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Coureur Sainté Lyon de nuit sous la neige
  • Aventure
  • Trail Running

Pourquoi la SaintéLyon est devenue une course mythique

  • 25 novembre 2021
  • 5 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Ces serpentins de luciole grimpant sur les collines des Monts du Lyonnais, en plein hiver, aux milieux des températures polaires font le charme de la SaintéLyon, passerelle vers l’univers de la montagne. Après un an d’absence, runners et trailers se retrouveront ces 27 et 28 novembre au cœur d'une ambiance unique. Une redoutable épreuve, devenue en 70 ans un monument de la course à pied en France, où dépassement de soi est de mise. Une expérience à la croisée entre terre et bitume, à vivre au moins une fois dans sa vie, "mythique" disent ceux qui l'ont faite et, bien souvent, y reviennent d'année en année.

Après une annulation en 2020 en raison de la situation sanitaire, cette année, 17 000 coureurs sont attendus sur la ligne de départ de la SaintéLyon le 27 novembre, une course longue de 78 kilomètres reliant Saint-Etienne à Lyon par les crêtes des Monts du Lyonnais pour 2 040 m de D+, au point culminant situé au Signal de Saint-André-la-Côte (934 m). Averses et chutes de neige seront très certainement au rendez-vous, d’après les récentes prévisions météo.

Départ Sainté Lyon de nuit
(Sainté Lyon / Gilles Reboisson)

La plus ancienne des courses nature de France, mais elle a su évoluer

67 édition à son actif : un record, et une histoire peu banale. Tout commence en 1951, lorsque des cyclistes lyonnais, désireux de garder la forme pendant la saison hivernale, troquent leurs vélos pour des chaussures de montagne afin de rendre visite à leurs amis stéphanois. Au programme : un raid hivernal nocturne de 60 km étalé sur deux jours reliant les deux grandes métropoles régionales – Saint-Etienne et Lyon – via le GR7 avec une nuit dans une auberge à Saint-Catherine.

À l’époque, il semblait impossible de relier les deux métropoles sans interruption, surtout de nuit. Pourtant, l’année d’après, sept pionniers seront autorisés à effectuer l’intégralité du parcours, en une étape, avec un départ fixé à minuit. Au fil des éditions, en raison d’une participation grandissante, l’épreuve évolue : le chrono s’invite à la fête. Conséquence : le raid passe d’une marche à une course. Années après années, sur ce parcours quasiment identique, les traditions perdurent, entre conditions hivernales nocturnes souvent éprouvantes. Une aventure humaine, à esprit authentique, décidément à part, à vivre et à revivre. « C’est une belle classique à laquelle on devient vite accroc… entre magie de la course nocturne, glaciale et énigmatique », confiait la traileuse Sylvaine Cussot sur Instagram. Une ambiance décidément à part.

Départ en masse Sainté Lyon de nuit
(Sainté Lyon / Gilles Reboisson)

Une course pour boucler la saison, mais pas vraiment en douceur

C’est vrai qu’en début d’hiver, les courses ne se bousculent pas dans le calendrier, contrairement au printemps et à l’été. Un réel avantage pour la SaintéLyon qui ne souffre quasiment d’aucune concurrence. Pourtant, ayant lieu à la fin de la saison, c'est une épreuve exigeante. En effet, courir l’hiver augmente la demande énergétique – en calories et en oxygène principalement. De plus, le froid peut parfois causer des problèmes respiratoires voire de l’hypothermie et de la déshydration. Seule solution pour éviter ces désagréments : être à l’écoute de son corps.

Même si, on l’aura compris, ce n’est pas une course aux conditions les plus agréables, cela n’empêche pas les athlètes, souhaitant terminer leur année sur un ultime challenge, de foncer sur cette épreuve de choix. Pour cette 67e édition, malgré une légère baisse de 12%, en raison du contexte et des contraintes sanitaires, de nombreux coureurs feront le déplacement : tous les départements français seront représentés ainsi que 18 pays.

Coureurs Sainté Lyon de nuit
(Sainté Lyon / Gilles Reboisson)

Des conditions météo souvent extrêmes, mais "c'est ça qu'on aime"

« Sur les dernières éditions, nous avons tout connu, entre la neige, la pluie et la boue », explique ainsi Romain Houzé, organisateur de la course à 20 Minutes. Certes, aller courir dans ces conditions demande une certaine détermination, surtout quand la neige est de la partie, mais c’est ce qui semble faire tout l’attrait de cette course. « Un cocktail fait de résilience, de panache et d’intelligence. La résilience pour courber l’échine sans jamais rompre malgré la nuit, le froid et l’humidité » confiait Baptiste Chassagne, 3e au championnat de France de trail, sur Instagram en 2019 après une énième édition mémorable.

Que serait la SaintéLyon sans ses conditions extrêmes ? En plus de ravir les coureurs, elles favorisent la médiatisation de l’événement. On se souvient notamment des températures polaires de l’édition de 2010, sublimée par 40 cm d’une neige piégeuse en fin du parcours, rendant la progression des coureurs difficile tout en leur offrant un décor des plus féériques. Une aventure où seulement un athlète sur deux était passé sous l’arche d’arrivée.

Coureur Sainté Lyon de nuit
(Sainté Lyon / Gilles Reboisson)

Le plaisir de courir de nuit mais sans faire forcément un ultra

Expérience généralement réservée aux ultras, surtout en cas de fortes chaleurs annoncées, les départs de nuit apportent une ambiance particulière, presque magique, au milieu d'un balai des frontales à flanc de montagne, tout en pimentant ces courses. Avec un départ à minuit depuis Saint-Etienne, la SaintéLyon, s’inscrit dans cet esprit trail : une proximité avec la beauté et la rudesse des éléments qui demande une gestion particulière – alimentation, cycle de sommeil et perceptions étant totalement bouleversés. Gambader de nuit, c’est autre chose. Et tout le monde peut tenter l’aventure, grâce aux divers formats proposés lors de ce rendez-vous culte de fin de saison, attirant de nombreux coureurs passionnés de tous les horizons : élites comme amateurs anonymes, traileurs comme runner.

Coureur Sainté Lyon de nuit
(Sainté Lyon / Quentin Iglesis)

Pouvoir y participer, mais à son rythme et à son niveau

Malgré la légitime réputation d’événement, un large éventail de coureurs peut venir se frotter à la SaintéLyon, grâce aux nombreuses formules habilement ajoutées au fil du temps par l’organisation. Un moyen d’augmenter le nombre d’inscrits tout en s’ouvrant à de nombreux passionnés pouvant franchir, à leur rythme, année après année, les divers paliers – de la Saintétic (13 km, 250m de D+) à la LyonSaintéLyon (156 km, 4400 m de D +) en passant par la Saintésprint (23 km, 400 m de D+) ou encore la Saintexpress (46 km, 1 000 m de D+)-. Que de chemin parcouru depuis l’époque où les cyclistes lyonnais bravaient des hivers encore plus rudes à travers les Monts du Lyonnais !

Coureurs Sainté Lyon de nuit
(Sainté Lyon / Quentin Iglesis)

De la route, mais aussi du trail

Raid nocturne atypique, entre bitume et route, la SaintéLyon, dont les sentiers étaient foulés par de plus en plus de traileurs, se tourne aujourd’hui davantage vers le trail, renversant son rapport historique de 60% de route pour 40% de chemins. Au programme : une partie bucolique par les forêts et les champs des Monts du Lyonnais et un petit parcours urbain à travers les faubourgs de Lyon. Sachant s’adapter au paysage médiatique de la course à pied depuis toujours, en 2001, les organisateurs ont opéré un changement notable, en s’associant avec ExtraSports, agence lyonnaise d’événementiel qui a également à son actif le Lyon Urban Trail, le trail des Forts de Besançon, le Lyon Free Bike ou encore le Marathon du Beaujolais. À une époque où le trail était en plein essor, en devenant plus sauvage, plus nature, rajoutant du dénivelé tout en ayant des sentiers assez peu techniques, cette course est une parfaite initiation à la discipline. Plus aucun doute : la SaintéLyon, c’est le rendez-vous de l’hiver.

Coureurs Sainté Lyon de jour
(Sainté Lyon / Peignée Verticale)

Une course urbaine, mais un événement précurseur en matière d’écologie

Inaugurant le gobelet réutilisable et la patrouille verte - brigade qui suit l’épreuve afin de ramasser l’ensemble des déchets des coureurs sur les sentiers – dès 2008, on peut dire que la SaintéLyon fait figure de modèle en termes d’écologie, ce qui n'est pas le cas de toutes courses. En effet, dès 2006, les organisateurs ont commencé à sensibiliser les participants sur le sujet visant à minimiser les nuisances liées à la course tout en tentant de limiter leur impact énergétique. Cette année encore, pas de « welcome bags », de gobelets ni de bouteilles plastiques aux ravitaillements, pas de bulletins d’inscription papiers mais la mise en place d’un tri sélectif sur les différents points d’accueil ainsi que de navettes.


Du 13 km au 156 km : les 5 épreuves proposées sur la SaintéLyon

« SaintéLyon », 78 km, en solo ou relais (2, 3, 4 coureurs)
Dénivelé : 2 040 m de D+
Départ : 23h30

« Saintexpress », 46 km
Dénivelé : 1 000 m de D+
Départ : 23h

« SaintéSprint », 23 km
Dénivelé : 400 m de D+
Départ : 23h

« Saintétic », 13 km
Dénivelé : 250 m de D+
Départ : 22h30

« LyonSaintéLyon, 156 km
Dénivelé : 4 400 m de D+
Départ : 9h30

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