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Dan Green Cocodona 250
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  • Trail Running

Le remplaçant de Jim Walmsley sur la Western States 100 ? Dan Green, un outsider de 28 ans 

  • 28 mai 2025
  • 5 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

On se préparait au duel Jim Walmsley - Kilian Jornet le 28 juin en Californie sur la Western States 100. Mais il n’aura pas lieu, La méga star américaine - 35 ans, quatre fois vainqueur de cette épreuve - ayant renoncé à y participer, vient-on d'apprendre. Consternation dans le monde du trail, où cette course était attendue comme un des grands moments de la saison. Mais jubilation du côté d'un certain Dan Green, annoncé hier par l’organisation comme son remplaçant. À 28 ans, le jeune Américain est quasiment inconnu en France, mais aux États-Unis, il fait figure de star montante… depuis trois semaines seulement. Le 7 mai, il créait en effet la surprise en explosant le record du redoutable Cocodona 250, un ultra de plus de 400 km disputé en Arizona. C’était la première fois qu’il courait sur une telle distance. 

Quand le 22 mars Jim Walmsley, Kilian Jornet et Vincent Bouillard sont montés sur le podium du Chianti Ultra Trail, l’excitation était à son comble. Non seulement, ils venaient de boucler une course épique, mais ils repartaient avec un ticket pour la Western States 100, l'un des quatre monuments de l'ultra-trail dans le monde organisé les 28 et 29 juin prochain. Ce qui laissait augurer une nouvelle battle de haut niveau sur un terrain sauvage extrêmement exigeant, 170 km et 5 500 m de dénivelé positif. 

À un mois du départ, coup de théâtre, le grand favori, Jim Walmsley - 35 ans, quatre victoires sur cette épreuve (2018, 2019, 2021 et 2024) – a renoncé à y participer. On n’en connaît pas encore la raison, mais une chose est sure, c’est que c’est certainement la mort dans l’âme que le tenant du titre et détenteur du record ne se présentera pas le 28 juin à la Western States où il règne en maître. 

Quatre semaines pour récupérer et se préparer

Mais le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c’est un autre Américain qui se voit propulsé sur la ligne de départ, Dan Green, 28 ans. Inscrit sur la liste d'attente avec 75 autres traileurs, il courra sous le dossard 392. Si la Western States existe depuis près d'un demi-siècle, c’est seulement depuis 2017 qu’elle a créé une liste d'attente, ouverte jusqu’au dernier moment. L’année dernière, le 35e coureur sur la liste a appris qu'il allait pourvoir participer le vendredi après-midi avant la course.

Cette année, Dan Green, aura un peu plus de temps pour s’y préparer, physiquement mais aussi psychologiquement. Les quatre semaines qu’il a devant lui ne seront pas de trop. Car le jeune Américain est en pleine récup de la Cocodona 250. Un ultra disputé dans l’Arizona, que non seulement il a remporté le 7 mai, mais dont il a également battu le record, en parcourant les 411 km et plus de 9140 m de dénivelé en moins de 59 heures, soit exactement 58 heures et 47 minutes, l’ancien record étant de 59 heures, 50 minutes et 55 secondes. Et ce, en dormant une heure seulement au total. Impressionnant quand on sait que Green, spécialiste du 100 miles, courait son premier 200 miles et que, sur cette épreuve très exigeante, la reine Courtney elle-même a chuté et a dû abandonner au 108e mile (174 km), après 26 heures 30 minutes d'effort, alors qu’elle était en tête.

Aussi écrivait-il, il y a quelques jours sur son compte Instagram : « Je me remets dans le bain. Je me sens bien physiquement et j'ai hâte de terminer cette récup. J'ai hâte de reprendre un entraînement de qualité. J'espère continuer sur cette lancée ! ».

Il ne savait pas alors qu’il allait pouvoir s’aligner sur la Western States aux côtés d'un Kilian Jornet très en forme, si l’on en juge par ses dernières sorties, très impressionnantes, qui arrive avec la ferme intention de jouer la gagne, quatorze ans après sa victoire sur cette épreuve.

Kilian Jornet, Vincent Bouillard, tous deux bien décidés à s'imposer

Sur la ligne de départ aussi, un autre jeune coureur, porté lui aussi subitement sur le devant de la scène : Vincent Bouillard. Vainqueur surprise de l’UTMB 2024, il va découvrir un terrain nouveau, comme il nous l’expliquait récemment : « La Western States m’intrigue, elle me fait très peur. En bonne partie parce que c’est une région dans laquelle je n’ai pas vécu directement, c’est une autre partie de la Californie. Elle est tellement différente de plein d’autres, de par les conditions de chaleur, de sécheresse, que ça m’intéresse d’y aller ».

La chaleur, la sécheresse, Dan Green, natif de West Virginia connaît. Mais cet ex champion universitaire de cross-country, actuellement vendeur chez Robert's Running and Walking Shop, a montré qu’il savait aussi gérer le froid, la boue et la neige sur le Cocodona 250, où la météo a été particulièrement éprouvante cette année. Interviewé par Run (groupe Outside), il raconte cette course, son premier 200 miles. En voici des extraits choisis, de quoi donner quelques indices sur le niveau physique, et surtout mental, d'un coureur avec lequel on va devoir compter le 28 juin d'autant que, cette fois, il court sur sa distance favorite, le 100 miles.

Sa préparation pour le Cocodona 250

« Quelques semaines avant le Cocodona, j'ai fait un petit 100 miles en Pennsylvanie appelé Rabid Raccoon. Et je me suis dit : 'Si j'arrive à courir 100 miles en me sentant à l'aise, je pourrai sûrement faire une course de plus de 200 miles'. J'ai donc participé à cette course et j'ai couru 17 heures très facilement, puis j'ai couru 100 miles la semaine suivante et je me suis senti très bien ».

Sa réaction face au départ rapide de ce 200 miles

« Je n'étais pas du tout stressé par la position de chacun des coureurs dans les 100 premiers kilomètres, tout simplement parce qu'il restait 156 kilomètres et que beaucoup de choses peuvent se passer à ce moment-là, surtout si vous vous sentez bien. Le premier jour, j'ai vraiment attendu mon heure. J'y allais doucement dans les montées, en faisant attention aux passages plus techniques. J'étais content que ce ne soit pas aussi technique qu’on me l’avait dit (...). Mais j'ai pris mon temps ».

Sa progression tout au long de la course 

« Je ne pensais pas vraiment que je rattraperais les gens aussi rapidement que je l'ai fait. C'était fou de tomber sur Harry Subertas, le vainqueur de 2024. Je me disais : "Mais qui est ce type ? Je ne l'avais jamais rencontré auparavant et je ne savais pas à quoi il ressemblait. Il était un peu amoché parce qu'il venait de tomber, mais je l'ai dépassé et j'ai continué à me battre parce que c'était une section très facile à courir. En sortant de Prescott au kilomètre 77, nous avons lentement rattrapé Courtney Dauwalter : c'était assez fou. (…) ».

Sa gestion de la première nuit, pluvieuse et boueuse

« Le froid m'a peut-être atteint un peu, moins d'une heure. Mais le pire, c'est la boue, parce que vous ne pouvez pas vraiment courir (…). C'est vraiment déprimant. Je n'avais pas fait de recherches, donc je ne savais pas vraiment combien de temps je resterais dans la boue (…). Mais il fallait que je le sache pour rester sain d'esprit. En fin de compte, avec mon équipe, on a fait un calcul approximatif, et je me suis dit : 'OK, j’ai compris' ».

Son rapport au sommeil

« La deuxième nuit, le jour et la nuit se confondaient(..). J'ai eu l'impression de vivre une seule et même journée. Je n'ai pas eu l'impression de vivre deux jours et demi.
J'étais très heureux d'être seul. Je me suis dit : 'OK, premier objectif, ne te perds pas' (…). Tout s'est bien passé pendant un moment, je n'ai pas eu de problème. Je ne me suis pas perdu. Je n'ai jamais eu d'hallucinations. Ma clarté mentale a été très bonne pendant tout ce temps. J'avais juste un peu sommeil de temps en temps, mais à part ça, ça allait très bien. Mon mental était très bon ».

Sa réaction à l'arrivée 

« Je poussais juste pour obtenir le meilleur temps possible. C'était fou. C'était la libération, l'excitation, l'incrédulité. C'était incroyable. Pendant la course, j'avais tellement déconnecté mon esprit, que j'étais un peu déconnecté de toute la situation. C'était une bonne chose pour la course, car je ne me souciais pas vraiment de ce qui se passait ou de l'heure de la journée. Avec le recul, j'aurais aimé être un peu plus en phase avec l'arrivée, mais c'était quand même génial ».

Le Cocodonia l’a-t-il changé ?

« Je me sens toujours le même. Je veux toujours m’entraîner dur, je veux toujours aller courir. J'ai participé à un certain nombre de courses, mais ce que vous faites, le temps que vous courez... ça n'a pas d'importance si vous ne gagnez pas. J'ai participé à la Javelina l'année dernière, j'ai couru moins de 13 heures et je n'ai rien gagné, ce qui est très bien. On ne gagne pas d'argent à la course, on y va pour se tester et pour faire quelque chose qu'on aime, pas pour valider quelque chose pour quelqu'un d'autre ».

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