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Guillaume Peretti
  • Aventure
  • Trail Running

Guillaume Peretti : « Sans la montagne, j’aurais pu mal tourner »

  • 26 novembre 2021
  • 12 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

Ce week-end il n’est que 20eme parmi les favoris de la SaintéLyon, qu’il court en solo sur la distance reine de 78 km ; mais le champion corse qui en 2018 remportait la course en relais avec Yoann Stuck pourrait créer la surprise, chi sà ? Car personne n’a oublié son record du GR 20 en 2014 et plus récemment son éblouissante et très technique traversée intégrale en skyrunning du massif du Cinto par l’arête dorsale la plus élevée de Corse. Une première historique bien dans la philosophie d’un champion dont l’ouverture et la générosité toujours étonnent.

A sa sortie début septembre, « L’Alta Via », petit film de cinq minutes réalisé par Justin Galant faisait découvrir une autre facette de la Corse : le massif de Cinto et une crête de tous les vertiges - 45 km/6000 D+ -parcourue au pas de course par Guillaume Peretti et son ami Jean-François Hautin. Chrono : 14h25. Les montagnards salueront l’exploit. Mais pour Guillaume Peretti, recordman du GR20 en 2014, le passeur qui a aidé François D’Haene puis Lambert Santelli à repousser encore les limites du record quelques années plus tard, c’est un message très personnel qu’il signe ce jour-là : pas question de se laisser enfermer dans les cases ni les préjugés. Trail vs alpinisme ? Vieux de la vieille du trail vs jeunes ? Faux débats, nous explique Guillaume Peretti dans un long entretien.

Altavia Guillaume Pedretti
(Justin Galant)

"L'Alta Via : créer ma propre ligne"

Cette traversée en Corse, j’avais envie de la faire depuis longtemps, de ‘créer’ une discipline, ce qu’on appelle l’alpirunning. Enfin, ‘créer’, j’ai été bien sûr inspiré par les grands comme Kilian, Paul Bonhomme, notamment. Entre l’alpinisme et le trail, j’avais remarqué qu’il y avait une certaine « tension ». L’un n’aime pas forcément l’autre, on sent qu’ils n’ont pas envie de se mélanger. Mais comme on évolue dans le même environnement, j’avais envie de dire qu’on pouvait faire du running, créer quelque chose en toute liberté, sans pour autant risquer de mettre en porte-à-faux tout le monde. L’idée était donc d’essayer de lier un peu ces deux disciplines. C’est quand même assez compliqué parce qu’on est montrés du doigt, d’un côté comme de l’autre. Par les alpinistes et par les montagnards qui disent qu’on est un peu fous de faire ça, un peu inconscients. Et de l’autre côté, on nous dit que ce n’est plus du trail, c’est de la montagne, c’est de l’alpinisme !

Mais au final, pas mal de personnes ont adhéré au projet y voyant quelque chose de nouveau : on parle moins de performance au kilomètre, mais plus de créer son propre itinéraire, sa propre ligne. Et c’est ça que j’aime. Pour citer Stéphane Brosse, un très grand guide (détenteur du record de la course du Mont-Blanc en mai 2003, décédé en montagne en juin 2012, ndlr) : « l’homme libre, c’est celui qui choisit sa trace, sa ligne ». C’est une phrase qui m’est restée. Moi quand je pars en montagne, je ne prends pas forcément le même chemin tous les jours. J’ai envie de sortir des chemins classiques et aussi, de montrer qu’il y a autre chose en Corse que le GR20. 

"Après? Pourquoi pas rassembler tous ceux qui m'ont inspiré"

Tout est parti de mon projet de tentative du record du Dôme des neiges des écrins, il y a deux ans, avec l’idée de faire mieux que Matheo Jacquemoud, (en juin 2011, il avalait les 2141 mètres de dénivelée en 1h57'55', ndlr). Du coup, je l’ai rencontré, on a fait pas mal de courses ensemble vers Chamonix, et je me suis rendu compte que c’était ça qui me plaisait : évoluer rapidement, en léger, sur des parcours d’alpinisme. L’Alta Via, c’est un petit peu ça, avec la neige en moins. Or en Corse, il y a pas mal de choses qui n’ont jamais été faites de bout à bout dans ma vallée, pas mal de points à rallier, qui sont à imaginer. Et sur le continent, j’aimerais faire les grands classiques autour du Mont-Blanc. Le faire en compétition, non, mais avec des amis, oui !

Monter d’autres projets comme l’Alta Via ?  Ca m’a demandé beaucoup de temps… mais j’aimerais rassembler tous ceux qui m’ont inspiré, pour faire un partage d’effort, une trace historique. J’aimerais mettre en lumière les anciens et les jeunes, mélanger les générations, les traileurs et les alpinistes.
De toutes façons, je continue la compétition, sur le partage d’effort. Après, mettre un dossard et aller faire mon trail tout seul, ça, ça ne m’intéresse pas. L’Alta Via c’était aussi l’occasion de mettre en lumière Jean-François Hautin qui est un super gars, et aussi de dire : on a des idées, on peut les monter, les réaliser.

Altavia Guillaume PedrettiAltavia Guillaume PedrettiAltavia Guillaume Pedretti

"L’influence de Kilian, forcément"

Dans cette approche, j’ai été inspiré par des gens comme Tardivel et tous les guides de haute montagne au départ de Chamonix qui ont sorti de grandes lignes sur le massif du Mont-Blanc. Et puis, forcément, par Kilian. Le fondateur, l’icône du trail et de l’ultra trial. Je pense que c’est lui qui a dirigé cette discipline avec son approche minimalisme. Beaucoup de gens se sont inspirés de lui. Pour avoir discuté avec des grands, comme François D’Haene, tous disent que Kilian a cinq ans d’avance sur tout le monde.

Moi j’ai envie, à mon petit niveau, au niveau de la Corse, de montrer qu’on n’est pas obligé de rester dans les cadres et qu’on peut créer avec de l’imagination des lignes comme celle l’Alta Via à laquelle j’ai réfléchi pendant longtemps. J’en ai discuté avec les anciens pour voir ce qui était possible, avec les guides aussi. Et eux-mêmes ont dit que c’était évident. Je suis content de l’avoir fait et aussi de la façon dont ça s’est déroulé. Et puis les images ont parlé, donc c’est top !

"En Corse l’alpirunning, c’est terra incognita"

En Corse, c’est tout nouveau cette approche. Quand je fais de l’alpinisme rapide en Suisse, en Italie ou sur le continent, les guides commencent à être habitués à voir des gens qui font des courses en solo, en rapide, en faisant des aller-retour sur les grands sommets et même sur des courses d’arêtes assez faciles, on est plus ou moins appréciés, mais en Corse, c’est totalement méconnu. Il n’y a pas de pratiquants d’alpinisme rapide dans l’île, c’est tout nouveau. Avec l’Alta Via j’avais envie de montrer que c’était quelque chose de préparé, pas fait n’importe comment !
Parce que sur les réseaux, on voit bien que c’est toujours la surenchère au « toujours plus raide, toujours plus long », c’est très bien sur la photo, mais il faut que ça raconte quelque chose, que ça ait un début, et une fin. Il ne faut pas que la vidéo se limite à du spectaculaire. J’ai envie de repousser mes limites, de me dépasser par l’effort bien sûr, c’est ça qu’on aime, mais j’ai aussi envie d’avoir une réflexion sur cette approche.

Altavia Guillaume PedrettiAltavia Guillaume PedrettiAltavia Guillaume Pedretti

"Ecrire un livre, pour faire passer mon message"

Cette réflexion, je la nourris en discutant notamment avec les anciens, les insulaires et non insulaires, ceux qui ont ouvert les voies d’escalade, ou de trail. En fait, tout revient à une éthique, l’éthique du montagnard qu’il faut respecter. On voit maintenant que trail et course en montagne se sont beaucoup développés, on touche beaucoup de gens, notamment une population qui vit un peu moins dans le rural, et qui n’a peut-être pas forcément l'éducation qu’on acquiert quand on vit en montagne. Ce respect de la montagne et aussi des barrières qu’on doit se mettre.

J’aimerais partager ce message, écrire quelque chose. Je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai envie d’écrire un livre. J’ai déjà un début de trame, et un ami a commencé à mettre tout à en forme. Au départ, j’avais envie de raconter mon parcours, c’est peut-être ainsi que je débuterai, avant de parler des personnes qui ont été importantes dans ma vie puis d’ouvrir la réflexion à "comment faire pour la suite, pour rester dans la bonne direction ?" Car il ne faut pas oublier d’aider les jeunes qui arrivent et surtout ne pas tomber dans le discours du « c’était mieux avant », sans rien faire pour les aider à garder le cap. Je reste compétiteur, ça fait maintenant une vingtaine d’années que je pratique le trail et le vélo, j’essaie de garder un équilibre, de montrer la bonne direction, et aussi de faire des projets comme celui que je viens de faire. Mais avec des potes, c’est important.

"Les rencontres qui m’ont donné la force de continuer"

Il y a bien sûr, Pierrot Santucci, l’ancien recordman du GR20 (36h56 en 2006) avant Kilian (32 heures, 54 minutes et 2 centièmes en 2009). Il aura été mon père spirituel, celui qui m’a donné le bon fonctionnement, qui a su s’opposer à moi quand il pensait que j’avais tort. Il m’a donné envie de continuer. Et puis aussi François Ottavi, mon ostéo, qui est même bien plus que ça. ll est plus un préparateur mental, un homme qui m’a aidé dans mon parcours. Sans parler d’autres rencontres au niveau du sport, des personnages clefs comme Stéphane Brogniart ou Vincent Viet, qui, à un moment donné de ma carrière, m’ont donné la force et l’énergie pour continuer.

Altavia Guillaume Pedretti
(Justin Galant)

"La jeune génération a vraiment une avance"

En aucun cas je ne dirais que c’était mieux ou moins bien avant. Moi, j’ai vécu les prémisses du trail et j’en ai vu l’évolution. Les jeunes sont super motivés et la grosse différence, c’est qu’ils naissent dans le trail, ce ne sont pas des sportifs, des triathlètes qui se mettent au trail, ils entrent directement dans la discipline et on voit vraiment la différence, notamment dans leur façon de s’entrainer. Ils sont aussi nés avec les réseaux, qu’ils maîtrisent, et ça aussi ça va dans le bon sens, ça motive et donne pas mal d’idées, c’est super inspirant pour tout le monde. Ils ont une avance, et tant mieux, mais du coup, ils sont de suite à un haut niveau. Forcément, il y a ce côté un peu foufou et cette envie de partir sur de très longues distances, très tôt. C’est à ce moment-là qu’il faut intervenir et leur donner les bons conseils.

Mais bon, moi aussi il y a des conseils qui ne m’auraient pas fait de mal à l’époque ! (rires ). Je me suis lancé dans des courses de 50 km à 100 km assez jeune sans en avoir le recul ni l’entrainement nécessaires. J’aurais aimé avoir quelqu’un qui me le dise, mais bon, au final, on se fait seul, je suis un peu comme Saint Thomas, je crois ce que je vois, il fallait que j’en passe par là pour comprendre ! Alors, mon message c’est justement : oui, ça a peut-être changé, mais on se sert des bonnes choses pour essayer d’avancer ensemble et aller dans le bon sens.

« Toujours plus », la logique de supermarché

On banalise l’effort de l’ultra endurance : on parle d’efforts de 20 à 30 heures comme si c’était normal, on banalise ça et c’est vraiment dommage parce qu’avant, faire un 160 km (100 miles, ndrl) c’était peut-être l’objectif d’une vie, mais maintenant, c’est le truc d’une première course. Il faut remettre un peu les choses dans l’ordre. Ne pas oublier que finir un ultra trail, dans de bonnes conditions, c’est déjà un aboutissement en soi.
Le problème est là : les gens partent sur des distances énormes et se fracassent parce qu’ils n’ont pas l’entrainement pour. Or pour faire un UTMB par exemple, il faut être ultra prêt. Il faut être au meilleur de sa forme et être déjà un coureur confirmé. En minimisant l’effort, on obtient des coureurs avec des blessures et des séquelles parfois irréversibles. J’entends des gens me dire « j’ai fait la Diagonale des fous, mais bon, je n’étais pas dans les premiers », comme s’ils devaient s’en excuser. Déjà, finir la Diagonale, c’est énorme ! Ou alors ils finissent dans un état lamentable. C’est effroyable de se mettre dans des états pareils pour finir une course. Je pense sincèrement qu’à ce stade, ça doit atteindre le cérébral, cette idée de finir coute que coute. Les points de non-retour sont dépassés, et ça a des conséquences sur la discipline. Je me dis : mais pourquoi ? Il y a un truc qui m’échappe. Il se passe quelque chose autour de cette idée du » toujours plus, toujours plus de kilomètres », trois ou quatre ultras dans la même année, c’est une logique de supermarché, toujours plus ! J’essaie justement de montrer qu’au contraire on peut faire moins de kilomètres, mais avec un parcours particulier, comme pour l’Alta Via. Forcément on est obligé de mentionner la distance et le dénivelé, mais ce qui fait la valeur de l’effort, c’est la technicité et l’approche. La notion de partage aussi. Sur le GR20, j’ai établi mon record, après celui de Kilian, mais j’ai aidé François et Lambert à faire le leur, il y a un échange. Il ne faut pas être fermé aux records, j’ai eu le mien, mais ce n’est pas pour autant fermer la porte à François. Il bat mon record, mais le mien reste le mien et j’ai mis une pierre dans l’édifice. Ca pousse donc les gens à courir sur le GR20, mais dans le bon sens.

Altavia Guillaume PedrettiAltavia Guillaume PedrettiAltavia Guillaume Pedretti

"Faire tomber, encore, le record du GR20 ?"

Jusqu’où on peut aller sur ce parcours ? Kilian, et je reviens toujours à lui,  m’a dit un jour qu’il pensait qu’on pourrait tomber sous les 30 heures. Et on voit bien qu’avec Lambert, sur les trois quarts du parcours, il est sur cette allure.  Alors, 29 heures, c’est abordable.
Ce qui pourrait faire la différence ? L’extrême connaissance du terrain bien sûr, mais aussi la façon d’aborder le départ et l’arrivée, on peut partir à des heures très différentes. Cette réflexion on l’avait eue avec Lambert et Pierrot cet hiver. Jusqu’à présent on était toujours partis en fin de nuit, vers quatre heures du matin et moi à un moment donné, j’ai lancé le truc : mais pourquoi, Lambert, ne pas partir à 4 heures de l’après-midi ? Moi, ça ne me convient pas, mais lui a prouvé sur certains ultras, à l’international, que ça ne le perturbait pas du tout, au contraire. Et puis, ne plus refaire les erreurs que nous avons faites. Lambert a fait un très beau parcours mais a dû ralentir sur la fin peut-être parce qu’il était parti trop vite. Sans oublier le facteur météo bien sûr. Si on a une météo autour de 20°C-25°C pendant la journée et si elle ne descend pas en dessous de 15°C la nuit, c’est parfait. Au moins de juin, c’est jouable, et en plus à cette saison, il y a des névés qui permettent d’aller plus vite.

Record du GR20 : « Jamais plus jamais… mais pourquoi pas ? »

J’aime bien faire des courses assez propres, et faire les trois quarts du parcours en gérant la chose. Or, ça n’a pas été du tout le cas sur le GR20 en 2014. Je n’étais pas prêt physiquement pour faire 180 km, et au bout de 24 h et même de 20h, c’est devenu très dur. Les dernières heures, ça a été de la torture et je ne souhaite à personne, même pas à mon pire ennemi, de ressentir ce que j’ai vécu. J’ai mis beaucoup d’années pour le digérer, c’est pour ça que je disais « plus jamais ! ». Mais si c’était à refaire, je ne le ferais pas comme ça. Après, j’ai aidé Lambert… et ça m’a donné envie. Y’a que les cons qui ne changent pas d’avis. Alors, pourquoi pas essayer de le refaire, mais ce n’est pas d’actualité ! A moins d’avoir une autre approche, de le faire différemment, peut-être en partageant avec un ami. On verra par la suite !

"Tous ceux qui m’inspirent dans l’univers de l’alpinisme"

Paul Bonhomme, bien sûr, il fait des choses incroyables avec une simplicité fascinante. Il innove : il court, il fait des traversées, il part en course, chausse les skis, puis les crampons. Il y a aussi Matheo Jacquemoud, il vient de la compétition, après un burn out il s’est repris, et ses motivations sont un peu plus saines maintenant. Il fait partie des grands. Il y aussi Stéphane Brosse, Tardivel… petit je les suivais, c’est eux qui m’ont inspiré.

"La montagne m'a fait rester dans le droit chemin"

J’ai la fibre sportive, mais j’ai aussi un travail : agent EDF, dans une usine hydro électrique. J’y suis depuis 6 ans et m’y plais vraiment, je suis un homme de terrain qui aime faire de la mécanique, pas rester dans un bureau. Donc au niveau travail, je suis comblé. Je suis aussi un musicien, je joue de la guitare, de la batterie, et je chante de la polyphonie corse. Depuis mon enfance, je suis bercé par les chansons, les messes en polyphonie. La culture corse c’est une partie importante pour moi. Souvent je pars avec mes amis chasseurs et montagnards pour faire des soirées festives en montagne.

La montagne, elle m’a fait rester dans le droit chemin. Plus jeune, je me suis un peu braqué, j’aurais pu mal tourner et finir par faire des conneries. Parce qu’à un moment donné, j’ai été livré à moi-même. Mes amis, l’entourage de ma jeunesse, n’avaient pas du tout la sensibilité de la montagne, c’était plus la fête et d’autres choses. Alors c’est la montagne, la passion de courir, qui m’ont fait prendre la bonne direction, et ça j’en suis content.

Mon père est sportif, il est moins dans l’effort, plus dans le repoussement de limite. Mais je dirais que je me suis fait tout seul, ou plutôt que je suis allé chercher les personnes qui m’ont mis le pied à l’étrier. Donc je sais ce que c’est, comment certaines rencontres peuvent aider. Des gens comme Marc Batard, par exemple. J’avais lu un de ses livres, et il était venu en Corse pour une exposition, il nous a raconté sa vie, comment lui qui habitait en région parisienne avait réussi à gravir le Mont Blanc, et réussi des exploits sur l’Everest. Alors maintenant, en murissant un peu, j’interviens dans des collèges, des lycées pour parler de mon parcours sportif. Je réponds aussi aux jeunes qui me posent des questions sur les réseaux sociaux. Parce que je sais que parfois une rencontre, une parole avec quelqu’un peuvent tout changer. Comme j’ai pu en faire l’expérience moi-même.

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