Depuis sa création en 2004, le festival breton s'est imposé sur les thématiques environnementales. Pour ce 16e rendez-vous, pas moins de 26 expositions gratuites sont présentées. Installées dans les ruelles du village, elles sont une invitation à la découverte et à la réflexion.
Chaque année le Festival Photo La Gacilly reçoit plus de 310 000 visiteurs, séduits par les galeries d’art à ciel ouvert et les photos en grand format, certaines approchant les 70 m2.
Au programme de cette édition: "A l’Est du Nouveau" et "Renaissance".
2019 marquant le 30ème anniversaire de la chute de l'empire soviétique - période où la création artistique s'est retrouvée totalement libérée - La Gacilly a convié des photographes russes, polonais et estoniens à exposer leurs travaux sur un territoire très touché par les problématiques environnementales.
Dans la section "Renaissance" : voyage des forêts togolaises aux abysses japonaises et focus sur la prise de conscience du réchauffement climatique et sur le renouveau qui devrait en découler.
Les coups de coeur d'Outside
Elena Chernyshova
Vivre dans le grand froid

A Norilsk, ville industrielle russe située dans le Kraï de Krasnoïarsk (à 2880 km de Moscou, 400 km au nord du cercle polaire en Sibérie), la ville est plongée dans la nuit polaire pendant deux mois. La photographe russe Elena Chernyshova est partie à la rencontre de ses habitants vivant à -40°C. Dans la septième ville la plus polluée au monde, elle observe comment la vie humaine s’adapte à ce climat extrême dans un contexte de désastre écologique.
Intéressée par l’écriture visuelle documentaire pendant ses études d’architecture, c’est après avoir traversé l’Europe à vélo de Toulouse à Vladivostok qu’Elena Chernyshova décide de devenir photographe. Elle s’immisce dans la vie quotidienne de différentes communautés confrontées à un changement environnemental, politique ou économique.
Son travail a été récompensé par un World Press Photo en 2014 ainsi que par la bourse "Brouillon d'un rêve" de la SCAM en 2017.
Franck Seguin
L’homme qui marchait sous l’eau

Le Français Franck Seguin travaille depuis des années avec Guillaume Néry, sacré deux fois champion du monde d’apnée.
Il a commencé sa carrière en tant que photographe de station à l’Alpe d’Huez, avant de travailler pour l'Equipe, où il réalise ses propres reportages et co-dirige l’armée de photographes.
Avec Guillaume Néry, Franck Seguin est désireux de sensibiliser à la beauté des fonds marins et à leur fragilité. L’exposition “L’homme qui marchait sous l’eau” retrace le voyage d’un an réalisé par l'apnéiste pour “One breath around the World”, court métrage sur les plus beaux sites sous-marins du monde. Comme l'explique Guillaume Néry dans son récent ouvrage "A plein souffle", ce qui fait la qualité des photos de Franck Seguin c’est qu’il “n'est pas un plongeur qui a commencé à faire de la photo, c’est un photographe qui a appris à plonger. Il manie la lumière, le cadre et le rapport à son sujet avec intuition et expérience”.
Entre ode au monde sous-marin et plaidoyer pour la protection de la planète, l'exposition offre un moment d’esthétisme et de poésie remarquable.
Franck Seguin a obtenu en 2007 le World Press Photo, catégorie sport, pour une photo de Guillaume Néry prise lors de son entraînement.
Galerie
Guillaume Herbaut
A l'Est, les forêts font de la résistance

La déforestation semble parfois loin de l’Europe et pourtant elle sévit en Pologne, en Roumanie et en Ukraine, pays abritant les plus grandes et les plus vieilles forêts du continent.
Guillaume Herbaut nous emmène dans un long voyage photographique illustrant les enjeux écologiques, économiques et sociologiques de ce phénomène.
Connu pour son travail en Ukraine - notamment pour ses photos dans la zone interdite de Tchernobyl - Guillaume Herbaut a reçu le prix Nadar en 2013 et le prix Niepce en 2011.
Axelle de Russé
Togo, les jardiniers de la forêt

« L’arbre guérit, l’arbre nourrit, l’arbre régénère, l’arbre accueille l’esprit des défunts » : le dicton togolais résume parfaitement le travail d'Axelle de Russé sur le quotidien des paysans de la région de Kpalimé. Tous refusent de voir leur environnement mourir. Aussi plantent-ils dans les champs des arbres fertilitaires et des fixateurs d’azote, un programme initié par l’ONG APAF (Association pour la promotion des arbres fertilitaires, de l’agroforesterie et de la foresterie). Soutenu par la fondation Yves Rocher, il a pour objectif de planter 1,7 million d’arbres d’ici 2020.
C'est après un reportage en Inde sur les conséquence du tsunami de 2005 qu'Axelle de Russé est devenue photographe. Particulièrement sensible aux thématiques sur les femmes, elle a travaillé sur les avortement clandestins dans plusieurs pays.
Axelle de Russé a notamment reçu le prix Canon de la femme photojournaliste pour son projet “Le retour des concubines en Chine”.
Pour les passionnés de photo : des stages de un à trois jours avec les photographes Guillaume Herbaut, Eric Garault ou encore Emmanuel Berthier. Plus d’information ici.
Les expositions sont toutes gratuites et en extérieur. Prévoyez une journée pour en voir la totalité.
Infos pratiques
Programme
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