S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
Bikepacking Arco
  • Aventure
  • Vélo

Les 11 conseils à connaître pour réussir votre premier bikepacking  

  • 18 avril 2024
  • 5 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Les beaux jours arrivent, les week-ends à rallonge aussi. Ressurgissent alors vos envies de bikepacking. Car partir deux ou trois jours à vélo sur les routes de France ou d’ailleurs, ça fait rêver. Mais avant de vous lancer sur cette belle longue sortie qui vous tente, on revoit les fondamentaux, histoire de ne rentrer à la maison qu’avec de bons souvenirs.

Voilà plus de douze ans que notre journaliste a effectué son premier voyage à vélo. Un ambitieux périple de dix jours le long du Colorado Trail. Mais s’il devait repartir aujourd'hui pour la première fois de sa vie sur les routes, il ferait les choses bien différemment. Fort de son expérience, voici tous ses conseils pour préparer votre premier trip, en solo ou, mieux encore, avec des potes.

1. Commencer par un projet court

Cela peut sembler évident avec du recul, mais le Colorado Trail n'était probablement pas le choix le plus judicieux pour un premier voyage à vélo. J'ai adoré cette expérience, mais je pense que si j'avais planifié davantage cette aventure ou fait des sorties plus courtes auparavant, j'aurais été nettement mieux préparé pour un voyage de 10 jours comme celui-là.

Déjà parce que les longs itinéraires sont beaucoup plus difficiles sur le plan logistique. Car il faut calculer le kilométrage quotidien avec un vélo chargé sur un parcours très accidenté (c’était le cas cette année-là). Mais aussi tenir compte de la météo et comprendre comment elle affecterait la durée de chaque étape, sans parler de la quantité de nourriture et d’eau à emporter. Heureusement, j’avais une solide expérience en randonnée, ce qui a quelque peu simplifié la logistique du bivouac.

2. Se débarrasser de son sac à dos 

C’est l’une des leçons les plus importantes, apprise au prix de beaucoup d'inconfort ! Transporter trois litres d'eau, des kits de réparation, de la nourriture et divers équipements dans des sacs à dos a ajouté de la pression sur nos fessiers. Ce qui a entraîné toute une série d'irritations que nous avons été condamnés à soulager comme nous avons pu avec de la crème anti-frottement. Et ce, malgré un vélo à suspension intégrale confortable.

Je préfère désormais répartir le poids sur le vélo plutôt que de le porter sur le dos. Cependant, étant donné que je capture ces sorties en deux roues à des fins professionnelles, je transporte généralement un appareil photo, une GoPro et du matériel de prise de vue dans une banane – que je garde volontairement minimaliste pour éviter la tentation d'y ajouter trop de poids.

3. S’organiser correctement

L'espace autour de mon cadre n'était clairement pas utilisé de manière optimale. J'y incorpore désormais une sacoche de cadre. En général, cela me permet de bien gérer le poids et de disposer de suffisamment d'espace de rangement. J’ai également commencé à utiliser davantage mon tube diagonal et j'ai ajouté des poches supplémentaires pour les accessoires à mes sacoches de guidon. 

4. Ne pas stresser quant à la répartition du matériel 

A l'heure d'organiser mon matériel, je me souviens très bien du stress qui m'a saisi. En vain. Car ce n’est qu’une fois en route que j’ai rapidement découvert ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas pour moi. La leçon à en tirer, c'est qu'il ne faut pas dépenser plus d'énergie mentale que ça sur le sujet avant le départ. Car votre configuration va probablement évoluer après votre première journée sur la route. Au fil des jours, vous allez développerer votre propre organisation et trouver une répartition du poids correspondant à vos besoins personnels.

Dans mon cas, j'ai réalisé que je préférais garder l'essentiel de mon système de couchage dans le sac arrière, et stocker les vêtements et la nourriture à l'avant. Le sac de cadre contient mon réchaud, mon eau, mes outils et d'autres aliments, tandis que le sac de tube supérieur est réservé à d'autres encas. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire, il s'agit plutôt de trouver votre propre approche.

5. Faire preuve de minimalisme  

L'une des révélations les plus importantes a été de découvrir la simplicité du bikepacking. Car, finalement, peu de choses sont vraiment nécessaires pour vivre une expérience formidable. Je me suis rendu compte qu'il y a une véritable joie à voyager avec seulement l'essentiel. En clair : le bikepacking est une véritable leçon d'autosuffisance. Et si la préparation peut sembler un peu intimidante, le sentiment de libération que l'on ressent une fois sur place est unique.

Bien sûr, on peut facilement se laisser tenter par une tonne d’équipements, tendance à laquelle j'admets avoir parfois succombé dans le passé. Cependant, en réfléchissant à cette première expédition, je me rends compte que tout ce que nous avions apporté cette fois-là nous a servi pendant nos dix jours de randonnée. Et avec le recul, c'est plutôt génial.

6. Utiliser le vélo que l’on a déjà 

En 2012, je n'avais qu'un seul vélo, le Trek Fuel EX. Un modèle pas spécifiquement conçu pour le bikepacking. Mais j'ai simplement utilisé celui que j'avais déjà. Et contre toute attente, tout s'est super bien passé. Il est certain que le marché du vélo n'a plus rien avoir aujourd'hui, notamment au niveau du bikepacking. Mais vous vous en sortirez probablement très bien avec le vélo que vous avez actuellement, surtout si vous commencez tout juste à vous lancer sur la route. Inutile de succomber aux dernieres innovations, faites avec ce que vous avez d'abord. Il sera toujours temps, avec un peu d'expérience, d'étoffer votre équipement.

7. Tester son matériel de bikepacking

Tout au long de notre voyage, nous avons rencontré des problèmes qui ont mis en évidence l'importance de mieux tester son équipement et d'apporter de quoi le réparer en toute autonomie. Vers la fin du voyage, la chambre à air de mon compagnon de route était en mauvais état. Malgré de multiples tentatives pour la regonfler, elle se dégonflait au bout de quelques heures. La solution désormais : emporter systématiquement une bombe de gonflage.

Les premiers orages d'été nous ont donné une autre leçon : nos sacs de voyage n'étaient pas imperméables ! Résultat : quasiment l’intégralité de notre matériel était trempée. À un moment donné, nous avons même dû nous arrêter en milieu de journée pour construire un abri de fortune et attendre que la pluie se calme. En arrivant en ville, nous avons immédiatement investi dans un sac sec et des sacs poubelles pour garder nos affaires hors d'eau pour le reste du voyage - une stratégie qui s'est avérée efficace. Aujourd'hui, j'ai au moins un sac étanche ou très résistant à l'eau sur mon vélo, et je compte toujours sur les sacs poubelles en cas de coup dur. 

8. Partager votre matériel 

Depuis l'époque où je partais, sac à dos sur mon vélo, j'ai toujours été partisan du partage du matériel pour réduire le poids emporté. Ainsi, lorsque nous nous sommes lancés dans ce bike trip, mon pote Mike et moi avons décidé d'opter pour un seul réchaud, une seule tente et nous avons partagé autant de matériel que possible. Ce qui nous a permis de rester relativement légers. Sans compter que nous avons limité les dépenses en louant une tente.

Bien que mes préférences en matière d'équipement aient évolué vers des options plus légères et faciles ranger, je reste un fervent adepte du partage d'équipement pour certaines expéditions.

9. S'équiper pour pouvoir rouler de nuit 

Lors de ce premier voyage, nous n'avions pas prévu de rouler de nuit. Nous n'avions donc pas apporté d'éclairage pour notre vélo. Ce qui était une erreur. Par la suite, je me suis retrouvé plus d'une fois à sortir ma frontale à l'improviste. Histoire de boucler l'étape du jour, d'atteindre un spot de bivouac particulier ou tout simplement d'arriver à temps pour nous ravitailler dans un village avant la fermeture des épiceries.

Que ce soit au bivouac ou sur mon vélo, j'ai désormais toujours une frontale sur moi. Au fil des ans, j'ai investi dans des lampes offrant une luminosité suffisante pour me permettre de rouler vite, dont la puissance se situe généralement dans la gamme des 400 lumens et plus.

10. Immortaliser l’expérience 

Lorsque je revois les photos pourtant très amateur prises il y a douze ans, ressurgissent toutes les émotions de ce premier voyage absolument incroyable. Et j'avoue que je regrette de ne pas en avoir pris davantage. Car ces images se sont gravées dans ma mémoire. Depuis, je prends bien plus de photos, que j'espère pouvoir un jour partager avec mes enfants, histoire de les inspirer.

11. Partir avec des amis pour une expérience complète

Mon premier bikepacking a été une expérience exceptionnelle, notamment parce que je l'ai partagée avec un bon copain. De temps en temps, il m'arrive de lui envoyer des photos. On se souvient des galères et des bons moments. Que de bons souvenirs au final.

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

À lire aussi

Far Enough
La rédaction

Film « Far Enough » : de Chamonix à l’Ama Dablam à vélo

Two Steps Forward, One Step Back
La rédaction

Film « Two Steps Forward, One Step Back » : la Transcontinental… chutes, blessures, doutes — jusqu’où pousser ?

Wilder North
La rédaction

Film « Wilder North » : 4 300 km à vélo pour tracer quelques lignes au nord du cercle Arctique

Alex Pretti
La rédaction

« C’était l’un des nôtres » : la colère de la communauté bikepacking après la mort d’Alex Pretti, abattu par l’ICE

Plus d'articles

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications