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SantéLyon par Alexis Berg
  • Aventure
  • Trail Running

La SaintéLyon à travers les yeux d’Alexis Berg

  • 30 novembre 2022
  • 5 minutes

Coralie Havas Coralie Havas Passionnée d'escalade, de montagne et de culture outdoor au sens large, Coralie est journaliste pour Outside. Elle est basée à Uzès quand elle n'est pas sur la route à bord de son van.

Réputée pour sa rudesse, la SaintéLyon a des allures de chemin de croix pour les milliers de coureurs venus, le temps de quelques heures, percer l’obscurité de leur frontale. Neige, pluie glacée, froid, blizzard les attendent généralement, au coeur d'une sombre nuit de décembre, celle du 3 au 4 cette année. Cette épreuve, aussi crainte que désirée, Alexis Berg, l'a partagée l’année dernière derrière son objectif. Une première pour ce photographe plus habitué aux coulisses de la Barkley ou de l'UTMB, qui lui a inspiré un livre, "Une Nuit au coeur de la SaintéLyon". Disponible en librairie le 8 décembre, il concentre ses images les plus fortes de la course, dont il nous livre ici un aperçu.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Depuis combien de temps suis-tu la SaintéLyon ?

Je ne suis allé qu’une seule fois, l’année dernière. Tout s’est décidé un peu à la minute. Sur place, je n’avais pas vraiment de plan précis - je ne connaissais pas trop l’événement non plus. Je n’ai donc pas une longue histoire avec cette course. C’est pour ça mon livre s’appelle "Une Nuit" - jusqu’à présent je n’ai vécu qu’une unique nuit sur la SaintéLyon.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Pourquoi as-tu mis autant de temps avant d’aller photographier cette course, pourtant très spectaculaire ?

Bonne question ! Une part de la réponse, c’est qu’en décembre, c’est un peu la fin de la saison pour moi. Je fais surtout des courses au printemps, en été, à l’automne mais souvent l’hiver je travaille sur d’autres projets. Après, la SaintéLyon, c’est une course qui a exclusivement de nuit. Et a priori, pour un photographe, ce ne sont pas les conditions idéales pour faire des images. […] Et puis, elle relie deux villes, traverse un paysage interurbain… ce n’est pas de la haute montagne, avec des étoiles, des sommets en fond mais plutôt un tunnel un peu sombre. […]

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Mais finalement, je ne l'ai pas regretté - j’ai compris pourquoi quasiment 15 000 personnes y courent chaque année, ce qui est difficile à faire quand on n’a jamais mis les pieds sur l’événement. Autant de gens, dans la nuit et dans le froid, c’est tout de même très particulier. Il y a comme un lien entre eux - ils ne viennent pas chercher les mêmes choses que dans une course en journée, au printemps, dans un paysage de montagne. Et si on essaie de comparer cette course avec une autre, ça ne mène nulle part. Impossible de comparer la SaintéLyon à un trail en montagne, c’est totalement autre chose. Sans hiérarchie. Autant de monde sur un sentier, pas non plus très technique, en hiver, c’est unique en son genre. Et c’est très bien comme ça.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Comment as-tu procédé pour réaliser ces images ?

Je me suis un peu laissé porter. L’organisation m’avait mis entre les mains un chauffeur qui connaissait bien la course, les accès, etc. Donc merci à lui, il m’a un peu baladé. On a suivi le parcours en s’arrêtant dans une demi-douzaine de secteurs différents. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’avec l’expérience en photos de nuit que j’ai développé au fil du temps, j’ai pu jouer avec les frontales entre autres...

Photographiquement parlant, ce n’était pas l’inconnu. J’avais déjà des repères pour faire des images dans ces conditions qui, a priori, sont celles où l’on n’a pas trop envie d’en faire. Quand ça fait des années que tu photographies ce genre d’événements, tu as en arrière-plan toutes les images que tu as déjà faites. Tu n’as pas forcément besoin de réfléchir aux photos que tu vas prendre. J’ai l’habitude d’évoluer dans ce genre de courses.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Car la nuit, c’est une part essentielle de tous les ultras - tous les 100 miles passent par là. Si tu fais une croix sur la nuit, c’est quand-même un peu dommage. La nuit effleure l’aube et le crépuscule, ce sont les moments les plus intéressants pour faire des images quand on est en extérieur. La nuit, c’est aussi un espace hyper créatif pour un photographe. Les contraintes nous amènent à faire des choses un peu différentes, à réfléchir un peu plus au geste photographique. Certes, on rate beaucoup d’images, mais le processus mêlant échecs et tentatives de faire des photos un peu impossibles m’intéresse beaucoup.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Qu'est-ce qui t'a vraiment marqué sur cette course ?

Comme je n’y étais jamais venu, j’étais un peu curieux sur plein de dimensions différentes. Je me doutais que l’avant course serait assez spéciale, il y a quasiment 10 000 personnes qui attendent de 22 à 23 heures dans la salle des expositions de Sainte Etienne. C’est quelque chose à voir - beaucoup de monde, un peu d’excitation, de fatigue, de repos. L’ambiance de l’avant-course est assez singulière. J’ai bien aimé m’y balader - j’ai fait pas mal d’images à ce moment-là, même s’il y en a assez peu dans le livre, parce que je voulais me focaliser sur la nuit, à l’extérieur.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Juste avant le départ, tout le monde sort de cette salle et va vers la ligne de départ. Et là, il s’est mis à neiger, de manière un peu soudaine et un peu magique. Ce qui a rendu le moment particulièrement enchanté. Tu ressens une émotion un peu particulière chez les gens. Tout le monde se disait : "Ok, ça va être une SaintéLyon sous la neige". Et pour les photos, ça rajoute clairement quelque chose.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Sinon, sur le parcours, il y avait pas mal de brume, un élément important quand on fait des photos la nuit - ça permet de diffuser la lumière des frontales. Dans le livre, beaucoup de photos ont été prises grâce à ça. Sur la deuxième moitié de la course, je me suis plus rapproché des gens, sur des ravitaillements notamment. Là, j’ai vu plusieurs personnes qui abandonnaient. Et j’ai davantage parlé - c’est bien aussi. À la fois, j’aime bien faire des photos anonymes, de silhouettes dans la brume. Mais c’est aussi sympa de créer des connexions avec les coureurs, de faire des portraits, de sentir comment ils vont, pourquoi ils sont là.

Et finalement, j’ai passé peu de temps sur la ligne d’arrivée. […] J’y ai fait quelques images mais ce n’était pas forcément là-dessus que j’avais envie de m’attarder.

SantéLyon par Alexis Berg
(Alexis Berg)

Comment en es-tu venu à en faire un livre ?

Ce n’est qu’une fois que j’ai édité les images, quelques semaines après la course, que j’ai pensé à les utiliser pour un projet. Je me suis dit "Tiens, c’est marrant, il y a quand-même une histoire, pourquoi ne pas en faire un petit livre ?". J’en ai ensuite parlé à l’organisation, pour savoir ce qu’ils en pensaient et s’ils étaient prêts à soutenir un peu le projet. Ils m’ont tout de suite dit oui. […] Au final, ça m’a demandé pas mal de boulot. Comme je n’avais vécu qu’une SaintéLyon, j’ai fait appel à des gens qui avaient couru la course plusieurs fois, qui connaissait très bien l’événement, pour écrire les textes qui ont accompagné les photos. Je pense notamment à Baptiste Chassagne, un coureur lyonnais qui a fait plusieurs la SaintéLyon, ou encore Robin Lieux, qui l'a gagné l’année dernière, Matthieu Forichon, le dessinateur de "Des Bosses et Des Bulles", Benjamin Steen, un journaliste au Progrès qui a écrit un livre sur l’histoire de la course ["La SaintéLyon, 60 ans d’histoires", ndlr]. […] Je voulais que ce soit plus qu’un livre de photos, que la partie texte et données puissent amener des éléments historiques.


Alexis Berg sera présent vendredi 2 décembre et samedi 3 décembre au salon du trail-running, à Lyon (Halle Tony Garnier) avec ses livres, dont "Une Nuit au coeur de la SaintéLyon".

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