Il y a des rencontres qui marquent une existence, tout comme des films qui vous transforment. Loving Karma est la suite très attendue de Tashi and the Monk, documentaire récompensé par un Emmy Award, réalisé par Johnny Burke & Andrew Hinton. Tourné dans les contreforts de l’Himalaya, le film revient sur l’histoire de Tashi, une enfant abandonnée, difficile et marquée par un lourd passé, recueillie par Lobsang Phuntsok, fondateur de Jhamtse Gatsal, « Jardin d’amour et de compassion ». Plus qu’un récit de passage à l’âge adulte, Loving Karma ouvre une fenêtre sur ce refuge, où plus de 125 enfants retrouvent un foyer, une famille et un avenir. « Lorsque nous choisissons la compassion, nous ne transformons pas seulement une vie, nous semons des graines pour guérir le monde entier. » Récompensé par le Prix du Public et l’Aigle d’Or (Grand Prix) au Festival Aventure et Découverte de Val D’Isère, ce film exceptionnel est disponible en exclusivité pendant 72 heures sur Outside. Rencontre.
Dans l’Arunachal Pradesh, au nord-est de l’Inde, aux frontières du Bhoutan et du Tibet, se trouve un lieu unique. Perché à plus de 2 000 mètres d’altitude, au pied de l’Himalaya indien, Jhamtse Gatsal n’est ni tout à fait une école, ni un monastère. C’est un refuge, un « jardin d’amour et de compassion », où Lobsang Phuntsok, ancien moine bouddhiste, recueille des enfants abandonnés, souvent victimes de violences et profondément marqués par le traumatisme. Il leur offre un toit, des vêtements, de la nourriture, une éducation, mais surtout une famille et un avenir.
Lorsque Tashi arrive à Jhamtse, elle est la plus jeune des enfants. Sauvage et en colère, elle frappe ses compagnons et refuse toute aide. Elle porte en elle la colère de son passé. « Est-ce mieux de se battre ou d’être amis ? » lui demande Lobsang Phuntsok, celui qui deviendra peu à peu sa figure paternelle.
Le documentaire la retrouve douze ans plus tard, devenue adolescente. Les rôles se sont inversés : c’est désormais à Tashi de prendre soin des plus jeunes, ceux qui viennent d’arriver, et de jouer le rôle de grande sœur. Son histoire reflète aussi la continuité du travail de Lobsang Phuntsok. Lui qui s’est engagé corps et âme dans cette mission cherche avant tout à redonner à chaque enfant l’enfance qui lui a été volée. Chaque enfant accueilli à Jhamtse y trouve une place pour la vie.
Outside a eu l’opportunité de rencontrer cet homme d’une grande sagesse et profondeur, lui aussi marqué par une enfance similaire. Cette « force tranquille, pilier de ce lieu », comme le décrit Sylvain Tesson lorsqu’il lui remet le Prix du Public et le Grand Prix du Jury au Festival Aventure et Découverte de Val d’Isère, affirme ne jamais ressentir la fatigue face au destin qu’il a endossé.

Loving Karma disponible en libre accès du vendredi 24 avril au dimanche 26 avril pour Outside.
La naissance d’un moine
Le parcours de Lobsang Phuntsok fait écho à celui des enfants que l’on découvre dans Loving Karma. Sa capacité à les guider avec une telle justesse trouve sa source dans son propre passé, marqué par les souffrances qu’il a lui-même endurées.
Enfant rebelle, Lobsang est élevé par ses grands-parents dans une région reculée, à la frontière du Tibet et de la Chine. « Je les entendais souvent discuter de moi, se demander ce qu’ils allaient faire, raconte-t-il. Ils vieillissaient, et se demandaient : comment va-t-il survivre quand nous ne serons plus là ? » Finalement, ses grands-parents prennent la décision de l’envoyer au monastère.
« Il y a deux types de personnes qui deviennent moines, poursuit-il. Ceux qui sont intelligents, très spirituels, et qui entrent au monastère très jeunes. Et puis il y a une autre catégorie, celle des enfants turbulents, destructeurs, à laquelle j’appartenais. Dans ces cas-là, dans la société bouddhiste tibétaine, le monastère ressemble presque à ce que l’Occident appellerait un hôpital psychiatrique. »
Son enfance a été marquée par des épisodes sombres. « J’ai essayé de me suicider trois fois », confie-t-il. « Le seul moment où je pensais pouvoir ressentir de la joie, c’était en mettant fin à ma vie. Je ne savais pas qu’on pouvait ressentir de la joie en étant vivant. Je ne suis pas devenu moine parce que j’étais intelligent, ou très spirituel, ou un enfant positif. Au contraire, j’étais l’extrême opposé. »
À l’âge de six ans, après avoir longtemps résisté, Lobsang Phuntsok est finalement envoyé dans un monastère au sud de l’Inde, à l’opposé complet de chez lui. Le voyage, qui dure près de dix jours, marquera le début d’un séjour de plus de dix-huit ans.
Le début de cette nouvelle vie est loin d’être facile. « La première chose que les moines font, c’est te raser la tête. J’avais l’impression de perdre une partie de moi, j’étais tellement malheureux, se souvient-il. Puis ils te lavent, ils te baignent, et ils te disent : maintenant, tu dois enlever tes vêtements. » Un acte auquel il s’oppose violemment. Parmi ces objets, « j’avais un pantalon que ma grand-mère m’avait donné. J’y étais très attaché, c’était ce que j’avais de plus précieux. Je le gardais toujours avec moi pour me sentir connecté à elle. Et ils me l’ont pris…Mais je devais lâcher prise. »
Finalement, ils te prennent ton nom.
« Finalement, ils te prennent ton nom. Tu dois le laisser partir, tu ne peux plus l’utiliser. Je me sentais complètement perdu. C’était comme une forme de torture. J’avais déjà quitté mon village, mes grands-parents, tout ce que je connaissais… qu’est-ce qu’il me restait ? Je me sentais vide. » Les moines lui donneront le nom de Lobsang, qui signifie « bon cœur » en tibétain, car, comme il le dit en souriant aujourd’hui, « mon but était de passer d’un cœur dur à un cœur bon ».
C’est dans cette vie d’ascète que Lobsang commencera à se retrouver. « C’étaient les premiers pas de la méditation, explique-t-il, comprendre que le bonheur et la paix ne dépendent pas de l’extérieur. Pour savoir qui tu es, il faut enlever tout ce que tu crois être. »




Huit ans d’enseignement à Boston
Privé de ses biens, de ses repères, et même de son propre nom, Lobsang Phuntsok poursuit son chemin au sein du monastère. Il reçoit l’opportunité de suivre une formation pour traduire et enseigner le bouddhisme en anglais, destinée à un public occidental, sous l’égide du Dalai Lama. En 2000, son professeur l’emmène à New York, aux portes des Nations Unies, pour le Sommet du Millénaire. Invité à y enseigner pendant un an, il prolonge finalement son séjour et finit par passer huit ans aux États-Unis, à Concord, près de Boston.
C’est là que son chemin croise celui de Mark Foley, aujourd’hui à la tête de l’organisation qui soutient la communauté de Jhamtse Gatsal. « Parfois, on regarde en arrière et on se demande comment les choses s’alignent dans l’univers », confie-t-il, lui qui appelle Lobsang Genla (« ami spirituel » en sanskrit). « Toutes les connexions qui ont permis à Genla d’arriver à Concord, dans le Massachusetts… C’est juste fou. »
« J’ai rencontré Lobsang il y a vingt-cinq ans, poursuit Mark. Ce jeune moine bouddhiste tibétain venait d’arriver d’Inde, et il enseignait tout près de chez moi, à Concord. J’avais lu un article dans un journal, et je commençais tout juste à m’intéresser au bouddhisme. Je suis allé l’écouter un jeudi soir, et dès cette première rencontre, quelque chose a changé en moi. C’était… un déplacement intérieur, presque immédiat. J’avais quarante ans, et c’est là que j’ai commencé à méditer pour la première fois. Ça a complètement transformé ma vie. »
Pendant ses huit années d’enseignement à Boston, Lobsang Phuntsok intervient dans des écoles et accompagne des adolescents en difficulté, confrontés à de graves problèmes de santé mentale, parfois même à des pensées suicidaires. « Ce qui était le plus marquant, ce n’était pas seulement ce qu’il disait, mais la manière dont il vivait », explique Mark. « On pouvait l’écouter pendant une heure, ressentir quelque chose de très apaisant, très ancré… mais le véritable enseignement, c’était dans ses actions. Il incarnait parfaitement ce qu’il partageait. Quand on voit ce qu’est devenu Jhamtse Gatsal en vingt ans, on se dit simplement : voilà ce qu’est la compassion en action. »
La création de Jhamtse Gatsal, le jardin de l’amour et de la compassion
« La seule chose que mes grands-parents m’ont vraiment demandée, lorsqu’ils m’ont envoyé au monastère, c’était de trouver l’humanité en moi », raconte aujourd’hui Lobsang. « Et mes professeurs m’ont aidé à trouver un sens à ma vie. Ils me disaient souvent : ‘ta douleur est ta ressource’. Elle n’est ni mauvaise, ni négative. Utilise-la pour devenir quelque chose de plus grand que ce que tu ressens et ce que tu penses. »
Cet enseignement est au cœur de son propre parcours, mais aussi de ce qu’il observe dans le monde, bien au-delà de l’Inde. « J’ai rencontré des enfants partout, même en Amérique, confrontés à la drogue, sombrant dans la dépression. Les aider a donné un sens à ma vie. » Son passé, quant à lui, reste une source d’énergie inépuisable. « Je ne veux qu’aucun enfant ne vive ce que j’ai vécu. Ils méritent une vie meilleure. »
Je ne veux qu’aucun enfant vive ce que j’ai vécu.
« J’étais très partagé, poursuit-il. Tout le monde peut parler de spiritualité quand tout va bien. C’est facile de se sentir éclairé quand la vie est paisible. Mais la vraie mesure de la spiritualité, c’est quand tu fais face à la réalité. » C’est de cette prise de conscience qu’est née l’envie de retourner dans sa terre natale, où les conditions de vie sont bien plus difficiles qu’aux États-Unis, et où les besoins des enfants de l’Arunachal Pradesh sont urgents.
Jhamtse Gatsal, né en 2006, connaît des débuts difficiles. « Les gens pensaient que j’étais fou, se souvient Lobsang. Ils hésitaient à s’associer à moi, il y avait beaucoup de conflits. » Mais cela ne le surprend pas. « Je sais que tout changement significatif passe par cette étape. Il n’y a pas de raccourci. Si tu restes ouvert et déterminé, tu y arriveras, mais le chemin n’est jamais facile. »



Une enfance scolaire et spirituelle
Lobsang s’inspire de sa pratique bouddhiste pour créer Jhamtse, tout en reconnaissant que tous les enfants ne sont pas destinés à une vie monastique. « Tout le monde ne peut pas devenir moine, admet-il. Mais si je peux transmettre l’essence de ce que j’ai appris au monastère, en en faisant quelque chose de concret, alors chaque enfant pourra en bénéficier. »
De cette vision naît une école perchée à flanc de montagne, où les enfants reçoivent un enseignement classique — mathématiques, anglais, sciences, histoire — tout en apprenant à jardiner, construire, prendre soin les uns des autres et à appréhender « toutes les facettes de la vie ». Une éducation à la fois académique et profondément humaine, où l’attention portée à l’autre devient une compétence essentielle. Dans ce cocon d’entraide, d’écoute et de non-jugement — un lieu d’amour et de compassion au sens le plus concret — les enfants, malgré des traumatismes souvent lourds, révèlent une joie de vivre débordante. D’abord composée de 85 enfants, la communauté en accueille aujourd’hui plus de 130.
Cependant, Lobsang Phuntsok ne peut pas accueillir tous les enfants de la vallée. Dans le film, on le voit partir à la rencontre de familles vivant dans une précarité extrême, notamment une vieille dame dévastée par le suicide de son petit-fils, âgé de onze ans, qu’elle lui avait confié quelques années plus tôt. Une décision qui le tourmente encore, mais à laquelle il reste attaché. Pour Lobsang, Jhamtse Gatsal ne se résume pas à une simple organisation caritative, mais à un engagement de toute une vie. « Quand j’accueille un enfant, ce n’est jamais pour le court terme », précise-t-il. « Je ne me projette pas seulement dans cinq, dix ou quinze ans. Il fait désormais partie de nous pour toujours. Je dois penser à toute sa vie, jusqu’à son dernier souffle. »
« C’est une relation. Et une relation, c’est pour la vie », poursuit-il. Une temporalité qui dépasse même l’existence présente. « En tant que bouddhiste, je parle aussi de la prochaine vie. Quand je m’engage, c’est un engagement total. » D’où la nécessité de réfléchir profondément avant de prendre la décision d’accueillir un enfant sous son aile. Celui que beaucoup appellent aujourd’hui « papa » n’a pourtant jamais cherché à endosser ce rôle. « Quand tu prends soin de quelqu’un, cela se fait naturellement », dit-il simplement.
Enfants, frères et soeurs : grandir en prenant soin des autres
On le suit dans le film, les enfants qui ont grandi au sein de la communauté deviennent, avec le temps, des figures de référence pour les plus jeunes. Frères et sœurs, ils prennent sous leur aile ceux qui arrivent, comme Tashi, qui veille sur Karma, un petit garçon timide et fragile, venu d’une famille nomade. Cette responsabilité s’intègre pleinement dans la vision de Lobsang. Il explique que cela fait partie du processus de méditation. Pour lui, la méditation ne se résume pas à rester assis en silence ou se retirer du monde. Il s’agit de s’engager dans la vie, de faire face à la réalité.
Tashi, elle-même marquée par la colère à son arrivée, reconnaît chez Karma des comportements qu’elle a autrefois vécus. « La colère n’est pas forcément mauvaise. C’est une énergie. Si on apprend à la diriger vers quelque chose de positif, elle peut devenir très puissante », explique-t-elle. Dans ce processus, prendre soin de Karma n’est pas simplement l’aider, c’est aussi une manière pour elle de se soigner. « Elle sait ce que c’est d’être en colère et de voir quelqu’un venir vers toi avec douceur, sans te rejeter. Elle a connu cela. »
« Et si parfois, elle ressent encore l’envie de frapper, reconnaît Lobsang, ce déclenchement est important. Il lui rappelle d’où elle vient. Si elle fait pour lui ce que les enfants de Jhamtse ont fait pour elle, il changera. Ce n’est pas simplement un service qu’elle lui rend. C’est une étape de sa propre méditation.»
La colère est une énergie. Et lorsqu’elle passe à travers la compassion, elle devient de la bienveillance.
C’est aussi pour cette raison que les enfants les plus difficiles sont parfois confiés à ceux qui ont une grande énergie. « Des enfants comme Tashi ont besoin de cette responsabilité, explique-t-il. Ils ont la force nécessaire pour y faire face. Ainsi, à la fin de la journée, elle n’a plus l’énergie pour se confronter aux autres », ajoute-t-il en riant.
Si l’exemple de Tashi est mis en avant, elle n’est pas la seule. « Certains enfants ont traversé des épreuves encore plus difficiles, précise Lobsang, et aujourd’hui ils sont à l’université, ou ils travaillent avec moi. Mais il y a aussi des enfants avec qui je n’arrive pas à avancer », admet-il sans détour. Pourtant, il considère cela comme une pratique de toute une vie. « Et si je n’y parviens pas dans cette vie, je reviendrai, je me réincarnerai et je continuerai. Il n’y a pas d’urgence. »



Commet être témoin d’amour et de compassion
Que signifie réellement faire preuve d’amour et de compassion ? Pour Lobsang Phuntsok, la réponse est simple : « L’une des façons les plus profondes d’exprimer son amour, c’est par l’attention, explique-t-il. Être pleinement présent, offrir toute son attention, sans distraction — que ce soit à un enfant, à un proche, ou à n’importe qui. »
Pour Lobsang, amour et compassion ne sont pas deux notions distinctes, mais les deux aspects d’une même réalité. « L’amour, c’est cette capacité à percevoir ce dont une personne a besoin, explique-t-il. Si vous n’aimez pas quelqu’un, vous ne lui accorderez jamais assez d’attention pour comprendre cela. La compassion, quant à elle, permet de reconnaître la souffrance, les difficultés, les blessures, les obstacles dans la vie de l’autre. Et à partir de là, elle pousse à l’action, pour soulager, pour trouver une solution, pour retirer ce qui entrave. Là où l’amour rajoute, la compassion enlève. L’un comme l’autre, précise Lobsang, ne sont pas des concepts, mais des actions. »
Si Lobsang semble posséder un puits inépuisable d’amour et de compassion, accompagner des enfants marqués par des traumatismes profonds reste un défi constant. « La partie la plus difficile, en réalité, ce n’est pas eux, c’est soi-même, confie-t-il. Le manque de patience et les limites dans la compréhension de leur douleur sont mes véritables obstacles. »
Pour lui, tout commence par ce retour vers soi. « Face à un problème, nous avons tendance à regarder à l’extérieur, observe-t-il. Nous nous demandons ce qui ne va pas chez l’autre, dans le système, dans le monde. Mais il faut ramener l’attention vers l’intérieur. Dès que l’on devient conscient de ce qui se joue en soi, plus de la moitié du problème disparaît. Pourquoi suis-je en colère ? D’où vient cette agitation ? Au départ, on croit que la cause est extérieure, qu’elle vient d’un enfant ou d’un comportement. Mais lorsque l’attention revient à soi, les choses se clarifient. C’est encore une autre forme d’amour. »
Quand vous êtes en colère, cela veut dire que quelque chose en vous demande de l’attention. Votre corps, votre esprit, votre cœur vous appellent.
Lobsang Phuntsok
Du jardin de l’Himalaya à une idée universelle
Si Jhamtse Gatsal demeure intimement lié au lieu où Lobsang vit avec les enfants, son message, lui, est universel. Les réalisateurs le soulignent eux-mêmes : là où Tashi and the Monk racontait avant tout l’histoire d’une communauté, Loving Karma en élargit la portée. Le « jardin de l’amour et de la compassion » n’est plus seulement un lieu, mais une réalité qui existe aussi en chacun de nous.
« Pendant presque dix ans, quand j’étais aux États-Unis, je n’ai fait que parler de compassion. Et ensuite, pendant plus de dix ans, je l’ai mise en pratique à Jhamtse. Aujourd’hui, après vingt-cinq ans de chemin, il faut partager cela avec le monde. »
« Regardez la vie de ces enfants, d’où ils viennent », poursuit Lobsang. Beaucoup ont grandi sans parents, ont connu la faim, des traumatismes profonds. Et pourtant, regardez comment ils changent, comment ils deviennent heureux. Si ces enfants peuvent trouver la paix, la joie, le contentement, alors tout le monde peut y arriver, affirme-t-il. Le bonheur est un choix. Le contentement est un choix. La paix est un choix. Et ces enfants en sont la preuve vivante. »
À une époque où beaucoup se sentent déconnectés, désorientés, parfois sans perspective, le message de Lobsang prend tout son sens. Avec un peu d’attention et de compassion, il est possible de transformer une vie. La communauté de Jhamtse Gatsal célèbre aujourd’hui ses vingt ans. Et à travers Loving Karma, il devient évident que cette histoire ne fait sans doute que commencer.
Pour en savoir plus sur Jhamste Garden et soutenir l’association, visitez jhamtse.org
Photo d'en-tête : Johnny Burke & Andrew Hinton