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MH900 waterproof
  • Équipement
  • Randonnée

Avec la Quechua MH900, randonnez en première classe au prix de la classe éco

  • 12 juin 2026
  • 10 minutes

Decathlon Decathlon Article Sponsorisé

Une chaussure de randonnée technique, haut de gamme, capable de rivaliser avec les meilleurs modèles du marché, mais vendue moins de 100 euros. Seul Decathlon sait le faire. Semelle Vibram ultra-adhérente, imperméabilité annoncée jusqu’à 10 heures, amorti inspiré du trail running, protection, confort et polyvalence. Résultat de plusieurs années de recherche et développement, la Quechua MH900 veut offrir tout ce qu’on attend d’une vraie chaussure de rando, sans faire exploser le prix. Derrière cette équation presque impossible, il y a des ingénieurs, des prototypes, des tests terrain et quarante ans de savoir-faire Decathlon.

Quand Florent Maccario rejoint Decathlon en 2006, il ne travaille pas encore sur la chaussure de randonnée. Ingénieur matériaux, il arrive au moment où l’entreprise cherche à mieux maîtriser ses composants, ses tests et ses prototypes. Autrement dit, tout ce qui ne se voit pas forcément sur un produit, mais qui finit par décider de sa qualité, de son prix et de sa capacité à durer.

Il a grandi entre la Haute-Savoie et Grenoble, avec le ski, la randonnée et l’outdoor comme terrain d’expression. Plus jeune, il se voyait travailler dans cet univers, du côté des grands noms du ski. Ce sera finalement chez Decathlon, qu’il découvre alors comme fabricant, et pas seulement comme un distributeur. Florent passera par les labos, les achats, la supply chain, la Chine, puis la chaussure côté production. « Mais ce que je voulais, c’était faire du produit », résume-t-il.

Aujourd’hui, Florent est chef de produit chaussures de randonnée chez Quechua. Son rôle est d’imaginer et de créer les gammes de produits des prochaines années. À qui elles parleront, dans quels pays, pour quels terrains, à quel prix, avec quelle promesse. Il observe les randonneurs, les classe moins par niveau que par envie. Ceux qui marchent pour le bien-être. Ceux qui veulent atteindre un sommet ou boucler le tour d’un massif. Ceux qui cherchent une paire plus polyvalente, capable de passer de la montagne au voyage, du sentier à la ville.

Quarante ans de savoir-faire

Chez Quechua, ce rôle endosse aussi une part d’héritage. Une histoire commencée il y a près de quarante ans avec la Maya, sortie en 1988 et considérée comme la première chaussure de randonnée Decathlon. Déjà une semelle Vibram. Déjà cette promesse de permettre au plus grand nombre de marcher avec de bonnes chaussures à un prix accessible. Pas une chaussure au rabais, mais un modèle robuste, pensé pour la montagne telle qu’on la pratiquait alors. Du cuir, de gros composants, du coupé-cousu, une silhouette rassurante. La première d’une longue lignée, longtemps construite sur ces mêmes codes.

Quelques années plus tard, la Maya gagne en technicité avec le concept FLEX, une pièce intégrée à la semelle pour améliorer le déroulé du pied. En 1997, Quechua naît au pied du Mont-Blanc, loin du siège lillois, dans un petit bureau de 55 mètres carrés où une poignée de collaborateurs vient s’installer au plus près des pratiquants. En 2003, la marque s’aventure du côté du trail avec les Diosaz Raid 500, associées à Dawa Sherpa, vainqueur de l’UTMB cette année-là. En 2013, la technologie CONTACT travaille l’accroche et l’adhérence. En 2017 la FH500, premier modèle de Fast Hiking marque le tournant plus léger et plus sportif.

La MH900 arrive après. Elle monte en gamme sans perdre le prix juste. Moderniser une chaussure sans tourner le dos à ceux qui ont longtemps fait confiance à Quechua. Parler à des randonneurs plus jeunes, plus mobiles, plus sensibles au confort immédiat, tout en restant fidèle à une marque bâtie sur la robustesse, l’accessibilité et la confiance.

Quechua MH900Quechua MH900

Une touche de trail running

Depuis plusieurs années, les équipes Quechua entendent le même refrain. De plus en plus de randonneurs partent marcher avec des chaussures de trail. C’est plus léger, plus souple, plus facile à emporter. Une paire suffit pour partir en week-end, marcher sur un sentier, garder ses chaussures en ville, voyager sans multiplier les bagages. « Quand tu discutes avec eux, ils te disent qu’ils le font parce que c’est léger, pratique, et qu’ils peuvent avoir une paire de chaussures qui fait tout », explique Florent.

Mais sur les longues journées de marche, avec du dénivelé, un sac à dos, de l’humidité, du rocher, des descentes répétées, une chaussure de trail ne remplacera jamais vraiment une chaussure de randonnée. Il faut du maintien, de la protection, de la matière sous le pied, une accroche pensée pour marcher longtemps, freiner, retenir, poser avec précision. Chez Quechua, l’idée était moins de concevoir une chaussure de trail adaptée à la marche que de comprendre ce que les randonneurs allaient chercher dans ces modèles plus légers, puis de le réconcilier avec les contraintes propres à la randonnée.

« Chez nous, la structure est assez simple. Le 100, c’est l’entrée de gamme. Le 500, le milieu. Le 900, le haut de gamme. La MH900 est donc notre chaussure haut de gamme, capable d’aller chercher de la randonnée au long cours. » Florent parle de journées à 1 500 ou 2 000 mètres de dénivelé, de sentiers engagés, parfois hors sentier, de terrains où le pied doit rester précis. L’objectif était donc de garder la liberté de mouvement qu’offre une chaussures de trail, sans lâcher l’accroche, l’imperméabilité, la protection, la stabilité, le confort après plusieurs heures. Faire haut de gamme, mais rester sous les 100 euros. Le prix étant tout aussi important que la fonctionnalité. Florent pose le brief, à Olivier de trouver les solutions techniques.

Quechua MH900
(Decathlon / Quechua)

Du concept à la production

Olivier Weber découvre la montagne à quinze ans, pendant les vacances, entre ski l’hiver et quelques randonnées l’été. Elle reviendra plus tard dans sa vie grâce au trail. Chez Decathlon, son histoire commence en 1994, en magasin. Pendant trois ans, il côtoie les clients de près, les satisfaits comme les mécontents, parfois « à dix centimètres du visage ». « J’ai connu Decathlon sous l’angle distribution, magasin, client, ouverture à 9 heures, fermeture à 20 heures, tous ces aspects-là du métier de distributeur. »

Ensuite viendront les services production, qualité, puis le développement chaussure. Plus de vingt ans à travailler en tant qu’ingénieur produit pour la course à pied, avant de mettre ses compétences au service de la randonnée. Depuis 2022, Olivier est au Mountain Store de Passy, au plus près des équipes Quechua et des terrains sur lesquels les produits sont pensés, testés, améliorés. « Florent est chef de produit. C’est lui qui écrit le cahier des charges, qui définit le besoin produit, à qui il est destiné, dans quelle enveloppe de prix il doit rentrer. Notre métier, c’est de traduire ce cahier des charges en solutions techniques. »

Prenez l’accroche. Florent fixe le niveau de performance attendu. À l’ingénieur, avec le designer, de trouver le dessin des crampons, leur dimension, leur orientation, la gomme capable de tenir la promesse. Il parle d’un binôme matière-géométrie. L’une ne va pas sans l’autre. Une bonne gomme mal dessinée ne fera pas une bonne semelle. Un beau dessin avec une matière médiocre non plus.

Quechua MH900Quechua MH900Quechua MH900

Une semelle Vibram exclusive

« Pour la MH900, on voulait mettre le meilleur de notre savoir-faire technologique », explique Olivier. Une partie de ce travail se joue sous la chaussure, au niveau du grip. Quechua retient des crampons de 6 millimètres, une hauteur encore inédite à ce niveau de gamme. À l’avant de la semelle, le dessin favorise la traction. À l’arrière, il aide au freinage. Entre les deux, les crampons changent d’orientation selon les zones d’appui, avec suffisamment d’espace pour que la boue puisse s’évacuer au lieu de rester collée sous le pied. Montée, descente, dévers, sol meuble, roche humide, le dessin de la semelle doit répondre à des situations très différentes, sans perdre en cohérence.

La semelle naît d’une collaboration avec Vibram. Les deux marques conçoivent ensemble une semelle exclusive, construite autour de la gomme XS Trek Evo. Les équipes Decathlon avaient déjà travaillé le dessin, l’architecture et le modèle 3D de la semelle. Vibram a ensuite aidé à affiner l’ensemble, notamment sur certaines zones du médio-pied, mais « la base du projet venait bien de Decathlon », insiste Olivier.

Quechua MH900Quechua MH900Quechua MH900

Une tige basse imperméable

L’autre verrou à faire sauter était la tige, notamment au niveau de l’imperméabilité. Un pied mouillé au bout de deux heures suffit à ruiner votre randonnée. Sur la MH900 version imperméable, Quechua n’opte pas pour un chausson imperméable glissé dans la chaussure. « La technologie est connue, c’est une membrane. Mais c’est une membrane complètement collée à l’intérieur de la tige. C’est différent d’un bootie », explique Olivier. Un bootie fonctionne comme une chaussette imperméable intégrée. Ici, la membrane est contrecollée, plaquée contre la tige, sans couture. L’eau ne vient pas se loger entre les deux couches. La chaussure garde moins d’humidité dans sa structure, protège mieux dans la durée, reste cohérente avec le niveau attendu d’un modèle haut de gamme.

Le brief, se souvient Olivier, visait « dix heures de marche sans interruption dans l’eau ». Un niveau que Quechua n’avait encore jamais cherché à atteindre sur une chaussure basse de randonnée. En laboratoire, les équipes iront même au-delà. « On les a testées jusqu’à 13 heures. Pour tester l’imperméabilité, on les fait marcher dans l’eau avec un robot. Les chaussures restent immergées pendant 13 heures sans prendre l’eau. » Même si les performances vont au-delà des attentes, la marque garantit une imperméabilité de dix heures, un niveau qu’elle sait pouvoir tenir dans la durée.

Le travail sur l’imperméabilité a aussi gagné en complexité avec la remise en cause des PFAS. Les anciennes solutions, longtemps utilisées dans l’outdoor, ont dû être remplacées, reformulées, revalidées. Olivier parle d’un travail « colossal » pour redévelopper les composants, revoir les process, contrôler les assemblages, traquer les traces dans les chaînes de production. Pour une chaussure à 95 euros, ces exigences ajoutent de la complexité là où le prix pousserait naturellement à simplifier.

Même chose avec les composants recyclés. On pourrait croire qu’ils coûtent moins cher, puisqu’ils viennent de matières déjà utilisées. En réalité, c’est souvent l’inverse. « Paradoxalement, les composants recyclés sont un peu plus chers », rappelle Olivier. Il faut trouver la bonne matière, en connaître l’origine, la tracer, la tester, prouver qu’elle tient dans le temps. Sur la MH900, une part importante des textiles et de la doublure est recyclée, et la semelle intermédiaire intègre aussi des éléments biosourcés.

Le confort avant tout

Reste le confort. Il commence dès l’instant où l’on glisse le pied dans la chaussure. « Quand tu mets le pied dans la chaussure, tu dois te sentir bien », résume Olivier. Mais le vrai test ne se joue pas en magasin. Il arrive après plusieurs heures de marche, quand les pieds gonflent, que le terrain oblige à varier les appuis et que les descentes imposent de retenir chaque pas. Une bonne chaussure doit alors envelopper sans comprimer, maintenir sans bloquer, éviter les échauffements, le glissement du pied, l’ampoule au talon ou les orteils qui viennent taper à l’avant.

Pendant plus de vingt ans, Olivier a travaillé sur des chaussures de course à pied. Il en garde une attention particulière au déroulé du pied, à l’amorti, à la mousse et aux zones de flexion. Sur la MH900, Quechua reprend une mousse issue du trail running, la MFOAM, pour apporter un amorti plus dynamique et une foulée plus fluide. Pas pour transformer la chaussure en modèle de course, mais pour rendre la marche moins lourde, moins cassante, plus naturelle sur de longues distances.

Sur la MH900, Florent Maccario voulait conserver une certaine rigidité. Trop de souplesse, et le pied perd en précision sur terrain engagé. Trop de rigidité, et l’on revient vers une chaussure lourde, et moins agréable sur la durée. Une plaque interne pour la stabilité, une pince talon en TPU, une semelle en cuvette, des pare-pierres moulés à l’avant et à l’arrière viennent donc verrouiller le pied sans l’enfermer.

Sur une tige basse, il n’y a pas de maintien du pied au niveau de la cheville . Il faut donc compenser par la largeur de la semelle au niveau de l’avant-pied, qui joue sur la stabilité, par le contrefort arrière, qui cale le talon, et par le laçage, qui doit solidariser le pied et la chaussure sans créer de point de pression. « Typiquement, ce sont des points sur lesquels on n’y arrive pas du premier coup », reconnaît Olivier. Les prototypes servent alors à s’approcher peu à peu du bon réglage. Parfois, quelques millimètres de plus ou de moins changent radicalement les sensations.

Testés et éprouvés sur le terrain

Tout au long du développement, les tests accompagnent la mise au point du produit. Une partie des performances peut se mesurer en laboratoire, comme l’accroche, l’adhérence, la flexion, l’imperméabilité, le vieillissement des matériaux ou la résistance des assemblages. Mais une chaussure de randonnée ne se résume pas uniquement à des données chiffrées. Le maintien, la précision en dévers, la stabilité en descente, le talon qui bouge ou non, le pied qui avance dans la chaussure, tout cela doit aussi se juger sur le terrain.

Autour du Mountain Store de Passy, les équipes Quechua disposent de parcours spécifiques. Ils permettent de comparer les prototypes entre eux, mais aussi aux modèles concurrents, dans des conditions identiques. Est-ce que le pied est bien tenu latéralement ? Est-ce qu’il avance en descente ? Est-ce que le talon décolle ? Est-ce que la semelle reste stable quand l’appui se déforme ? Ces retours servent à ajuster le produit avant de passer à l’étape suivante.

Une fois les principales fonctions validées, Olivier Weber envoie des paires sur des tests longue durée. Vingt ou trente parfois, confiées pendant plusieurs mois à des randonneurs expérimentés et à des professionnels de la montagne. L’enjeu n’est plus seulement de savoir si la chaussure est agréable sur une sortie. Il faut vérifier qu’elle tient vraiment. « Si le brief demande que la chaussure tienne 1 000 km, il faut qu’on le vérifie », résume-t-il. Concrètement, avant la mise en rayon, les prototypes MH900 ont parcouru 1 200 kilomètres en huit mois, sur des sentiers techniques, des pierriers, des dévers, des pentes raides et des terrains humides.

Quechua MH900Quechua MH900Quechua MH900

Une chaussure haut de gamme à moins de 100 €

Une semelle Vibram, des crampons de 6 millimètres, une membrane contrecollée, une mousse inspirée du trail, des protections moulées, une plaque de stabilisation, des matériaux recyclés… À 94,99 €, comment Decathlon parvient-il à tenir ce prix ?

 « Nous produisons dans les mêmes usines que nos concurrents. Et à ce niveau de gamme, qu’une chaussure s’appelle Quechua MH900 ou qu’elle porte le nom d’une autre marque prestigieuse, leurs coûts de production sont à peu près comparables. » La différence se joue surtout après. Decathlon conçoit le produit, achète les composants, organise les volumes, distribue et vend dans son propre réseau. L’entreprise réduit les intermédiaires, centralise une partie des process et connaît très précisément le coût de chaque choix technique. Florent connaît bien cette mécanique. Avant de devenir chef de produit, il a aussi travaillé sur les achats, les prix, les flux, la supply chain. Il sait ce que signifie maîtriser le coût d’un produit « au centime près ».

Pour lui, la MH900 incarne à la fois l’ADN historique de Decathlon et la force d’un modèle intégré. Le rapport qualité-prix que l’entreprise revendique depuis ses débuts ne tient pas seulement à une politique tarifaire. Il se retrouve dans chaque arbitrage. Une semelle Vibram, une membrane performante, une mousse plus dynamique, des protections solides, oui, mais à condition que chaque choix serve vraiment l’usage.

La MH900 existe en deux versions. Florent Maccario marche souvent avec la version Light (non imperméable à 84,99 €). Il aime sa respiration, sa liberté, la possibilité de la porter aussi au quotidien, parfois même au bureau. La waterproof sort quand la météo l’impose, quand le matin est humide, quand les sentiers gardent l’eau, quand la sortie demande plus de protection. Deux versions, mais une même idée de la randonnée. Moins figée, plus mobile, capable de passer d’un sentier engagé à une journée ordinaire sans changer complètement de registre.

C’est aussi ce que Decathlon veut désormais montrer avec cette chaussure. La MH900 Waterproof et sa version Light font partie des produits choisis par le groupe pour porter sa technicité. Avec elles, Decathlon ne veut pas seulement rappeler qu’il sait rendre la randonnée accessible. Il veut aussi montrer qu’il sait concevoir des produits exigeants, pensés, testés, capables de tenir la comparaison avec des modèles vendus bien plus cher.

Pour en savoir plus sur la Quechua MH900, visitez www.decathlon.fr.

Photo d'en-tête : Decathlon / Quechua
Thèmes :
Chaussures
Decathlon
Équipement
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