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Grospiron JO 2030
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Comment Edgar Grospiron a été poussé vers la sortie des JO 2030

  • 9 septembre 2026
  • 11 minutes

Sylvie Sanabria Sylvie Sanabria Longtemps allergique à toute forme de sport, Sylvie se révèle sur le tard marathonienne, adepte du yoga et s’initie même au surf et à la voile. En 2018, elle co-fonde Outside.fr dont elle prend la direction éditoriale. Elle est basée à Paris et dans les Cévennes.

Le feuilleton des JO d'hiver des Alpes françaises - le grand projet de Laurent Wauquiez et Renaud Muselier - n’en finit plus… Dix-huit mois après sa nomination à la présidence du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030, Edgar Grospiron est plus que jamais sur la sellette. Son départ n’a pas encore été officiellement annoncé, mais Reuters affirme ce mercredi 9 septembre que des négociations sont en cours sur ses modalités et qu’il devrait être formalisé demain, jeudi 10 septembre. Derrière cette issue se dessine une crise beaucoup plus ancienne, marquée par une multitude d'épisodes qui prêteraient presque à rire si les enjeux n’étaient pas aussi sérieux. Du départ de nombreux cadres au conflit avec son premier directeur général, en passant par la tentative de reprise en main de l’organisation et le désaccord avec les principales parties prenantes, retour sur les étapes qui ont progressivement isolé le champion olympique de 1992. Des turbulences qu’Edgar Grospiron expliquait encore, quelques mois plus tôt, à sa manière : « Si nous rencontrons des difficultés, c'est parce que je porte une ambition des plus élevées. »

À l’heure où nous bouclons cet article, mercredi 9 septembre, Edgar Grospiron est toujours officiellement président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030. Mais plus pour longtemps, visiblement. Mardi matin, Le Parisien révélait qu’il pourrait vivre ses dernières heures à la tête du Cojop. Le soir, le quotidien précisait que des négociations étaient engagées « depuis plusieurs jours » afin de trouver une issue à ce qu’un proche du dossier qualifiait de « rupture de confiance ». Son sort aurait été scellé la semaine précédente, après plusieurs réunions entre les parties prenantes. L’Équipe allait plus loin quelques heures plus tard : selon ses informations, son départ serait « bel et bien acté » et le bureau exécutif prévu jeudi 10 septembre à Décines devrait être son dernier.

Mais ce mercredi matin, Reuters est nettement plus précise. Citant une source ayant une « connaissance directe du dossier », l’agence affirme qu’Edgar Grospiron est appelé à quitter son poste et que des négociations portent désormais sur les modalités de son départ. Cette sortie, qui serait soutenue « au plus haut sommet de l’État », devrait être formalisée ce jeudi, lors du bureau exécutif. En l’absence, pour l’heure, d’une annonce officielle du Cojop ou d’Edgar Grospiron lui-même, impossible d’écrire qu’il a démissionné, mais force est de constater qu’il est clairement poussé vers la sortie. Reste à comprendre comment celui dont la candidature avait fait « consensus » dix-huit mois plus tôt en est arrivé là.

Dès l'origine, une question de gouvernance

Le malaise commence avant même l’arrivée d’Edgar Grospiron. Le 3 février 2025, Martin Fourcade, alors favori pour prendre la tête du futur Cojop, y renonce. Dans un courrier adressé aux parties prenantes, le sextuple champion olympique explique : « Les désaccords restent trop nombreux pour pouvoir envisager sereinement cette mission. » Et précise les trois points de friction : « Le mode de gouvernance, la vision, l’ancrage territorial : nous n’avons pas réussi à nous retrouver sur ces sujets fondateurs. », rapporte Le Monde. Dix jours plus tard, les représentants de l’État, des deux Régions, du CNOSF et du CPSF, avec Michel Barnier, choisissent Edgar Grospiron. Sa candidature « a fait l’objet d’un consensus entre les parties prenantes », expliquent-ils dans leur communiqué. Parmi les critères retenus figurent précisément « le leadership, la capacité à animer un collectif et à créer un consensus ».  Le champion olympique de bosses d’Albertville 1992 est officiellement installé à la présidence lors de l’assemblée générale constitutive du 18 février. Ironie de l’histoire : dix-huit mois plus tard, c’est une crise de gouvernance et de confiance entre ces mêmes acteurs qui devrait provoquer sa chute.

Décembre 2025 : les premières fissures deviennent visibles

Il faudra dix mois pour que les désaccords, restés largement internes, éclatent enfin au grand jour, fin 2025. Le 9 décembre, Anne Murac, ancienne de Paris 2024, où elle avait notamment piloté le cluster Île-de-France, quitte la direction des opérations, l’un des postes les plus stratégiques d’un comité olympique. L’organisation serait alors déjà sous tension, comprend-on. Une enquête du Monde publiée en février 2026 permettra de reconstituer ce qui s’est joué pendant l’automne. Le budget pluriannuel de 2,13 milliards d’euros impose des arbitrages difficiles. Selon le quotidien, Edgar Grospiron se sent progressivement dépossédé à mesure que les douze directeurs du Cojop prennent leurs fonctions et se replie sur son cabinet. Début décembre, la rupture avec son directeur général Cyril Linette est décrite comme consommée. Anne Murac quitte alors le Cojop en raison de « graves désaccords au sein de la gouvernance ».

Le 23 janvier 2026, deuxième départ majeur. Celui d'Arthur Richer, directeur de la communication de l’organisation depuis quelques mois. Le Cojop n’en donne pas publiquement la raison. Une source proche du comité explique cependant qu'il existait « un désaccord sur la stratégie à mettre en place entre Arthur Richer et la direction générale ». Ajoutez qu’entre les départs de Murac et Richer se glisse celui de Jérémy Debize, chargé des partenariats, un départ jusque-là passé sous silence, se son Le Parisien, et il n’en faut pas plus (si l’on veut !), pour que l’État avoue qu’il ne s’agit plus d'une simple série de mouvements de personnel. Le 23 janvier, la ministre des Sports Marina Ferrari demande « une clarification rapide et complète de la gouvernance » et convoque un bureau exécutif. Une mission d’accompagnement est confiée à Étienne Thobois, ancien directeur général de Paris 2024, pour revoir l’organisation.

La réponse de Grospiron aux critiques tombe le 25 janvier, dans un long message publié sur son compte LinkedIn. « Beaucoup d’observateurs s’émeuvent des difficultés rencontrées par le COJOP Alpes Françaises 2030. » Mais pour lui, « l’enjeu n’est pas seulement de s’inquiéter des difficultés, mais bien de comprendre pourquoi elles existent ». Et, conclut-il, « si nous rencontrons des difficultés, c’est parce que je porte une ambition des plus élevées ». Il refuse de « livrer des Jeux olympiques et paralympiques ordinaires », de « se cacher derrière l’excuse du temps ou de contraintes budgétaires », ajoutant : « Alpes Françaises 2030 a un potentiel incroyable et je refuse de le dégrader au motif que nous n’aurions ni le temps ni les moyens. » C’est fort louable mais totalement déconnecté de la réalité. Grospiron ne nie pas les difficultés (il aurait du mal à le faire), mais loin d'y voir un problème de gouvernance, il les présente alors comme la conséquence de son ambition et de son niveau d’exigence. Et s’enferre.

Février : Grospiron passe tout près de la sortie

Le 2 février, un nouveau éclat alourdit encore le climat. Bertrand Méheut, ancien président du groupe Canal+ et ancien patron du PMU, démissionne de la présidence du Comité des rémunérations, organisme indépendant chargé notamment de se prononcer sur les rémunérations et avantages des dirigeants. Deux autres membres du comité annoncent également leur départ. Méheut laisse derrière lui une critique particulièrement sévère du fonctionnement de la présidence. Dans un courriel rapporté par Le Monde, il estime que Grospiron se comporte comme un président-directeur général « hors de tout contrôle », et met en cause sa compétence pour exercer ainsi le pouvoir.

La crise culmine quelques jours plus tard, pendant les Jeux de Milan-Cortina. Le 10 février, un bureau exécutif de crise est réuni. Le lendemain, le Cojop publie un communiqué : les parties prenantes ont « collectivement pris acte de désaccords insurmontables entre le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette ». Elles donnent mandat à Grospiron pour mener les discussions et proposer « la solution la plus adaptée à l’intérêt collectif du projet ». Et à l’époque, c’est Linette qui finit par partir. Son départ devient officiel le 25 février. Mais Reuters révèle ce 9 septembre un élément qui change la lecture de cet épisode capital. Selon la source directement informée du dossier citée par l’agence, Grospiron avait lui aussi été proche d’être évincé pendant les Jeux de Milan-Cortina, si l’on croit l’agence de presse. Le président a survécu à la première crise, mais son pouvoir en sort fragilisé.

Le jour même du départ de Linette, le 25 février, Grospiron est auditionné par la commission de la culture du Sénat. Sa défense évolue sensiblement. Interrogé sur les départs successifs, il ne les explique plus principalement par son niveau d’ambition, mais admet enfin : « De mon point de vue, ce sont des problèmes qui sont d’ordre organisationnel. » En cause, selon lui, la difficulté pour le directeur général de manager directement douze directions. « L’organisation manquait de robustesse et chacun avait tendance à rester “dans son couloir” au détriment du travail collectif. » Ce qui, selon lui, expliquerait une partie des départs. Dans la foulée, il admet aussi « un mois et demi à deux mois de retard sur la partie organisationnelle », tout en affirmant avoir lui-même lancé l’alerte début décembre. Mais il récuse catégoriquement l’idée que la crise puisse menacer l’échéance olympique. « Cette crise de gouvernance n’a pas de conséquences sur la livraison des Jeux (…). « La situation actuelle résulte plutôt d’un ajustement qui permettra, au contraire, de livrer les Jeux dans les meilleures conditions. », assure-t-il. D'ailleurs n’a-t-il pas déjà pris des décisions et mis en place une « organisation beaucoup plus robuste » ? Enfin, il balaie toute rumeur de démission le concernant. « Je suis assez surpris, même stupéfait, par les questions que vous posez au sujet de ma démission (...) Je ne sais pas où vous avez entendu que j’ai pu émettre l’idée même de démissionner. » Il se dit alors « à 100 % impliqué et investi dans la réussite de ce projet ».

Le feu est-il éteint ? Pas vraiment.

Mars-mai : une gouvernance à reconstruire

Les parties prenantes - soit l'État, les deux Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, le CNOSF et le CPSF, représentés au bureau exécutif avec Michel Barnier - tentent alors de remettre l’organisation à plat. Le 19 mars, elles approuvent les conclusions de la mission menée par Étienne Thobois. Le gouvernement en donnera ensuite le détail dans une réponse officielle au Sénat : « déconcentration anticipée du Cojop dans les territoires hôtes », arrivée d’un directeur des opérations et réorganisation de la gouvernance. Dans l’attente d’un nouveau DG, l’ancien préfet Michel Cadot, qui avait notamment été délégué interministériel aux Jeux de Paris 2024, reçoit temporairement les prérogatives de directeur général. Ce jour-là, le climat semble même s’améliorer. L’Équipe décrit un bureau exécutif « apaisé » et une organisation rendue plus « robuste ». Il ne serait alors plus question de « faire sauter la tête de qui que ce soit », notamment celle de Grospiron.

Le 11 mai, Vincent Roberti, alors préfet du Tarn-et-Garonne et ancien directeur général des services du département de l’Isère, est choisi comme nouveau directeur général. Sa nomination est validée à l'unanimité par le bureau exécutif. Le Cojop souligne qu’il est issu d’un processus de sélection comprenant trois profils.  Grospiron salue un « homme de défis », capable selon lui de remettre des équipes « en ordre de bataille ». Et pendant quelques semaines, la crise paraît contenue. Plus pour très longtemps, car le contexte reste instable. Le 29 mai, après le refus du nouveau maire de Nice Éric Ciotti d’utiliser l’Allianz Riviera comme patinoire temporaire pour le hockey masculin, le pôle glace est transféré de Nice à Lyon. La décision modifie profondément la géographie des Jeux et renforce le poids d’Auvergne-Rhône-Alpes, qui récupère trois des quatre pôles français de compétition. Ce n’est cependant pas ce dossier qui provoquera la rupture définitive avec Grospiron car la restructuration du printemps n’a pas complètement réglé le problème.

Juillet : la gouvernance de nouveau en question

Le 15 juillet, devant l’Assemblée nationale, le nouveau DG Vincent Roberti explique vouloir « reconstruire une organisation solide, stable et durable » et surtout « bien redéfinir les rôles de chacun, notamment entre le président et le directeur général ». Cinq mois après l’affrontement entre Grospiron et Linette et quatre mois après la réorganisation censée rendre la gouvernance plus robuste, on comprend que la frontière entre le pouvoir du président et celui de son directeur général doit donc encore être redéfinie. La balance semble pencher désormais en faveur de Roberti. Notamment quand, le 22 juillet, Le Parisien publie une enquête faisant état d'un management toxique et parle de « terreur », « purge », « brutalité » ou « harcèlement » pour reprendre les termes du quotidien. Roberti annonce alors qu’un audit sera réalisé au sein du Cojop : « pour voir ce qui est vrai ou non car il me faut un diagnostic précis à ce sujet ». 

Le lendemain, le 23 juillet, deux nominations stratégiques doivent être examinées. Celle d’un directeur exécutif des opérations et celle d’un directeur de la nouvelle cellule exécutive. Xavier Becker, alors responsable des sites et opérations au CIO, est pressenti pour le premier poste ; Blandine Vinagre-Rocca, déjà directrice des affaires publiques du Cojop, pour le second. Les principales parties prenantes ne sont pas convaincues par les profils proposés par, Grospiron. La réunion dure plus de trois heures, dans une ambiance qualifiée parfois d’« électrique ». Fabrice Pannekoucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes, quitte la salle en pleine réunion ; la séance est suspendue et il en suit finalement la suite en visioconférence. Les nominations sont reportées. Deux jours après, Amélie Oudéa-Castéra, présidente du CNOSF, explique que le projet se retrouve « de nouveau confronté à des problèmes de gouvernance ». « On ne peut plus se le permettre », ajoute-t-elle.

Selon la source ayant une connaissance directe du dossier citée par Reuters, l’État français, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le CNOSF et le CPSF ont informé le CIO fin août que “trust had been broken” avec Edgar Grospiron. Autrement dit, que « la confiance était rompue ». Le forcing de Grospiron pour faire passer deux nominations contestées aurait sans doute fait déborder un vase déjà bien plein, selon Reuters. 

Début septembre : la sortie se négocie

À la rentrée, les signes s’accumulent. Un nouveau partenaire du Cojop devait être annoncé mercredi 9 septembre à Lyon. Présentation aux médias, conférence de presse et lieu avaient été préparés. Mais l’événement est finalement reporté. En cause, selon plusieurs sources interrogées par l’AFP, une « gouvernance non stabilisée » et des incertitudes entourant le maintien de Grospiron. Autre indice de taille : Grospiron devait participer le 7 septembre à une table ronde à Aix-les-Bains. Il est remplacé au dernier moment par Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo, relève Le Dauphiné Libéré. Selon Le Parisien, plusieurs réunions entre les parties prenantes se sont tenues la semaine dernière et auraient définitivement scellé le sort de Grospiron. Des négociations sont depuis engagées sur les conditions de son départ.

Reuters confirme ce mercredi matin ces négociations et ajoute qu’elles bénéficient d’un soutien « au plus haut sommet de l’État ». L’agence estime que le départ devrait être formalisé jeudi. L’Équipe semble aller plus loin et considère pour sa part qu’il est déjà acté et que Grospiron participera à son dernier bureau exécutif le 10 septembre. Visiblement, il faut agir. Et vite. Car du 14 au 16 septembre, la commission de coordination du CIO doit venir à Lyon inspecter notamment le nouveau dispositif du pôle glace. 

En février 2025, Martin Fourcade avait refusé la présidence en invoquant notamment le « mode de gouvernance ». Quelques jours plus tard, Edgar Grospiron avait été choisi notamment pour sa capacité affichée à « créer un consensus » … Reste désormais à connaître la forme exacte de son départ. Et à résoudre une autre difficulté : qui pour lui succéder ? À ce stade, aucune short-list officielle n’a été rendue publique et aucun successeur n’est confirmé. Aucun plan B ne serait même encore sur la table. Plusieurs noms circulent, mais, à ce stade, ce ne sont que de pures spéculations. En coulisses, une autre bataille commence donc peut-être, avant même que celle-ci soit officiellement terminée.

Une cascade de départs depuis décembre 2025

La crise qui devrait emporter Edgar Grospiron n’est pas la première à secouer le Cojop. Depuis décembre 2025, plusieurs postes importants ont changé de titulaire ou perdu leur responsable.

  • 9 décembre 2025 - Anne Murac, directrice des opérations, partie en raison de « graves désaccords au sein de la gouvernance ». C’est le premier signal public majeur. 
  • Fin 2025 / début 2026 - Jérémy Debize, chargé des partenariats. Son départ, révélé en janvier par Le Parisien, était jusque-là passé sous silence. Sa date exacte et ses motifs ne sont pas documentés publiquement avec la même précision que ceux des autres responsables. 
  • 23 janvier 2026 - Arthur Richer, directeur de la communication. Le Cojop annonce son départ sans en préciser publiquement la raison. Une source proche de l’organisation explique qu'un « désaccord sur la stratégie à mettre en place » existait entre Richer et la direction générale. 
  • 2 février - Bertrand Méheut, président du Comité des rémunérations. Ancien président de Canal+ et ancien patron du PMU, il démissionne d’un organisme indépendant chargé notamment de contrôler les rémunérations et avantages des dirigeants. Deux autres membres de ce comité annoncent également leur départ. Méheut avait adressé à ses collègues une critique particulièrement dure de la manière dont Grospiron exerçait la présidence. 
  • 25 février - Cyril Linette, directeur général. Entre Linette et Grospiron, les « désaccords sont insurmontables ». Linette quitte finalement le Cojop. Reuters révèle le 9 septembre que Grospiron lui-même avait alors été proche d'être écarté.

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