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Dimitri Vogt : « Pourquoi j’ai renoncé à l’avion et aux J.O d’escalade »

  • 20 août 2019
  • 2 minutes

Samuel Dixneuf Samuel Dixneuf Originaire d’Annecy, explorateur des Alpes à pied, à vélo ou à ski, Samuel a publié de nombreux textes, écrit pour la presse et participé à des projets éditoriaux. Sensible aux problématiques environnementales et sociales, il a co-fondé AIR coop en 2018.

Alors que les Championnats du Monde d'escalade, première épreuve qualificative pour les Jeux Olympiques, battent leur plein au Japon, le jeune et prometteur grimpeur suisse-allemand Dimitri Vogt y a renoncé pour être en accord avec ses convictions environnementales. Dimitri commente aujourd’hui pour Outside cette décision, passée pratiquement inaperçue à son annonce en mars dernier.

Le 28 mars dernier, tu annonçais ton départ du pool olympique suisse. Cette décision a-t-elle été difficile à prendre ? Comment a-t-elle été perçue à l'époque par Swiss Climbing, par la communauté des grimpeurs et par tes proches ?
C'était un choix difficile à faire pour moi parce qu’il allait avoir une grande influence sur mon futur.  Avec ma décision de ne plus voyager en avion et de renoncer de facto aux Jeux Olympiques, j’ai aussi dû abandonner ma chance de devenir militaire sportif en escalade. Au lieu de cela, j'ai choisi de faire le service civil.
J'ai analysé cette décision pendant plusieurs mois, j'y ai vraiment beaucoup réfléchi. Aujourd’hui je suis toujours 100% sûr d’avoir fait le bon choix et j’en suis heureux.
Mes entraineurs ont compris mon point de vue et ma décision. J’ai trouvé ça très cool. Il y a des gens qui m’ont encouragé et des gens avec qui je n'ai pas abordé la question.

Comment cette décision a-t-elle transformé ton approche de l'escalade et tes objectifs ? 
J'ai dû un peu chercher mon chemin pendant un moment et réfléchir à ce que je voulais faire avec l’escalade. 
Mon plus grand plaisir en escalade, c'est de grimper en extérieur avec des amis. J’ai encore énormément de projets et je suis plus motivé que jamais pour vivre des aventures. Je suis sûr qu’on peut être hereux sans vivre aux frais des autres ou aux frais des générations futures.

Qu'est-ce qui a provoqué ta prise de conscience environnementale ?
Les faits et les projections de la science. L’injustice envers les habitants des pays en voie de développement et envers les générations futures. 

En dehors de ta pratique sportive, as-tu changé d'autres habitudes au quotidien (consommation, alimentation, déplacements) ?
Je n’achète j’aimais de nouvel IPhone , je ne mange pas de viande, j'essaie de circuler en train ou à vélo au lieu de prendre la voiture et je soutiens des actions activistes qui mettent la pression sur les hommes politiques. 

Ta décision a-t-elle influencé d'autres grimpeurs ou d'autres sportifs ? Je pense qu’il y a plus de grimpeurs qui réfléchissent à ces thèmes maintenant, mais ce n’est pas seulement à cause de moi. Il y a plein de gens qui s’engagent pour un futur digne d’être vécu et c’est grâce à eux qu’on les choses bougent maintenant.

Que pourraient faire Swiss Climbing ou les instances internationales (IFSC) pour avoir un impact positif sur le plan environnemental ?
Nous en Suisse on peut prendre le train au lieu de l’avion pour aller aux compétitions en Europe. Pour les compètes plus loin je ne vois pas vraiment de solution. Je crois qu’on pourrait essayer de créer un calendrier et choisir les lieux de compétition avec une vision plus durable. Peut-être qu'il ne faut pas absolument avoir un Championnat du Monde en Nouvelle-Calédonie comme c'était le cas il y a quelques années !

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