On ne parle que très peu des Pyrénées. À tort. Car c'est le massif idéal pour passer la barre symbolique des 3000 mètres. Et si vous tentiez l’expérience cet été ? On vous a déniché 14 sommets incontournables (parmi les 212 recensés) pour aller flirter avec les glaciers alpins, longer les lignes de crêtes et admirer des panoramas à 360°. Prêts à vivre l’ivresse des sommets ?
Pica d’Estats (3143 m)
Le Taillon (3144 m)
Petit Vignemale (3032 m)
Pic du Campbieil (3197 m)
Pic du Balaïtous (3144 m)
Pic de Batoua (3034 m)
Pic de Néouvieille (3091 m)
La Grande Fache (3005 m)
Pic des Posets (3375 m)
Pic Perdiguère (3222 m)
Mont Perdu (3348 m)
Casque du Marboré (3006 m)
Pico Aneto (3404 m)
Les Astazous (3071 m)

Le pic d’Estats (3143 m), un voyage aux confins de l’Ariège
Situé sur la frontière franco-espagnole, le Pica d’Estats (3143 m) est le point culminant de l’Ariège et de la Catalogne. Son ascension ne présente pas de difficulté particulière, si ce n’est sa relative longueur. Pour celles et ceux qui souhaiteraient prendre le temps, et davantage profiter de la montagne ariégeoise, il est possible de prévoir une nuit au refuge de Pinet, idéalement placé à mi-parcours. Au sommet, vous pourrez admirer une vue à 360° sur les sommets situés de part et d’autre de la frontière. Attention, des névés tardifs subsistent en été le long de la deuxième partie de l’itinéraire. En cas de doute, se renseigner auprès des locaux sur les conditions d'accès. Et pour les plus aguerris d’entre vous, on vous conseille la variante du Port de Sullo, un excellent moyen de pimenter l’expérience.

Le Taillon (3144 m), le plus accessible
À moins de 3 heures du parking de Gavarnie, le Taillon (3144 m) est certainement le 3000 des Pyrénées le plus accessible, d'où son succès en saison estivale. Certains pourront s'arrêter au Refuge des Sarradets, où le spectacle grandiose offert par brèche de Roland mérite à lui seul le déplacement. Cette trouée naturelle, large de 40 mètres et profonde de 70 mètres environ, joue le rôle d'un col de montagne et marque la frontière entre l'Espagne et la France. Une fois au sommet, une vue panoramique s’offre à vous sur le Balaïtous (3144 m), le Vignemale (3298 m), le Néouvielle (3090 m), le Mont Perdu (3348 m).

Le Petit Vignemale (3032 m), le sommet dans l’ombre de son voisin
Le Petit Vignemale (3032 m) est indissociable de son grand-frère, le Vignemale (3298 m), point culminant des Pyrénées françaises accessible uniquement en alpinisme. Les deux sommets dominent la vallée de Gaube, tout en protégeant le glacier des Oulettes du soleil, grâce au grand arc ombragé qu’ils forment. Pour vous y rendre, suivez le balisage du GR jusqu'au col d'Ossoue juste après le refuge de Baysselance. Depuis le col, vous quittez les marques et franchissez la dernière rampe pour atteindre le sommet.

Le pic du Campbieil (3197 m), en plein cœur de Néouvielle
C’est le sommet idéal pour découvrir le pittoresque massif de Néouvielle. Dominant une arête rocailleuse, le pic du Campbieil (3197 m) offre un superbe panorama sur de nombreux sommets avoisinants, tel que celui du pic Long (3292 m) et du pic Badet (3160 m). Bien qu'il ne présente pas de véritables difficultés techniques par temps sec, le passage des dalles sur l'arête du Campbieil (environ 20 mètres) à de quoi impressionner les moins aguerris. Attention, par temps humide, ce court passage peut être glissant – et s’avérer dangereux.

Le pic du Balaïtous (3144 m), une escapade à flanc de falaise
Le Balaïtous (3144 m) est un sommet qui se mérite. Premier pic dépassant les 3000 mètres depuis la côte Atlantique, entre la France et l’Espagne, il s’atteint depuis un itinéraire long et parfois complexe, passant par la célèbre Grande Diagonale. Une longue vire, tracée dans la falaise quasi verticale et dominant des pics vertigineux, nettement plus impressionnante que difficile en été par temps sec. Une fois en haut, une petite pause pour admirer le panorama grandiose de part et d'autre de la frontière sera bien méritée.

Le pic de Batoua (3034 m), une superbe crête sauvage
L’itinéraire menant au sommet du Batoua (3034 m) est long et exigeant. Mais vaut, sans aucune hésitation, le détour ! Si la première partie de la randonnée est un peu austère, le reste est sublime. Car on évolue sur la ligne frontière, une crête aérienne entre le Batoua occidental et le Batoua oriental offrant constamment de magnifiques points de vue de part et d'autre. Un itinéraire en boucle existe. Plus long, plus isolé et plus engagé, il est réservé aux randonneurs aguerris.

Le pic de Néouvielle (3091 m), au-dessus d’une sublime réserve naturelle
Apparenté à une dent de granit qui plonge à 8 kilomètres de profondeur, le pic de Néouvielle (3091 m) est niché au cœur d'une réserve naturelle du même nom. Une très jolie randonnée dans un cadre somptueux, au-dessus des lacs du Néouvielle. Les derniers mètres de la montée s'effectuent dans un éboulis, restez vigilants pour bien rester sur le chemin. Attention, aux névés persistants nécessitant durant une grande partie de l'été l’utilisation de crampons. Notez également que l'accès en voiture au point de départ est réglementé (interdit à la circulation montante entre 9h30 et 18h – mise en place de navettes).

La Grande Fache (3005 m), une randonnée pour s'éloigner de la foule
Fort de ses 3005 mètres d’altitude, la Grande Fache est le plus haut sommet de la vallée du Marcadau. Incluse dans le parc national des Pyrénées, la beauté de son paysage et son accès facile depuis le Pont d'Espagne en font un lieu de balade prisé des touristes. En prenant un peu de hauteur, on s’éloigne de la foule. De quoi découvrir l'un des plus beaux panoramas de la chaîne. La dernière partie de l'ascension est plus impressionnante que difficile. Veillez à bien suivre les bons cairns – et ne pas vous faire avoir par ceux qui mènent à des points de vue (qui valent tout de même le détour !)

Le pic des Posets (3375 m), un joyau dans l’ombre de l’Aneto
Aussi appelé Punta Llardana (3375m), le pic des Posets est le 2e plus haut des sommets pyrénéens. Et contrairement à son grand voisin l'Aneto (3404 m), il présente beaucoup moins de difficultés techniques. Ici, ni glacier, ni escalade ; seule la crête sommitale nécessitera de poser un peu les mains. Une trentaine de mètres : c'est ce qui a manqué à ce sommet pour en faire le plus haut sommet des Pyrénées. Une chance pour ce beau pic qui jouit d'une certaine tranquillité. Forêts, prairies et paysages de haute montagne composent cet itinéraire varié, certes éprouvant mais accessible à tous les randonneurs endurants. Au sommet : un panorama exceptionnel à 360° sur toute la chaîne des Pyrénées.

Le pic Perdiguère (3222 m), l’une des plus belles crêtes des Pyrénées
Point culminant de la Haute-Garonne, le pic Perdiguère domine le massif éponyme du haut de ses 3222 mètres d’altitude. Son accès relativement facile (sommet peu technique) et le panorama grandiose qu’il offre attirent de nombreux randonneurs durant la saison estivale. Au vu de la longueur de l’itinéraire et de son important dénivelé, il peut être judicieux de répartir la course sur deux jours, en dormant au refuge du Portillon, idéalement situé au pied de quelques beaux 3000 dominés par le Perdiguère.

Le Mont Perdu (3348 m), l’un des plus grandioses
C’est l'un des sommets les plus célèbres des Pyrénées, le troisième plus haut après l'Aneto (3404 m) et les Posets (3375 m). Avec les pics du Cylindre (3325 m) et l'Añisclo (3257 m), ils forment les « Tres Sorores », visibles de presque partout dans les vallées environnantes. La crête qui le compose sépare les canyons de la Pineta et d'Ordesa. De quoi garantir des vues spectaculaires, des deux côtés du sommet. Très peu fréquentée, la voie d'accès par la punta de las Escaleretas (aussi connue sous l'appellation « voie des échelles » côté français) constitue une magnifique alternative pour peu qu'on soit à l'aise avec l'escalade facile.

Le casque du Marboré (3006 m), le plus ludique
Envie de réaliser l'ascension d'un « 3000 » mythique du Cirque de Gavarnie et de découvrir un panorama époustouflant ? Le Casque du Marboré (3006 m) est fait pour vous ! Pour l’atteindre, on passe l'imposante brèche de Roland, qui joue le rôle d'un col de montagne et marque la frontière entre l'Espagne et la France puis on emprunte l'étonnante cheminée souterraine (prévoir une lampe frontale) qui vous conduit au-dessus des falaises. Encore quelques efforts avant d’accéder au vaste sommet du Casque, où la vue est à 360°. Au retour, le pas des Isards,un passage aérien équipé d'une chaîne, ajoute une nouvelle touche à cet itinéraire ludique et varié.

Le pic d’Aneto (3404 m), le plus haut sommet des Pyrénées
Culminant à 3 404 m, le pic d’Aneto est le plus haut sommet de la chaîne des Pyrénées, le « 3 000 pyrénéen » par excellence. À la limite entre la simple randonnée et l'alpinisme, la voie normale comporte de multiples difficultés. Car si l’ascension du toit des Pyrénées est une longue course sans réelles difficultés, elle s’adresse aux montagnards endurants sachant évoluer au milieu d’un chaos granitique et sur une belle arête finale un poil aérienne.

Le Grand Astazou (3071 m), l’un des plus beaux cadres des Pyrénées
L'isolement, le dénivelé et les conditions météo variables font de l’ascension de l’Astazou une course sérieuse qu'il ne faut pas sous-estimer. Après la longue et rude ascension de la magnifique vallée de Pineta, vous accédez au balcon de Pineta où vous attend une vue époustouflante sur l'imposante face nord du Mont Perdu (3348 m) et sur le Cylindre de Marbor (m). Pour profiter pleinement de la magie du lieu, on vous conseille une nuit dans le plus haut refuge des Pyrénées, le Tuquerouye (2666m). Dépaysant !
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