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Comment le Freeride World Tour s’adapte au changement climatique

  • 25 janvier 2024
  • 4 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Quatre jours après l'annulation de la première manche du Freeride World Tour dans les Pyrénées catalanes, à Baqueira Beret - la faute à un manteau neigeux insuffisant - les organisateurs ont finalement trouvé une solution pour ne pas repousser le début de la saison. Direction donc les Alpes suisses, à Verbier, où l’enneigement permet la tenue de l’événement organisé ce week-end. Une première qui en dit long sur la faiblesse du manteau neigeux affectant cruellement plusieurs massifs français. Faut-il modifier le calendrier des épreuves ? Quitte à aller vers d'autres destinations ? Réponse de Nicolas Hale-Woods, Président Directeur Général du Freeride World Tour.

Ce n'est pas le début de saison espéré par les organisateurs du Freeride World Tour. Les conditions d'enneigement de la face où se déroule habituellement l'épreuve du Baqueira Beret Pro étaient peu favorables à la tenue de l’épreuve ces derniers jours. Situation encore aggravée par la récente envolée des températures. De quoi sceller le sort de l'étape dans les Pyrénées catalanes. Pour cette saison du moins. 

Un coup dur pour l’organisation qui a très vite rebondi. Car une étape du FWT aura finalement bien lieu ce week-end. Mais à Verbier, en Suisse. L'idée ? Profiter des bonnes conditions d'enneigement dans les Alpes du Nord, notamment dans les stations d’altitude. La fenêtre météo est prévue pour samedi (ou dimanche). Les organisateurs souhaiteraient voir la compétition se dérouler sur le célèbre Bec des Rosses, une face mythique qui culmine à 3222 mètres d’altitude. Le point avec Nicolas Hale-Woods, Président Directeur Général du Freeride World Tour.

https://youtu.be/4838YCpTuqE?si=4rn6zs3HPIZQtFIq

Organiser des compétitions dans les Pyrénées devient compliqué. Avez-vous l’intention de modifier le calendrier dans les éditions futures ? 

Non. Quand vous regardez les stats’, vous voyez qu’elles sont bonnes. Et ce n’est pas parce que cette année, il y a beaucoup moins de neige que les Pyrénées, c’est fini. Ce serait une conclusion beaucoup trop hâtive. Il y a deux semaines, dans les Pyrénées, et à Baqueira en particulier, les conditions hors-pistes étaient excellentes. Ce n'est pas depuis que l’on parle du changement climatique que le Freeride World Tour se doit être flexible. 

Je repense à 2008, première étape du Freeride World Tour où le jeudi à 15h, pour une compétition prévue le samedi, une grosse avalanche a eu lieu à Verbier, sur le Bec des Rosses. Là, on a dû trouver une solution. Et se replier sur une autre montagne, pour une compétition 36 heures après. La flexibilité fait partie de l’organisation d’un événement de freeride. Depuis les premiers, dans les années 90. […] 

Le freeride, ce n’est pas que de la poudreuse froide. Il y a des compétitions sur neige de printemps aussi très bonnes, notamment les deux dernières années à Ordino, en Andorre. On n’est pas en train de dire qu’il n’y a pas de réchauffement climatique. Mais ce serait beaucoup trop rapide de prendre des solutions en disant : « Cette année, ce n’est pas bon les Pyrénées, donc on n’y va plus ». 

Si je comprends bien, vous ne vous sentez pas vraiment impactés par le changement climatique ?

Il y a des petits signes, comme des changements, des variations de températures assez fortes en janvier. Où par exemple, avant-hier il pouvait faire -10°C. Et puis demain, il fera 10°C à 2000 mètres. On est de plus en plus souvent confrontés à ces changements de températures violents. Il est clair aussi que l’altitude moyenne des chutes de neige augmente. On se sentirait menacés si on n’était dans des stations de baisse altitude. Et ce serait stratégiquement risqué de planifier des événements là-bas. 

Mais si vous regardez aujourd’hui, en Andorre, les sommets sont à 2700. Baqueira, à 2600. Et au mois de janvier, on a encore, très souvent, de très bonnes conditions hivernales froides sur ces altitudes, même en-dessous. Donc oui, on doit prendre en compte le climat. Mais ce n’est pas comme si on était en train de se dire : « On est menacés, c’est fini, on va faire du ski nautique ». 

Pourquoi ne pas déplacer les épreuves ayant lieu dans les Pyrénées, aux États-Unis, au Japon, par exemple, pour un enneigement plus certain ? 

Ce n’est pas plus stable. On est allés au Japon, quatre années, en Alaska, trois années. Et dans les deux cas, c’était supra-compliqué d'y organiser des événements. Au Japon, pas une seule compétition ne s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Que ce soit neige ou météo. En Alaska, on a dû, à deux reprises, repousser le dernier jour de la fenêtre météo. C’est un lieu qui a une météo super compliquée, puisqu’il est proche de l’océan. […] 

Ce qu’il faut savoir, c’est que pour organiser un événement freeride, il y a besoin de budget. Ça coûte entre 800 000€ et 1,5€ (pour Verbier, la finale). La moitié est financée par les destinations. Donc, quand les Américains disent que l’on devrait venir en Utah. J’ai envie de dire : « Génial. Mais y a-t-il une station prête à mettre 400 000$ ? ». La réponse aujourd’hui, c’est non. Ça fait à peu près 15 ans que l’on discute. 

Avoir ce changement de dernière minute, de Baqueira à Verbier, n’impacte-t-il pas les athlètes psychologiquement ? 

J’étais aujourd’hui au col des Gentianes, l’endroit où se trouvent les juges, où les athlètes inspectent leur ligne. Ils ont d’abord regardé les descentes des guides et des commissaires qui décident de quelle montagne, quel départ, quel jour. On a décidé d’utiliser le Petit Bec, en bien meilleures conditions que le Grand Bec. On parle là du fait que beaucoup de vent de Nord-Ouest a balayé la face. […] Ce que j’ai vu, c’était 55 sourires. Et tout ce que je sens, c’est une très bonne ambiance, et une excitation de la part des riders. Ils sont, au contraire, reconnaissants et vraiment contents de démarrer la saison. Ils arrivent deux jours avant l’événement - ce qui est assez habituel. Alors qu’on leur présente une face en Andorre, ou à Verbier, ça ne change pas grand-chose pour eux dans leur préparation.

Les étapes du Freeride World Tour 2024 (à ce jour... )

Étape 1. 27-28 janvier – Verbier (Suisse)
Étape 2. 01-07 février – Ordino Arcalis Pro (Andorre)
Étape 3. 14-20 février – Kicking Horse Golden BC Pro (Canada)
Étape 4. 01-07 mars – Georgia Pro (Géorgie)
Étape 5. 12-18 mars – Fieberbrunn Pro (Autriche)
Étape 6. 23-31 mars – Yeti Xtreme Verbier (Suisse)

Plus d’infos sur l’évolution de la situation sur le site web du Freeride World Tour

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