Il n'avait que 24 ans et la BBC lui avait déjà consacré un documentaire. Liam Byrne, « Le garçon qui pouvait voler », du nom du documentaire (The Boy Who Can Fly, diffusé en octobre 2024), s’est envolé pour toujours. L’Écossais est mort des suites de ses blessures après un accident de wingsuit dans les Alpes Suisses survenu le 21 juin 2025. Wingsuiter expérimenté avec plus de 4 000 sauts, Liam Byrne n'hésitait pas non plus à partir à l'aventure sur le sommet du Kilimandjaro (à 12 ans !) ou tracté par un attelage de huskies en Scandinavie.
Mourir de sa passion : rêve étrange formulé par les passionnés les plus téméraires des disciplines les plus extrêmes de l’outdoor. D’une certaine manière, Liam Byrne a donc réalisé son rêve… Pas question pour autant d’être « un junkie de l’adrénaline », comme il l’expliquait dans le documentaire qui lui était consacré et diffusé par la BBC en octobre 2024, The Boy Who Can Fly (Le garçon qui pouvait voler). « Je me connais suffisamment pour savoir qu’un travail de bureau m’effraie bien plus que la peur de mourir lors d’un saut en wingsuit », assurait-il encore tout en précisant que « la préparation a toujours été au cœur de tous mes défis, plus je me prépare, plus je contrôle la situation ». Son tragique accident rappelle qu’en wingsuit, le contrôle total n’existe pas.
À 16 ans, il réalisait son premier saut en parachute. À 18, son premier vol en wingsuit. À 19, il obtenait son diplôme d’instructeur de saut en parachute. À 24 ans et après plus de 4 000 sauts, l’Écossais Liam Byrne a touché les cieux à jamais. L’accident est survenu dans les Alpes suisses samedi 21 juin 2025. Pour une raison encore inconnue, d’après les autorités locales, le natif de Stonehaven a dévié de sa trajectoire et percuté un éperon rocheux, à plus de 2 000 mètres d’altitude. Il s’était élancé, avec deux autres pilotes, depuis le Gitschen, dans le canton d’Uri. Ses blessures, critiques, l’ont submergé. Sa mort a été confirmée le lundi 23 juin par sa famille. Une enquête a été ouverte par les autorités suisses fédérales et cantonales pour déterminer les circonstances du drame.
« La wingsuit, plus qu’un simple frisson, la liberté »
Dans le Nord-Est de l'Écosse où il est né, dans l'Aberdeenshire, Lyam Byrne grandit entouré par la forêt, les falaises, la mer... Une source d'inspiration naturelle majeure pour celui qui formule le souhait de voler comme un oiseau. Son père, ancien commando, l'aide par son support émotionnel et financier. En effet, Mike Byrne permet à son fils de récolter ses premiers deniers lors de petits boulots dans la construction, argent que le fiston dépense dans ses premiers sauts. Très vite, la wingsuit devient pour lui « une seconde peau ».
Ses parents, dans un communiqué publié après le décès du jeune homme, affirmait que les sports extrêmes, pour Liam, « étaient plus qu’un simple frisson, c’était la liberté, c’était là qu’il se sentait le plus vivant ». Le garçon qui pouvait voler demeurera un sportif reconnu, auteur de nombreuses performances en saut en parachute, en base jump et en wingsuit. Fils de commando et parmi les meilleurs de sa discipline malgré son jeune âge, il devenait en 2022 champion britannique de wingsuit en enregistrant la vitesse la plus rapide dans la catégorie avancée [les sauteurs atteignent ce niveau de compétence après 150 sauts].
Outre les activités aériennes, l’Écossais se passionnait pour l’outdoor et l’aventure de manière générale. À 12 ans il se rapprochait déjà des sommets en gravissant le Kilimandjaro (5 895 m) tandis qu’à 14 ans, il traversait la Scandinavie sur plus de 500 kilomètres tracté par son propre attelage de huskies. « Liam était intrépide, pas nécessairement parce qu’il n’avait pas peur, mais parce qu’il refusait de laisser la peur le retenir », ont conclu ses parents.
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