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fourmis noires
  • Santé
  • Nutrition

Cinq insectes que tout le monde peut manger

  • 20 avril 2019
  • 4 minutes

Ben Hewitt Ben Hewitt

« Je te ressers ? » Voici quelques insectes à se mettre sous la dent, en famille ou entre amis.

Vous ne voulez pas en entendre parler, mais on vous le dit quand même : sans le savoir, vous mangez déjà des insectes. L’industrie agroalimentaire utilise par exemple la cochenille dans ses colorants, et certains nuisibles se glissent discrètement dans les farines ou les graines. Des fragments d’insectes sont tolérées par les autorités (on se demande bien qui s’amuse à peser ?). Citons par exemple le pain ou les fruits, qui cachent bien souvent des invités secrets. « Je m’en fiche, je vais me rabattre sur le chocolat. » Dans ce cas soyez prévenus : les barres chocolatées n’échappent pas à la règle.

Rassurez-vous, c’est plutôt une bonne nouvelle : les insectes sont bourrés de protéines et de lipides. Un bonus en macronutriments dont nous aurions tort de nous priver. Et ce n’est pas tout : ils sont plutôt savoureux. Si à 50 ans on n’a jamais goûté une sauterelle grillée, on a raté sa vie. On plaisante. Vous ne saviez peut-être pas que 80% de la population mondiale se nourrit régulièrement d’insectes (plus de 1 000 espèces) ? Maintenant vous le savez.

La grande majorité des insectes ne présente aucun risque à la consommation. Quelques précautions s’imposent néanmoins si vous comptez faire le grand saut. Ne mangez pas d’insecte de couleur vive. Même avec des cèpes et du champagne. Si ça brille, il est fort possible que cela soit pour signaler une toxicité (un message envoyé aux prédateurs). Évitez aussi ceux qui ont des poils. Cette mini-jungle pourrait bien cacher un ou plusieurs dards. Pas la peine de vous ruiner en cire dépilatoire. Enfin, fuyez les insectes à l’odeur bien présente. À l’exception, c’est un comble, des punaises.

Cuisinez-les autant que possible avant de les consommer, afin de les débarrasser d’éventuels parasites ou bactéries nocives (on vous voit faire la grimace, mais sachez que cela vaut pour toutes les viandes, les insectes n’ont pas le monopole des germes). La cuisson sublime par ailleurs les saveurs et facilite la digestion des nutriments.

Si les insectes comestibles ne manquent pas dans nos contrées, nous citons ici ceux que nous avons réellement goûtés. Sans trop de hauts le cœur.
Ces petits amuse-bouche finalement pas désagréables sont faciles à trouver et nutritifs. Prenez cela comme une invitation à faire le test, quitte à en avaler un d’une bouchée en cas de grosse fringale pendant l’effort. Et si cela ne suffit pas à vous convaincre, pensez à la tête de vos amis quand ils vous verront saisir un insecte et le mâcher l’air de rien.


La sauterelle

La sauterelle est incroyablement riche en protéines. On en trouve par ailleurs un peu partout.

Où la trouver : la sauterelle s’attrape plus aisément à la main et au petit matin, lorsqu’elle est un peu engourdie. Passer un filet à papillons sur des herbes hautes offre en général une belle récolte.

Comment la manger : ôtez les ailes et les pattes, embrochez-la et faites-la griller à sec à la flamme accompagnée d’un peu de sauce soja, revenir dans du beurre à l’ail ou frire en beignet. Les possibilités sont infinies.

Le grillon

Le grillon a de superbes vertus nutritives et il est franchement délicieux.

Où le trouver : le grillon peut être attrapé à la main, mais il est vif. Pour l’attirer, enterrez un récipient en plastique dans la terre et appâtez l’insecte avec un morceaux de fruit mûr. Laissez passer une nuit et vous aurez un petit-déjeuner chantant. On le trouve généralement dans les endroits sombres et humides, sous des pierres ou des bûches par exemple. Fouillez sinon dans les herbes hautes, les arbres et les arbustes.

Comment le manger : le grillon a un goût subtil de noisette qui rappelle le pop-corn. Faites-le griller et salez-le ou saupoudrez-le d’épices (ou les deux). Mangez-le en une bouchée à l’apéritif. Variante : enrobez-le de chocolat ou incorporez-en une poignée dans du riz.

L’asticot

On sait que vous auriez été déçu de ne pas le trouver ici. Normal : l’asticot (qui n’est autre qu’une larve d’insecte) peuple nos jardins et n’est pas du genre véloce.

Où le trouver :  en premier lieu, dans le bois en décomposition. Écartez le bois à l’aide d’un bâton ou d’une pierre et approchez-vous pour repérer et récupérer votre ration. Fouillez également sous les grosses pierres ou amas de feuilles.

Comment le manger : l’asticot peut être consommé cru, mais mieux vaut, comme pour les autres insectes, le cuisiner. Embrochez-le et faites-le cuire à la flamme jusqu’à ce que sa peau soit croustillante.

Le cloporte

Ce crustacé terrestre (encore une info que vous n’aviez pas ?) n’est pas un insecte. Cela explique certainement son petit goût de crevette.

Où le trouver : ce n’est pas un grand rapide non plus, on peut donc aisément le ramasser en grand nombre. Retournez les pierres et bûches, fouillez les tas de feuilles mortes. Succès garanti.

Comment le manger : faites-le bouillir dans l’eau. Il peut être porteur de nématodes (des vers), veillez donc à bien le cuire. Une fois que c’est fait, régalez-vous !

La fourmi

La fourmi vit partout, est facile à attraper et a plutôt bon goût.

Où la trouver : en extérieur, fixez le sol pendant un petit moment pour en voir apparaître. Les fourmis se déplacent en groupes (des "armées"), s’il y en a une, c’est que d’autres ne sont pas loin. Beaucoup d’autres. Trouvez une fourmilière reste l’idéal. Si vous glissez un bâton dans le trou il en ressortira couvert de fourmis. Secouez-le au-dessus d’un récipient. Pour ne pas qu’elles s’échappent, remplissez-le d’eau. Comptez une centaine de fourmis pour un petit régal sur le pouce.

Comment la manger : elle peut se manger crue mais encore une fois, mieux vaut l’éviter. Vérifiez dans ce cas que les fourmis sont bien mortes, ou vous pourriez être mordu avant d’avoir fini de les mordre. Déposez-les sur une plaque de cuisson, salez-les et placez-les au four à 225°C. Sortez-les une fois qu’elles sont sèches et croustillantes. Leur goût diffère d’une espèces à l’autre, mais la plupart contiennent de l’acide ascorbique (en quantité variable), ce qui leur donne une saveur légèrement citronnée (version fourmi).


Il fut un temps où l’être humain acquit de splendides connaissances et autant de compétences. Il apprit à trouver de quoi se nourrir dans les forêts et les prairies, à se faire un abri à l’aide de simples branchages, à entretenir ses outils et même à faire naître le feu sans briquet ou allumette. Chacun apprenait des générations précédentes et transmettait ce savoir aux suivantes. Le monde fonctionnait ainsi.

Préserver ces savoir-faire est notre unique moyen, ou presque, de conserver le lien qui nous unit à la nature. Tout cela dans un contexte de changement climatique, de décimation des espèces et espaces sauvages… Il devient crucial de maintenir un rapport à la nature. Sans lui, il devient difficile de se sentir concerné.

Ces savoureux conseils sont extraits de l'excellent ouvrage de Ben et Penny Hewitt: 'The Young Adventurer’s Guide to (Almost) Everything" (Guide de "presque tout", à l'attention des jeunes aventuriers), malheureusement non traduit de l'anglais.

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