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Claude Jaccoux
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Claude Jaccoux, 92 ans, doyen des guides de Chamonix, pionnier de l’Himalaya : « L’alpinisme n’est pas un sport, c’est un art »

  • 3 septembre 2025
  • 9 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

Claude Jaccoux ne conduit plus de clients en montagne depuis 2022, il avait alors 88 ans. Mais à 92 ans, il est toujours membre (actif) de ce qu’il considère comme une deuxième famille. Un attachement viscéral pour cet alpiniste hors pair, longtemps étiqueté « Parisien », qui, à sa façon, aura marqué l’histoire de la haute montagne. C’est lui qui, en 1969, sera le premier à organiser des expéditions guidées en haute altitude. Des 5 000 m jusqu’aux 8 000 m et l’Everest. Mais en style alpin, précise cet amoureux des cimes qui continue d'arpenter les sommets à son rythme, « poussé par le plaisir », nous explique-t-il à Chamonix où nous l’avons rencontré chez lui, face au mont Blanc, à l’occasion de la sortie de la biographie que vient de lui consacrer Charlie Buffet, chez Guérin Paulsen.

« Claude a trop d'amour pour la littérature pour s’y sentir légitime, c’est la seule montagne qui l’intimide », écrit Charlie Buffet en préambule de la biographie qu’il vient de consacrer à Claude Jaccoux : « L’invitation à l’altitude ». À 92 ans, il est le plus vieux membre actif de la Compagnie des guides de Chamonix - le doyen, membre honoraire, étant Fernand Pareau, 100 ans - sorte de mémoire vivante de la capitale mondiale de l’alpinisme, mais « pas un Chamoniard », nous dit-il quand nous le rencontrons chez lui, dans son chalet face au mont Blanc, un havre de paix, loin des fracas de l’UTMB alors à son paroxysme. Il aura donc fallu tout l’art de Charlie Buffet, avec qui il entretient des liens d'amitié, pour que naisse une biographie de ce personnage sur lequel beaucoup a été dit, notamment via le documentaire que Christophe Raylat a réalisé en 2020 : « Claude Jaccoux, une vie de guide ».

Mais ce petit livre à paraître le 11 septembre dans la collection rouge doit beaucoup aussi au fils de Claude Jaccoux, explique Charlie Buffet : « En 2014, Antoine Jaccoux, photographe et écrivain, a enregistré et décrypté de longs entretiens avec son père. Dix ans plus tard, alors que l’Himalaya entre dans l’ère du tourisme d’altitude, nous sentons tous les deux que le temps est venu de les porter à la lumière. Je les ai complétés par des recherches personnelles, des entretiens et par les précieux récits du New Yorker signés Jeremy Bernstein, le plus ancien client de Claude Jaccoux. Ce livre est le produit de ces rencontres et de nos subjectivités. »

Claude Jaccoux
(Thibault Ginies)

Son premier mont Blanc à 14 ans

Au fil des pages et des témoignages se déroule donc le fil d'une vie qu’on a peine à résumer, tant elle est dense. Né le 4 mai 1933 à Servoz, en Haute-Savoie, Claude Jaccoux quitte très tôt son village pour Paris, ville plus propice aux études des trois enfants de la famille. Très vite, il s’y trouve à l’étroit. Seuls ses fréquents retours au chalet de Servoz à l’occasion des vacances scolaires lui apportent le supplément d'oxygène et d'aventure dont il a besoin. À 14 ans, il fait sa première ascension du mont Blanc. D'autres suivront, mais ce haut fait lui vaudra l’admiration de ses camarades de lycée à Paris et un ticket d'entrée pour Fontainebleau et ses blocs légendaires où on le voit plus souvent qu’en classe. Reste que la voie semble tracée pour ce fils d'instituteurs qui le voient déjà en Normale Sup, l’agrégation de lettres en ligne de mire. Le rebelle n’ira pas si loin, mais il devient quand même professeur. Son amour pour la littérature, le théâtre, les arts, ne le quittera jamais.

Mais il a des fourmis dans les jambes. Fin des années 50, il saute le pas et tente de passer l’aspirant guide. Un chemin semé d'embûches pour ce Parisien qui parviendra toutefois à s’imposer et, fait rare à l’époque, à intégrer en août 1962 la célèbre Compagnie des guides de Chamonix (des années plus tard, il sera même élu président du Syndicat des guides).

Premier trekking vers le camp de base de l'Everest

Il peut désormais vivre de sa passion. Le rêve pour un alpiniste qui va se montrer remarquablement novateur. On le voit en effet se lancer dans les expéditions de trekking au Népal. C’est alors totalement nouveau : les clients – des CSP +, pas toujours expérimentés mais enthousiastes – en raffolent. D'autres suivront, elles le mèneront toujours plus loin, du Népal à l’Amérique latine.

« Les voyages s’enchaînent sur un rythme soutenu. Jaccoux passe l’hiver à La Plagne et sillonne son “reste du monde” du printemps à l’automne à raison de quatre à six voyages par an : Asie centrale, Amérique latine, Maroc, Islande, Kenya, Alaska... Il embauche des guides et, de plus en plus, supervise plusieurs groupes de trekkeurs et d’alpinistes en même temps. L’essentiel est de ne jamais faire deux fois le même voyage. “Ce que je cherche, c’est l’aventure, la découverte”, résumera-t-il au micro de Laure Adler. Un bon guide n’a pas envie de se répéter. Il est toujours à la recherche d’une nouvelle voie. Quand des clients s’étonnaient que je les accompagne vers une destination que je ne connaissais pas, je leur répondais que mon métier, c’était de découvrir. Le sel des voyages lointains est là : trouver notre chemin en terrain inconnu, jusqu’au pied de la montagne.” », lit-on.

En toute logique, les expéditions en haute altitude vont entrer dans son programme. Avec ou sans sommet – tous les clients n’y arrivent pas – mais peu importe alors. Et peu à peu, l’altitude augmente.

Claude JaccouxClaude JaccouxClaude JaccouxClaude Jaccoux

Des 5 000 m à l'Everest, avec des clients

« Passer des 6 000 aux 7 000, c’est un changement d’échelle complet. Dans l’Himalaya, il y a des villages à plus de 4 000, des alpages à 5 000 et des cols à 5 500. Un 6 000 peut se faire à la journée depuis un camp confortable. Un 7 000, c’est une autre affaire, un casse-tête logistique », écrit Charlie Buffet. Mais en septembre 1981, « Alberto Rey et Claude Jaccoux conduisent dix-sept clients à la cime du Trisul (7 127 m) en Inde. Une expédition commerciale vient de réussir pour la première fois l’ascension d’un sommet de plus de 7 000 mètres », en style alpin, comme toujours, c’est la règle de Jaccoux. »
Avec ses premières réussites sur des sommets de plus de 7 000 mètres, le guide voit les demandes affluer.

L’altitude commence à être à la mode en France. Son association avec un jeune guide, Michel Vincent, et la création de leur agence « Altitude Extrême » les conduira à faire monter dix clients jusqu’au sommet du Gasherbrum 2, le 11 juillet 1985. Le Cho Oyu (8 201 m) et le Shishapangma (8 017 m) suivront. En 1989, l’année du bicentenaire de la Révolution française, ce sera l’Everest, et un projet symbolique : parvenir au sommet et y déployer la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, via la face nord tibétaine, contrôlée par les Chinois. Mais personne n’atteindra le sommet. Après cette expérience éprouvante, Jaccoux revient à des altitudes plus raisonnables. On est dans les années 90, et il ne cessera d'arpenter le monde, fuyant la foule qu’il exècre.

« Le principe, c’est d’aller toujours au-delà de la dernière route, qui d’une année sur l’autre progresse toujours plus vite que le marcheur, de prendre de vitesse les aérodromes et leurs charters, les lodges, ces auberges de bord de sentier qui allègent le voyage et attirent le flot des routards », lit-on. « Jaccoux s’associe toujours à des guides locaux pour avoir une vallée d’avance et privilégie les nuits sous tente ou chez l’habitant, l’été sur les sentiers, l’hiver à peaux de phoque. Échantillon non exhaustif : Patagonie, Islande, Bhoutan, sultanat d’Oman, Éthiopie, Sibérie, Balkans, Rajasthan, Équateur, Madagascar, Mustang, Calabre, Turquie, Géorgie, Carpates, Vietnam, Kerala, Albanie et un grand “et cetera”. Des dizaines de destinations, de guides partenaires embauchés ici et là-bas, des centaines et des centaines de clients et amis invités – et protégés. Et bien sûr, encore et encore, le Népal, souvent deux fois par an. “J’ai épuisé le Népal !” dit-il. Il faudra une pandémie pour casser l’élan, puis la guerre de Poutine en Ukraine pour le priver d’un dernier trek en Sibérie, prévu dans sa quatre-vingt-dixième année. »

Un pionnier, qui regarde donc avec une grande lucidité la scène actuelle de l’alpinisme, comprend-on lors de l’entretien qu’il nous a accordé vendredi dernier, chez lui, à Chamonix. Légèrement souffrant ce jour-là, il n’avait pas renoncé à l’interview. À 92 ans, le dos droit et le verbe alerte, le guide continue d'en imposer.

https://youtu.be/7imhmvxBZRI?si=hvTj61QRZvAnO9Eg

Extraits choisis de notre entretien

La sortie du livre : « Ça ne m’intéresse pas »

« Je n'ai absolument pas participé à ce livre. Moi, ça ne m'intéresse pas. Pourquoi ? Parce que je ne m'intéresse pas directement, donc je ne vois pas pourquoi on écrit un livre sur moi. (…) Et je l’ai pas encore lu. »

Chamonix dans les années 60 : « une vraie fraternité entre alpinistes »

« Il y avait beaucoup moins de monde, c'est évident, mais en plus, il y avait un rassemblement des alpinistes, une vraie fraternité. À l'époque, il y avait un petit groupe de pointe, disons. Ils se retrouvaient tous à l'hôtel de Paris et au Chouca, les deux lieux où tous les grimpeurs se regroupaient, ce qui n'existe pratiquement plus maintenant. Maintenant, on rencontre de temps en temps des alpinistes, mais il n'y a plus cette sorte de fraternité qui existait où tout le monde était au courant de tout ce qui se faisait. »

Claude JaccouxClaude Jaccoux

A Chamonix, je suis longtemps resté le Parisien

« On met du temps à devenir autre chose qu'un Parisien ici. J'ai eu vraiment énormément de chance d'être pris en amitié par Armand Charlet, qui était mon grand maître [considéré à l'époque comme le plus grand guide de sa génération]. Quand je suis sorti du stage de guide, il m'a dit : toi, tu vas rentrer à la Compagnie. Ça, c'était pas gagné. J'étais le sixième après Frison-Roche, Terray… Donc, là, quand on rentre à la Compagnie, déjà, on est accepté. Mais bon, je ne serai jamais un vrai Chamonniard. Je n'ai pas été à l'école à Chamonix (…) Mais j'ai été vite considéré comme un alpiniste de haut niveau.»

Autrefois, il y avait une vraie notion d’aventure

« Dans ces années-là, 60, 70, on n’avait pas du très bon matériel. Ça a évolué très vite après. Il y avait une notion d'aventure qu'on a peut-être un peu perdue aujourd'hui. Il n'y avait pas les portables, ça change tout. Aujourd’hui, si on se fait une entorse, on sort le portable, et un quart d'heure après, il y a un hélicoptère qui vient vous chercher. C’est tant mieux pour la sécurité, mais c'est sûr que ça enlève un côté engagement et aventure. C'est évident. Maintenant, on part beaucoup plus tranquillement dans une course difficile, parce qu’on sait qu'à l'arrière il y a les moyens de vous secourir. Ça change tout. Mais c’était des choses qu’on acceptait. »

Védrines, les jeunes alpinistes d'aujourd’hui…

« Il a une bonne façon et une moins bonne façon d'aborder la montagne. Je suis des alpinistes comme Nicolas Jean, Léo Billon, Yannick Graziani ou Benjamin Védrines. Il a une bonne façon quand Benjamin Védrines fait, par exemple, ses descentes à ski autour de La Meije. Il a fait des choses vraiment extraordinaires. Par fair means, il montait à pied en descendant à ski. Maintenant, l'histoire des records, ça ne m'intéresse pas. Il a battu un temps de record d'ascension au mont Blanc, ça me laisse froid. Parce que je n'aime pas les records. Je n'aime pas les compétitions. C'est pour ça que j'aime beaucoup l'alpinisme. Parce que, a priori, il n'y a pas de compétition. Il y en a… sous-jacente. Oui. Quand on va faire une première, il y a toujours l'idée qu'on va être le premier à faire. Mais pour moi, l'alpinisme n'est pas un sport. »

Claude Jaccoux
(Thibault Ginies)

L’alpinisme n’est pas un sport, c’est un art

« Vous voulez savoir ce que c'est que l’alpinisme pour moi ? C'est un art. Face à une voie qu'on va faire, on est comme un peintre devant son tableau, devant un écrivain devant sa page blanche. On va découvrir quelque chose, même si c'est une voie qu'on a faite dix fois de suite, qu'on connaît parfaitement, qu'il y a peu de risques dedans. Malgré tout, on découvre quelque chose. Chaque fois, c'est un peu différent. La lumière est différente. La température est différente. (…) C'est quelque chose qui se reproduit tout le temps. Quand on va en montagne pour faire une voie, pas de la balade, pas de la randonnée, mais une voie, donc quelque chose où on s'engage physiquement, on prend certains risques. Là, il y a quelque chose qui se déclenche où on est heureux. On a le bonheur de… créer, c'est un deuxième grand mot. C’est créer quelque chose qui est unique. Unique pour soi et pour la personne qu'on emmène également (…). C’est effectivement quelque chose qui vous transcende. Ça, ça vous porte longtemps, en fait. »

Être guide… et devoir arrêter

« J'ai arrêté de guider malheureusement à 88 ans. D'accord, ça n’est pas si mal. Ça a été très dur, mais j'ai dit j'arrête, parce que ma vue avait baissé. C'est un grand vide quand on s'arrête. Ça s’est fait graduellement. Quand je faisais beaucoup d'expéditions de trek, je me disais à un moment : moins haut, moins dur, moins loin. Toutes les années, je baissais un petit peu. De niveaux de difficultés dans les courses de Chamonix. De niveaux de difficultés dans les expéditions. Je faisais des 7 000, puis des 6 000, puis des 5 000, puis des 4 000. Et puis à un moment, les derniers treks que je faisais, j'étais pratiquement au bord de la mer, en Sardaigne. Ce n’est pas une image, j'étais vraiment au bord de la mer. »

Claude Jaccoux
(Thibault Ginies)

Pionnier des expéditions commerciales, mais en style alpin

« Il n’y avait pas de Sherpas dans nos équipes, pas de cordes fixes. Et pas d'oxygène. Ça réduit le type de client. Ça fait peut-être des gens plus intéressants. Il fallait qu'ils soient bons.
Sur l'Everest, on y avait dérogé un peu, dans le sens où on avait autorisé chaque personne à porter une bouteille d'oxygène, juste avant le push, à condition de la porter soi-même, même les femmes. Et c'était uniquement pour la nuit. C'est la seule dérogation qu'on ait faite. »

Les expéditions commerciales aujourd’hui

« Quand on voit l'évolution de ces expéditions commerciales, oui, ça me donne un petit frisson d'horreur. Déjà, quand je faisais beaucoup de trek, quand ça devenait trop fréquenté, j'abandonnais. Au Népal, mon royaume se rétrécissait tout le temps. Quand j'allais à Madagascar, je faisais le sommet culminant du voyage de la chaîne, pas très difficile, mais 4 600. Au début, j'étais seul. Et au bout de 5, 6 fois, j'ai compté plus de 1 500 personnes. La non-fréquentation était un critère absolument décisif pour moi. »

La Compagnie des guides de Chamonix : « On ne la quitte pas »

« Je suis membre actif, pas honoraire. J'y tiens tellement. C'est merveilleux. Bon, effectivement, elle se délite un peu, c’est trop grand, maintenant, je ne connais plus les jeunes (…) Mais on fait un peu ce qu'on peut. Il y a des concurrents qui travaillent énormément par Internet. Pour lutter contre, ils sont obligés de se lier à ce système. Reste quand même un sentiment d'appartenance. Et un esprit. On appartient à la Compagnie. Y entrer, c'est tellement extraordinaire. C’est se donner une ligne de conduite, une rigueur, qui m’a guidé dans ma vie. »

L'invitation à l'altitude

L'invitation à l'altitude

Claude Jaccoux, un guide pionnier en Himalaya. 

Charlie Buffet. Guérin Éditions Paulsen. 21 €

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