En Haute-Savoie, dans la forêt de la commune de Villaz, des centaines de clous ont été retrouvés cachés sur les sentiers pour tenter de dissuader les randonneurs et les cyclistes. Huit autres secteurs seraient concernées autour d'Annecy. Heureusement, il n'y aurait pas de blessés pour le moment dans cette commune, mais les autorités et les adeptes de la montagne s'inquiètent de ce phénomène croissant qui n'est pas sans rappeler les agressions dont ont été victimes les vététistes cet hiver.
Plantés dans des racines d'arbres, des centaines de clous ont été trouvés dans plusieurs secteurs de la forêt de Villaz, en Haute-Savoie. Un moyen d'essayer d'atteindre et de blesser les randonneurs et les vttistes, en hausse dans la région notamment depuis la pandémie. Une enquête a été ouverte, mais difficile pour la gendarmerie de retrouver la trace du - ou des - coupables.
« Même si l'affluence des sentiers peut en agacer certains, c'est tout à fait inacceptable de réagir comme ça », a commenté le maire de Villaz, Christian Martinoz, qui souhaite coopérer avec l'Office National des Forêts (ONF) et la la police de l'environnement pour faire cesser ces actes graves. Les clous ont été recourbés à coup de marteau, mais cela ne suffira malheureusement pas à stopper les ennemis des randonneurs.

Déjà, cet hiver, la multiplication de pièges anti-VTT en Alsace, en Auvergne, en Île-de-France ou encore dans l’Oise avait inquiété la communauté de cyclistes. Le dernier accident causé par un piège remonte au 14 février dernier, quand le vttiste Camille Bazile s'est heurté à un fil de fer tendu dans la forêt de Darnétal, en Seine-Maritime. Ficelé d’un arbre à l’autre, au milieu d’un sentier de VTT, le câble métallique a été arraché par la tête du cycliste, qui roulait à pleine vitesse. Par chance, Camille Bazile n’a pas été victime de graves blessures, mais la situation aurait pu virer à l’accident mortel. Car accroché à taille humaine, ces câbles peuvent sectionner des membres lorsque l’on dévale une pente.
Le phénomène semble s’amplifier depuis 2004. Ces pièges peuvent aussi prendre la forme de tessons de bouteilles, de pieux, de planches clouées, dissimulées sous des feuillages dans la terre, ou bien de barbelés cachés sur les sentiers de VTT. En 16 ans, « une cinquantaine de victimes a été comptabilisée », recensait Franceinfo en mars 2021.
Si vous remarquez une anomalie en forêt, comme un de ces pièges, n’hésitez pas à la signaler sur l’application Suricate. Mise en place par le ministère de la Jeunesse et des Sports, elle permet d’identifier les problèmes rencontrés sur les différents terrains de pratique de sports et loisirs en nature.
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