En 2025, les domaines skiables français ont engagé 555 millions d’euros d’investissements, selon l’enquête annuelle publiée par Montagne Leaders, en partenariat avec Atout France et Domaines Skiables de France. Un chiffre qui interpelle, sachant que le modèle du ski n’a jamais été autant fragile et exposé aux incertitudes climatiques. Faut-il y voir les signes d’une transformation en cours, ou au contraire la volonté de prolonger un modèle dont la viabilité à long terme est de plus en plus débattue ?
Après 546 millions d’euros investis en 2023 puis 568 millions en 2024, l’enquête publiée par Montagne Leaders dans son édition de janvier-février 2026 — que nous n’avons pas pu consulter dans son intégralité — montre que les domaines skiables français maintiennent un niveau d’investissement élevé, stable depuis trois ans et nettement supérieur aux moyennes observées sur la dernière décennie.
Pour les exploitants et les organismes qui accompagnent la filière, ces investissements relèvent d’une stratégie de continuité et d’adaptation progressive. Dans un contexte de concurrence internationale, de hausse des coûts d’exploitation et d’irrégularité croissante de l’enneigement, ils visent à moderniser un parc vieillissant, sécuriser l’ouverture des domaines, améliorer l’expérience client et développer des revenus complémentaires. Autrement dit, il ne s’agit pas, à leurs yeux, de sortir du modèle du ski, mais de le faire évoluer sans fragiliser un écosystème économique qui reste central pour les territoires de montagne.
Une lecture que conteste fortement Guillaume Desmurs, journaliste et écrivain engagé dans les débats sur l’avenir de l’or blanc : « ce n’est surtout pas une stratégie d’adaptation. Au contraire, c’est la poursuite du même modèle, avec les mêmes moyens. On continue. Et on se félicite même de continuer. » Il y voit avant tout un signal adressé aux investisseurs : « ce chiffre de 550 millions d’euros signale que tout va bien ».
Des investissements records, mais une stratégie contestée
Si le secteur poursuit une trajectoire de business as usual, un autre indicateur, au-delà du montant global, retient l’attention : 32 % du chiffre d’affaires sont désormais réinvestis, soit un niveau là-aussi nettement supérieur à la moyenne observée sur les dix dernières années. Pour Atout France et Domaines Skiables de France, porteurs de l’enquête, « chaque euro de chiffre d’affaires nécessite aujourd’hui davantage d’investissements qu’au début des années 2010, en raison de projets plus complexes, de réglementations plus exigeantes et de coûts d’équipements en hausse.»
Cette justification, portée par un média historiquement proche des acteurs du secteur, est notamment contestée par Valérie Paumier, fondatrice de l’association Résilience Montagne. « Pour moi, ce ne sont pas des investissements, mais des dépenses », tranche-t-elle. Selon elle, la distinction est essentielle : là où le secteur évoque une stratégie d’adaptation, elle y voit, tout comme Guillaume Desmurs, un effort financier destiné à prolonger un modèle existant. « Si l’on parle d’investissement, cela suppose un retour, c'est-à-dire qu'il va falloir rembourser ces 555 millions, voire en dégager des bénéfices.
Or, pour rentabiliser ces montants, il faudra continuer à attirer toujours plus de visiteurs, consommer davantage d’énergie et maintenir une activité touristique dont les conditions mêmes sont en train d’évoluer », poursuit-elle. Sans appeler à un démantèlement immédiat des canons à neige ni à boucher les retenues d’altitude, elle interroge la direction prise par ces choix financiers, qui devraient prioritairement être orientés vers des « vraies » formes de diversification – elle entend par « vrai » des projets durables. Est-ce le cas aujourd’hui ? Pas tout à fait.
Remontées mécaniques : optimiser l’existant plutôt que repenser le modèle
Premier poste de dépense : les remontées mécaniques, 281 millions d’euros, soit environ la moitié des investissements engagés en 2025. Un poids qui reflète la place centrale de ces infrastructures dans l’économie des domaines skiables, mais aussi l’ampleur d’un réseau déjà très développé : environ 3 000 installations réparties dans près de 250 stations, pour plus de 5 700 kilomètres de pistes.
Dans ce contexte, l’enjeu mis en avant par l’étude n’est plus tant l’extension du domaine skiable que l’amélioration de son fonctionnement afin de mieux gérer les flux de skieurs. Les équipements récents offrent des débits nettement supérieurs à ceux des installations plus anciennes, permettant de transporter davantage de personnes en un temps réduit et de limiter les engorgements aux heures de pointe.
Pour les exploitants, cette modernisation ne se limite pas à une logique de débit. Elle répond aussi à des enjeux de sécurité, de fiabilité et de confort, dans un parc dont une partie des installations date des années 1980 ou 1990. Remplacer plusieurs appareils anciens par une installation plus performante permet également de rationaliser l’exploitation et de limiter certaines opérations de maintenance lourde.
Là où un télésiège fixe des années 1980 transporte entre 1 800 et 2 400 personnes par heure, un appareil moderne peut dépasser 3 600 skieurs/heure. Les télécabines de nouvelle génération atteignent, elles, jusqu’à 4 000 personnes par heure, tout en réduisant les temps de trajet. Une logique que résume de manière critique Guillaume Desmurs, qui y voit « un technosolutionnisme à courte vue ».
Par ailleurs, parmi les 48 nouvelles installations identifiées en 2025, la moitié concerne des tapis roulants, traduisant une attention croissante portée à un public débutant. Les 24 appareils plus structurants (télésièges, télécabines ou téléskis) représentent quant à eux des investissements unitaires élevés, de l’ordre de 11 millions d’euros par unité, en raison notamment de l’intégration croissante de services associés (accueil, services, restauration) dans les gares de départ et d’arrivée.
Toujours selon l’enquête, 71 millions d’euros ont été consacrés en 2025 à des opérations de maintenance et de modernisation du parc existant, avec plus de 220 interventions techniques menées dans une centaine de stations. L’objectif affiché est de prolonger la durée de vie des installations et d’en améliorer les performances, sans engager systématiquement des projets de grande ampleur. Au total, sur dix ans, près de 3,96 milliards d’euros ont ainsi été consacrés à l’entretien et à la modernisation des domaines skiables, contribuant à maintenir la France parmi les premières destinations mondiales de ski, avec 54,7 millions de journées-skieurs sur la saison 2024-2025.
Derrière ces choix d’investissement, une priorité apparaît clairement dans l’analyse proposée par l’enquête : l’amélioration de l’expérience des usagers. La réduction des temps d’attente est présentée comme un levier clé, permettant d’augmenter le nombre de descentes quotidiennes et de renforcer l’attractivité des stations dans un contexte de concurrence internationale, notamment avec les domaines autrichiens.
Guillaume Desmurs, qui a grandi en station de ski, et qui « se sent à l’aise pour critiquer ce qu’il aime », propose un déplacement du regard : « L’expérience client est déplorable », estime-t-il, pointant un décalage entre les investissements techniques et la réalité vécue sur le terrain. Selon lui, la priorité ne devrait plus être l’augmentation des capacités de transport, mais une réorientation plus large des investissements.
Il interroge ainsi l’allocation des ressources : « On a déjà un parc de remontées mécaniques très performant. La question, aujourd’hui, c’est plutôt : qu’est-ce qu’on investit dans les transports, l’accès aux stations ? dans le logement ? dans la préservation de l’eau et de la biodiversité ? dans la transition énergétique ? dans les services à l’année — écoles, santé, vie locale ? Voilà les vraies questions. Et c’est là où devrait aller l’argent qui est généré par les domaines skiables. Pas sur des nouvelles remontées mécaniques. Aujourd’hui, ça n’est plus la priorité. »
Est-ce qu'aujourd'hui, la montagne a besoin d'une nouvelle télécabine qui va remplacer deux télésièges ? d'une nouvelle tyrolienne ? d'une nouvelle gare de départ ? Non, la montagne n'a pas besoin de ça. La montagne, aujourd'hui, a besoin de s'adapter au nouveau régime climatique. Elle a besoin de trouver des solutions pour le logement à l'année. Elle a besoin d'investir dans la mobilité décarbonée pour qu'on arrête de monter en station de ski en voiture. La montagne a besoin d'investir sur la transformation des métiers.
Guillaume Desmurs
Diversification et nouvelles infrastructures touristiques : vers une offre quatre saisons ?
Autre évolution notable mise en avant par l’enquête : la progression marquée des investissements dans les bâtiments et les infrastructures d’accueil. Restaurants d’altitude, espaces d’accueil, sanitaires ou consignes représentent à eux seuls 62 millions d’euros en 2025, soit une hausse de 80 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années et de 125 % sur dix ans. « Ces équipements contribuent à la structuration du parcours client, à l’allongement du temps de présence sur site, à la croissance des recettes annexes et au renforcement de l’attractivité des domaines, été comme hiver », commente l’étude.
En parallèle, les investissements dans les équipements de loisirs — environ 20 millions d’euros (soit 3,6 % de la somme totale) — poursuivent leur progression, avec une hausse d’environ 40 % par rapport aux niveaux récents. Tyroliennes, luges sur rails et autres activités récréatives s’inscrivent dans une stratégie affichée de diversification, au service d’un développement quatre saisons.
Pour la filière, ces investissements ne visent à compléter l’offre existante. L’objectif est d’allonger la durée de fréquentation, de capter de nouveaux publics et de développer des sources de revenus complémentaires, notamment sur les ailes de saison. Une stratégie qui s’inscrit davantage dans une logique d’extension progressive que de transformation radicale du modèle économique.
Selon Guillaume Desmurs, « la station 4 saisons n’existe pas et n’existera pas avec le modèle actuel. L’économie des stations reste structurellement dépendante de l’hiver. Les stations les plus développées réalisent au mieux un quart de leur chiffre d’affaires en été. Les trois quarts sont concentrés en hiver entre mi-décembre et début avril. Les stations pourraient rester fermées le reste de l’année. » Certaines activités d’été, comme les remontées mécaniques utilisées pour le VTT, sont finalement financées par l’hiver. L’été, elles fonctionnent même à perte, un point déjà souligné par le rapport de la Cour des comptes 2024. Autrement dit, derrière l’affichage d’un modèle “quatre saisons”, les investissements sont encore largement adossés à l’économie du ski.
Neige de culture : 40 millions d’investissements
Troisième pilier majeur des investissements : la gestion de l’enneigement, pour un total de 40 millions d’euros. Dans un contexte de réchauffement climatique, marqué par une plus grande variabilité des conditions météorologiques — débuts de saison moins prévisibles, redoux plus fréquents, enneigement naturel irrégulier —, la capacité à garantir l’ouverture des domaines skiables devient un enjeu central pour les exploitants. L’objectif est clair : sécuriser les périodes clés du calendrier touristique, en particulier les vacances de Noël et de février, qui concentrent une part déterminante de l’activité économique. Dans cette logique, la neige dite « de culture » est présentée comme un outil d’adaptation incontournable, permettant de maintenir des conditions skiables sur les axes stratégiques du domaine.
Pour les exploitants, elle constitue avant tout un outil de sécurisation économique, permettant de garantir l’ouverture de liaisons stratégiques et de limiter les pertes liées aux aléas climatiques sur des périodes clés. Elle est également présentée comme un moyen de stabiliser l’activité touristique dans un contexte de plus en plus incertain.
Aujourd’hui, environ 40 % des pistes françaises en sont équipées, avec des taux plus élevés dans certaines stations, notamment là où l’altitude ou la fréquentation rendent l’enneigement naturel plus incertain. L’enquête insiste également sur l’évolution des technologies utilisées : capteurs, pilotage en temps réel, automatisation des enneigeurs. Cette « neige de culture intelligente », selon les termes employés par la filière, viserait à optimiser la production en fonction des conditions météorologiques, afin de limiter les consommations et d’améliorer l’efficacité globale du système.
Une approche présentée comme une réponse aux contraintes environnementales, mais qui n’épuise pas le débat. Car au-delà des gains techniques, la question de la dépendance à l’or blanc demeure. C’est précisément ce que conteste Valérie Paumier, qui rejette jusqu’au vocabulaire employé. « On ne cultive pas la neige », insiste-t-elle, dénonçant une terminologie qu’elle juge trompeuse. Là où les exploitants évoquent des « usines à neige», soulignant le caractère artificiel et énergivore du dispositif. « On essaie de présenter cela comme une solution vertueuse, alors que plus les températures augmentent, plus cette production devient difficile, voire impossible », poursuit-elle.
La question de l’eau cristallise d’ailleurs ces tensions. À l’échelle nationale, la production de neige mobilise 25 millions de mètres cubes d’eau par saison. Selon le ministère de la Transition écologique, ce chiffre représente 0,1 %, rapporté aux volumes globaux disponibles. Un chiffre qui peut paraître limité, mais qui masque des impacts locaux significatifs : « On peut parler de 0,1 %, mais c’est un argument de lobbyiste qui minimise tous les autres impacts. » Valérie Paumier évoque les prélèvements concentrés dans le temps, les pressions sur certains milieux, et la multiplication des bassines nécessaires à l’acheminement et au stockage de l’eau, auxquels s’ajoutent les effets indirects de ces aménagements : retenues d’altitude, réseaux de canalisations, pompages… Autant d’éléments qui alourdissent l’empreinte environnementale du modèle, avec des conséquences économiques directes : « plus ces infrastructures se développent, plus les stations doivent augmenter le prix des forfaits pour les rentabiliser », analyse-t-elle. « Plus ils montent les tarifs, plus ils perdent leur clientèle de proximité et plus ils vont chercher une clientèle lointaine, qui est justement la clientèle à éviter parce qu’elle est hyper polluante. »
L’angle mort : les stations les plus vulnérables
Un point reste pourtant largement en retrait dans les discours sectoriels : toutes les stations ne bénéficient pas de cette dynamique d’investissement, et surtout, toutes ne sont pas confrontées aux mêmes réalités climatiques.
Si Domaines Skiables de France met en avant une stratégie globale de résilience, l’organisation représente aussi de nombreuses stations de moyenne et basse altitude, particulièrement exposées à la raréfaction de l’enneigement. Dans des territoires comme Le Markstein dans les Vosges, Gérardmer, Métabief dans le Jura, ou encore Le Mont-Dore et Super-Besse dans le Massif central, la capacité à garantir des conditions skiables devient chaque année plus incertaine, voire difficilement soutenable à moyen terme.
La géographie des investissements reflète d’ailleurs ces déséquilibres. En 2025, l’essentiel des financements se concentre dans les Alpes : plus de 230,26 millions d’euros en Savoie, 84 millions en Haute-Savoie et 80,16 millions en Isère et 71,84 millions dans les Alpes du Sud. À l’inverse, les massifs plus fragiles restent largement en marge, avec moins d’un million d’euros dans les Vosges, à peine plus dans le Jura, et 5,61 millions dans le Massif central.
Cette polarisation accentue un risque de décrochage déjà identifié par la filière elle-même. Domaines Skiables de France a d’ailleurs engagé des initiatives de solidarité pour accompagner les stations les plus en difficulté et alerte sur la nécessité de préserver un certain équilibre entre les territoires.
Face à une « triste réalité qui ne donne aucune perspective de changement », quelles alternatives ?
Le constat est clair : à ce stade, aucun modèle économique ne semble en mesure de remplacer celui du ski. Les investissements restent contraints par une réalité économique difficile à contourner. Valérie Paumier est sans détour : « Rien ne générera autant de richesse », affirme-t-elle, pointant une dépendance structurelle qui explique en partie l’inertie actuelle du secteur. « Il n’y a pas un bilan qui remplacera un autre. C’est pour ça qu’on a du mal à aller vers cette transition. C’est parce que finalement, économiquement, elle n’existe pas. Jamais rien ne générera autant de richesse. Donc, on tarde. »
Il y a un triple danger : ce qui est dangereux, c'est quand une entreprise (les remontées mécaniques) a une seule cible, le tourisme, lui-même concentré sur une seule saison, l’hiver. Et quand en hiver, la seule cible, c'est une clientèle étrangère, le modèle économique reste extrêmement exposé.
« En montagne, on ne peut pas s'adapter à +4 °C : il n’y a plus de forêt en bonne santé, plus d’eau disponible, et je serais bien curieuse de voir s'il tombe un seul flocon », alerte-t-elle. Dans ce contexte, continuer à investir dans un modèle fragilisé reviendrait à repousser de 5, 10, 20 ans, une échéance devenue inévitable.
Face à ce constat, Valérie Paumier plaide pour un changement de perspective : « pour sortir de la dépendance à 100% au tourisme, la seule solution aujourd'hui, c'est de travailler l'habitation à l'année avec un tourisme de proximité, moins dépendant des clientèles internationales et des mobilités carbonées, et moins orientés vers une clientèle haut de gamme. » Pour illustrer la fragilité du système actuel, elle cite l’exemple de Courchevel, fortement dépendante d’une clientèle internationale. Les récents bouleversements géopolitiques, notamment les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, ont montré à quel point ces équilibres pouvaient être instables, avec des « hôtels affichant des taux de remplissage catastrophiques ». Le repeuplement des villages à l’année rejoint les recommandations de la Cour des comptes, qui appelaient à réorienter les financements publics vers une diversification réelle des économies locales.
Cette perspective soulève néanmoins une difficulté majeure : l’économie en montagne repose aujourd’hui sur un écosystème particulièrement structuré, avec environ 120 000 emplois directs liés aux domaines skiables, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers d’emplois indirects. Chaque hiver, ce sont près de 12 milliards d’euros de dépenses touristiques qui irriguent les territoires de montagne. Pour Guillaume Desmurs, l’enjeu central n’est pas seulement celui des infrastructures, mais bien celui des métiers et de leur évolution. « Il faut s’intéresser en priorité à la transition des emplois », insiste-t-il, qui permettrait, à terme, de peupler les territoires de montagne avec des services à l'année. Un constat qui rejoint les analyses de Valérie Paumier. Parmi les pistes qu’elle avance : le développement d’activités liées au pastoralisme, à la gestion forestière, à l’entretien des milieux naturels ou à des formes de tourisme plus diffuses.
Finalement, Guillaume Desmurs pointe un paradoxe croissant : « On a des territoires qui se félicitent d’investir des centaines de millions d’euros dans les remontées mécaniques, tout en perdant des habitants. » « Investir dans l’humain, c’est plus compliqué, mais c’est déterminant », résume-t-il.
Pour les acteurs de la filière, cette dépendance explique précisément le maintien d’un haut niveau d’investissement. Dans un contexte incertain, il s’agit moins de nier les fragilités du modèle que d’en prolonger la viabilité, en sécurisant l’exploitation, en modernisant les infrastructures et en développant des revenus complémentaires, sans mettre en péril un écosystème économique qui reste central pour les territoires de montagne.
Derrière les montants engagés, c’est donc moins la question du “combien” que celle du “pour quoi” qui se pose. Entre adaptation progressive et remise en cause plus profonde du modèle, le débat ne porte plus seulement sur le niveau des investissements, mais sur leur direction. Malgré nos sollicitations, Domaines Skiables de France n’a pas encore donné suite à nos questions, laissant en suspens une partie des arbitrages et des logiques à l’œuvre derrière ces investissements.
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