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Le premier hôtel spatial au monde devrait ouvrir en 2027
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Le premier hôtel spatial au monde devrait ouvrir en 2027

  • 5 mars 2021
  • 4 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Votre prochain week-end se déroulera-t-il au-dessus de l'atmosphère terrestre? L’hypothèse est de plus en plus plausible, à l’heure où Branson, Bezos et Musk se disputent la colonisation spatiale - objectif orbital pour le milliardaire anglais, Lune pour « M. Amazon » et Mars pour le patron de Tesla. Pour preuve, l’annonce du démarrage, dès l’année prochaine du chantier de la « Voyager Station », un hôtel très, très luxueux. Et pas vraiment écolo.

Ainsi Stanley Kubrick aurait tout faux ! Un coup d’œil sur les maquettes de la « Voyager Station », laisse entendre que l’intérieur (et l'intérieur seulement ) du premier hôtel spatial ne serait guère différent de celui d’un hôtel cinq étoiles sur notre bonne vieille Terre. Seule différence : la vue. Forcément assez spectaculaire. D’ailleurs, pour achever d’enterrer définitivement le réalisateur de "2001 : L'odyssée de l'espace », film événement à sa sortie en 1968, Tim Alatorre, architecte senior chez Orbital Assembly Corporation, société californienne à l’origine du projet, aurait déclaré en 2019 à CNN Travel, lors de la présentation des premiers plans, que l'esthétique de l'hôtel était une réponse directe au film. Pour résumer sa pensée : l’univers de Kubrick, c’est "presque un plan de ce qu'il ne faut pas faire".  A la décharge du génial réalisateur, il faut dire que le scénario de son film s’inspirait de "The Sentinel", une nouvelle d’Arthur C.Clarke, parue en … 1951. Autrement dit le Moyen-Âge, compte-tenu des révolutions survenues en 70 ans.

24 modules reliés par des cages d'ascenseur composent une roue en orbite autour de la Terre.
 (Orbital Assembly Corporation)

Un bateau de croisière spatial

Qu’est-ce qui va donc sortir du chantier qu’Orbital Assembly Corporation entend mettre en route dès l’année prochaine afin d’assurer une ouverture de sa « Voyager Station », pas plus tard qu’en 2027 ?  Six petites années qui vont lui permettre de peaufiner un projet révolutionnaire au design pourtant assez conventionnel. L’hôtel spatial devrait être plus proche d’un bateau de croisière que d’un vaisseau immaculé, tout au moins à l’intérieur. Car la station, initialement baptisée « Von Braun « - du nom de Wernher von Braun, ingénieur ayant participé au programme de développement des fusées nazies, pas vraiment vendeur ! -  est composée de 24 modules reliés par des cages d'ascenseur. Le tout prenant la forme d’une roue tournant en orbite autour de la Terre, un design franchement inspiré, lui, de l'univers de Kubrick.

Aux commande du projet, le pilote John Blincow (Orbital Assembly Corporation)

Aux commandes du projet rebaptisé quelques années plus tard « Voyager Station » - ça fait plus rêver quand même !-  l'ancien pilote John Blincow. Totalement convaincu que l’âge d’or du voyage spatial est sur le point d’arriver, il entend rattraper au plus vite le retard de fabrication dû au Covid-19 et mettre en œuvre au plus vite son chantier, comme il l’explique dans une très longue vidéo mise en ligne il y a quelques jours, dans laquelle on apprend qu’il a déjà entrepris de lancer la fabrication des outils et éléments indispensables à la construction de la station spatiale.

Le temps est lui est en effet compté s’il veut mener à bien un projet très ambitieux qui entend nous offrir tous les plaisir de la planète Terre dans l'espace, et plus encore. Au menu, de confortables suites, des bars et restaurants très chics, rien de révolutionnaire jusque-là. Mais aussi des "aliments de l'espace" traditionnels - comme des glaces lyophilisées et, pour vous dérouiller les jambes, des activités ludiques et sportives plus novatrices car, explique la société : "Grâce à l'apesanteur et à la gravité réduite, vous pourrez sauter plus haut, soulever des objets, courir d'une manière que vous ne pouvez pas faire sur Terre".

"La station tourne, poussant le contenu du vaisseau vers son périmètre, un peu comme on fait tourner un seau d'eau - l'eau est poussée dans le seau et reste en place", explique Tim Alatorre. "Près du coeur de la station, il n'y a pas de gravité artificielle. Mais à mesure que vous vous dirigez vers l'extérieur, la sensation de gravité augmente ». Autrement dit, la roue en rotation créerait une gravité simulée.

Le coût d'un séjour à Disneyland

Combien faudra-t-il débourser pour passer une nuit sur la « Voyager Station « ? On peut s’attendre à des tarifs très élevés quand on sait que la société de Richard Branson, Virgin Galactic, prévoit de lancer des passagers dans l'espace suborbital à 250 000 dollars par personne et par voyage. Mais chez "Voyager Station", on est nettement plus optimiste et mise sur des séjours à l'hôtel équivalent à "un voyage en croisière ou un séjour à à Disneyland". Au regard du succès de ce type de séjours, nul doute que cette nouvelle offre devrait séduire pas mal d’amateurs, plus portés sur la recherche de sensations fortes que sur la réduction de leur bilan carbone.

Un restaurant "classique", la vue en plus (Orbital Assembly Corporation)

Proposer un séjour " pas plus cher qu'une croisière", espère la société à l'origine du projet (Orbital Assembly Corporation)

Le "plus", jouer avec l'apesanteur, curieusement démontrée dans cette illustration ! (Orbital Assembly Corporation)

Mais là n’est pas la question pour l’équipe d’Orbital Assembly Corporation qui entend aller beaucoup plus loin encore et construire des stations de recherche et, plus largement, susciter des opportunités de tourisme et de commerce dans l'espace, voire louer ces modules à des gouvernement ou des entreprises privées pour former des équipes "allant vers Mars, la Lune et au-delà", a expliqué récemment, Tim Alatorre, l’architecte en chef du projet. En février dernier, la société « Orbital Assembly Corporation » précisait d’ailleurs dans une vidéo diffusée sur YouTube, qu’elle avait « présenté à l'administration Biden un plan visant à créer une infrastructure de transport en orbite basse terrestre pour permettre à l'Amérique et à ses amis de se développer dans notre système solaire ».

L'objectif final étant, selon Tim Alatorre de "créer une culture du vaisseau spatial où les gens vont dans l'espace, vivent dans l'espace, travaillent dans l'espace et veulent être dans l'espace. Et nous pensons qu'il y a une demande pour cela", conclut-il. En attendant cet avenir, qu’on espère aussi lointain que possible, tant cette perspective laisse augurer le pire - la société continue d’élargir le cercle de ses investisseurs. 


https://youtu.be/85MItNr0rBk
Cette vidéo montre comment Orbital Assembly Corporation développe des outils et des machines de construction spatiale visant à construire rapidement de grandes structures en orbite. « L’objectif est de terminer le développement de nos machines de construction spatiale et d'être prêts à commencer la construction de la station Voyager lorsque le vaisseau spatial SpaceX aura terminé son programme de tests », expliquent les constructeurs (YouTube).

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