La slackline de 850 mètres installée à 183 mètres au-dessus d’un canyon d’Arizona avait beau être déclarée et clairement signalée, elle n’a pas empêché un drame aérien le 2 janvier aux Etats-Unis. En France, où l’espace aérien est bien plus contraint, un accident similaire relèverait-il de la fatalité, ou de l’illégalité ? Le 2 janvier dernier, peu avant 11 heures du matin, un hélicoptère survole Telegraph Canyon, une zone de loisirs située à une soixantaine de kilomètres à l’est de Phoenix, dans le désert de Sonora, en Arizona. Or, à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol, une slackline a été installée, elle traverse le canyon. L’appareil va la percuter et s’écraser au fond du ravin. Aucun survivant ne sera retrouvé sur le site. Les victimes sont le pilote, David McCarty, 59 ans, ainsi que trois jeunes femmes âgées de 21 et 22 ans, Rachel McCarty, Faith McCarty et Katelyn Heideman. Selon la presse américaine, David McCarty dirigeait une entreprise de travail aérien dans l’Oregon, spécialisée notamment dans le débardage, l’épandage agricole et la lutte contre les incendies, un type d’activité qui implique des vols réguliers à basse altitude. Du côté des slackliners, tout était en règle L’enquête ouverte à la suite du drame est loin d’être bouclée, mais la première question qui s’impose ici est de savoir si la slackline était clandestine. Or, il n’en est rien. Longue de près de 850 mètres, et suspendue à environ 183 mètres au-dessus du sol, elle avait été installée selon les protocoles en vigueur aux États-Unis. Dans un communiqué, l’International Slacklining Association indique d’ailleurs que les installateurs avaient procédé à un balisage visuel par fanions fluorescents et informé la Federal Aviation Administration en amont. En réponse, l’autorité fédérale américaine avait publié un NOTAM, un avis aux pilotes signalant la présence de la slackline du 21 décembre 2025 au 6 janvier 2026, et recommandant de maintenir une distance d’environ un mile (1 600 m). Du côté des…
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