660 km, 49 000 D+, 55 sommets noyés au milieu des 4000 des Alpes, la SwissPeaks 660 est tout aussi effrayante qu’onirique ! C’est cette nouvelle épreuve, totalement hors-normes, lancée le 26 août à 21 heures que vient de boucler aujourd'hui à 19h34 en 81:34:58, Victor Richard, Français courant sous dossard belge. Derrière lui, Sébastien Raichon, recordman sur le Tor des Glaciers (450 km ; 32 000 D+) et Aurélien Sanchez, premier Français vainqueur de la Barkley (200 km ; 20 000 D+) devraient compléter le podium. S’ils tiennent la cadence.
Son nom ne vous dira peut-être rien, mais tous ceux qui suivent les ultras XXL, n’ont pas manqué de remarquer en septembre 2023 l’arrivée en tête de Victor Richard, vainqueur avec son partenaire suisse Nicolas Lehmann de la «Petite trotte à Léon », ou PTL pour les initiés. Une promenade de santé de 300 km et 25 300 m de dénivelé positif autour du Mont Blanc, bouclée en 99 heures et 33 minutes de course à travers les sentiers du Mont Blanc. Sans surprise le Français, courant sur toutes les courses sous les couleurs belges, son pays d'adoption, s’est retrouvé cette année sur la Swiss Peak 660, dernière course sortie de la tête de Luca Papi, un Italien surnommé « le roi de l’ultra-trail », multiple vainqueur du TOR version Géants (330 km ; 24 000 D+) et version Glaciers (450 km ; 32 000 D+). Ce nouvel ultra XXL vient d'enrichir le programme du SwissPeaks, grande fête du trail regroupant sept courses tous niveaux, allant du semi-marathon à ces redoutables 660 kilomètres.
Ce parcours de 660 kilomètres mêle un fort dénivelé positif (49 000 mètres), sommets alpins (au nombre de 55) et altitudes dépassant bien souvent les 3000 mètres. Le tout en autonomie pendant la moitié de l’itinéraire. Construite un peu à l’image de la LyonSaintéLyon, il se déroule en deux temps. Première étape : aller du lac Léman aux glaciers du Rhône, à l’aide d’une trace GPX. L’idée ? Arriver à temps dans le Haut-Valais pour prendre le départ de la SwissPeaks 360 (qui repart dans l’autre sens, via un itinéraire différent).
Largement en tête sur la fin de l’épreuve, Victor Richard s’est donc imposé tout en haut du podium aujourd'hui en 81:34:58. Loin devant l’un des favoris de la course, Sébastien Raichon, recordman sur le Tor des Glaciers (450 km ; 32 000 D+), A l’heure où nous bouclons cet article, ce dernier devrait gratter la seconde place. Laissant la troisième au Toulousain Aurélien Sanchez, premier Français vainqueur de la Barkley (200 km ; 20 000 D+).
Deux très solides concurrents qu’a pourtant réussi à distancer Victor Richard. Le résultat sans doute d'une stratégie déjà payante sur bien des épreuves. A commencer par le Tor des Glacier (450 km ; 32 000 D+), en 2019. Créateur d'une société spécialisée dans le chronométrage, Ultratiming.be, il travaille depuis des années sur la gestion du sommeil, comme il l’expliquait déjà en 2019 dans la presse belge. Sur le Tor de glaciers, l’athlète, toujours non professionnel,s’accordait en moyenne entre 1 et 5 heures de sommeil par jour. Seule une contrainte de santé l’avait alors forcé à plonger dans une nuit de 8 heures en début de course. "Je crois que je suis le seul à avoir dormi aussi longtemps. Les autres ont dû dormir 5h30-6h sur toute la course", nous précise-t-il. "Je préfère dormir et être frais, au moins je ne somnole pas la journée, j’en profite, surtout qu’on avance moins bien la nuit. Ce sont deux stratégies totalement différentes"...
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