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Microfibres dans l'océan
  • Équipement

Changer nos habitudes de lavage du linge pourrait éviter 1/3 de la pollution par les microfibres dans l’océan

  • 9 juin 2020
  • 3 minutes

La rédaction La rédaction L'équipe de rédaction est un noyau dur de journalistes passionnés, tous basés depuis un bon spot de grimpe, de trail, de ski ou de surf.

Pour la première fois, une vaste étude scientifique a examiné les charges de lavage réelles des ménages et la réalité des rejets de fibres. Résultats : nos machines à laver sont responsables de presque un cinquième des microplastiques dans nos océans. Mais, bonne nouvelle, nous pouvons, dès maintenant, réduire de 30% cet impact. Voici comment.

13 000 tonnes de microfibres issues de machines à laver le linge sont rejetées dans les milieux marins européens chaque année, selon une nouvelle étude anglaise menée par l'Université de Northumbria à Newcastle, en partenariat avec Proctor & Gamble - fabricants de produits tels qu'Ariel, Tide, Downy et Lenor. 
Ces microfibres, ou fibres microscopiques, sont de petites particules de plastique très légères utilisées dans de nombreuses applications industrielles. Sans surprise on les retrouve dans nos tee-shirts, shorts, et autres vestes techniques, contenant notamment de l'acrylique du polyester ou encore du coton. Ces infimes particules se détachent facilement du tissu et, au lavage, la plupart passent au travers des systèmes de filtration pour finir dans les océans et les rivières. Elles pourraient représenter jusqu'à 30 % de la pollution totale en plastique des océans dans le monde, selon un rapport de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), publié en en février 2020.

114 mg de microfibres par kg de tissu lavé

Or changer nos paramètres de lavage pourrait empêcher des tonnes de microfibres de pénétrer dans nos écosystèmes. La réduction de ces émissions pourrait atteindre les 30%, selon l’étude anglaise qui a étudié plus d'une centaine de machines à laver dans plusieurs foyers de la région de Newcastle. Les chercheurs ont ainsi analysé les eaux usées des machines, puis ils ont entrepris de faire varier plusieurs paramètres en jeu. Notamment la durée des cycles, la température de lavage ou encore la masse de linge par cycle. 

Les résultats de ces travaux scientifiques, publiés par la revue scientifique PLOS ONE, mettent en évidence que chaque charge de lavage libère en moyenne 114 mg de microfibres par kilogramme de tissu au cours d'un cycle de lavage standard. Colossal, quand on sait que 35,6 milliards de charges de lavage sont effectuées chaque année dans 23 pays européens. Libérant ainsi chaque année 12 709 tonnes de microfibres et ce, rien qu'en Europe. selon un rapport publié en 2013 par l'Association internationale de la savonnerie, de la détergence et des produits d'entretien.

Plus étonnant encore, les chercheurs anglais ont découvert que 96% des fibres libérées étaient naturelles, provenant du coton, de la laine et de la viscose. Autrement dit les fibres synthétiques, nylon, polyester et ou encore acrylique ne représentait que 4%. Un pourcentage apparemment faible mais qui représente presque un cinquième des microplastiques dans nos océans.

Différence d'émissions entre un cycle de lavage standard (à gauche) et un cycle court à basse température (à droite). (Northumbria University)

Concrètement, que préconisent les chercheurs ?

  • Utiliser de l’eau froide et des cycles de lavage plus courts 
    La réduction de 30 % a été enregistrée lors des tests de lavage de 30 minutes à 15°C,  par rapport à un cycle standard de 85 minutes à 40°C,  cycle standard dans la plupart des ménages. Pas forcément possible sur tous les textiles ni toutes les saletés à nettoyer, certes, mais ces changements permettraient, à l’échelle européenne, d'éviter le rejet de 3 813 tonnes de microfibres dans les écosystèmes marins européens.
  • S’équiper de machines à laver à haut rendement
    Tendance actuelle du marché, elles consomment jusqu'à 50 % d'eau et d'énergie en moins par charge, par opposition aux modèles traditionnels à chargement par le haut, d'un volume moyen de 64 litres d'eau de lavage. Ces machines à haut rendement ont en effet libéré nettement moins de microfibres. Soit moins 70 % des microfibres des tissus polaires en polyester et moins 37 % pour les T-shirts en polyester.
  • Bien remplir - mais pas trop – les machines à laver
    Une machine à laver correctement remplie doit être remplie aux trois quarts environ.
  • Acheter peu, mais mieux
    Il faut savoir que les vêtements neufs libèrent plus de microfibres que les vêtements plus anciens, notamment au cours des huit premiers lavages. Garder votre bon vieux tee-shirt de qualité, le laver et le relaver est donc une bonne idée, plutôt que d’accumuler les modèles bon marché qui non seulement vont perdre leur forme et leur couleur, mais qui, vite remplacés, vont contribuer à dégager plus encore de microfibres polluantes.

"Cette étude a prouvé que les choix des consommateurs dans la façon dont ils font leur lessive peuvent avoir un impact significatif et immédiat sur la pollution par les microfibres", conclut le Dr Neil Lant, chercheur chez Procter & Gamble. « Cela n'éliminera pas le problème, certes », poursuit-il, « mais cela pourrait permettre une réduction significative à court terme. En attendant que d’autres solutions soient disponibles. Notamment le développement de filtres de machines à laver adaptés. Sans parler, bien sûr de la commercialisation de vêtements à faible perte". Point sur lequel certains fabricants de l’outdoor travaillent déjà, mais sur lequel il reste encore beaucoup à faire.

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