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Xavier Thévenard et sa maladie de Lyme : « Je me suis rappelé qu’on était hyper vulnérable. Du jour au lendemain, tout peut basculer »

  • 18 novembre 2021
  • 13 minutes

La rédaction Outside.fr Marine Saint-Germain

L'année 2021 n’a pas été tendre avec Xavier Thévenard. Juste après avoir eu le Covid-19 à l’automne 2020, l’ultra traileur français de 33 ans a découvert qu’il était atteint de la maladie de Lyme : une bactérie transmise par les piqures de tiques, pouvant provoquer des douleurs articulaires, musculaires, des difficultés respiratoires, ou encore une fatigue chronique. De quoi lourdement le fragiliser lors de cette saison, comme l’a démontré son abandon au 50e kilomètre de l’UTMB - une course qu’il a pourtant déjà remportée trois fois. Touché, mais pas vaincu, Xavier Thévenard garde espoir. Dans une longue interview accordée à Outside, l’enfant du Jura se confie sur son quotidien avec la maladie.

Prendre la parole sur les réseaux sociaux à propos de ta maladie, comme tu l'as encore fait récemment, n’est pas forcément évident. Comment l'as-tu vécu ?

J’ai communiqué sur les réseaux par rapport à ma maladie justement pour que d'autres aillent mieux. On est tous différents face à cette maladie, en fonction de son système immunitaire, de son environnement, des co-infections qui peuvent compliquer les choses ou non. Il y a tant de symptômes différents ! J’ai posté ça très simplement, peut-être pour que d’autres personnes se reconnaissent aussi. Sportif de haut niveau ou non, à la base je suis comme tout le monde, donc je ne vois pas pourquoi je me cacherais derrière ce statut. 

Xavier Thevenard assis en forêt sur un arbre
(Jordan Manoukian / On)

Et comment te sens-tu aujourd’hui ?

Physiquement, c’est pas encore ça. Il y des améliorations, depuis un mois et demi je suis sous antibiotiques, j’y suis encore, c’est sur la bonne voie mais avec des hauts et des bas. On verra d’ici une vingtaine de jours s’il y a des évolutions et des progrès. On va dire que je n’ai pas un niveau physique qui me permette de faire des courses en ce moment, ça c’est clair. Et encore moins des ultra. Mais je continue de m’entretenir pour garder la forme et me balader pour faire du bien à la tête, car l’activité physique et le sport est un mode de vie, c’est ce qui me fait du bien.

Moralement, c’est en dents de scie. Des fois, c’est dur à encaisser, je vois que je n’avance pas, je me demande si la forme va revenir. D’autres fois, l’humeur est un peu mieux, je me dis que je suis sur la bonne voie. Surtout que j’ai eu pas mal de  messages de personnes qui me soutenaient à travers les réseaux, et de sportifs de haut niveau qui ont eu la maladie de Lyme, avec lesquels j’ai beaucoup discuté. Notamment la triathlète Audrey Merle, qui a galéré pendant 4 ans. On a beaucoup échangé sur son traitement et ses symptômes. C’était rassurant, car après, elle est revenue à son niveau initial, alors que les médecins lui avaient décelé la maladie 4 ans après l'infection. Or, plus on attend, plus c’est difficile de s’en débarrasser. J’ai longtemps discuté aussi avec Fabien Canal, qui était cycliste professionnel. Il avait vraiment des problèmes au niveau cardiaque, des symptômes très similaires. Il ne faisait que d’abandonner pendant les courses. Il a fait une pause pour guérir, et ensuite il est redevenu pro, encore plus fort ! J’espère prendre la même direction.

Ce qui est compliqué pour moi aujourd’hui, c’est que je ne sais pas à quel stade je me situe. Ça pourrait me prendre un mois à guérir, comme plus. Il peut y avoir des récidives, et concrètement c’est ce que j’ai depuis un mois et demi. Cinq mois après mon infection, j’ai eu un traitement qui a très bien fonctionné, derrière ça allait bien, l’hiver s’est bien passé. Mais le problème de cette maladie, c’est que les bactéries se cachent pendant l’antibiothérapie par exemple, et au moment où le corps est à nouveau vulnérable, en période de stress très important par exemple, les bactéries peuvent proliférer à nouveau, ce qui provoque une récidive. C’est très vicieux, il faut donc attaquer la bactérie de tous les côtés pour qu’elle se planque pas. J’ai vécu cette première expérience cette année sans savoir que c’était ce qui se produisait, c’est pour ça que j’ai mis du temps à identifier le problème. Maintenant on fait tout pour l’éradiquer définitivement.

Xavier Thévenard en haut d'une falaise du Jura
(Xavier Thévenard)

Qu’est-ce qui t’a mis sur la piste de la maladie de Lyme ?

Ma dernière piqure de tique remonte au printemps 2020. J’avais déjà été piqué dans le passé mais je n’avais jamais eu de symptômes - d’ailleurs si on regarde les saisons des dix dernières années, les résultats étaient là. Et puis en juillet 2020 j’ai fait le GR20, il n’y avait pas eu de courses avant, compte tenu du Covid. En octobre 2020 ça n’allait toujours pas mieux, je me suis dit que ce n’était pas normal de ne pas récupérer du GR20 à ce point-là. Des mois étaient quand même passés, et j’avais des symptômes très étranges au niveau de la vision, une fatigue importante, des difficultés à me concentrer aussi. On ne savait pas si c’était le Covid ou Lyme, j’ai fait des tests en Allemagne et en Belgique, et c’est là qu’on a identifié l’ennemi. 

Xavier Thévenard dans un champs
(Xavier Thévenard)

Etais-tu déjà malade pendant ta tentative de record du GR20, à l’été 2020 ?

Difficile à dire. Il faudrait refaire la course sans avoir eu le début de l’infection. Je me pose pas mal de questions. Je pense que ça a été l’élément déclencheur qui m’a mis dans un étant de fatigue chronique. Le problème avec la Borrelia (bactérie à l’origine de la maladie de Lyme, ndlr), c’est qu’on peut se faire piquer, et la bactérie peut rester dans un état « dormant », ne pas se manifester dans le corps. Mais après un choc émotionnel ou un gros stress du corps, c’est à ce moment-là, où le système immunitaire est affaibli, que la bactérie peut se développer et proliférer.

Je me dis que peut-être j’ai été infecté au printemps, que la bactérie dormait en moi, et qu’elle s’est manifestée à partir du GR20 - de là, c’est allé de palier en palier inférieur. J’ai vécu une fin de parcours très dure, je n’avançais pas, et quand je vois l’état dans lequel j’étais, ça ressemble beaucoup aux symptômes que j’ai eus sur cet UTMB. Alors est-ce que c’était dû au fait que j’avais déjà couru 30 heures, que j’étais au bout de ma vie, que j’avais les pieds très douloureux aussi ; ou est-ce que c’était le début de la prolifération de la bactérie ? Je ne sais pas. Dans tous les cas, si ça n’avait pas été à ce moment-là, ça aurait été à un autre, j’aurais fini par faire un autre ultra - et c’est là qu’on pousse à bout son corps. Ça aurait fini par se manifester de toute façon.

Xavier ThevenardXavier Thévenard au départ de sa tentative de record du GR20GR20 : Xavier Thévenard , un bel exploit mais pas un record

Comment la maladie se manifeste-t-elle chez toi ?

J’ai plusieurs symptômes. Beaucoup ont déjà diminué car les antibio sont efficaces. Le plus récurrent c’est la fatigue, qui est incompréhensible : elle n’est pas du tout en adéquation avec mes périodes d’entrainement. Ça peut switcher en une journée, passer d’un état à peu près bien à très compliqué. C’est ce qui s’est produit pendant pas mal de courses aussi, notamment lors de l’UTMB où, au final, avant la course, mon état global était assez bon - mais avec des journées un peu bizarres sur la préparation. Et pendant l’UTMB, typiquement, plus rien, plus aucune énergie, comme si on m’allumait ou éteignait la lumière ou qu’on me mettait sur on/off. J’ai remarqué aussi que je transpirais beaucoup à l’entraînement, alors que je ne suis pas quelqu’un qui transpire tant que ça de base.

Après l’UTMB, je n’arrivais plus à courir, je n’avais plus de force dans les jambes. Je ressentais comme un problème de connexion musculaire, les jambes qui brûlent. Depuis l’antibiothérapie ça va mieux, j’arrive à recourir - mais c’est limité, je suis vite fatigué. Surtout au niveau cardiaque. Ma fréquence cardiaque au repos est quand même très haute. D’une journée à l’autre, je peux avoir 10 pulsations de différence sur une fréquence au repos le matin, je peux être à 40 un matin et à 50 le lendemain sans avoir rien fait pour que ça augmente. En temps normal, je suis plutôt entre 35 et 37 bpm le matin au repos, là je suis plutôt entre 47 et 48. Aussi je ressens des picotements au niveau du coeur, des difficultés à ventiler - comme un asthme à l’effort. Mais ça s’est plutôt bien estompé, là il s’agit surtout de fatigue chronique.

Xavier Thevenard départ UTMBXavier Thevenard départ UTMBXavier Thevenard départ UTMBXavier Thevenard départ UTMB

Au quotidien, comment vis-tu avec la maladie ?

Aujourd’hui j’ai tout mon temps pour me soigner afin de guérir au plus vite. J’agis par tous les moyens possibles pour être en meilleure forme, je m’adapte en fonction de comment je me sens. Je continue de sortir tous les jours. Dernièrement je me limitais juste à la marche, j’étais fatigué. Mais au moins je pouvais garder ma condition physique, transpirer un peu et me faire du bien à la tête. Aujourd’hui j’arrive à courir un peu. C’est une adaptation en permanence, même sur une séance de 2 ou 3 heures, je peux me sentir bien dans une montée, et dans la descente avoir l’impression d’être au bout. 

Après, il faut aussi prendre en compte que les antibio ne me permettent pas d’être performant. Je ne pousse pas mon corps dans ses limites. Quand je fais une sortie, je suis à 50% de la fréquence cardiaque maximale. Ça permet au moins d’oxygéner les tissus du corps, je fais plus de l’activité physique que vraiment du sport. 

Et puis chacun réagit différemment, l’alimentation est aussi à prendre en compte. Moi ça fait dix ans que je ne prends ni gluten ni lactose, etc. Et en ce moment, je suis encore plus vigilant ; comme les antibiotiques ne sont pas terribles pour le foie, je compense en purifiant mes organes en prenant plus de radis noirs, d’artichauts, ou des infusions au romarin par exemple. Tout ça est bénéfique aussi pour la maladie. Quand je fais des sorties, je fais de la cohérence cardiaque, prends des bains froids et des bains chauds, tout ce qu’il faut pour ne pas me blesser. 

Participes-tu à des protocoles médicaux expérimentaux pour analyser la compatibilité entre la maladie Lyme et la pratique sportive ?

Non, pas vraiment - c’est compliqué car on réagit vraiment tous différemment. Dans mon cas, la maladie ne m’empêche pas de vivre normalement au quotidien, dans le sens où je peux m'occuper de mon jardin, acheter mes courses, faire la cuisine… alors que pour certains, c’est beaucoup plus dur : ils sont en fauteuil roulant, ou ont des paralysies faciales, et ne peuvent même pas faire ces activités-là. 

Ça dépend aussi de son hygiène de vie et de son environnement, ça détermine tellement de choses. Peut-être que certaines personnes atteintes de la maladie, en parallèle, fument, boivent un peu d’alcool, sont plus sédentaires, et c’est clair que ça n’aide pas, ça les met dans un état de fatigue important et assez avancé. 

Disons que je fais de la recherche par rapport à moi-même, je suis mon propre laboratoire. Comme le corps est quelque chose que je maitrise bien, j’arrive à bien cerner ce que je ressens et dans quel état je suis, je peux faire des expériences et savoir ce qui me correspond ou non. Par exemple depuis un mois et demi, j’ai installé un protocole avec le bol d’air Jacquier : c’est une petite machine d’inhalation avec de l’huile de pin, ce qui permet d’avoir une meilleure oxygénation cellulaire. L’huile de pin à inhaler aide à transporter l’oxygène et donc à interagir avec les mitochondries. On sait aujourd’hui que la bactérie Borrelia déteste l’oxygène, alors je me suis penché sur le sujet. Ça ne permet pas de guérir, c’est plutôt pour calmer les symptômes et avoir une meilleure récupération, en plus des étirements, des bains froids, et de l’alimentation qui m’aident. Je me sens bien et apaisé avec cet outil, alors je vais continuer. 

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Une publication partagée par Xavier Thevenard (@xavierthevenard)

Réfléchis-tu à favoriser des courses plus courtes à l’avenir pour continuer la compétition ?

Moi, ce que j’aime c’est l’ultra, c’est là que j’arrive à me débrouiller. Justement, pour aller de l’avant, je me projette et je me dis que je vais m’en sortir. C’est pour ça que j’ai déjà réfléchi à ce que j’aimerais faire l’année prochaine. Comme je ne suis pas totalement remis sur pied c’est difficile de caler des entraînements et un programme précis. Mais je veux continuer et refaire des ultra. Ça sera un super test d’ailleurs, si après un ultra je ne fais pas de récidive, ça voudra dire que je suis sorti de l’affaire. Je ne sais pas encore quel trail je voudrais faire, ça va dépendre de ma forme, mais ça me manque. J’espère pouvoir être sur le départ de l’UTMB prochain.

Est-ce que la maladie de Lyme remet en question ta carrière ?

Déjà la première chose, c’est que je veux retrouver la forme, du plaisir à l’entrainement et que ça tienne dans le temps. Je ne me vois pas continuer dans cet état là, ce n’est pas comme ça que je vois la vie. Aujourd’hui je ne suis pas du tout dans l’optique d’imaginer d’arrêter ma carrière. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de retrouver ma forme - la performance, c’est bien, mais je veux déjà retrouver mes bases. Même si plus tard, je ne serai peut-être plus aussi compétitif, j’aurai quand même envie de continuer de courir. Tout ce que je veux, c’est pouvoir faire de l’activité physique dans de bonnes conditions. Après, quand la santé sera là, on s’occupera de la performance, ça reviendra progressivement. 

Julbo Ultimate Xavier Thevenard trail drome
(Julbo / Ben Becker)

Comment envisages-tu la suite pour l’instant ?

On approche de l’hiver, j’espère qu’il y aura beaucoup de neige pour faire du ski de fond au maximum. Et comme le Covid pose moins problème que l’année dernière, il y aura plus de courses de ski de fond. Mon idéal serait de retrouver la forme assez vite et d'enchainer avec des courses de ski de fond cet hiver ; et ensuite quand il n’y aura plus de neige, mi-mars, rechausser les baskets et, pourquoi pas, faire un trail en avril. Si j’y arrive, je serai très content.

Xavier Thévenard ski de fondXavier Thévenard ski de fond

As-tu un plan B si les courses de trail n’étaient plus un moyen de gagner ta vie ?

Forcément un jour, au bout d’un moment, on ne peut plus en vivre. Mais si ça devait arriver plus tôt que prévu, je pense que je continuerais à faire du sport à travers mon activité professionnelle, mais autrement. Je n’ai pas encore d’idée précise, vu que ce n’est pas mon but pour l’instant, mais j’ai des diplômes dans le milieu du sport, je suis aussi moniteur de ski. Et il y a toujours des opportunités avec les partenaires. Dans tous les cas, si je ne travaille plus en tant qu’athlète, ça restera dans le domaine sportif, mais sous une autre forme. On pense souvent que le sport de haut niveau, ce n’est que de l’entrainement et de la récupération, mais il y a d’autres choses qu’on fait avec les partenaires : des shootings photo, du développement de produits, de la production d’images, etc.

Julbo Ultimate Xavier Thevenard trail drome
(Julbo / Ben Becker)

Toi qui as un mode de vie alternatif, que penses-tu des traitements bio pour la maladie de Lyme, parallèlement aux traitements allopathiques ?

Mon traitement est à la fois constitué d’antibiotiques, mais aussi de produits naturels en phytothérapie, ça marche plutôt bien. La phytothérapie a déjà amélioré des symptômes, mais ça ne suffit pas. C’est un point de vue très personnel, il n’y a pas de vérité générale pour ça. 

Avant de comprendre que je faisais une récidive, j’avais contacté un pharmacien en Suisse qui délivrait un mélange d’huiles essentielles qui ne sont pas autorisées en France - le « Tic-Tox » - que j’avais déjà testé pendant l’hiver. Ça a bien fonctionné, je me suis dit que ça suffirait pour tenir le coup sur l’UTMB. Mais cette course a été une grosse claque. Depuis ce jour, ça ne suffit clairement pas, le traitement par huile essentielle est bien pour s’entrainer, mais pas pour faire un ultra. 

De là, l’association France Lyme m’a mis en contact avec un infectiologue, et puis j’ai beaucoup discuté aussi avec le micronutritionniste Anthony Berthou, pas mal porté sur des traitements naturels, et qui a la maladie de Lyme aussi, il a notamment eu une paralysie faciale. Donc il connait bien le sujet. Lui dit qu’on est obligé, quand on a un Lyme chronique, de passer par l’antibiothérapie, et que c’est une bonne chose d’allier ça avec la phytothérapie pour calmer certains symptômes. Moi ça a calmé les pressions thoraciques, et ça m’a aidé à retrouver de la vitalité. 

Xavier Thévenard construction maison
(Xavier Thévenard)

La maladie a-t-elle impacté tes relations avec ton sponsor, On ?

Non, ça nous a plutôt rapprochés car ils sont très portés sur l’humain, ils sont à fond derrière moi. Ils me disent de prendre le temps qu’il faut pour me soigner, qu’il n’y a pas de stress, donc ça me donne encore plus de motivation pour sortir de ce truc. Il y a une belle collaboration. On a signé ensemble jusqu’en 2023, et la maladie ne m’empêche pas de faire de la communication avec eux, on a fait plein de choses sympas à côté de la course, comme dernièrement le projet « À la croisée des chemins » (raconté dans cet article en août dernier, ndlr).

https://www.youtube.com/watch?v=ZFJGkXLKne8

Ton sponsor savait-il que tu étais malade quand vous avez signé ?

La signature a eu lieu fin 2020. Il n’y avait pas encore eu de course cette année-là, les repères étaient biaisés car comme chaque année, on peut avoir des périodes de fatigue. Donc à ce moment, j’étais moins en forme que d’habitude, mais on n’était pas encore au courant pour Lyme.

Comment vas-tu gérer tes entraînements durant les mois à venir ?

Mon état est tellement aléatoire, que rien n’est défini pour l’instant. En ce moment, c’est en amélioration. Je m’adapte jour après jour, si je sens qu’au réveil c’est compliqué, je vais quand même sortir mais faire plus court. Je peux vite switcher pendant une séance, donc je reste à proximité de chez moi, comme ça j’ai la possibilité de prendre une variante pour rentrer à la maison plus vite si ça ne va pas, ou au contraire faire une boucle en plus si je le sens bien.

Je fais aussi pas mal de gainage, ça ne fait pas trop monter la fréquence cardiaque. Sans oublier le ski en roulette en ce moment, pour préparer la saison de ski de fond !

Ta vision de la vie a-t-elle évolué après cette année compliquée ?

En réalité, ça m’a renforcé. Je me suis rappelé qu’on était hyper vulnérable. Du jour au lendemain, tout peut basculer. Alors je veux surtout continuer à m’éclater le plus possible. Même quand on est dans un état de fatigue important, il faut essayer de faire autre chose, n’importe quoi, tant qu’on respecte son corps, histoire d’avoir une satisfaction à la fin de la journée quand même. On n’a pas le droit de se" laisser subir", c’est la pire des choses. J’essaye d’être optimiste, je fais autre chose, j’observe plus la nature, c’est quand même mieux que de se morfondre dans son canapé !

Et enfin, as-tu des conseils à donner aux traileurs qui sont aussi malades ?

Ce qui est important, c’est d’avoir plusieurs choses dans sa vie, en plus du sport. Quand on a une blessure, le temps devient très long. C’est là qu’on se rend compte qu’il est important d’avoir autre chose à côté, pour palier le manque du sport par exemple. Développez vos autres passions !


Les 9 gestes à adopter pour éviter les piqûres de tiques

Les tiques sont en augmentation depuis ces dernières années. Habituellement cachées dans les hautes herbes, les sous-bois, elles se développent de plus en plus dans les champs et les jardins. Mais ce n'est pas pour autant que l'on arrêtera les balades et sorties ! Pour se protéger contre les piqûres de tiques - et de la maladie de Lyme - le ministère de la Santé rappelle les neuf gestes clés à mettre en pratique avant, pendant et après vos sorties :

Avant de sortir :

  • Porter des vêtements longs et clairs, des chaussures fermées, un chapeau, et rentrer son pantalon dans ses chaussettes
  • Utiliser un répulsif à tiques
  • Se munir d'une paire de pince tire-tique

Pendant la sortie :

  • Rester au centre des chemins
  • Ne pas s'assoir ou s'allonger directement sur le sol (utiliser un drap par exemple)
  • Vérifier régulièrement l'absence de tique

De retour chez soi :

  • S'examiner soigneusement
  • En cas de piqûre, retirer la tique
  • Surveiller le point de piqûre et consulter un médecin en cas de symptômes

Retrouvez l'ensemble de ces conseils et d'autres informations dans cette vidéo :

https://youtu.be/LSUyZyF7toM

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