Des randonnées aériennes savoyardes aux splendides belvédères du Valais suisse en passant par les sentiers bucoliques du Val d’Aoste italien, les randonneurs aguerris désireux d’évoluer en douceur vers la pratique de l’alpinisme auront de quoi faire avec notre sélection de 7 parcours pour le moins confidentiels parmi les dizaines présentés dans l’ouvrage « Sommets autour du Mont-Blanc », publié aux éditions du Chemin des Crêtes ce mois-ci.

Massif du Beaufortain : Mont Joly (2525 m), randonnée facile mais aérienne
Voilà une montagne qui porte bien son nom : la vue qu’elle réserve sur le massif du Mont-Blanc est tout simplement splendide. À tel point qu’une fois engagé dans la traversée finale, on en oublie vite les remontées mécaniques côtoyées en début de parcours. Notez toutefois que si l’ensemble de cette randonnée est facile, elle n’en demeure pas pour le moins aérienne. Quelques passages, imposant de nombreuses montées et descentes, peuvent impressionner les personnes sensibles au vide. Enfin, pour les randonneurs les plus aguerris qui souhaiteraient ajouter un peu de dénivelé à leur sortie, ou éviter l’accès routier jusqu’au col du Joly (1989 m), il est possible d’effectuer une belle boucle, plus exigeante, au départ du hameau du Planay à Megève.
Durée : 4h30
Dénivelé : 900 D+
Difficulté : randonnée sportive

Massif des Aiguilles Rouges : Brévent (2525 m), haut lieu du tourisme chamoniard
C’est le point de vue incontournable sur le massif du Mont-Blanc : le Brévent, l’un des hauts lieux du tourisme chamoniard, desservi par un téléphérique. Pour jouir du panorama en toute quiétude, on vous conseille donc de parcourir cette boucle variée par un bel après-midi, en calculant son horaire de façon à atteindre le point culminant après la fermeture des remontées mécaniques (l’heure à laquelle on bénéficie des plus belles lumières !). Pensez alors à emporter une frontale pour une descente en toute sécurité. Au programme : une longue crête panoramique et une série de lacets dans un pierrier dominant le lac du Brévent. L’itinéraire, facile mais plutôt raide, est parfois équipé de marches ou de câbles. Certains passages exposés demandent par conséquent une attention toute particulière.
Durée : de 5 à 6 heures
Dénivelé : 1200 D+
Difficulté : randonnée sportive

Massif des Aravis : Pointe Percée (2750 m), initiation ludique à la haute montagne
Eemblème des Aravis, souvent comparée au Cervin (4478 m) avec sa tour de calcaire blanc dressée vers le ciel, la pointe Percée a longtemps résisté aux alpinistes. De Saussure, naturaliste genevois et alpiniste, l’avait d’ailleurs déclarée inaccessible. Au cours de cette randonnée, vous traverserez trois mondes bien distincts. Le premier, très bucolique, verdoyant et fleuri. Le second, complètement minéral, dominé par les curieux lapiaz sculptés par le temps et l’eau. Enfin, plus haut, en arrivant au refuge de Gramusset (2164 m), le contraste est saisissant. On quitte le paysage blanc et lumineux pour un autre, sombre et noir, terrain typé haute montagne, jamais difficile en termes d’escalade toutefois, bien qu’il faille parfois mettre les mains pour progresser.
Durée : de 7 à 8 heures
Dénivelé : 1880 D+
Difficulté : randonnée alpine

Massif du Giffre/des Fiz : Aiguilles de Varan (2636 m), premiers pas encordés
À la croisée entre randonnée et alpinisme, cette longue course se déroule dans un environnement minéral propre aux massifs karstiques. Alors avis aux amateurs d’ambiance « gazeuse », les Aiguilles de Varan sont faites pour vous. La première, communément appelée « la Grise », offre des difficultés modestes, concentrées en deux courtes sections. Spot de saut en wingsuit réputé, elle offre un splendide panorama sur l’ensemble de la région, dont une plongeante sur Sallanches et la vallée de l’Arve, le tout avec le Mont-Blanc à l’horizon. Sa grande sœur, l’aiguille Rouge, demande une ascension plus sérieuse, bien qu’encore modérée puisqu’elle est ponctuée de relais sur chaîne tous les 10 mètres environ. De quoi s’exercer en toute sécurité.
Durée : de 8 à 9 heures
Dénivelé : 1415 D+ (+ 200 D+ pour l’Aiguille Rouge)
Difficulté : randonnée alpine

Valais (Suisse) : Dents du Midi (3257 m), belvédère sur les Alpes valaisanes
Chaîne calcaire de 3 km de long, hérissée de sept sommets principaux, dépassant tous la barre des 3 000 mètres d’altitude, les Dents du Midi se parcourent, en début de saison, avec crampons et piolet. Une solution judicieuse pour éviter les fastidieux éboulis présents à partir du col de Susanfe (2494 m). Quoiqu’il en soit, le jeu en vaut la chandelle, le sommet offrant un splendide belvédère sur l’ensemble de la région. Notez qu’un contrôle d’identité est possible à la douane du Châtelard entre Chamonix et Martigny… Pensez à vos papiers.
Durée : 8 heures
Dénivelé : 1865 D+
Difficulté : randonnée alpine

Val d’Aoste (Italie) : le Grand Paradis (4061 m), un 4000 accessible
Faisant partie du massif homonyme dont il est le seul sommet à dépasser les 4 000 m d’altitude, le Grand Paradis est également associé à la réserve royale créée en 1856 par le roi Victor Emmanuel II qui souhaitait protéger le bouquetin alors menacé d’extinction. Et, bonne nouvelle, c’est le sommet idéal pour franchir la symbolique barre des 4000 mètres d’altitude. À l’instar du Dôme des Écrins (4015 m), dans le Dauphiné, ou encore du Bishorn (4153 m) dans les Alpes pennines, le Grand Paradis propose un itinéraire techniquement facile quoique long et exigeant. On vous conseille donc de le parcourir sur deux jours, en dormant au refuge Vittorio Emanuele II (2732 m) à l’étonnante architecture ou au refuge Chabod (2710 m). Ce dernier étant moins fréquenté mais le parcours est davantage crevassé. Notez tout de même que cette course est très fréquentée en saison, particulièrement le week-end. Par grande affluence, de véritables bouchons se forment sur l’arête terminale !
Durée : J1 (2h) ; J2 (de 8 à 9 heures)
Dénivelé : J1 (770 D+) ; J2 (1350 D+)
Difficulté : alpinisme débutant

Massif du Mont-Blanc : Petit mont Blanc (3424 m), loin des remontées mécaniques
Course aux difficultés modestes, notamment sa section glaciaire débonnaire, c’est l’itinéraire idéal pour l’apprenti alpiniste préférant les longues approches sauvages aux remontées mécaniques. Le Petit mont Blanc, c’est en plus une excellente introduction au massif du Mont-Blanc pour qui souhaite sortir en douceur du cadre de la randonnée avec, en prime, un coup d’œil inhabituel sur le toit de l’Europe occidentale mais aussi sur les aiguilles des Glaciers (3816 m) et de Tré-la-Tête (3930 m).
Durée : de 7 à 9 heures
Dénivelé : 1710 D+
Difficulté : alpinisme

Sommets autour du Mont-Blanc
Chemin des Crêtes.
24€
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