tanon, photographe et réalisateur spécialiste du snowboard, Annika Horn, aventurière et storyteller, Tessa Worley, ancienne championne du monde de ski alpin, et Dino Raffault, réalisateur et producteur incontournable de l’image outdoor.
Du trail à la haute montagne, une programmation qui joue l’éclectisme
Difficile de résumer la sélection 2026 en quelques films, tant les formats et les disciplines sont variés. Dès le vendredi soir, la séance « Courses mythiques » emmène par exemple les spectateurs de La Réunion, avec Tipa Tipa consacré à Sylvaine Cussot et sa cinquième Diagonale des Fous, à la Pierra Menta, avant de passer par le Tor des Géants et l’UTMB.
Le samedi, la séance « Découverte by MK Sport » mélange speedflying, snowboard, ski, VTT et freeride, avec notamment The Lines We Carve, The Beginning, Combine et Tomahawk. Ce dernier suit trois freeriders partis en Alaska pour réaliser un rêve, après qu’une première tentative a tourné court à la suite de plusieurs blessures. Même logique pour la séance « Mountain Stories by ZAG », qui réunit six films autour du ski, de l’exploration et de la montagne. On y retrouvera notamment Tristan Brown dans One Good Line, à la recherche de neige de la Colombie-Britannique à l’Alaska, Ideal Adventure, qui mêle packraft et ski dans le nord de la Norvège, ou encore La Chèvre d’Hispar, portrait de l’alpiniste Hélias Millerioux, qui a reçu le Grand Prix au Chamonix Film Festival 2026.
Et pour ceux qui préfèrent la verticale, la séance Escalade by Atome promet elle aussi son lot de gros projets, avec Symon : Le Pinceau des Cimes, Le 7ème piège, Ephemeral et Libérez la directe. Ce dernier suit Mathieu Maynadier et les frères Ladevant dans leur tentative de libérer la mythique Directe de l’Amitié, sur la face nord des Grandes Jorasses.
Le ski au centre du jeu
Mais impossible de parler du High Five sans parler de ski. Le festival en propose sous toutes ses formes, du freestyle au freeride, du ski-alpinisme à l’expédition et au backcountry. La séance « High Icy Mountains », samedi soir, devrait ainsi attirer les amateurs de haute montagne avec Un jour pour ouvrir, Hunter’s Moon, qui suit Christina Lusti & Gee Pierrel, disparu cet été au Pakistan, lors de leur ascension et descente à ski du Mont Cook, en Nouvelle-Zélande, et surtout 4 000m From Home de Pierre Cadot. Ce dernier suit Vivian Bruchez dans son projet de skier les 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres, alors que l’arrivée au terme de cette quête de plus de vingt ans l’amène à s’interroger sur le sens même de l’aventure et du risque. Toujours samedi, mais plus tard dans la soirée, place au freestyle avec « Freestyle Untamed » : sept films, dont Solara, OTRO the other, SideKick 2, Sooner or Later et Tout simplement, portrait d’Hugo Laugier.
Dimanche, le High Five repart sur les chapeaux de roues. La séance « Chloé & Loan, destins olympiques » met notamment à l’honneur Loan Bozzolo et Chloé Trespeuch, tous deux lancés dans la quête des Jeux de Milan-Cortina 2026. Le film Trajectories revient sur le retour au plus haut niveau de Chloé Trespeuch après la naissance de son enfant.
Les amateurs de grosses expéditions ne seront pas oubliés avec une séance consacrée à la haute altitude, qui réunira Alto : A Bolivian Ski Journey, Zindabad et Nun Kun Boy’z. Idem pour les amoureux des deux roues, avec une séance réunissant huit films autour du vélo, dans toutes ses formes. Enfin, pour terminer le week-end, « Pure Freeride » réunira notamment Colby Stevenson dans Provide, Tonje Kvivik dans Etterklang, Finn Bilous dans The Antidote, Tom Wallisch dans Just Here for a Good Time et la team HEAD & Tyrolia dans Inside the Season.
Des conférences, des masterclass, des apart’hés
Enfin, à ne pas manquer cette année : la conférence ZAG x No Score Podcast, samedi matin, consacrée à une question qui agite actuellement le monde du freeride : que va changer l’entrée de la discipline aux Jeux olympiques ? Autour de Pierre Guyot, du No Score Podcast, seront réunis Julien Regnier, pionnier du freeski et créateur du Red Bull Linecatcher, Laurent Besse, head judge du Freeride World Tour, Fabien Maierhofer, skieur professionnel et vidéaste, Kevin Guri, ancien rider du FWT et vainqueur de l’Xtreme Verbier 2013, ainsi qu’Ugo Troubat, vice-champion du monde de freeride 2026. Une belle occasion aussi de revenir sur l’histoire de la discipline.
Combien ça coûte ?
Une séance de cinéma coûte 12,99 €, avec une réduction automatique de 10 % à partir de quatre places achetées. Un pass multis séances permet également d’accéder à quatre séances, au choix. Les conférences sont gratuites, dans la limite des places disponibles, tandis que les masterclass et les rendez-vous « En apart’hé » sont proposés à 20 €.
Et pour les lecteurs d’Outside, un petit bonus : avec le code OUTSIDEH526, vous bénéficiez de -15 % sur les places de cinéma, jusqu’au dimanche 27 septembre, dans la limite de 100 places.










