3 000 km du Canada à l’Angleterre à 4km/h, soit trois mois dans une embarcation d’un mètre de long… Andrew Bedwell, passionné de navigation de 48 ans, compte bien battre le record de la traversée de l’Atlantique à bord du plus petit navire au monde. Pourquoi un tel défi ? Comment compte-t-il survivre au sein de son embarcation ?
"Je ne cesse de relever des défis inhabituels" explique Andrew Bedwell, au Daily Mail. Et au vu de son dernier projet, on est bien d’accord ! En mai 2023, ce père de famille de 48 ans, espère battre un record du monde : celui du plus petit bateau (1 mètre) à traverser l'Atlantique à la voile. Un périple de 3 000 km.
Fabriquant de voilier, Andrew livre des yachts dans le monde entier. Il a passé la majeure partie de sa vie à se lancer dans des aventures nautiques - un tour de la Grande-Bretagne sans escale et une traversée de l'Atlantique direction de cercle arctique notamment. Puis, il s'est passionné pour ces marins à la conquête des océans dans des navires de plus en plus petits.
"Avant d’avoir 50 ans, je veux avoir fait quelque chose d’incroyable"
À la suite de la lecture du livre de l'actuel détenteur du record, Hugo Vihlen, ayant effectué cette traversée périlleuse dans un bateau de 1,6 mètres il y a 30 ans, Andrew a voulu, lui aussi, tenter l’aventure. Une longue préparation a alors commencé. Dans une telle embarcation, c'est comme si l'on était "coincé dans un bac à ordures, sur des montagnes russes pendant 90 jours" a-t-il expliqué au média britannique. Mais pourquoi se lancer dans une telle entreprise ?

The stormy voyage of father's day
Hugo Vihlen
"Avant d’avoir 50 ans, je veux avoir fait quelque chose d’incroyable" explique-t-il. il s'est minutieusement préparé. Côté embarcation, il s'est appuyé sur le modèle d'un navire d'un autre recordman, Tom McNally, et l'a raccourci de 50 cm. Un travail de fabrication qui lui a demandé trois ans. Le navire, surnommé le "Big C", est en fibre de verre, dispose d’une petite voile, d’une surface de 8 mètres, lui permettant d’atteindre une vitesse de pointe d'environ 4 km/h.
"Il n’y a tout simplement pas assez de place pour plus"
Certains marins redoutent toutefois que son bateau chavire et soit inondé d’eau, mais le Britannique insiste : il n’a pas peur. "Mon embarcation dispose de deux grands orifices d’aération à l’avant du navire, et si les vagues les frappent, ces derniers se referment ce qui arrête toute entrée d’eau" explique-t-il. "Et quand il est fermé, j’ai suffisamment d’air pour quarante minutes."
Ainsi, d’après ses calculs, la traversée du Canada aux Cornouailles, en Angleterre, devrait durer trois mois. C’est pourquoi Andrew a prévu de s'alimenter simplement : via une substance protéinée froide, contenue dans des sachets individuels stockés entre lui et les parois de la cabine pour gagner de la place. Quant à l’hydratation, Andrew sera équipé d’un dessalinisateur à bord, qui lui fournira de l’eau potable tout au long de son voyage. Rien de plus luxueux, outre une flanelle et un vêtement de rechange. "Il n’y a tout simplement pas assez de place pour plus" souligne-t-il.
Cette traversée n'est pas sans risques. "Nous installons le plus d’équipements de sécurité possible afin que tous les autres navires puissent nous voir en tout temps".
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