Suite au récit de son périple sur le Pacific Crest Trail, Pierre Orsoni répond aux nombreuses questions que l'on peut se poser sur cette aventure. État d'esprit, de forme, préparation, ravitaillement, maux en tous genres, petits plaisirs et regrets. Tout (ou presque) ce qu'il faut savoir sur le PCT.
Le PCT est-il fait pour vous / Êtes-vous fait(e) pour le PCT ?
Le PCT n’est pas un sentier très difficile. A part quelques passages dans la Haute Sierra, certains cols et gués dont la dangerosité est clairement indiquée et mesurée, le chemin ne présente aucune difficulté technique. Il a la particularité d’être quasi continu : c’est une bande de sable qu’on suit du Mexique jusqu’au Canada. A part en cas de neige qui brouille tous les repères, il est très difficile de se perdre. Techniquement et physiquement, tout le monde peut s’y attaquer à condition d’en avoir le temps, l’envie et les moyens financiers. J’ai vu des gens de tous âges sur le sentier, y compris de jeunes enfants, et toutes constitutions physiques, y compris en forte surcharge pondérale.

La réponse à la question dépend surtout de ce que vous recherchez.
- Vous voulez réaliser un exploit physique, pouvoir dire que vous avez fait un sentier mythique ? Vous avez déjà marché l’AT et le CDT et il ne manque plus que le PCT à votre palmarès pour obtenir votre Triple Crown ?
- Le PCT est fait pour vous, et a priori vous n’avez pas besoin de lire cet article.
- Vous aimez la marche, vous avez du temps devant vous et envie d'un trip avec des potes pour des souvenirs géniaux ?
- Il y a fort à parier que le PCT vous plaira. Veillez quand même à vous préparer correctement et à bien choisir les gens avec qui vous partez, la vie sur le trail est intense et peut mettre les amitiés à rude épreuve. Au pire, vous pourrez vous séparer en chemin, marcher seul(e) un moment, vous greffer sur un autre groupe, rencontrer des gens nouveaux, quitte à ce que ce soit pour mieux retrouver vos amis ensuite.
- Vous êtes en quête de spiritualité, vous voyez la marche comme une méditation, vous voulez vous (re)connecter à une nature sauvage, en quête de votre essence ?
- Le PCT peut vous offrir tout ça, mais attention : le thru-hike northbound est une transhumance : beaucoup de monde sur le sentier. Très souvent, vous serez amené(e) à interagir avec des individus ou des groupes qui ne sont pas forcément dans le même état d’esprit. Les week-ends, vous partagerez le sentier avec les locaux qui viennent se détendre. Aux États-Unis, cela signifie que vous entendrez des motos cross, des quads et des buggys, et que vous croiserez des gens qui sont venus utiliser leurs armes à feu dans la forêt. A part dans la Haute Sierra, il faut vous attendre à ça tous les weekends. Si vous recherchez la solitude à tout prix, peut-être envisagerez-vous de marcher le PCT southbound...
- Vous êtes en quête de paysages sublimes et vous voulez en prendre plein la vue tous les jours pendant 4 ou 5 mois ?
- Attention, le PCT est un LONG chemin. Si beaux qu’ils soient, les paysages deviennent vite assez répétitifs, la monotonie s'installe et influence le moral. Les écosystèmes sont très variés d’une section à l’autre, et c’est probablement ce qui fait l’originalité du PCT, mais parfois le manque de beauté formelle des paysages traversés peut être frustrant.
- Le désert est probablement la partie la plus exotique pour les Européens. Mais gare à la vision romantique qu’on attache à ce terme : il s’agit en fait d’une région qui a un climat désertique. En pratique, il y a des plantes, des animaux, de l’eau, et même des fleurs (magnifiques d’ailleurs). Ne vous attendez pas aux dunes du Sahara.
- Si vous êtes adeptes de forêts majestueuses, il est possible que vous soyez mieux servis ailleurs dans le monde. Les sols sont fragiles et très instables dans ces régions, et beaucoup des forêts que traverse le PCT ressemblent en fait à de gigantesques jeux de mikado, c’est un peu déstabilisant. Les forêts les plus belles se trouvent sans aucun doute dans l’État de Washington, entre Chinook Pass et le Canada. Elles sont d’une incroyable beauté. Il peut être envisageable de ne s'engager que sur cette section.
- Si vous aimez les purs paysages alpins, vous risquez de revenir frustré(e). La seule partie vraiment alpine du PCT est la Haute Sierra, qui se traverse en 12 jours environ. Vous retrouverez un peu de gaz en fin de périple, dans l’Etat de Washington, mais sur le temps de marche total vous évoluerez quand même assez peu dans le type de paysages auxquels vous ont habitué les Alpes ou les Pyrénées si c’est là votre terrain de jeu habituel. Là encore, peut-être qu’il vaut mieux considérer un section-hike, et ne faire que le John Muir Trail (JMT) ? C’est un sentier de « seulement » 250 miles qui part de Yosemite Village (dans la mythique Yosemite Valley, qui a malheureusement brûlé à l’été 2018) et qui se termine au sommet de Mount Whitney. De Tuolumne Meadows jusqu’à Mount Whitney le PCT suit le JMT, c’est donc exactement le même sentier. C’est un parcours purement alpin, à la beauté surnaturelle, et en format américain…
- Enfin gardez en tête que le feu a fait des ravages considérables ces dernières années, et que très souvent il vous faudra marcher dans des forêts totalement dévastées, notamment en Oregon.
- Vous recherchez une rando confort en semi-autonomie avec des gîtes, des refuges et des maisons d’hôtes qui proposent couchage et repas chaud le soir ?
- Oubliez le PCT. C’est un chemin plutôt sauvage, très bien marqué et plutôt bien balisé, mais sans aucune infrastructure et, en dehors des ravitaillements dans les petites villes locales et des interactions que vous pourrez avoir avec les autres marcheurs, vous serez loin de la civilisation. Pas de refuges, pas de gîtes, pas de chambres d’hôtes, pas d’hôtels, pas de restaurants. Il vous faudra porter autant (ou aussi peu) que vous jugez nécessaire pour votre confort, tous les jours pendant 5 mois. Si vous avez déjà marché Compostelle et que vous voulez quand même goûter au PCT, peut-être que vous pourriez envisager un road trip dans la zone, en faisant de belles balades à la journée, ou peut-être avec une nuit en tente ? En Californie du Nord et dans l’Etat de Washington il y a beaucoup de très belles balades sur le PCT en accès facile.



Mes conseils du début à la fin

- Planifiez moins, entraînez-vous plus
- Planifiez moins : plus facile à dire qu’à faire, parce qu’en planifiant on a l’impression d’avoir le contrôle. La planification est la partie la moins importante dans toute la préparation, et paradoxalement c’est celle à laquelle on consacre le plus de temps. Bien sûr, il y a un certain nombre de formalités administratives à accomplir, et un peu de logistique quand on vient d’Europe, mais ne prévoyez rien au-delà de ce qui est obligatoire.
- Entraînez-vous plus : rien ne peut vraiment préparer à un thru-hike, si ce n’est d’en avoir déjà fait... Marcher avec son matériel est très important (le sac à dos que vous emporterez, chargé de TOUT votre matériel, avec aux pieds les chaussures que vous porterez au départ de Campo) mais ce n’est pas suffisant. Il faut marcher longtemps, et plusieurs jours de suite. L’idéal est de faire plusieurs sorties d’une semaine au cours de la saison qui précède le départ, en marchant chaque jour ce qu’on va marcher sur le PCT (15-20 miles), même si ce n’est pas évident pour tout le monde en termes de congés. A défaut, je conseille une préparation spécifique et très rigoureuse des jambes, en salle de musculation.
- Voyagez léger !
- Pendant 5 mois, tous les matins, vous allez vous lever pour marcher 10 heures en portant sur le dos tout ce dont vous avez besoin pour subsister. Ce n’est pas la même chose que de faire une sortie journée de 12 ou 14 heures, même sur terrain très technique, même en portant un sac à dos lourd. Ce régime va mettre votre corps à très rude épreuve, c’est le poids qui fera la différence pour tenir dans la durée. Chaque gramme compte, et ce n’est pas une façon de parler.
- Internet regorge de sites sur lesquels vous pouvez trouver des listes types de matériel pour un thru-hike. Partez de là et, pour chaque objet, posez-vous la question "à quelle peur est-ce que cet objet répond-il ? Si cette peur est injustifiée, n’emportez pas cet objet. Si elle est justifiée, demandez-vous si l’objet y répond de manière proportionnée. Si oui, gardez-le. Si non, prenez-en une version plus petite ou plus légère.
- Si votre poids de base (tout votre matériel, bouteilles d’eau vides et sac à dos inclus, hors nourriture et eau) dépasse 10% de votre masse corporelle, recommencez l’exercice.
- Chaussures de trail ou chaussures de rando
- Toute règle a ses exceptions, et vous verrez des gens marcher le PCT avec des chaussures de randonnée "à l’ancienne", en cuir doublé de Gore-Tex avec une tige haute qui remonte sur la malléole. J’en ai croisé, et ce choix leur convenait parfaitement. A vous de voir ce qui fonctionne pour VOUS.
- Néanmoins, l’immense majorité (98% ?) des thru-hikers utilise des chaussures de trail. Beaucoup plus souples, beaucoup plus légères, beaucoup plus respirantes, elles sont mieux adaptées aux conditions de marche peu techniques du PCT. Elles sont aussi beaucoup plus fragiles, prévoyez d’en user 4 à 5 paires sur le parcours complet.
- Votre pied va gonfler au fil du chemin. Vous pouvez partir avec 2 tailles au-dessus de votre pointure normale, et ça évoluera certainement en cours de route. Personnellement je chausse du 40. J’ai démarré avec du 42, puis je suis passé au 43 et enfin au 44.
- Testez et connaissez votre matériel
- Sur les blogs on peut se faire une idée des caractéristiques du matériel, mais c’est vous qui allez utiliser cet équipement et le meilleur moyen de savoir s’il fonctionne POUR VOUS, c’est de le tester.
- Arrêtez votre liste de matos le plus tôt possible dans votre préparation, et sortez en montagne tester votre équipement réel, COMPLET, en conditions d’itinérance. C’est important pour tout le matériel, notamment la tente et le sac de couchage. C’est indispensable pour les chaussures et le sac à dos.
- Venant d’Europe, n’envoyez pas de colis sur le trail
- L’une des stratégies de ravitaillement consiste à s’envoyer des colis en avance sur le trail mais je ne la recommande pas aux Européen(e)s, pour les raisons suivantes :
- Envoyer des colis chargés de victuailles a un coût non négligeable.
- Cela enlève une grande part de spontanéité à votre aventure
- En cas d’abandon, les colis qui se trouvent en amont seront perdus, à moins d’appeler les bureaux de poste un par un pour vous faire réexpédier les boîtes…
- Cela étant dit, il y a 2 endroits où s’envoyer un colis peut avoir du sens selon moi :
- Kennedy Meadows (mi. 702) : C’est là que vous enverrez le matériel nécessaire à la traversée de la Sierra et dont vous n’aviez pas besoin dans le désert. N’incluez pas de nourriture, vous trouverez sur place tout ce dont vous avez besoin.
- Stehekin (mi. 2.572) : Là le magasin est très peu fourni, vous envoyer de la nourriture peut être une bonne idée. C’est aussi le dernier ravitaillement avant la frontière canadienne, vous pourriez avoir envie d’inclure une petite douceur dans votre colis pour fêter votre arrivée au monument Nord. Mais ne prévoyez pas cet envoi des mois à l’avance : vous pouvez très bien le faire depuis Cascade Locks par exemple, où vous aurez une estimation fiable de votre date d’arrivée à Stehekin.
- L’une des stratégies de ravitaillement consiste à s’envoyer des colis en avance sur le trail mais je ne la recommande pas aux Européen(e)s, pour les raisons suivantes :
- Commencez lentement !
- C’est un conseil qu’on lit partout mais que peu de thru-hikers décident de suivre. Le PCT est une course de fond. Vous allez marcher 8 à 12 heures par jour pendant 5 mois avec un sac à dos, et le corps humain n’est pas fait pour ça. Il faut donc l’habituer. Près de 50% des abandons arrivent dans la première semaine de marche, soit sur blessure soit à cause du découragement, donc :
- 10 miles par jour les 2 premiers jours. Moins si vous voulez, mais pas un de plus
- 12 miles les jours 3 et 4
- 14 miles le jour 5
- 16 miles le jour 6
- 18 miles le jour 7
- C’est très peu, surtout les 10 miles des deux premières journées. Si vous avancez à votre vitesse de marche normale, vous arriverez à votre campement vers midi, 13h au plus tard, en ayant l’impression de n’avoir rien fait. Des groupes entiers de marcheurs vous dépasseront en vous demandant ce que vous fabriquez. Peut-être qu’il faudra vous séparer d’amis que vous venez de vous faire et avec qui vous avez envie de passer plus de temps. Mais il faut avoir la discipline de vous arrêter, c’est capital pour la suite. Même si vous ne vous blessez pas dans les premières journées, même si vous ne sentez pas vos muscles, le stress auquel vous soumettez votre corps en démarrant trop vite prépare le terrain pour des blessures qui apparaitront très rapidement.
- A partir de la deuxième semaine vous pouvez rester sur 18 miles par jour, qui est un très bon rythme pour faire son thru-hike dans les temps, ou vous pouvez accélérer si vous êtes un(e) marcheur(euse) rapide.
- C’est un conseil qu’on lit partout mais que peu de thru-hikers décident de suivre. Le PCT est une course de fond. Vous allez marcher 8 à 12 heures par jour pendant 5 mois avec un sac à dos, et le corps humain n’est pas fait pour ça. Il faut donc l’habituer. Près de 50% des abandons arrivent dans la première semaine de marche, soit sur blessure soit à cause du découragement, donc :
- Prenez le temps
- A moins que vous ne soyez là dans un souci de performance, accordez-vous du temps pour faire cette marche. Le PCT, d’une certaine manière, est un road trip qu’on fait à pied. L’intérêt d’un thru-hike comme celui-ci réside en grande partie dans la communauté qui se trouve sur et autour du trail. Les amis que vous allez vous faire, les villes plus ou moins grandes que vous allez visiter à l’occasion des ravitaillements, les Trail Angels que vous allez rencontrer et qui vont vous ouvrir une part de leur quotidien et de la vie locale, les activités en marge du trail, festivals en tous genres, rodéos, baignades, beuveries, gueuletons, petites et grosses galères, exploration des innombrables brasseries artisanales… Découvrir tout ça demande du temps.
- Soignez vos pieds
- Sur le trail, vous verrez que l’hygiène corporelle n’est pas une priorité. Et vous verrez aussi qu’on n’en meurt pas. Mais il y a un point sur lequel je suis resté absolument intransigeant : l’hygiène et la santé de mes pieds. Avec une allonge de pas normale, le thru-hike représente environ 5 millions d’impacts sur chaque jambe (ce qui veut dire 10 millions d’impacts sur tout ce qui se trouve au-dessus des hanches, soit dit en passant). Et ce sont les pieds qui reçoivent ça de plein fouet.
- En ce qui me concerne, j’ai veillé à les aérer à chaque pause pendant la journée, à les rincer à l’eau claire tous les soirs, à les masser avec une crème hydratante avant de me coucher, à soigner chaque petit bobo avant qu’il ne se transforme en grosse blessure, et à leur faire des étirements spécifiques, en plus du reste des jambes. J’ai aussi veillé à toujours porter des chaussettes propres. C’est facile, il suffit d’en avoir deux paires : celle qu’on porte et celle de la veille, qu’on rince à l’eau du premier ruisseau croisé dans la journée et qu’on laisse sécher sur son sac.
- Photographiez les gens
- Vous allez marcher dans des paysages extraordinaires que vous aurez envie de photographier, et c’est normal… faites-le ! Mais à la longue toutes ces montagnes, toutes ces fleurs, tous ces serpents à sonnette, tous ces arbres de Josué et tous ces blocs de granit dans le soleil couchant vont finir par se ressembler. Les gens que vous croiserez en revanche, marcheurs, Trail Angels, serveurs et serveuses, rangers etc. sont uniques. Les Américains adorent socialiser, ils ne sont pas timides et ils sont sincèrement curieux de ce petit peuple crasseux qui marche toute la journée, en particulier des étrangers. Photographiez-les, photographiez-vous avec eux aussi, et si vous en avez le temps notez leur prénom quelque part. Je ne l’ai pas suffisamment fait moi-même et je le regrette.
- Stratégie de ravitaillement pour la Sierra
- Une fois quitté Kennedy Meadows (mi. 702), le PCT ne croise plus le moindre signe de civilisation avant Vermillion Valley Resort (mi. 878). Cela représente 11 jours de marche, 12 si vous voulez faire l’ascension de Mount Whitney.
- Vous pouvez choisir de rester dans la Sierra, il vous faudra alors porter 12 jours de nourriture sur vous, en tenant compte de vos besoins caloriques (dans la Sierra il y a de l’eau partout, c’est déjà ça de gagné).
- C’est possible, c’est l’option que j’ai choisie. Le sac n’est vraiment lourd que les deux premiers jours, et j’ai beaucoup apprécié de passer ces 12 jours en immersion totale dans la nature, sans voir une route, une voiture ou une maison, et sans me préoccuper de la logistique du ravitaillement.
- Vous pouvez aussi décider de sortir de la Sierra, il y a beaucoup d’options, la première étant Lone Pine à 2 grosses journées de Kennedy Meadows. L’avantage évident est que vous porterez moins de nourriture, sans compter que vous visiterez des villes dont j’ai entendu dire qu’elles étaient très agréables. L’inconvénient est le kilométrage et le temps supplémentaire. Sortir de la Sierra est long, il faut emprunter des chemins qui dévalent la montagne sur une quinzaine de miles en général et qui mènent à des parkings en pleine nature, peu fréquentés les jours de semaine. Sur ces parkings il faut faire du stop jusqu’à la ville choisie. Puis il faut faire tout le chemin inverse, avec un sac plein. Mais les gens qui le font disent tous que les Trail Angels sont au rendez-vous et qu’en pratique ça se fait assez bien.
- Hike Your Own Hike (HYOH)
- C’est une phrase que vous allez entendre très souvent, avant, pendant et après le trail. Gardez en tête que cette expérience est la vôtre, et qu’à ce titre elle est unique. Faites-en ce que bon vous semble et faites-le avec cœur, en vous respectant et en prenant du plaisir.
- Oubliez tout ce que vous avez pu lire, y compris dans cet article, et partez vivre cette formidable aventure à votre façon.



Le PCT en bref :
- Un chemin de grande randonnée américain créé en 1968, qui traverse la Californie, l’Oregon et l’État de Washington selon un axe nord-sud.
- Monument Sud posé sur la frontière mexicaine. Monument Nord posé sur la frontière canadienne.
- 2 665 miles (environ 4.300 km)
- ~153 km de dénivelé positif cumulé, soit 35 m/km lissé sur l’intégralité du parcours. A titre de comparaison : GR20 (Corse) : 61 m/km, GR10 (transpyrénéenne) : 53 m/km, Compostelle chemin français : 14 m/km. Ce qui fait du PCT un sentier relativement facile, du moins sur le papier. C’est effectivement le cas, même si la moyenne de 35 m/km masque de grandes disparités selon les sections. L’Oregon est quasiment plat pendant 400 miles, alors que la Haute Sierra est un pur parcours alpin avec des dénivelés quotidiens très importants.
- Pour des raisons de saison, l’immense majorité (90%) des candidats au thru-hike marche du sud vers le nord.
- 5.000 permis délivrés pour des thru-hikes en 2018 à des marcheurs venant des 50 États américains et de 52 pays étrangers : 4 500 northbound (vers le nord), 500 southbound (vers le sud), 6 pour des chevaux
- Point culminant (hors Mount Whitney, qui n’est pas sur le PCT et dont l’ascension est optionnelle) : Forester Pass, à 13.200 ft (4 009 m)
- 4 à 6 mois de marche selon le rythme qu’on se donne.
- Une fois la vitesse de croisière atteinte, et hors Sierra Nevada, compter une moyenne de 17-18 miles par jour pour un(e) marcheur(euse) normal(e). Dans la Sierra plutôt 14-16 miles. Dans l’Oregon facilement 26-28 miles et même plus.
- L’autonomie moyenne est de 3-4 jours. Exceptionnellement il y a des étapes d’1 jour, et la Haute Sierra peut se faire d’une seule traite, soit 12 jours d’autonomie (mais ce n’est pas obligatoire, il y a des sorties possibles).
- Couchage autonome. Les refuges au sens alpin et les gîtes au sens du Camino n’existent pas sur ce tracé (sauf exceptionnellement quand on dort chez les Trail Angels).
- Budget depuis l’Europe ~10.000€ selon les choix faits en termes de couchage
Pour consulter les livres, sites, blogs et chaîne YouTube de référence de Pierre, c'est ici.
Et pour lire le récit de son périple, c'est là.
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