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Aurélien Sanchez Barkeley 2023
  • Aventure
  • Trail Running

Interview : comment Aurélien Sanchez, vainqueur de la Barkley, se prépare-t-il à la Chartreuse Terminorum ?

  • 12 juin 2023
  • 4 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

Petite sœur de l’impitoyable Barkley Marathons, course américaine à mi-chemin entre l’ultra trail et la course d’orientation, la Chartreuse Terminorum se déroule depuis 2017 en Isère, dans le massif du même nom. En quatre éditions, aucun participant n’a réussi à terminer ses cinq boucles de 60 km. Un défi complètement fou, impossible selon certains, dans lequel Aurélien Sanchez - traileur français propulsé sur le devant de la scène à la suite de sa victoire sur la Barkley - se lance pour la seconde fois. À quatre jours du départ, prévu le 16 juin, il nous dévoile tous les détails de sa préparation.

300 km. 25 000 mètres de dénivelé positif. Le tout sans balisage ni GPS, en moins de 80 heures. Le fondateur de la Chartreuse Terminorum, Benoit Laval, ancien membre de l’Équipe de France de trail et fondateur de la marque Raidlight, a-t-il vu trop grand ? Peut-être. Puisqu’à ce jour, personne n’est venu à bout de ce challenge, inspiré de la célèbre Barkley Marathons, course américaine mythique créée par Gary Cantrell, alias Lazarus Lake, basée sur le même principe.

Cette dernière est néanmoins moins terrible sur le papier. « La Terminorum c’est plus long [que la Barkley, ndlr]. En termes de kilomètres (300 km au lieu de 200), dénivelé (25000 m contre 20000) et durée (80 h plutôt que 60). En théorie, c’est plus difficile. Mais par contre, les sentiers sont assez marqués (même si l’itinéraire n’est pas balisé). Je dirais que la Terminorum est moins hors sentiers que la Barkley. Pour ces raisons-là, je pense que c’est un défi assez similaire [on doit également y chercher des livres cachés sur le parcours, ndlr] », nous explique Aurélien Sanchez, athlète amateur discret qui a inscrit la France dans l’histoire de la mythique course américaine en remportant cette course en mars 2023 devant des pointures de la discipline, dont l’Américain John Kelly, vainqueur en 2017, et le Belge Karel Sabbe, un habitué lui aussi. Mais comment le Français a-t-il préparé cette redoutable Terminorum ? Quelle est sa forme du moment, trois mois seulement après son exploit ? Quelle stratégie compte-t-il mettre en place ?

Ce n’était pas trop difficile de récupérer physiquement et mentalement après la Barkley ?

J’ai mis quelques semaines. Mentalement, ça a été difficile de me remobiliser pour la Chartreuse parce qu’il y a eu pas mal de choses écrites sur moi pendant un mois [la performance d’Aurélien sur la Barkley a été très couverte par les médias, ndlr]. Ça m’a pris pas mal de temps de me remettre de tout ça. Mais vu que la course s’était bien passée, j’ai plutôt bien récupéré.

L’engouement médiatique post-Barkley t’a fait passer d’outsider à favori sur la Terminorum. Ça ne te met pas un peu de pression ?

Non, pas du tout. Je gère les choses comme avant. C’est-à-dire que lorsque je participe à une course, je ne suis, à chaque fois, jamais sûr de la finir. Et si l’on regarde mon historique de courses, on y trouve davantage de courses que je n’ai pas finies. Là, je pars dans la même optique : je sais que ça va être compliqué en juin. Mais c’est ce que j’aime faire. Ce n’est pas parce que j’ai fini en mars [sur la Barkley, ndlr] que je vais forcément, à 100% de chance, finir en juin [sur la Terminorum, ndlr]. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir des objectifs. Par contre, les attentes des autres me concernant ne m’inquiètent pas parce que je me recentre sur moi, sur ce que j’aime faire.

Comment s’est organisée ta préparation pour la Terminorum ?

Elle a été très similaire à celle que j’ai préparée l’an dernier [Aurélien a déjà participé à la Terminorum en 2021, ndlr]. Mais aussi à la Barkley. D’un point de vue physique, mental et logistique, je n’ai rien changé. Déjà, j’ai essayé de faire le vide, de passer à autre chose après la Barkley. Ça, c’était le plus difficile mentalement. Sinon, rien de nouveau, je vais toujours utiliser le même matériel, la même alimentation que lors de la Barkley. Je reste donc juste dans la continuité des choses qui ont fonctionné pour moi dans le passé. Sinon, côté entraînement, j’ai fait encore beaucoup de sorties en montagne pendant le mois de mai, avec un dernier gros entraînement le week-end dernier [deux semaines avant le début de la course, ndlr].

Comment comptes-tu gérer ta récupération jusqu’à la course ?

En mode actif bien-sûr. Là, je me suis donné deux jours sans sport [pour laisser son corps récupérer après son dernier week-end d'entraînement, ndlr]. Après, je vais m’y remettre. Ne rien faire, ce n’est pas bon non plus. Alors, je vais courir, faire un peu de dénivelé. Mais forcément moindre par rapport à ce que j’ai fait au mois de mai. L’idée, c’est de garder un peu le rythme jusqu’à la course.

Penses-tu que ton expérience de la Barkley va t’aider à terminer la Terminorum ?

Oui, c’est sûr que ça va m’aider. C’était mon projet de vie, donc forcément ça m’a donné confiance dans ce que je faisais, dans mes entraînements et ma préparation. Ça, ça va m’aider, c’est sûr. Mais après, il va quand-même falloir que tout ça s’aligne le jour J.

Quelle stratégie comptes-tu mettre en place pendant l'épreuve ?

L’an dernier, aussi bien sur la Barkley que la Terminorum, j’ai essayé à chaque fois de me greffer à un vétéran afin de m’approprier la course. Mais cette année, c’est un peu moins le cas, vu que je connais la boucle. Alors je vais vraiment m’écouter au lieu de suivre les autres. Essayer de partir moins vite que l’an dernier. Faire une première boucle en 12h/12h30 maximum. Et après, advienne que pourra.


Que retenir de la préparation d'Aurélien Sanchez pour la Chartreuse Terminorum ?
1. Face aux attentes des autres, se recentrer sur soi.
2. Deux entraînements par jour d’une ou deux heures à chaque fois en semaine ; des grosses sorties en montagne le week-end.
3. Découper mentalement la course en boucles, en sections, en montées et en descentes, en livres dissimulés le long du parcours que l’on doit chercher.
4. Comme il l'explique plus haut : se greffer à un vétéran afin de s'approprier une course.
5. Et pendant la course : faire des micros-siestes de 15/20 minutes maximum, manger le plus de calories possibles pour compenser les pertes.

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