S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
Guillaume Grima Yukon
  • Aventure
  • Trail Running

« Une vague de froid à –48 °C pourrait m’avantager » : comment Guillaume Grima se prépare pour le Yukon Arctic Ultra

  • 6 janvier 2026
  • 4 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

Deuxième de la Yukon Arctic Ultra l’an dernier, Guillaume Grima a décidé de remettre le couvert. Depuis un mois et demi, le traileur ubayen s’est installé dans le Grand Nord canadien pour préparer l’édition 2026 de l’un des ultras polaires les plus engagés au monde. Des températures pouvant descendre jusqu’à –50 °C, une pulka à tirer, des centaines de kilomètres sur route glacée : cette fois, il mise sur son acclimatation au froid, sa connaissance fine du parcours et une gestion plus rigoureuse de l’effort pour tenter de faire mieux. Et pourquoi pas, stratégiquement, espérer une vague de froid pendant la course !

Sans sponsor ni coach, l’ex-chasseur alpin de 26 ans devenu barman avait décroché en février dernier une impressionnante deuxième place sur la Yukon Arctic Ultra (608 km et plus de 11 500 m de D+) dans des conditions extrêmes : –40 °C certains jours, seulement 3 % de finishers. Devant lui, Mathieu Blanchard. Un résultat presque inespéré pour un traileur passionné qui se serait volontiers satisfait de rallier l’arrivée. Depuis, Guillaume Grima garde la tête sur les épaules, mais son ambition est désormais claire. Il repart du 1er au 23 février, après une saison passée au rayon running du Decathlon Genève, plus déterminé que jamais à viser la victoire, nous explique-t-il le temps d'une pause entre deux entraînements.

Guillaume Grima YukonGuillaume Grima YukonGuillaume Grima Yukon

L’an dernier, tu arrivais sans coach ni sponsor. Après cette deuxième place, qu’est-ce qui a changé ?

« Entraînement, nutrition, sommeil : je gère tout moi-même. Avec le temps, je me connais bien, je sais ce qui fonctionne pour moi. Et j’ai toujours la même agence de communication, SD Management. En revanche, côté partenaires, ça a évolué : je viens de signer avec mon premier sponsor. Une marque française que je connais bien, dont je vais rejoindre le pôle aventure. Ce sera officialisé dans quelques jours. C’est une marque encore en développement, qui grandit beaucoup, avec des athlètes très inspirants. Faire partie de cette équipe, c’est vraiment galvanisant. »

Concrètement, qu’est-ce que ça t’apporte ?

« Principalement de l’équipement. Beaucoup de textiles : pantalons, collants, T-shirts, vestes, doudounes, chaussures pour l’entraînement. Pour la Yukon, c’est un énorme avantage par rapport à l’an dernier, où tout était à ma charge [ 8000 euros pour l'équipement et 2600 euros pour le dossard]. J’ai moins de frais, du matériel en double, plus de confort. Il reste quand même la nourriture, qui représente entre 600 et 800 euros sur toute la préparation, soit environ deux mois et demi, entraînement compris. »

Quand ta préparation spécifique a-t-elle commencé ?

« Le 21 novembre. Avant ça, je m’entraînais en France de façon plus générale. En arrivant ici, j’ai retrouvé ma pulka et tout mon matériel polaire. Il y avait déjà de la neige, donc deux jours après, je repartais courir avec ! Le retour sur la neige a été un peu déroutant au début, comme revoir un ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Il faut reprendre les automatismes, laisser le corps se réadapter à tirer une charge, mais ça revient vite. »

Guillaume Grima YukonGuillaume Grima YukonGuillaume Grima Yukon

Comment analyses-tu ta saison 2025 ?

« Après la Yukon, j’ai enchaîné assez vite : l’Istria 110 km, la Maxi-Race en version complète alors que ce n’était pas prévu, puis le 100 Miles du Val d’Aran, et enfin le Wildstrubel en Suisse, en septembre. La fin de saison a été dure. Avec le recul, la Maxi-Race m’a sans doute mis une grosse charge de fatigue générale. J’ai beaucoup appris, mais j’ai vraiment senti le poids de la saison. Après le Wildstrubel, j’ai fait une coupure de deux à trois semaines pour récupérer physiquement et mentalement. »

Physiquement, où te situes-tu aujourd’hui par rapport à l’an dernier ?

« Très similaire. J’ai quasiment repris le même plan d’entraînement, parce qu’il avait très bien fonctionné. La grande différence, c’est que je connais désormais le parcours. J’ai donc adapté certaines séances : mêmes distances, mais avec plus de dénivelé. »

Le parcours est-il identique ?

« Oui, c’est le même que l’an dernier. C’est plus simple sur le plan logistique, puisqu’on est sur une route. J’espère que l’organisation reviendra en forêt à l’avenir, mais cette année, je sais exactement à quoi m’attendre, et c’est un avantage. »

Qu’est-ce que tu comptes changer cette fois ?

« Peu de choses. Côté matériel, je pense pouvoir gagner presque un kilo dans la pulka, maintenant que je sais précisément ce dont j’ai besoin. Et surtout, je veux passer moins de temps aux checkpoints. L’an dernier, j’y suis parfois resté plus longtemps que nécessaire, davantage pour le confort que par réel besoin. En vitesse pure, je serai à peu près au même niveau, mais je peux gagner du temps là-dessus. »

Mathieu Blanchard ne sera pas là cette année. Qui vois-tu comme principaux challengers ?

« Il y a moins de densité que l’an dernier, mais Thierry Corbarieux est là - il est déjà vainqueur de la Yukon Arctic Ultra (700 km) au Canada et de l’Iditarod 1000 en Alaska. Il y a aussi une Autrichienne, Yasmin Stoderegger, qui semble en très bonne forme. Après, je ne connais pas tout le monde. »

Guillaume Grima YukonGuillaume Grima YukonGuillaume Grima Yukon

Où en es-tu aujourd’hui dans ta préparation ?

« Je commence mon dernier gros bloc. Cette semaine, 150 km, la suivante entre 160 et 170 km, quasiment tout avec la pulka. Je me rapproche au maximum des conditions réelles. En ce moment, il y a beaucoup de neige, assez molle. Je m’entraîne sur une boucle d’un kilomètre avec 50 mètres de dénivelé, en enchaînant les allers-retours. Ce matin, par exemple, 20 km et 1 000 m de D+. »

Et côté températures ?

« En ce moment, on est autour de –36 °C, et on est déjà descendus à –50 °C. Pendant la course, ça peut être beaucoup plus “chaud”, autour de –10 °C. Idéalement, pour le confort, ce serait entre –24 et –28 °C. Mais stratégiquement, une vague de froid à –48 °C pendant 48 heures pourrait m’avantager. Je suis acclimaté, je sais gérer mon matériel, mes couches, quand me découvrir ou me recouvrir. D’autres arrivent quelques jours avant sans jamais s’être entraînés dans ces températures-là. Pour eux, c’est beaucoup plus compliqué. »

Donc tu signes pour un bon –40 °C ?

« Exactement ! »

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

À lire aussi

L'appel du silence - Yukon Arctic Ultra Mathieu Blanchard
Sylvie Sanabria

« L’appel du silence » :  sur les traces de Jack London, Mathieu Blanchard vit son rêve de gosse

Paul Clément Yukon Arctic Ultra
Sylvie Sanabria

Comment Paul Clément a déjoué les pronostics sur le Yukon Arctic Ultra

Yukon Arctic Ultra
La rédaction

Coup de chaud dans le Grand Nord : le Yukon Arctic Ultra piégée par une neige lourde et collante

yukon Arctic Ultra 2026
La rédaction

Live : suivre en direct le Yukon Arctic Ultra 2026 avec Thierry Corbarieu et Guillaume Grima

Plus d'articles

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications