S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Société
  • Équipement
  • Films
  • Podcasts

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER

Tout Outside, en accès illimité

Enquêtes, récits, reportages - sans publicité

✔︎ 30 jours gratuits
✔︎ puis 6,90€/mois ou 69€/an
✔︎ Annulable à tout moment

S'ABONNER
Pacific Crest Trail
  • Aventure
  • Randonnée

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le mythique Pacific Crest Trail sans oser le demander

  • 31 mars 2023
  • 21 minutes

Grayson Haver Currin Grayson Haver Currin Grayson Haver Currin est un journaliste musical de longue date. Il écrit pour le New York Times, Rolling Stone, le Washington Post et Outside.

C'est LE sentier mythique, l'un des plus durs au monde : le Pacific Crest Trail (PCT), 4300 kilomètres le long de la côte ouest américaine, enchaînant déserts brûlants et sommets enneigés. Rendu célèbre en 2012 par le livre culte de Cheryl Strayed, adapté plus tard au cinéma, il nourrit depuis les rêves de bon nombre de randonneurs. Hyper médiatisé donc, mais pas plus accessible pour autant. Aussi, quand vient le moment de songer sérieusement à l'aborder, mille et une questions se bousculent. Qu'emporter ? Comment s'y ravitailler ? Où dormir ? Que lire avant de vous lancer ? Réponses de l'Américain Grayson Haver Currin, qui le connait comme sa poche.

Si vous ne devez parcourir qu'un seul des trois treks américains emblématiques constituant la Triple Couronne, n’hésitez-pas : misez sur la Californie et son fabuleux Pacific Crest Trail (PCT). Pourquoi ? Rien à avoir l'énorme buzz dont jouit aujourd'hui ce parcours. Non. Les raisons sont ailleurs. Je m'explique : bien que le sentier des Appalaches (AT) soit le plus cher à mon cœur, son parcours est brutal. Ce n’est plus ni moins qu’une montagne russe de 3500 kilomètres escarpées offrant rarement des vues époustouflantes et constamment accablée par les précipitations. Certains le font peut-être pour le seul plaisir, et la seule gloire, de faire face à des conditions atroces, mais franchement, s'il l'on ne devait faire qu'un seul grand trek dans sa vie, ce n'est pas celui que je recommanderais. Quant à son homologue dans les Rocheuses, le tout aussi célèbre Continental Divide Trail (CDT), il traverse certaines des zones les plus sauvages des 48 états américains du Sud. Mais commencer par-là me semble franchement risqué.

Réputé pour être accessible aux animaux de trait, le PCT serpente, lui, sur des pentes douces en remontant lentement la Californie, l'Oregon et l'État de Washington. Ici point de climat violent comme celui que vous trouverez sur l'AT, mais des températures relativement fraiches parfois, mais tout à fait supportables. Et bien que vous vous côtoyiez des sommets aussi impressionnants que ceux du CDT, votre chemin à travers la Sierra Nevada emprunte des vallées idylliques et des cols parfaitement praticables.

Le Pacific Crest Trail est aride dans le désert du sud de la Californie, calme au pied des Cascades de l'Oregon mais aussi brumeux et luxuriant sur les hauts plateaux de l'État de Washington. De quoi offrir une merveilleuse palette de paysages au fil des jours.

Mais attention, le PCT n'est pas une promenade de santé. Avec près de 4300 kilomètres, il descend quasiment au niveau de la mer et atteint presque les points les plus élevés de la partie continentale des États-Unis. L'altitude passant de 33 mètres lors de la traversée du fleuve Columbia à 4000 mètres au niveau du Forester Pass. De plus, son étonnante diversité offre toute une gamme de défis. Lorsque je l'ai parcouru pour la première fois en 2021, je me suis vite rendu compte que jamais je ne m'en lassais, car il changeait constamment. C'est d’ailleurs ce que j'ai préféré. Vous avez trop froid un jour ? Attendez-vous à avoir trop chaud le lendemain. Et les bonnes années, ne soyez pas étonné qu'une épaisse couche de neige vous attendent dans la Sierra ou au nord de l'État de Washington.

Alors si vous êtes convaincu que le PCT est fait pour vous, et si vous avez l'intention de laisser le reste de votre vie derrière vous pendant cinq mois, j'espère que vous trouverez ici de quoi vous aider tout au long de l'incroyable périple que représente ce fabuleux trek.

L'extrémité sud du Pacific Crest Trail à Camp, en Californie (Photo: PatrickPoendl, Getty)

Je suis débutant, quand et où dois-je commencer ?

S'il s'agit de votre première longue randonnée, commencez à Campo, en Californie - un ancien centre ferroviaire et militaire situé à la frontière mexicaine - entre la mi-mars et la mi-avril, et essayez de parcourir exactement 32 kilomètres vers le nord (difficile, mais tout à fait faisable) jusqu'au Lake Morena County Park lors de votre première journée.

Puis prenez une bonne douche et faites connaissances avec ceux qui comme vous ont choisi de faire le PCT cap sur le Nord : dans le jargon du sentier, on les appelle les « NOBO ». Par opposition aux « SOBO » qui, début juillet, partent vers le sud. Une option pas très évidente car les randonneurs se confrontent dès le départ à un terrain escarpé et reculé. Sans parler du risque d'avoir affaire dès octobre aux grosses chutes de neige dont la Californie a le secret. Ceux-là tiendront le choc s'ils parviennent à se mettre dans la peau des colons californiens qui à l'époque franchissaient ces cols en pressant le pas, avant qu'ils ne deviennent impraticables. Autre option enfin, passer d'une section à l'autre du sentier, en fonction de votre forme, de la météo, d'un incendie ou de votre propre agenda. (Nous y reviendrons plus tard.)

Quoi qu'il en soit, prévoyez au moins cinq mois pour cette grande aventure, voire six, si cela vous chante, ou quatre seulement, si vous avez envie de lever le pied. Une approche raisonnable cette année, sachant qu'une grande partie du PCT a été ensevelie sous la neige.

Ai-je vraiment besoin d'un permis ?

Désolé, mais oui. Je comprends, du moins en partie, que vous disparaissiez dans le désert d'Anza-Borrego et la zone sauvage de Goat Rocks pour échapper à la bureaucratie et à toutes les contingences matérielles qui nous rendent fous. Mais à moins que vous ne soyez un anarchiste radical, je vous conseille de choisir une date de départ et de demander un permis à la Pacific Crest Trail Association (PCTA) ; si vous ne l'obtenez pas du premier coup, réessayez. Pour la saison 2023, ont été accordés 50 permis par jour en direction du nord pour une saison de trois mois, et 15 par jour en direction du sud. Ce qui fait un total de 4 005 personnes sur le sentier. A minima, car vous rencontrerez inévitablement des amis "clandestins" en cours de route. Bien sûr, vous allez être frustré si vous n'obtenez pas de permis, surtout si vous entendez parler de randonneurs qui n'ont pas utilisé le leur. Mais n'oubliez pas que les gestionnaires du PCT ont suffisamment de problème à régler ces derniers temps entre les forêts jonchées de détritus et les impacts du changement climatique. Alors, aidez-les à limiter l'affluence et évitez-vous la honte d'être renvoyé chez vous par un ranger. Oui, ça s'est vu !

Ai-je vraiment besoin d'être au top de ma forme ?

Non. Mais pour des raisons que nous évoquerons plus loin, la capacité de parcourir sans grande difficultés de nombreux kilomètres en une journée, du début à la fin du sentier, augmentera vos chances d'en faire la totalité. D'après la plupart des calculs, le PCT perd ou gagne environ 1/3 mètres de dénivelé de moins par kilomètre que l'AT - vos articulations vous diront merci à la fin. D’autant que cela vous demandera moins d’efforts ; vous vous déplacerez entre la Sierra Nevada et les Cascades, mais rarement au-dessus de ces sommets. Alors que vous vous dirigez vers le nord depuis le Mexique, la faible dénivelé du sentier va progressivement vous préparer à ce qui vous attend dans 500 km. Aussi, même si un entraînement d'endurance extrême n'est pas dans vos plans, concentrez-vous sur la mobilité, en particulier au niveau des chevilles et des genoux.

La Sierra Nevada, Californie (Photo : PatrickPoendl, Getty)

Est-il possible aujourd'hui de parcourir l'intégralité du sentier sans être obligé de faire des détours ?

Probablement pas. Le PCT n’est plus ce qu'il était et ne le sera plus jamais. Les feux détruisent les forêts qui, dans certains cas, ne repousseront jamais. Autre conséquence du changement climatique : la perturbation de la temporalité des chutes et de fonte des neiges dans les chaînes de montagnes que vous parcourez et dont vous dépendez pour votre eau potable. Peut-être aurez-vous la chance de partir de la frontière mexicaine fin mars et d’atteindre le Canada cinq mois plus tard en une seule fois, mais rien n’est moins certain.

Par exemple, en 2021, alors qu'avec mes potes rencontrés sur le sentier, qui au fil des jours a formé pour mois une sorte de famille, j'ai quitté la merveilleuse ville d'Etna, en Californie, nous avons dû éviter une partie du parcours qui commençait à être envahie par la fumée d'un incendie proche. Nous en sommes sortis indemnes, mais ce tronçon a de nouveau été ravagé par un incendie dans les mois suivant; en août, puis en septembre. Nous avons dû contourner d'autres fermetures le long du sentier tandis que le feu semblait nous talonner jusqu'à ce que nous ayons terminé. Vous marcherez sur d'anciens coupe-feu et traverserez des zones de brûlis rouvertes dont l'odeur évoque l'âtre d'une vieille cabane. Discutez avec les autres randonneurs et gardez en favori la page sur les fermetures pour cause d'incendie de la Pacific Crest Trail Association. Et surtout, ne jouez pas les héros. Faites la randonnée qui est possible l'année où vous vous y lancez. Et pas celle dont vous rêvez qui n'existe plus que sur Instagram.

Et si vous craignez de vous perdre, sachez que c'est assez rare. Certes, le PCT n'est pas méticuleusement balisé comme l'AT et, oui, il vous arrivera de faire demi-tour sur quelques centaines de mètres. Mais vous trouverez facilement le petit emblème du PCT sur les arbres et les poteaux, lisez les panneaux de jonction des sentiers et achetez le forfait PCT sur FarOut , l'application de navigation la plus courante que vos compagnons de randonnée utiliseront. Vous vous en sortirez très bien, ne vous inquiétez pas.

Suivre d'autres randonneurs sur les réseaux sociaux a-t-il le moindre intérêt ?

En fait, oui - il s'agit même d'une composante essentielle de la préparation. Suivez les hashtags évidents, comme #PCT, #PCTthruhike et #PCTrail, ainsi que #PCT2023 (si cela correspond à l'année de votre trek) et celui de l'année précédente. Parcourez les messages des gens qui ont déjà vécu cette expérience pour obtenir des conseils et des informations afin de vous faire une idée de ce qui vous attend. À l'approche du départ, commencez à suivre ceux qui ont toutes les chances de devenir vos futurs compagnons de route. Ils vous parleront de leur matériel, de leurs attentes mais aussi de leurs appréhensions, et il y a de fortes chances que vous appreniez quelque chose tout en vous construisant, l'air de rien, une communauté qui ne va que s'agrandir tout au long de votre périple.

Avant de commencer, je vous recommande toutefois de limiter la lecture de livres, de vidéos ou de posts. Il faut en connaître suffisamment pour savoir dans quoi vous vous embarquez, mais pas trop pour ne pas émousser l'effet de surprise, l’une des vraies joies de la randonnée. Alors, si l'envie vous vient de visionner une vidéo de quelqu'un en train de parcourir le sentier que vous allez emprunter. Laissez tomber, allez plutôt courir ou piquer une tête, cela vous sera bien plus utile!

Un équipement polyvalent est indispensable sur le PCT (Photo : SrdjanPav, Getty)

Et au niveau des vêtements, je prends quoi ?

La polyvalence est la clé sur le PCT. Et cela passe aussi par l’équipement. N'oubliez pas que vous monterez à plus de 4000 mètres d'altitude dans la Sierra Nevada et que vous tomberez à 33 mètres lorsque vous traverserez le fleuve Columbia pour entrer dans l'État de Washington. A l'aube, le désert sera glacé, mais la Californie du Nord vous cuira sur place. Entre nuits chaudes et journées froides et, à l'occasion, l'inverse, comment faire face aux conditions météo du PCT ?

Compte tenu du désert et du temps que vous passerez sur les montagnes au-dessus de la limite des arbres, commencez par un sweat à capuche - une couche légère avec des manches et un tissu anti-UV. Vous aurez également besoin d'une veste de pluie et d'une sorte de veste polaire ; ces dernières doivent être légères mais à toute épreuve, capables de vous garder au sec et au chaud lorsque les conditions se dégradent. Je randonne invariablement en short de course très court, mais j’ai toujours un pantalon coupe-vent ou un collant dans mon sac, au cas où le froid deviendrait insupportable. En parlant de froid, lorsque je ne porte pas un chapeau orange fluo sur le sentier, j’ai un bonnet en laine pour rester au chaud. Et n'oubliez pas une paire de lunettes de soleil et des gants légers.

Il est inutile que je vous dise quelles chaussures porter, car nos pieds peuvent être aussi différents que le sont nos empreintes digitales. Mais renoncez aux grosses chaussures pour des chaussures de trail, et ne commettez pas l'erreur de les imperméabiliser. Vous allez certainement vous mouiller au passage des rivières, alors faites en sorte de pouvoir sécher rapidement. En ce qui concerne les irritations de peau, sachez que les chaussettes à orteils préviennent les ampoules et soutiennent l'espacement dont vos pieds ont besoin.

OK, mais que dois-je emporter d'autre ?

Voici une liste non exhaustive de ce qui est essentiel. Une petite trousse de premiers soins comprenant des bandages, de la pommade antibiotique, des tampons d'alcool, de l'ibuprofène et des antiacides. Les médicaments que vous prenez régulièrement. Une petite trousse de toilette contenant du savon, des lingettes, une brosse à dents, du dentifrice et une crème solaire. Un chargeur de téléphone portable et les câbles nécessaires. Une pelle pour creuser des petits trous autour de la tente, visant à limiter les entrées d'eau notamment. Vous devriez également envisager d'investir dans un moyen de communication par satellite, qu'il s'agisse de l'inReach de Garmin, ou de l'iPhone, dont la capacité satellitaire est en plein essor.

Lorsque vous arriverez à la Sierra Nevada, vous aurez besoin de quelques marchandises supplémentaires que vous pourrez vous faire envoyer soit à Kennedy Meadows South et soit à Kennedy Meadows North. (Je sais que cela peut prêter à confusion puisqu’il s'agit de deux endroits portant le même nom, à cinq heures de route l'un de l'autre, qui marquent essentiellement le début ou la fin de votre séjour dans la Sierra, selon la direction que vous prenez). Vous aurez besoin d’au moins cinq jours de nourriture et, selon les conditions d'enneigement annuelles, de crampons et d'un piolet. Et pour l'amour de votre belle gueule, entraînez-vous à manier cet engin avant de l'accrocher à votre sac. Au risque de vous arracher un œil.

Quel sac de couchage choisir ?

Revenons à cette question de polyvalence. Sur le PCT, les températures varieront terriblement, allant de glaciales à brûlantes en quelques jours. Vous devez donc être en mesure de faire face aux deux. Je vous conseille sincèrement d'investir dans un sac de couchage chaud que vous pouvez dézipper ou déplier lorsqu'il fait plus chaud. Il y a quantité de marques, connues ou moins connues, qui fabriquent d'excellents sacs aujourd'hui, alors n'hésitez pas à les comparer. Un détail à ce sujet : une fois arrivé au lac Tahoe, j'ai réduit la taille de mon sac à dos jusqu'à ce que j'entre dans l'État de Washington, au Pont des Dieux : tout simplement en passant temporairement à un duvet plus léger, destiné aux températures plus chaudes de l'Oregon.

Emportez un abri, mais bivouaquez "à la cow-boy" autant que possible (Photo : Christopher Kimmel, Getty)

Où dormir ?

Là, je suis catégorique : emportez de quoi vous abriter pour toute la durée de la randonnée, une tente, un tarp ou un rideau de douche, à vous de voir. Car ici, hélas, pas la moindre trace de ces merveilleux abris que l'on trouve partout sur l'AT. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu des randonneurs qui avaient renvoyé leur tente chez eux pour réduire le poids de leur sac à dos (et ainsi augmenter leur vitesse) grelotter sous des auvents pendant les tempêtes. Ceux-là même qui vous assénaient "mais non, mon frère, il ne pleut pas vraiment en Californie ». La bonne nouvelle, quand même, c'est que la plupart du temps vous devriez pouvoir dormir à la belle étoile et vous délecter d'un coucher ou d'un lever de soleil.

C'est ce que l'on appelle le bivouac "à la cow-boy", en fait un retour dans le temps, à l'époque où l'on travaillait aux "frontières". Le principe est simple. Il suffit de poser un tapis de sol à même la terre battue, un matelas et un sac de couchage par-dessus, et de se glisser à l'intérieur. La faune ne vous mangera (probablement) pas et la rosée ne vous trempera (probablement) pas. Cela dit, gardez votre tente sous la main, au cas où.

Que boire ?

De l'eau, bien sûr ! Les conditions d'hydratation sur le PCT peuvent être précaires, avec des étendues apparemment infinies de cours d'eaux vides en Californie du Sud et des lits de ruisseaux desséchés une fois que vous entrez dans la région de la Cascadia. Mais les "trail angels" - c'est-à-dire tous ceux qui prennent soin de nous, les randonneurs, en nous accompagnant, en nous donnant un endroit où nous asseoir ou en nous offrant une banane - entretiennent des caches d'eau fiables dans le désert, et lorsque vous atteindrez les étendues septentrionales, vous saurez comment repérer les petits suintements et patienter avant d'obtenir une goutte d'eau. Et oui, vous devrez filtrer votre eau, ou au moins la traiter. Vous aurez également besoin d'une deuxième poche à eau, pour les longs trajets. Pendant que nous y sommes, prenez le temps de trouver une poudre d'électrolyte que vous aimez, qu'il s'agisse de Propel bon marché ou d'un produit de qualité à base de collagène.

Le col de Hart à Washington (Photo : LoweStock, Getty)

Est-ce que je vais devoir faire du stop ?

Oui. Et c'est génial non ? L'auto-stop est l'une des facettes les moins connues de ce genre de randonnée. Il vous ouvre tout un monde d'aventures et de surprises. De quoi aussi vous permettre de reposer vos jambes comme de voir la vie sous un nouvel angle. Rien qu'en Californie, j'ai été pris en charge par un biologiste qui savait nommer nombre d'espèces d'invertébrés, par une mère célibataire qui a insisté pour qu'avec mes potes randonneurs j'utilise sa caravane pour les douches, la lessive et pour cuisiner, et par un expert international en banjo. Ces rencontres sont parmi les plus passionnantes de toute ma vie, et pas seulement de mon parcours de randonneur. À moins que vous ne cherchiez à battre un record de vitesse (ces fameux "temps le plus rapide connu, ou FKT, nous y reviendrons bientôt) ou que vous aimiez simplement les longues marches sur route, vous devrez faire de l'auto-stop pour vous rendre à la plupart de vos points de ravitaillement et de repos sur le PCT. Lorsque vous émergez de la Sierra Nevada pour vous procurer de quoi vous nourrir pendant la semaine suivante, ces trajets peuvent atteindre 160 kilomètres. Alors, laissez-vous séduire par le côté imprévisible de la chose.

Quelques conseils sur la manière de faire du stop. Avant tout, faites confiance à votre instinct. Mon enthousiasme pour l'auto-stop s'explique par le privilège d'être un homme blanc cisgenre avec des yeux de fouine et à la mine renfrogné, pas le genre qu'on embête donc. Cela dit, si un conducteur vous semble bizarre, laissez le passer. De plus, lorsque vous essayez de trouver une voiture, enlevez vos lunettes de soleil. Faites signe avec une main et tendez le pouce avec l'autre. Et pourquoi pas, si vous le sentez, faites un petit pas de danse amical. Veillez à ce que votre sac soit visible et essayez d'avoir l'air aussi avenant que possible. Pensez à emporter un petit panneau ou une banderole indiquant "Hiker to town" (« randonneur vers la ville ») ou "Hiker to trail" (« randonneur vers le sentier ») ou, sinon, gardez toujours un marqueur dans votre sac au cas où vous auriez besoin d'improviser. Et sachez vous contenter du plateau d’un camion. Une fois dans la voiture, racontez, en guise de compensation, vos péripéties sur le sentier ; rappelez-vous que vous vivez une aventure que la plupart des gens ne peuvent qu'imaginer.

C'est quoi les "fast hikers "?

Pour la plupart d'entre nous, un trek de ce niveau est une course contre la météo, le feu et notre propre fatigue. Mais chaque année, un groupe d'athlètes d'endurance extrême se lance à la recherche du temps le plus rapide connu ("Fastest Known Time" ou FKT), c'est-à-dire le temps le plus court jamais atteint pour terminer l'épreuve. Il y a dix ans, en 2013, deux personnes ont établi des records stupéfiants. Josh Garrett a réduit de sept jours le temps de référence établi de longue date par la légende de l'ultra-running David Horton ; Heather « Anish » Anderson, quant à elle, l'a presque battu lors d'un trail sans aucune assistance, pulvérisant la norme établie par un autre as, Scott Williamson. Depuis, Josh Garrett a été battu à de nombreuses reprises, Timothy Olson ayant réalisé une course de moins de 52 jours, sponsorisée par Adidas, devenue aujourd'hui le nouveau record à battre. En 2022, un Anglais, Josh Perry, a presque réussi à battre le record d'Anderson sans aucune assistance, mais aussi celui de Timothy Olson, jusqu'à ce que les fermetures pour cause d'incendie dans l'Oregon ne le freinent.

Pour me ravitailler, est-ce que je vais devoir me faire livrer des provisions ?

Pas vraiment. À moins que vous n'ayez un régime alimentaire extrêmement strict, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin (mais pas toujours ce que vous voulez) dans les grandes villes du PCT. Une grande partie du plaisir d'un long trek, surtout quand il s’agit du premier, est de sortir de sa zone de confort et de ses habitudes, d'apprendre à aimer la purée de pommes de terre instantanée tirée d'un sac si vous êtes plutôt du genre à aimer les frites ou l'aligot. Ceci dit, je me souviens de la planification méticuleuse des colis de ravitaillement de ma première longue randonnée (et d'une partie de la seconde), expédiés selon un calendrier strict par quelqu'un de ma famille. Il se peut en effet que vous ayez envie de disposer de ce que vous aimez vraiment, auquel cas, prévoyez vos colis de ravitaillement, mais ne vous inquiétez pas non plus si vous manquez de temps pour le faire.

Qu'est-ce que le "Gross Out" dont parlent tous les randonneurs ?

Les locaux s’extasient généralement sur cette chaine d'épiceries, le Grocery Outlet Bargain Market, fruit des excès de l'après-Seconde Guerre mondiale, lorsqu'un entrepreneur de San Francisco a acheté des surplus militaires et les a vendus à bas prix. Aujourd'hui, 75 ans plus tard, Grocery Outlet travaille directement avec les marques et les fabricants de produits alimentaires pour acheter en vrac tout ce qui reste des productions saisonnières ou expérimentales, des articles qui n'ont pas donné les résultats escomptés ou des denrées produites en trop grande quantité. Pour le consommateur, c'est l'occasion de trouver de quoi s'alimenter à bas prix et de faire des découvertes. Parce qu'il achète beaucoup aux fabricants et distributeurs locaux, Grocery Outlet propose une sélection d’articles variable d'un magasin à l'autre, à chaque visite, ses surprises, donc. Pour résumer, c'est un remède à l'hypertrophie du capitalisme et un cadeau pour le randonneur en quête de nouveautés ! Notamment pour tous ceux qui ont un budget serré et/ou qui ont tendance à manger la même chose tous les jours – « Pop-Tarts » (pâtisseries conçues pour le petit-déjeuner ou pour les petites collations), ramen, purée de pommes de terre, etc.

Tous ces trucs, je les adore... jusqu'à ce que je me mette à les détester au bout de quelques mois (sauf les « Pop-Tarts », bien-sûr). Du chou-fleur sauté dans un emballage hyper léger ? Les meilleures barres chocolatées du monde pour un tiers du prix habituel ? Des variétés de trail mix et de chips de maïs que vous n'avez jamais vues ? Voilà ce qui me fait souvent envie et que je trouve à l'occasion chez « Gross Out ». Et la meilleure nouvelle dans tout ça ? Les Grocery Outlets couvrent le PCT d'un bout à l'autre, à travers les trois États, de sorte que vous ne serez jamais loin de ce magasin magique.

Vue du Mont St. Helens depuis le Mont Hood (Photo : Josh Boes, Getty)

Combien de jours de repos dois-je prévoir tout au long du sentier ?

Lorsque votre corps ou votre cerveau a besoin d'une pause, prenez un « zero Day » (un jour où vous parcourez zéro kilomètre), voire un « double zéro » si vous en sentez la nécessité. Et ce, sans état d'âme : tous ceux qui vous diront que vous exagérez ne sont pas dans vos bottes. Pour vous donner un ordre d'idée, j'ai pris dix jours de repos au total au cours d'un trek de 18 semaines pendant une année relativement peu enneigée. Mais il y a aussi eu de nombreux « jours proche de zéro » - des jours où l'on fait moins de 15 kilomètres pour arriver en ville et y passer la nuit - et des « heroes », des jours héroïques où vous faites quelques kilomètres pour arriver en ville, vous vous reposez quelques heures et vous retournez dans les bois avant la tombée de la nuit. J'ai fait tout ça, moi aussi, parce que j'ai senti que j'en avais besoin. Bref, écoutez-vous, c'est aussi simple que cela.

Quelles sont les meilleures villes pour faire une halte ?

Les randonneurs s'extasient souvent sur les endroits pittoresques le long de l'Appalachian Trail, des petites villes ou bourgades étonnantes comme Hot Springs en Caroline du Nord, Damascus en Virginie ou Duncannon en Pennsylvanie. Pour ma part, je préfère les villes du sentier des Appalaches, notamment parce qu'elles sont souvent isolées et petites, mais aussi qu'elles offrent aussi une cuisine fantastique et une culture atypique. Il y a trop d'endroits à citer, alors je vais me contenter des cinq les plus marquants pour moi.

Etna, Californie. Je repense souvent à Etna, une petite ville du nord de la Californie de moins de 700 habitants, située à quelques encablures de la frontière avec l'Oregon. Vous entendrez beaucoup parler des célèbres boulangeries allemandes de Tehachapi et de Bishop, mais peu de boulangeries en Amérique sont meilleures que Farmhouse, un endroit magnifique situé sur Main Street. Autres points notables : une friperie énorme et merveilleuse, une bibliothèque aussi accueillante que tranquille mais également de quoi faire trempette pendant des heures dans les baignoires du Mountain Healing Spa. Là-bas, j'ai dormi dans le garage d'un inconnu, et je m'y suis senti comme chez moi.

Ashland, Oregon. Puisque nous parlons de pain, Ashland abrite l'incroyable Mix, qui vous fera craquer non seulement avec ses pains, mais aussi avec ses petits pains à déguster au petit déjeuner, ses gros sandwichs et ses glaces gourmandes. En fait, je ne saurais que trop recommander la scène gastronomique d'Ashland, de Noble Coffee Roasting et Taj Indian Cuisine aux hamburgers de Flip et à la meilleure coopérative de tout le trek. Trouvez un lit chez Ashland Commons et prenez un jour de repos avant que votre sprint dans l'Oregon ne commence vraiment.

Wrightwood, Californie. Une grande quincaillerie peut-elle s'imposer comme un objectif incontournable de randonnée ? Oui, s'il s'agit de Mountain Hardware, à mi-chemin de la partie désertique du PCT. Puisque cette incroyable boutique tmet à disposition des randonneurs un immense porche extérieur avec des chargeurs, une magnifique "boite pour les randonneurs" ( où l'on dépose généreusement son surplus, ndlr ) et des toilettes propres. Le reste de la ville est également très accueillant, qu'on pense aux copieux repas du Mexico Lindo ou du personnel hilarant de l'incontournable Evergreen pour le petit-déjeuner. C'est aussi une bonne ville pour les auto-stoppeurs.

Stehekin, Washington. Lorsque vous atteindrez Stehekin, vous serez proche du but. Il vous restera moins de 160 kilomètres à parcourir avant d'atteindre la frontière canadienne. Vous serez tenté de passer à côté de cet endroit ultra-isolé sur le majestueux lac Chelan, accessible uniquement par navette ou par bateau. Ce serait dommage ! La boulangerie qui fait office de marché à la sortie de la ville est l'un des endroits les plus mémorables qui soit. Faites donc une halte dans ce spot unique qui semble tout droit sorti de Woodstock.

Portland, Bend, Reno, Las Vegas, Seattle ou Los Angeles, dans la série «j'adore la rando, mais pas que !". C'est l'un des grands mantras de ce trek, prononcé sans ironie ni honte par les randonneurs au long cours attablés devant une bière fraîche par une chaude journée ou lovés dans un lit moelleux le temps d'une étape dans une petite ville. Avouons-le, il n'y a rien de mieux que ces parenthèses-là. Alors, une fois sur le sentier, faites-vous plaisir au moins une fois. Faites du stop jusqu'à l'une des grandes villes du coin, allez voir un musée ou un match de baseball, offrez-vous une séance de cinéma ou de massage, voire même un hôtel et un magnifique repas qui, pour une fois, ne sera pas réhydraté sur un réchaud. Il est tout à fait acceptable d'être autre chose qu'un randonneur pendant un jour ou deux et, d'après mon expérience, cela vous permettra de garder suffisamment d’énergie mentale pour terminer.

Que dois-je éviter de faire ?

Je ne peux pas vous dire à quel point l'éruption cutanée provoquée par le poodle dog bush (Turricula parryi pour son nom savant)- un arbuste qui pousse en grappes touffues dans le sud de la Californie et qui sent très bon l'herbe - est douloureuse. Je vous dis ça parce que je guettais la présence de ce monstre velu et collant avec autant d'angoisse que les serpents à sonnette, et si j'ai un conseil à vous donner, faites en de même. D'après la plupart des témoignages, cette saleté provoque des démangeaisons qui durent des jours, voire des semaines.

En parlant de serpents à sonnettes, ce sont les animaux dont il faut le plus se méfier sur le sentier, et non les ours noirs (restez loin d'eux et tout ira bien) ni les lynx (estimez-vous chanceux d'en apercevoir un). Gardez vos écouteurs déconnectés, et les serpents vous feront savoir si vous vous êtes approché trop près. Un dernier conseil : méfiez-vous de Kennedy Meadows, ville située à l'extrémité sud de la Sierra Nevada. Entre la bière glacée, la douche chaude et les bons petits plats, cet endroit est une bénédiction/malédiction pour les randonneurs fatigués et affamés. Certains y font la fête pendant une bonne partie de leur temps libre chaque année. Alors, accordez-vous une cuite tout au plus, mais gardez le cap et continuez votre chemin.

Qu'est-ce que, normalement, je devrais adorer sur ce trek ?

Le stop, le bivouac à la cow-boy, la chasse aux bonnes affaires. J'espère vous avoir encouragé à adopter un esprit ouvert à l'aventure sur le PCT, à profiter de cette occasion de vivre totalement en dehors de votre routine. En fin de compte, je pense que cette attitude, cette ouverture d'esprit, devrait guider la plupart de vos décisions sur le sentier.
Alors, oui, vous devriez escalader le mont Whitney (ou Tumanguya, comme l'appelle depuis longtemps la tribu Paiute), même s'il n'est pas officiellement sur le sentier.
Oui, vous devriez emprunter le sentier qui mène au sommet du mont San Jacinto et sauter dans autant de lacs alpins très froids et de rivières impétueuses que vous pourrez, car ils font partie des plus beaux spots de baignade que vous verrez au cours de votre vie.
Oui, vous devriez manger au McDonald's du Cajon Pass, même si McDonald's n'est pas votre truc. Comme moi, vous ne mangez pas de viande ? Mettez des frites dans un Big Mac, avec de la sauce en plus et sans viande. Un plaisir incroyable !
Peut-être aussi devriez-vous plonger à poil dans les sources d'eau chaude de Deep Creek, et vous devriez certainement offrir une bière ou un joint aux fêtards de Los Angeles qui s'y trouvent.
Oui, vous devriez faire du stop jusqu'à un casino, ne serait-ce que pour vous faufiler dans la piscine.
Oui, vous devriez faire de l'auto-stop dans la vallée de Yosemite et passer une journée à vous baigner dans une rivière ou sous une cascade.
Et enfin, oui, vous devriez faire un bout de chemin avec un randonneur dont les idéaux et les convictions politiques sont aux antipodes des vôtres, parce que vous pourriez y apprendre quelque chose, ne serait-ce que developper une petite dose d'empathie.

Le monument 78 et la frontière canado-américaine marquent l'extrémité nord du Pacific Crest Trail (Photo : eppicphotography, Getty)

Une fois terminée ma rando sur le PCT, je fais quoi ?

C'est, je le crains, la question la plus difficile, si épineuse qu'il est peut-être impossible d'y répondre. Mais reconnaissons que la dépression post-trail est bien réelle (et terrifiante), surtout s'il s'agit de votre première aventure de ce genre. Une fois que la flamme de l'accomplissement s'est éteinte et que le déficit calorique a été comblé, vous allez devoir faire face à tout ce que vous avez perdu - la mission quotidienne de marcher jusqu'à ce que vous ayez accompli votre objectif, la stimulation mentale liée à la découverte, sans cesse renouvelée, la fatigue béate et dévorante que ces deux tâches combinées produisent. Pire, votre corps ne sera probablement plus en état de vous lancer dans un run de 30 km ou de vous attaquer à un sommet. Sans parler que, vu votre planning, l'hiver sera probablement sur le point d'arriver, ce qui n'arrangera rien.

Mon conseil : restez en mouvement autant que possible. Étirez-vous. Parlez à vos proches du sentier et dites-leur ce qu'il représente pour vous et ce que vous avez vécu. Notez ce dont vous vous souvenez de votre aventure. Commencez à en planifier une nouvelle, et non il n'est pas nécessaire de vous embarquer cette fois pour un trek aussi long. Mais si rien ne marche, consultez un thérapeute ; c'est ce que j'ai fait après mon premier trek, et cela a changé ma vie. La randonnée sur le Pacific Crest Trail devrait nous rappeler à quel point ce monde et cette vie peuvent être splendides et pleins de possibles. Lorsque la nostalgie de cette expérience extraordinaire commencera à pointer, gardez cela à l'esprit et tournez-vous vers le futur.

Que dois-je lire d'autre sur le PCT ?

Comme vous l'avez sans doute remarqué, il y a beaucoup à dire sur le PCT, et beaucoup de gens l'ont bien fait. Si vous souhaitez en savoir plus pour vous préparer, voici six références essentielles, à la fois instructives et inspirantes.

« Wild », de Cheryl Strayed. C'est un très bon livre sur le PCT et sur les raisons qui nous poussent à faire de la randonnée. Lorsque des randonneurs disent qu'ils le détestent, je présume généralement qu'ils ne l'ont jamais lu.

"Comment j’ai tué mon ego sur le Pacific Crest Trail", article de Pierre Orsoni publié dans Outside. Une histoire de bonheur immense et de déception, de souffrance, d’ennui, et de liberté folle par un randonneur débutant sur le PCT.

Halfway Anywhere par Mac (en anglais uniquement). Fruit de son insatisfaction légitime à l'égard d'un guide populaire du PCT, "Halfway Anywhere" relate sur son blog (en anglais) les expériences, les points de vue et les analyses d'un randonneur du nom de Mac. Il adopte également une approche de l'aventure qui consiste à "dire oui", à croire qu'une véritable randonnée doit être plus qu'une simple marche. Une véritable mine d’or.

« The Pursuit of Endurance », par Jennifer Pharr Davis (en anglais uniquement). Jennifer Pharr Davis est une grande dame de la côte Est, qui a établi des records sur l'AT (deux fois) et sur le Long Trail du Vermont. Qu'a-t-elle donc à voir avec le PCT, si ce n'est qu'elle l'a parcouru une fois ? « The Pursuit of Endurance » se penche sur la saga du grand FKT occidental à travers des instantanés intimes et parfois violents de ses protagonistes.

"Journeys North", par Barney « Scout » Mann (en anglais uniquement). Barney et Sandy Mann sont des trail angels du sentier emblématique de la Californie du Sud, qui ont aidé des milliers de randonneurs à partir du bon pied. Cette lecture rapide et captivante suit les deux hommes au cours d'une traversée dramatique et explore les liens intenses et inviolables que nous créons avec les familles que nous avons choisies pour parcourir les sentiers.

« Thirst: 2600 Miles to Home », par Heather "Anish" Anderson (en anglais uniquement). De tous les randonneurs qui ont écrit des livres sur les records, Heather Anderson a non seulement le parcours personnel le plus impressionnant, mais aussi la meilleure prose. « Thirst » est le document brut et non censuré de son FKT de 2013 sur le PCT, rempli d'aperçus physiologiques et psychologiques sinistres qui réinitialiseront votre niveau de référence en matière de souffrance.

La suite est réservée aux abonnés

Déjà abonné ? Se connecter
Votre premier article est offert
LIRE GRATUITEMENT
ou
S'ABONNER
  • Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
  • Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
  • Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€

À lire aussi

Aurelien Sanchez
Sylvie Sanabria

Aurélien Sanchez : « je pense pouvoir faire mieux que Karel Sabbe sur le Pacific Crest Trail… mais avec des prises de risques »

Pacific Crest Trail randonnée
La rédaction

Refoulés à la douane, les randonneurs étrangers ne sont plus les bienvenus sur les sentiers américains

The Mirage
La rédaction

Film : « The Mirage », courir pour guérir en famille

PCT randonneur lac
La rédaction

Les prix s’envolent sur le Pacific Crest Trail : 10 000 dollars la rando !

Plus d'articles

Outside le magazine de l'outdoor

Outside entend ouvrir les pratiques et la culture outdoor au plus grand nombre et inspirer un mode de vie actif et sain. Il s’adresse à tous ceux qui aspirent à prendre un grand bol d’air frais au quotidien et à faire fonctionner leurs muscles comme leurs neurones avec une large couverture de l’actualité outdoor.

Newsletter

L’aventure au cœur de l’actualité. Chaque vendredi, les meilleurs articles d’Outside, directement dans votre boîte mail.

Liens

  • A propos d’Outside
  • Abonnements
  • Retour d'aventure
  • Mentions Légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • 1% for the Planet
  • Offres d’emploi
© Outside media 2026
Activer les notifications