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Martijn Doolaard 2 ans sur un vélo
  • Aventure
  • Vélo

Film : « 2 ans à vélo », de Vancouver à Ushuaïa

  • 18 mars 2022
  • 4 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

20 000 km de routes, pistes et sentiers boueux ou rocailleux : pour son deuxième bike trip, le hollandais Martijn Doolaard s’est embarqué dans une longue aventure solitaire. Un périple que l’on peut suivre jour après jour dans une passionnante série de quatre films, aujourd’hui disponible en ligne. Au total, plus de deux heures d’évasion qui donnent une furieuse envie de prendre la route.

On avait découvert Martijn Doolaard via son premier livre, « Un an à vélo », paru en 2017 dans la version française chez Hachette. De superbes images retraçant le bike trip qui l'a conduit d'Amsterdam à Singapour. 17 000 km parcourus, déjà, à vélo. Les longues traversées des plaines sauvages d'Europe de l'est, l'ascension des montagnes du Kyrgyzstan, la découverte des temples de Bagan en Birmanie… des photos renversantes, de quoi nourrir un très bel ouvrage, mais qui laissait sur sa faim. Car hormis la préparation de son voyage, choix du vélo et de son équipement, le texte était faible. De ces 12 mois sur la route, il semblait que ce Hollandais n’avait pas retenu grand-chose et qu’il n’avait voyagé qu’à la surface des paysages et des rencontres. N’en restait qu’un album photos. Après une telle aventure, comment pouvait-il en revenir aussi creux ? Décevant donc. Mais c’était sans compter sur son opus suivant qui vient corriger cette image en apportant de la profondeur au personnage. 

2 years on a bike bivouac2 years on a bike gravel2 years on a bike route2 years on a bike vélo

La diffusion de son film relatant son deuxième périple réalisé en 2017 : 20 000 kilomètres de Vancouver à Ushuaïa, donne une tout autre idée de Martijn Doolaard. Dans ces deux heures de documentaire que l'écrivain-photographe a tournées seul, tout au long de sa route, et qu’il vient de mettre en ligne, on découvre un personnage très attachant, pétri de doutes. Et c’est là que cela devient vraiment intéressant. Car si au visionnage de son film - ou à la lecture du livre qu’il a également tiré de ces deux ans de nomadisme - on sera nombreux à avoir envie de suivre ses pas, rares seront ceux qui mesureront la solitude qui va de pair avec un voyage si long. Voire la lassitude qui parfois accable et donne envie de tout lâcher.  « Parfois je ne le fais que pour les photos. Paradoxe. Parfois je me demande ce que je fais là. Et je n’ai qu’une envie, c’est de me tirer. Parce que je ne suis pas heureux d’être là », dit-il en commentaire de superbes images où on le voit pédaler sur fond de désert, dans la quatrième et dernière partie de son film. Et on le comprend. On lui sait même gré de partager ces moments de doute avec nous. Le « pourquoi tout ça ? » en ayant saisi plus d’un à la gorge, alors que tout concourait pourtant au bonheur parfait. Alors qu’on avait tout fait pour en arriver là, loin de la routine.

2 years on a bike carte
(Espiritu Libre / Martijn Doolaard)

"J'avais besoin de me reconnecter à la nature"

Fuir la routine, c’est précisément ce qui motive Martijn Doolaard à la veille de se lancer dans son premier bike trip, en 2015. Il a beau avoir un bon job, vivre dans une ville plutôt stimulante, Amsterdam, il n’est pas heureux. « La nature me manquait. J’avais besoin de m’y reconnecter, de faire travailler mon corps, faire quelque chose de mes mains, me sentir physiquement fatigué », explique-t-il. Des heures de travail assis devant un écran, enfermé dans un bureau, bref, la routine, de semaines en week-ends et de week-ends en semaines. Toutes semblables.  C’est ce qu’il décide d’abandonner un beau matin. A vélo, « parce que tu peux parcourir 70 à 100 km par jour et transporter tout ce qui est nécessaire à ta vie, en autonomie. Tu peux aller partout, sentiers ou routes et t'arrêter quand tu veux en chemin pour prendre un café avec quelqu'un », raconte-t-il.  « Ta vie devient alors très simple. Rouler, faire des photos, tenir ton journal, mais chaque jour tu découvres un nouvel endroit. »
De son premier voyage il comptait rapporter un film. Devant la masse de photos, il en tirera d’abord un livre, à succès. Puis finalement un documentaire. De retour dans sa ville natale, il renouera avec la vie citadine avec plaisir, mais ne tiendra pas plus d’un an avant d’avoir à nouveau des fourmis dans les jambes.

Equipé d’un solide vélo Surly doté de pneus de 8 cm, il met donc le cap sur l’Amérique, du Canada jusqu’à la pointe sud de l’Argentine, pour atteindre la mythique Terre de Feu, avec dans sa sacoche son ordinateur. Car cette fois il entend combiner voyage et travail en free-lance. 
Rouler du nord au sud du continent américain, tel est l’objectif d’un voyage dont il choisit les étapes au fil des jours et des rencontres. Canada, Etats-Unis, Mexique, Colombie, Equateur, Pérou, Chili et Argentine…  La route est belle, mais pas toujours joyeuse. Misérable sous la pluie en Argentine, il atteint le fond. « C’est difficile parfois d’être dans le moment » confie-t-il. « Passer sa vie sur un vélo ? Ce voyage devait prendre fin. «  Arrivé à Ushuaï, point final de son périple, il ne s’y attardera pas. Il était temps de rentrer pour lui à l’issue de deux années qu’il qualifiera « des deux plus belles de ma vie ». « J’ai franchi un cap », conclut-il. 

En effet, après quelques recherches, on apprend que cette fois Martijn Doolaard n’est pas retourné à la ville. Douze ans après avoir quitté son travail salarié pour le freelance puis ses deux longs périples, le Hollandais, 56 ans aujourd’hui, a déniché en Italie, dans le Piémont, deux petites bâtisses en pierres sèches. Abandonnées depuis de nombreuses années, tout est à refaire, mais la vue y est magnifique. Il s'est donc installé à l'intérieur de l'une d'entre elles, utilisant la tente et le sac de couchage emportés lors de son dernier périple à vélo. Des panneaux solaires d'occasion lui fournissent suffisamment d'énergie pour quelques outils électriques, son éclairage et son ordinateur portable. Pour se chauffer, un poêle; et une bouteille de propane pour la cuisine. Enfin il utilise son téléphone comme hotspot pour poursuivre son travail de graphiste. La vie simple. Jusqu’au prochain voyage ?

2 years on a bike livre
(Espiritu Libre / Martijn Doolaard)
ACHETER

De Vancouver à Ushuaïa, le périple de Martijn Doolaard en 4 épisodes de 30 minutes

Épisode 1 :

Vancouver, la genèse du projet, son équipement, les premiers kilomètres

https://youtu.be/rY0i2wUmIak

Épisode 2 :

De l'Utah à l'Amérique centrale, en passant par Baja California

https://youtu.be/OBjtAx5G1sQ

Épisode 3 :

Désert et hauts plateaux en Colombie, Equateur et Pérou

https://youtu.be/8X6ZhT6bFQ8

Épisode 4 :

Sud du Pérou, Bolivie, Argentine, Chili et le point final Ushuaïa

https://youtu.be/caCM58F3yHA

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