Juliana Marins, une randonneuse brésilienne de 26 ans, est tombée samedi 21 juin 2025 dans le cratère du volcan du mont Rinjani (3 726 m), sur l’île de Lombok en Indonésie. Elle a chuté alors qu’elle effectuait une randonnée très tôt le matin pour atteindre le sommet de ce volcan actif – une randonnée commune. Trois jours après la chute, les secouristes indonésiens poursuivent leurs efforts pour remonter la jeune femme du cratère… en vain jusqu’à présent. Le contre-la-montre pour la survie de Juliana Marins est lancée sur un volcan où trois personnes ont déjà perdu la vie au cours des sept dernières années.
Mise à jour le 25 juin 2025 à 9h32
Après quatre jours de recherches, Juliana Marins a été retrouvée morte mercredi 25 juin au matin, heure locale. L'annonce a été faite par le gouvernement indonésien. Malgré des signes de vie après sa chute samedi 21 juin - elle a été entendue crier à l'aide et vue en mouvement -, les secouristes n'ont pas pu la sauver. La faible visibilité due à une forte présence de brouillard et le terrain très instable sur les pentes du cratère ont fatalement ralenti le sauvetage.
Ce devait être une randonnée pour contempler le lever du soleil depuis le sommet d’un volcan indonésien. Une sortie touristique classique dans cette région d’Asie du Sud-Est prisée des touristes du monde entier. Mais la sortie a viré au drame lorsque Juliana Marins, une Brésilienne de 26 ans, a glissé sur les pentes du volcan du mont Rinjani (3 726 m), sur l’île indonésienne de Lombok voisine de Bali, jusqu’à se retrouver immobilisée dans le cratère de ce volcan actif. Depuis le samedi 21 juin, date à laquelle la jeune femme est tombée, Juliana Marins n’a toujours pas été ramenée en lieu sûr par les secouristes indonésiens.
Juliana Marins a d’abord été vue en mouvement samedi 21 juin après-midi... avant de s’immobiliser. Les autorités du parc national de Gugung Rinjani ont dans un premier temps posté un message sur les réseaux sociaux avançant que des témoins avaient entendu la jeune femme crier à l'aide, insinuant qu’elle avait survécu à sa chute. Ce jour-là, la Brésilienne est localisée, vivante, en contrebas du sentier de randonnée. Plus tard dans la journée en revanche, les secouristes ne la trouvent pas à l’endroit où elle aurait dû être. Elle ne répond pas non plus aux appels... A-t-elle bougé volontairement ? A-t-elle été emmenée par un glissement de terrain ? Aucune certitude à ce stade.
50 sauveteurs, des drones à caméra thermique et un hélicoptère
Lundi 23 juin, l’espoir renaît. Juliana Marins est à nouveau localisée. Muhammad Hariyadi, le chef des services de recherche et de sauvetage de Mataram, ville voisine du volcan, tempérait toutefois auprès de l'AFP : « Lorsque nous l’avons détectée au moyen d’un drone, elle ne bougeait pas ». Pourquoi ? Là encore, aucune certitude à ce stade. Peut-être qu’elle économise au maximum ses forces, peut-être qu’elle est inconsciente, peut-être que le pire scénario s’est réalisé… Les secouristes ont déployé des drones équipés de caméras thermiques et un hélicoptère, en soutien d’une équipe de 50 sauveteurs munis de matériel d’alpinisme. Quoi qu’il en soit, l’hypothèse de la survie de la jeune femme s’étiole heure après heure…
Les opérations de secours, au regard du contexte volcanique et du terrain escarpé, sont très difficiles à réaliser. Lundi 23 juin, la météo a en plus été capricieuse avec un temps brumeux compliquant davantage encore les recherches des secouristes. Une couverture nuageuse déjà présente samedi lors de l’accident, comme le racontait à la télévision brésilienne un compagnon de randonnée de Juliana Marins : « C’était très tôt, avant le lever du soleil, dans des conditions de mauvaise visibilité, avec une simple lanterne pour éclairer le terrain qui était difficile et glissant ».
Le guide l’aurait « abandonnée »
La famille de la Brésilienne a créé un compte Instagram dédié : « resgatejulianamarins » (Sauver Juliana Marins). Sur cette page, les membres de la famille affirment que les sauveteurs « ont avancé de 250 mètres » et qu’il leur restait « 350 mètres pour atteindre Juliana ». Surtout, ils s’indignent que l’itinéraire soit encore accessible au public :
Alors que Juliana a BESOIN D’AIDE ! Nous ne connaissons pas son état de santé ! Elle n’a toujours pas d’eau, de nourriture ou de vêtements chauds depuis trois jours !
Mardi 24 juin au cours de la journée, le parc national a finalement fermé l'accès au sentier. La famille accable par ailleurs le guide qui conduisait la randonnée. D’après les compagnons de Juliana Marins dont la parole a été recueillie par les proches de la Brésilienne, le guide aurait « abandonné » Juliana Marins à l’arrière du groupe car celle-ci était trop fatiguée pour poursuivre l’ascension. « Quand le guide est revenu parce qu’il voyait qu’elle prenait trop de temps, il a vu qu’elle était tombée en bas », a assuré Marianna Marins, la sœur de Juliana.
Le ministère des Affaires étrangères brésilien a de son côté envoyé deux employés pour surveiller les opérations de sauvetage sur ce volcan qui a déjà été au cœur d’accidents par le passé. Un randonneur malaysien de 57 ans a perdu la vie sur le mont Rinjani en mai 2025 en tombant d’un sentier. Le corps de la victime avait été remonté le dimanche 4 mai vers 10 h 30 tandis qu’il était tombé la veille aux alentours de 13 heures, grâce à des conditions plus favorables. En 2022 aussi, un Portugais mourait déjà sur les flancs du mont Rinjani tandis qu'en 2018, ce sont des centaines de randonneurs et leurs guides qui avaient été bloqués par des glissements de terrain après un séisme de magnitude 6,4. Le tremblement de terre avait fait 17 victimes sur l’île de Lombok dont une sur le volcan du mont Rinjani.
La suite est réservée aux abonnés
- Accédez à tous les contenus d’Outside en illimité. Sans engagement.
- Votre contribution est essentielle pour maintenir une information de qualité, indépendante et vérifiée.
- Vous pouvez aussi acheter cet article pour 1€
