On sait que les bâtons de randonnée peuvent réduire la tension sur les genoux et maintenir l'équilibre dans les sections les plus abruptes, mais quand on est solide sur ses jambes, pourquoi s’encombrer d’un équipement supplémentaire ? D’autant que si vous êtes bon marcheur ou traileur aguerri, vous avez suffisamment de force et d’endurance pour vous attaquer sans faillir à n’importe quel sentier, aussi engagé soit-il. Oubliez cette idée reçue. Les bâtons, ça change la vie et pas seulement qu’en descente.
On les sort au bon moment, pas n’importe quand
Si vous vous sentez stable, sur un terrain plat, vous n'avez pas nécessairement besoin de bâtons. Mais il peuvent vous être utiles quand vous montez ou descendez une côte ou que vous évoluez sur un terrain accidenté. Vous n'en ressentirez peut-être pas les effets immédiatement, mais vous vous sentirez plus à l'aise, moins tendu. Et ce qui est sûr, c’est que vos articulations verront la différence ! Pourquoi ? Parce que lorsque vous utilisez des bâtons de randonnée, 20 % de votre poids est réparti entre vos jambes et vos bras. Cela signifie que vos jambes subissent moins d'impact à chaque pas. Les bâtons offrent également une certaine stabilité lors de la traversée de rivières et peuvent même vous servir pour frictionner vos mollets tendus. Mais, c’est vrai, ils ne sont pas toujours utiles, et il faut savoir quand les ranger dans votre sac, notamment lorsque vous avez besoin de « mettre les mains » sur les sections les plus engagées.
On choisit un modèle adapté à sa taille, et à son budget
Rappelons qu’il existe deux types de bâtons de randonnée : les modèles à hauteur fixe et ceux qui sont réglables. Les premiers sont généralement un peu plus légers et plus simples (et souvent moins chers aussi). Ils sont parfaits si vous avez un petit budget et si vous n'envisagez pas de faire de longues montées ou des descentes abruptes, où la possibilité de réglage est très utile en revanche. Lorsque vous saisissez un bâton de trekking fixe sur un terrain plat, votre coude doit former un angle de 90 degrés. Assurez-vous que le modèle convient à votre taille. En règle générale, le sommet du bâton doit se situer à une hauteur de 15 à 20 cm au-dessus de votre coude lorsque vous vous tenez droit.
Si vous avez un bâton réglable, faites en sorte que lorsque vous le tenez en main, votre coude forme également un angle de 90 degrés lorsque vous marchez sur des sections plates. Vous abordez un long dénivelé positif ? Raccourcissez votre bâton de 5 à 10 centimètres. Cette longueur devrait vous offrir plus de stabilité et de soutien sans trop solliciter vos épaules. Vous descendez une longue pente ? Allongez votre bâton de 5 à 10 centimètres pour vous aider à garder l'équilibre. Mais attention, une mauvaise utilisation de la dragonne peut vous faire travailler plus que nécessaire. Si vos bâtons sont spécifiés "gauche" ou "droite" (vérifiez les indicateurs sur les dragonnes), assurez-vous que vous utilisez le bâton correspondant à votre main (ça parait évident, mais certains s’y trompent encore). Glissez votre main dans le bas de la dragonne et saisissez la dragonne sous la paume de votre main. Vous pourrez ainsi transférer votre poids sur le bâton sans trop le serrer.
On utilise les bonnes pointes
La plupart des bâtons de trekking sont équipés de pointes interchangeables pour s'adapter aux différents types de terrain. Voici les plus courantes :
- Pointes en caoutchouc : conçues pour les surfaces dures telles que l'asphalte ou la roche nue, elle peut être placée sur les pointes pour éviter d'endommager le bâton et le sol. Elles sont obligatoires sur certains sentiers très fréquentés, et de plus en plus recommandés ailleurs.
- Pointes dures et pointues : elles sont en métal ou en carbure. Elles assurent la traction sur les sentiers, la neige et la glace. Il n’est pas rare qu’elles soient plus dures que la roche, alors faites attention à ne pas endommager quoi que ce soit lorsque vous les utilisez.
On choisit aussi les bonnes rondelles
Votre bâton de trekking est équipé de disques en plastique amovibles au-dessus des pointes, appelés rondelle afin d’empêcher qu’il s'enfonce trop profondément dans un terrain mou. En général, plus c'est large, mieux c'est. Voici quelques-uns des différents types que vous pouvez fixer :
- Rondelle « spécial boue » : très utiles sur les sols spongieux, elles vous feront économiser un peu de votre précieuse énergie.
- Rondelle à neige : plus larges que les précédentes, elles vous assurent quasiment la même stabilité que les raquettes.
- Rondelle à poudreuse : plus larges que les modèles « neige », ils font merveille sur les neige très floconneuse. Si vous utilisez des skis ou des raquettes, vous serez bien inspiré de vous équiper.
On adopte la bonne démarche
Lorsque vous randonnez avec des bâtons, marchez naturellement. Adoptez un rythme régulier en plantant le bâton à chaque pas. Lorsque votre jambe gauche fait un pas, votre bâton droit doit toucher le sol, et lorsque votre jambe droite fait un pas, c'est votre bâton gauche qui doit toucher le sol. Si vous perdez le rythme, soulevez simplement vos bâtons pendant quelques pas pour vous recaler. Sur terrain escarpé, il peut être utile de planter les deux bâtons en même temps, pour plus de stabilité. Notez enfin que les bâtons peuvent également être utilisés pour dégager un chemin dans des zones envahies par la végétation, ou pour tester la profondeur de l'eau ou de la neige. Bref, ils vont vite s’imposer comme vos meilleurs alliés.
Article initialement publié le 4 janvier 2024, mis à jour le 29 juillet 2024.
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